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dimanche 14 décembre 2008

Le Web 08 - le retour !

Le Web 08 - le retour !

Je vous avais dit que j'y allais, me voici de retour.

Commençons tout d'abord par quelques instantanés pris sur le vif : Paulo Coelho, Pierre Chappaz, Chris Anderson (TED), Nicolas Charbonnier, Maurice Lévy, PDG de Publicis, Marissa Mayer interviewée par Michael Arrington et Loïc Le Meur, des Mariachis qui chantent Besame mucho et la remise des prix aux start-ups par Christine Lagarde en personne.



La qualité est pas super, mais bon, si vous voulez du pro, voyez les vraies vidéos...

Beaucoup de photos (plus de 5 000 !) également sur Flickr et Fotonauts.

À part ça, que dire ? Laissons de côté les inévitables polémiques (prix du billet, le froid, la disette, LLM vs. MA, etc.) pour quelques impressions d'ensemble.

I. L'amour

Le thème du Web 08, c'est le business, pas l'amour. Les gens vont à cette conférence, incontournable, pour y faire des affaires, c'est tout. Le reste c'est bien gentil, mais l'essentiel est moins dans ce qui se dit sur scène que dans ce qui se passe autour.

D'ailleurs les conférences, d'une qualité fort inégale, ne sont suivies que par une minorité de participants, la majorité préférant réseauter à qui mieux mieux.

II. Les rencontres

Heureusement que le public est international, car un tel congrès franco-français serait insupportable ! Avec l'establishment des gens qui comptent ne daignant pas même jeter un œil condescendant sur l'illustre inconnu que vous êtes... Quant à vous adresser la parole, n'y pensez pas !

Plusieurs rencontres sympas : Chauffeur de Buzz, Nicolas Charbonnier, Franck Perrier, quelques membres des Explorateurs et de Twiger, d'autres encore. Plus une certaine jubilation lors de la soirée MySpace, de voir Eric Dupin s'en donner à cœur joie en dansant sur un tube de ... Kelly Minogue !

Enfin, des discussions prometteuses avec Laurent Binard, qui m'a invité à déjeuner dans un cadre vraiment super (qualité du lieu et des mets), et l'équipe de Freddy Mini, puisque l'Italie intéresse fortement aussi bien Wikio que Netvibes...

L'Italie, tiens, ça me dit quelque chose :-)

Et pour finir, bravo à Loïc Le Meur d'organiser un tel événement, d'ailleurs je partage beaucoup des mots prononcés dans cette vidéo :

À l'année prochaine ... j'espère !


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samedi 30 août 2008

Communication de Netvibes aux JO : aucune médaille !

Communication de Netvibes aux JO : aucune médaille !

Netvibes est-elle rentrée bredouille des Jeux Olympiques 2008 à Pékin ? Je vous laisse juges...

Toujours convaincu que la stratégie globale de Netvibes est sévèrement pénalisée par un fort déficit de communication, voici selon moi le dernier exemple en date.

En janvier de cette année, après avoir découvert par le plus grand des hasards l'annonce d'un partenariat Netvibes - Sohu - Maxthon en vue de promouvoir au niveau mondial l'échange des Universal Widgets de Netvibes à l'occasion des Jeux Olympiques de Pékin, je concluais ainsi un billet sur la communication de Netvibes :
Non, décidément, on ne m'enlèvera pas de l'idée que la communication de Netvibes est mauvaise. Ou mal adaptée, insuffisante, comme vous préférez. En tout cas, qu'elle n'est pas à la hauteur d'une société ayant un tel potentiel, une telle envergure, une telle ambition !

Et si un professionnel de la com veut bien me donner son avis, je suis preneur. Parce que là, je sèche !

(...)

Au final, avec toutes ces actus mirobolantes, espérons qu'on en entendra parler !
Vous en avez entendu parler, vous ?

Pas moi ! J'ai entendu parler des résultats mirobolants de ses partenaires, Sohu avec un résultat trimestriel en hausse de 162% (croissance supérieure à 600% d'une année sur l'autre !), boosté par le parrainage des Jeux Olympiques, et Maxthon déclarant dans la foulée que son navigateur bilingue aux couleurs des JO avait été téléchargé par plus de 4 millions d'utilisateurs :


Mais Netvibes, rien, blog muet, zéro pointé.

C'est tout juste si l'on apprend, là encore par hasard, que Sohu a localisé l'API Universal Widget...

Au bout du compte, peut-être en entendrons-nous parler aux prochaines journées de l'Open Web Asia '08, en tout cas il y aura ... Loïc Le Meur, ami du fondateur de Netvibes, Tariq Krim, mais je pense que la société, qui pouvait compter sur la vitrine exceptionnelle des JO, a perdu là une belle occasion de faire parler d'elle. Une de plus...


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vendredi 6 juin 2008

Liens Adscriptor - 6 juin 2008

Liens Adscriptor - 6 juin 2008

Plusieurs choses intéressantes mais trop variées pour en faire un billet homogène. Donc je préfère vous renvoyer aux originaux.

Suite aux départs de Tariq Krim et Franck Poisson, deux fondateurs qui quittent leur poste presque au même moment, Ouriel Ohayon propose une excellente analyse sur l'homme de la situation. À méditer en même temps que le billet de Tariq sur ses nouvelles fonctions dans Netvibes.

Côté presse, l'actualité est extrêmement riche, comme toujours, mais je relève surtout cette citation de Steve Ballmer sur l'avenir des médias :
Selon moi, dans les 10 ans à venir, l'ensemble des médias dans les univers de la com et de la pub, vont être profondément bouleversés. Toute la diffusion se fera sur IP ... et plus aucun journal ni magazine de presse ne sera imprimé sur support papier, mais uniquement sous forme électronique.

In the next 10 years, the whole world of media, communications and advertising are going to be turned upside down -- my opinion.

Here are the premises I have. Number one, there will be no media consumption left in 10 years that is not delivered over an IP network. There will be no newspapers, no magazines that are delivered in paper form. Everything gets delivered in an electronic form.
La prévision est dure, même si ce n'est que son opinion personnelle, mais c'est quand même un avis à prendre en compte...

D'ailleurs, aux États-Unis, la version site Web des journaux gagne en audience, même s'il y a encore du travail à faire...

Autre opinion corrélée aux médias, celle de Brad Garlinghouse, célèbre pour dire ce qu'il pense et responsable de l'Unité "Communication et Communautés" chez Yahoo!, qui envisage un avenir où Internet dans son ensemble deviendra "social" (“I'm thinking of a future where all of the Internet becomes social.”)

Selon Gary Kim :
Soulignons que les communications et les médias sociaux sont de meilleurs concepts, vu que les réseaux sociaux sont des fonctionnalités communes à la fois aux “médias” et à la “communication”.

En d'autres termes, le concept “média” pourra s'étendre pour englober les courriels, le texte, la messagerie, les listes d'amis, les mise à jour automatiques, les favoris, le micro-blogging, le blogging sur mobile et toute sorte de contenu connexe “généré par l'utilisateur”, qui feront partie intégrante de la masse d'informations que les gens partageront.

There’s an argument to be made that social media and communications are the better concepts, as social networking is a feature common to both “media” and “communications.”

In other words, “media” might grow to include email, texting, instant messaging, buddy lists, automatic updates, bookmarking, micro-blogging, mobile blogging and all sorts of related “user generated” content becomes part of the swarm of information that people share.
Des contenus dont la diffusion se fera de plus en plus, notamment pour les mobiles, sous forme de widgets.

Voici donc la widgetbox pour celles et ceux qui voudraient apprendre à en créer, un genre d'outil qui va vite devenir indispensable.

Et puis pour finir un petit lien sur l'égo des blogueurs, parfaitement dans l'air du temps...


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samedi 31 mai 2008

Web 2.0, contenu et partage des revenus - II

Introduction
1. Quelles valeurs porte le Web ?

2. Les réseaux sociaux
3. Les réseaux tout court
4. Les agrégateurs verticaux : de l'agrégation quantitative à l'agrégation qualitative
5. Où sont les outils qui nous aideront à prendre les chemins de traverse ?
Conclusion

* * *

2. Les réseaux sociaux

Dans le sillage de ma série sur Web 2.0, contenu et partage des revenus, voici la deuxième étape sur les réseaux sociaux.

Mis à part GYM, les premiers sites au monde en termes de fréquentation sont Wikipédia, MySpace, Facebook, YouTube, eBay, etc., dont le point commun est d'être des sites UGC, c'est-à-dire alimentés en contenu par l'utilisateur. En faisant ici abstraction de toute « maturité "critique" de ces "données 2.0". »

D'autres, qui suivent la même logique, deviennent de plus en plus populaires : Flickr, Twitter, ..., l'élément charnière de ces sites étant bien la contribution volontaire des internautes adhérant au service, qui le font généralement pour partager, mais aussi pour étendre leur empreinte sur le Web, en échangeant contribution contre service + visibilité.

Le problème aujourd'hui, c'est que de moins en moins de ces contributeurs vont continuer à se satisfaire longtemps que des parties tierces s'approprient de leur contenu et en retirent des avantages financiers sans leur reverser la moindre partie de leurs gains, parfois faramineux.

Donc à l'instar d'un capitalisme avisé où la socialisation des pertes va de pair avec la privatisation des bénéfices, au plan strict de la monétisation, l'UGC semble avoir pris le même chemin de la socialisation des contenus couplée à la privatisation d'énormes bénéfices par certains grands prédateurs distributeurs, en faisant des contributeurs les nouveaux métayers 2.0 selon Nicholas Carr.

Cependant les choses ne sont pas si simples : peut-on dire de Wikipédia qu'ils naviguent sur l'or ? Non, n'est-ce pas ? Et par ailleurs, si un service prend de telles dimensions qu'on peut lui reconnaître une certaine "utilité publique", quoi de plus normal qu'il gagne de l'argent ? Chose d'ailleurs plus difficile qu'il n'y paraît...

Comme le constate Emmanuel avec son habituelle rudesse concise :
Messieurs il y a un moment où il faut bien faire parler les chiffres et comprendre que ce n'est plus un débat d'opinion. On peut être optimiste sur le long terme mais croire qu'Adsense paye les contenus c'est une plaisanterie. Donc rien de tel qu'un économiste pour nous dire en effet un peu brutalement que la force de travail n'est pas rémunérée. Parce que c'est un fait.
Donc, le problème étant posé, et fort bien, comment le résoudre ?

Je vous rassure de suite : je n'ai pas la réponse miracle. Et à part Google pour lui-même, je crois que personne ne l'a encore trouvée. Pas plus que les différents modèles existants, à des dosages différents, ne sont satisfaisants. Et même si certains commencent à mettre en pratique une politique de revsharing (partage des revenus), ça tourne encore et toujours autour de Google Adsense :
- Create a profile with a picture - 100% of the Google ad rotations
- Build a Weblist - 50% of the Google ad rotations
- Add a listing to an existing ratings list - 50% of the Google ad rotations
- Refer a friend - 10% of the Google ad rotations on their qualifying pages
- Write a review - 50% of the Google ad rotations
Or Emmanuel le dit clair et net : croire qu'Adsense paye les contenus c'est une plaisanterie...

Oui mais voilà. Aucune alternative digne de ce nom n'existe encore. Les widgets sont prometteurs, mais s'ils prennent le même chemin que les bannières et la pub contextuelles telles qu'on les connaît aujourd'hui, cela ne fera que perpétuer l'esclavage 2.0 ou le modèle économique du rémora selon Don Dodge !

Or depuis plusieurs mois que je pense intensément à ces problématiques, j'ai eu le temps d'élaborer ma petite idée, résumée en partie dans ces mots de Jeff Mignon (c'est moi qui graisse) :
J'appelle de mes voeux, depuis un moment et avec d'autres, la création d'une plateforme publicitaire open source pour ESSAYER de contrer Google... et les autres géants. Et permettre aux médias d'avoir un outil de conquête des petits (très petits) budgets publicitaires. Tous ces annonceurs qui n'ont ni besoin de parler à 150 000 personnes, ni les moyens d'annoncer dans les médias traditionnels. Et aussi un outil pour diffuser de la pub géociblée. Dans la majorité des sites locaux, dont je connais les chiffres de trafic, les visiteurs sont extérieurs à la zone de diffusion du journal. Google, lui, a bien tout ça en tête.
Il y avait selon moi quatre acteurs français ayant les moyens - humains, techniques et financiers - de faire quelque chose :
  1. Exalead
  2. Skyrock
  3. Netvibes
  4. Wikio
Exalead va désormais s'empêtrer dans Quaero et me semble plutôt hors jeu malgré quelques velléités à la limite du ridicule. Restent Skyrock, qui continue sa très forte croissance (plus d'1 million de nouveaux blogs créés depuis le 14 avril, soit plus de 20 000/jour !), Netvibes et Wikio. C'était pourtant bien parti puisque ces deux-là collaboraient et avaient un potentiel de pénétration d'Internet extraordinaire.

Et puis voilà que chacun a pris son chemin de son côté, disons pour simplifier Wikio côté commercial et Netvibes côté social. Or certains signes donnent à penser qu'on assiste maintenant à un chassé-croisé, où Wikio prendrait bien un virage social et Netvibes se recentrerait volontiers sur le commercial !

Ce qui est logique : le social, c'est l'audience, la taille critique. Voir l'introduction du billet : le point commun des sites plus fréquentés au monde est d'être des réseaux sociaux, des sites où l'UGC s'exprime à plein. Les stats de Youtube en sont l'illustration manifeste. Et dans ce sens l'ouverture jouée par Netvibes devrait lui donner un avantage concurrentiel formidable, alors que la politique actuelle de Wikio a des points de faiblesse, puisque qu'après avoir fort heureusement abandonné le framing, la réticence actuelle à mettre des liens en dur continue de faire grincer des dents :
... si ce n'est qu'un lien direct serait plus appréciable pour les personnes qui vous fournissent votre fond de commerce : leur contenu.

Mais si il y a bien une chose que j'apprécierai, et je ne pense pas être le seul, c'est que dans les flux thématiques que vous diffusez, vous intégriez un lien
(en dur de préférence bien sur) vers l'article d'origine en plus du lien vers la source Wikio, parce-que, franchement entre nous, j'en ai ras la patate des milliers de sites parasites qui reprennent vos flux, avec nos articles sans qu'il n'y ait rien de plus qu'une vague citation de la source d'origine.
Car même si Wikio est une plateforme technique magnifique, je trouve les ambitions de Pierre Chappaz trop limitées par rapport à ses capacités de déploiement potentiel et aux nécessités.

Dont la nécessité première est de créer des modèles économiques alternatifs aux orientations actuelles, ce qui exige, pour pouvoir faire face aux besoins et répondre aux enjeux, la mise en œuvre d'énormes ressources - humaines, techniques et financières.

Les acteurs que j'ai nommés en disposent, mais tant que chacun continuera à faire sa cuisine dans son coin sans concertation collective apte à fédérer et mobiliser les ressources en question derrière un projet commun ambitieux, les américains resteront maîtres du jeu.

Et par projet commun ambitieux j'entends la réalisation d'une régie publicitaire globale, alternative à l'hégémonie de GYM (voir ici comment se traduit cette hégémonie, entre autres), capable d'exploiter la longue traîne en innovant sur le partage des revenus.

Comme l'observe fort à propos Scott Karp dans Why Traditional Advertising Formats Fail On The Web :
Online advertising must create value for users or it will create little or no value for advertisers.
Or comment créer de la valeur pour l’utilisateur et l'annonceur mieux qu’en valorisant l’apport du contenu des utilisateurs pour offrir un inventaire plus pertinent et varié aux annonceurs ?

Par conséquent, il ne s'agirait pas d'un projet commun où les acteurs en présence seraient des concurrents ne pensant qu'à se tirer dans les pattes, mais d'un projet transversal où chacun amènerait son expertise propre à la création de nouveaux modèles, ce que le monde entier cherche à faire. Et tôt ou tard, quelqu'un finira bien par y réussir. Surtout que le mobile frappe aux portes...

Les retombées seront phénoménales, donc point d'utopie là-dedans, c'est juste une question de volonté : nos champions du Web auront-ils cette volonté ? Je l'espère ! Et vous, qu'en pensez-vous ?


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jeudi 29 mai 2008

Netvibes : from Widget Business Model to Widget Economy

Netvibes : from Widget Business Model to Widget Economy

Des modèles économiques liés aux widgets à l'économie du widget...

Je dédie ce billet à ma mère, Jacqueline Le Ray, partie pour un monde meilleur il y a 33 ans aujourd'hui.

Il y a un an, je ne savais pratiquement rien des widgets. C'est Tariq Krim qui m'en a parlé pour la première fois. En me faisant comprendre entre les lignes que la rentabilisation de Netvibes était liée au binôme Univers + Widgets.

J'ai alors tenté de décrire les modèles économiques liés aux widgets et les interactions entre les trois pôles concernés :
  1. les développeurs ;
  2. les diffuseurs ;
  3. les utilisateurs.
À chaque pôle une "entité" pouvant recouvrir plusieurs acteurs : par exemple, le "développeur" peut être un individu, un réseau de distribution, une régie, etc. La présence du trait haché de la flèche reliant le "développeur" à l' "utilisateur" indique que le premier peut parfois toucher le second sans passer par le "diffuseur", même si dans ce modèle tripartite, c'est ce dernier qui se taille la part du lion. Quelques diffuseurs : MySpace, Facebook, eBay ou ... Netvibes, GYM, etc.

En effet, 99% des fois, seul le diffuseur garantit la visibilité et l'exposition suffisantes pour créer l'effet de taille nécessaire à la satisfaction de l'annonceur. Le diffuseur joue un rôle central en accueillant/affichant le widget sur sa plateforme. Or si vous imaginez le widget - à la fois contenant et contenu - comme une fonctionnalité créée par le développeur à destination de l'utilisateur, il est clair que plus la plateforme d'accueil est importante, plus le nombre d'utilisateurs touchés est élevé.

De même il est probable que ces éléments, plateformes et widgets, vont vite devenir deux des piliers sur lesquels se bâtira le futur écosystème de l'Internet, déjà en route. Avec des plateformes de plus en plus puissantes mais ouvertes, complètes mais faciles à prendre en main, sophistiquées mais gratuites, où l'utilisateur n'a plus qu'à créer/publier/diffuser son contenu (le fameux UGC) dans un environnement intégré, collaboratif.
Or comme le mentionne Pierre Chappaz un an plus tard, contrairement aux attentes, le marché du widget est encore immature. Tariq Krim, lui, s'attend à une forte montée en puissance courant deuxième semestre 2008 et à l'explosion en 2009 de la "widget economy", ou l'économie du widget et des nouvelles opportunités liées à ce marché, pour rendre enfin possible la monétisation du Web social...

Même s'il ne peut s'empêcher de s'interroger : How big is this market ? Comme beaucoup d'autres se posent la même question, du reste. Y compris Adscriptor !

C'est d'ailleurs vraisemblablement pour cela que Tariq quitte aujourd'hui le navire : tiraillé entre la nécessité des investisseurs de valoriser leur mise et son désir de voir un Netvibes volant de ses propres ailes, il doit préférer que la vente probable de Netvibes se fasse via un autre intermédiaire que lui, Freddy Mini en l'occurrence. Ce raisonnement est pure prospection de ma part, c'est clair.

Pour autant, la réalité des widgets a fortement progressé depuis un an et commence à donner des résultats concrets. Ainsi que des « revenus encore modestes, mais en croissance », nous dit Pierre. Qui reconnaît à Tariq d'avoir été « un véritable visionnaire » en la matière.

En fait, sous l'impulsion de Tariq, Netvibes est passé de simple page d'accueil personnalisable à plateforme de widgets, qui en détient déjà plus de 100 000 "en portefeuille", pour la plupart monétisés aux États-Unis, ce qui fait résolument de la société l'un des seuls acteurs européens sur le marché des widgets :
Netvibes is definitely one of the only companies that operate in the widget market in Europe.
Dans ce billet très intéressant, Tariq Krim nous explique sa vision de ce qui pourrait bien devenir, à terme, la widgétisation du Web :
Avant l'introduction de Ginger, le modèle économique de Netvibes était fondé sur la vente à nos partenaires d'univers et de pages en marque blanche contre le paiement de droits de licence mensuels. Aujourd'hui, Ginger intègre un réseau publicitaire widgétisé pour permettre à ses partenaires de distribuer des widgets sponsorisés. Le modèle typique de monétisation est le CPI, ou Coût par installation, couplé à un système d'enchères. Après juste quelques mois d'existence, le programme a démarré sur les chapeaux de roue.
Et Tariq nous donne le lien d'une présentation où il détaille mieux le fonctionnement du modèle.

J'en retiens quelques idées fortes : depuis le lancement de Netvibes, en septembre 2005, 58 millions de comptes créés dans le monde, plus de 110 000 widgets, de 20 000 contributeurs, de 1 000 développeurs pour la plateforme et de 1 000 partenaires.

Des chiffres apparemment impressionnants mais à relativiser, car si on les rapporte aux statistiques citées par Techcrunch, avec une courbe de fréquentation oscillant entre 1 et 2,5 millions de visiteurs uniques par mois, selon comScore, on voit bien que la plupart des comptes sont inactifs, à la différence de Facebook, par exemple.

La vision d'une architecture ouverte pour l'économie du widget afin de faciliter, propager, monétiser :
Our vision
An open architect of the widget economy
Enable, propagate, monetize
Faciliter la propagation et la monétisation des widgets, consiste entre autres à mettre à disposition des outils de widgétisation des flux RSS et d'édition/création de widgets, grâce à des modèles simplement personnalisables :


Et moi qui ai fait l'expérience avec un widget créé pour Primoscrib, y compris sur Netvibes, et bien je peux vous assurer que ce genre d'outil s'avère extrêmement précieux...

D'autres services de promotion sont censés favoriser la diffusion, la visibilité, le positionnement, etc. En un mot : la viralité.

Voilà. Dès demain, Netvibes s'apprête donc à ouvrir davantage ses API et sa plateforme pour lancer de nouveaux services, notamment des librairies et des serveurs open source, destinés à révolutionner l'univers des widgets. L'annonce officielle aura lieu lors de la Conférence des développeurs, intitulée Netvibes Meetup.

Il aurait mieux valu Netvibes Widgup ! Mais bon...

Ce qui est sûr, c'est que grâce au partenariat signé avec Sohu et Maxthon en vue des Jeux Olympiques de Pékin 2008 (du 8 au 24 août prochains), Netvibes va enfin bénéficier d'une visibilité et, je l'espère, d'une couverture maximales, ils n'auront plus qu'à forcer un peu sur le contenu et sortir le grand jeu en matière de communication. Un aspect qui leur a toujours fait défaut jusqu'à présent, AMHA.


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Tariq Krim et Netvibes, c'est fini !

Tariq Krim et Netvibes, c'est fini !

[MàJ - 30 mai 2008] Mise en parallèle avec le départ de Franck Poisson de Webwag, qui conclut ainsi son billet : « La monétisation des réseaux sociaux est en marche ! »


* * *

Moins de un an après le départ de Pierre Chappaz, Tariq Krim quitte les commandes de Netvibes !

Tous deux sont Tariq reste au Conseil d'administration de la société (Pierre n'y est plus depuis sa démission l'an dernier, comme il me l'a fait observer en commentaire ; par contre, il reste actionnaire).

Il travaillerait déjà sur quelque "nouveau projet" et laisse sa place à Freddy Mini... Voir le communiqué officiel.

Vu qu'il a ouvert son blog il y a quelques jours (via NetEx), je suppose qu'il nous en dira bientôt davantage. Aujourd'hui même, peut-être.

On dirait que le constat de Pierre Chappaz trouve aujourd'hui une confirmation de plus, si besoin en était : « gagner de l'argent sur Internet ce n'est pas évident. »

D'ailleurs, associer ses deux commentaires, au présent billet : « je viens de refuser d'y revenir » (au CdA de Netvibes), et à celui d'Ouriel Ohayon : « Je fais confiance à Freddy pour réussir l’impossible ! », peut donner une idée de la situation dans laquelle serait Netvibes, en dépit des discours rassurants qu'on ne manquera pas d'entendre ici ou là. Lire absolument son billet, qui dresse les forces et faiblesses actuelles de Netvibes :
Forces

Marque mondialement connue
Produit innovant et très utile pour les internautes expérimentés
Standard de développement multiplateformes UWA
Équipe de développement brillante, équipe business tres expérimentée
Bon potentiel de distribution (services personnalisés des médias, etc.)
Encore beaucoup de cash

Faiblesses

Marché du widget immature
Produit encore complexe pour le grand public
Fonctions sociales de Ginger
Revenu encore modeste (mais en croissance)
À la lumière de ces événements, relire l'interview que j'avais préparée avant mon rendez-vous avec Tariq Krim offre vraiment une nouvelle perspective aux événements actuels...

Enfin, il y aurait beaucoup à commenter, mais il est tard. Une page se tourne. Bonne nuit.



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P.S. Croyez-vous que Netvibes survivra au départ de Tariq ? Si vous voulez répondre au sondage, rendez-vous sur Scoopeo.

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samedi 19 janvier 2008

La communication de Netvibes

La communication de Netvibes

Le premier billet que j'ai écrit sur la société de Tariq Krim s'intitulait Netvibes en manque de communication (de crise). Je n'ai jamais été convaincu par la communication de cette société.

Durant les échanges que j'ai eus avec Tariq Krim après la publication de mon billet, comme je lui faisais part de mes perplexités, il m'a répondu : « vous n'allez pas m'apprendre en plus la communication quand même ? ».

Loin de moi cette prétention, je n'en ai ni le désir ni les compétences. Mais je m'interroge. Et la publication de mon dernier billet sur le partenariat Netvibes - Sohu - Maxthon ne m'aide pas vraiment à éclaircir les choses !

Car enfin, examinons de plus près la situation. Voilà une société réputée dans le monde entier qui vient de passer un partenariat avec l'un des portails chinois les plus connus, qui pourrait bien devenir "le" sponsor officiel des Jeux Olympiques de Pékin, un marché de plus de 200 millions d'internautes, 50 millions de blogs, une vitrine planétaire, une occasion dont rêve n'importe quelle boîte sur le Web, etc.

Or ils sortent un communiqué de presse conjoint il y a ... 5 jours (le CP date du 14, nous sommes le 19, un lustre sur Internet) et PERSONNE n'en parle. Je dis bien personne, ni sur le Web francophone ni - plus grave encore, voire incompréhensible - outre-Atlantique ! Personne. Sauf Adscriptor (et Netviber :-). Mais vu mon audience plutôt confidentielle, ça fait un peu léger, vous trouvez pas ?

Seul le CP tourne un peu. La même info en boucle, sans aucune analyse, juste un de plus dans un océan de communiqués. On n'oserait conseiller un communiqué spécial médias, accompagné d'un petit buzz des familles (je prends le Chauffeur comme exemple juste pour illustrer le concept), d'un événementiel, que sais-je ? Mais quelque chose, merde ! Pourquoi ce silence. Pas même un billet sur le blog de Netvibes ! Perso, je trouve ça nul.

Vous imaginez le bordel si Facebook avait passé un tel partenariat !? Sous toutes les latitudes, articles, journaux, télévision, blogosphère, et tout le tremblement. Mais comme c'est Netvibes, rien ! Silence radio, pas un mot. Sauf Netviber et Adscriptor. Tiens, je nous félicite tout seul. Mais comme disait Coluche - paix à son âme -, c'est pas ça qui va faire avancer le schmilblic...

Non, décidément, on ne m'enlèvera pas de l'idée que la communication de Netvibes est mauvaise. Ou mal adaptée, insuffisante, comme vous préférez. En tout cas, qu'elle n'est pas à la hauteur d'une société ayant un tel potentiel, une telle envergure, une telle ambition !

Et si un professionnel de la com veut bien me donner son avis, je suis preneur. Parce que là, je sèche !

Espérons au moins qu'ils puissent gagner les Crunchies, vu que Netvibes est deux fois lauréat comme meilleur design / meilleure interface utilisateurs, et meilleure start-up internationale.

Heureusement qu'ils étaient pas nommés dans la catégorie Best use of viral marketing, ils auraient été sûrs de paumer (d'autres ont peut-être un avis opposé).

[MàJ - 6h du matin] Bon, et bien Netvibes a gagné son crunchy 2007 comme meilleure start-up internationale. Le prix a été retiré par Freddy Mini, qui en a profité pour annoncer la mise en ligne des dernières nouveautés mardi prochain.


Au final, avec toutes ces actus mirobolantes, espérons qu'on en entendra parler !


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Disclaimer : qu'on me croie ou pas, j'ai toujours eu de l'admiration pour Netvibes et l'aventure de Tariq Krim. Qui aime bien châtie bien...

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jeudi 17 janvier 2008

Partenariat Netvibes - Sohu - Maxthon

Partenariat Netvibes - Sohu - Maxthon

Je viens de découvir un communiqué de presse (traditionnel :-) qui date de deux jours, annonçant un partenariat entre :
  1. Netvibes, à peine récompensé et déjà candidat aux Crunchies...
  2. Sohu, le portail internet chinois déjà sponsor des Jeux Olympiques de Pékin 2008 (qui se dérouleront du 8 au 24 août prochains), et
  3. Maxthon, navigateur Web, déjà fortement présent en Chine (avec Google comme investisseur) !
Vous en aviez entendu parler, vous ?

Bravo Tariq Krim ! Voilà qui devrait propulser Netvibes, vu la vitrine unique que vont lui offrir les JO dans ... 204 jours !


L'objectif annoncé est de promouvoir la mondialisation des Universal Widgets de Netvibes (voir ici), une application qui permet la portabilité entre les widgets développés pour Netvibes et Google IG, Apple Dashboard, etc. : write once, run everywhere. L'écosystème Universal + Social Widgets se met en place...


Comme le souligne justement Karim dans le CP :
Les universal widgets de Netvibes sont universels dans tous les sens du terme, puisqu'ils sont à la fois compatibles avec les plus grandes plateformes du Web et accessibles aux développeurs et utilisateurs partout dans le monde.

Netvibes universal widgets are universal in every sense of the word, by being both compatible with the web’s largest widget platforms and accessible to developers and consumers all over the world.
Sincères félicitations. WidgUp Netvibes !



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samedi 8 décembre 2007

Netvibes et le contenu

Netvibes et le contenu

J'ai parlé à plusieurs reprises de Netvibes sur ce blog, notamment du lancement de Ginger, le remix de Netvibes autour des services sociaux, pour employer les mots de Tariq Krim.

Or j'apprends via Accessoweb que Tariq nous en dévoile davantage, quelques jours avant le lancement de la bêta privée à l'occasion de la conférence Le Web 3 (programme), dont la galerie de logos est un parfait exemple de créativité Web 2.0 ;-)


En clair, c'est un mélange de Netvibes et Facebook, qui va vous permettre d'agréger vos widgets préférés et de suivre les activités de vos amis et contacts à la trace. Même LinkedIn implémente les flux d’activités, c'est la tendance du moment.

Pourtant, malgré les services très intéressants qu'offre Netvibes, il me semble que la solution dans son ensemble ne décolle pas vraiment dans une optique "grand public". Et comme Tariq Krim est plutôt avare sur les chiffres, difficile de se faire une opinion. On aimerait bien au Web 3 une série de stats à jour sur la fréquentation de Netvibes, sur le taux d'adoption par pays, par businesses, etc.

À Berlin, Tariq annonçait 25 millions de pages uniques personnalisées dans 69 pays, dans son billet d'aujourd'hui ce seraient plus de 100 pays, plus de 100 000 widgets disponibles, la prise en charge des écritures de droite à gauche, mais on reste toujours sur notre faim pour avoir des stats à la Facebook, détaillées...

Donc je partage l'avis d'un netviber, pour qui le principal moteur qui manque à Netvibes, paradoxalement, c'est le CONTENU. Je n'ai pas moi-même ma page Netvibes, mais j'ai pas mal de visiteurs qui l'utilisent, et j'aimerais bien connaître leur avis sur les principales raisons qui les poussent à préférer Netvibes, mise à part la lecture de flux en tous genres.

Et je ne parle pas d'un contenu signé Netvibes, mais d'un contenu pertinent multisources, segmenté par langue, qui serait agrégé par des "experts" plutôt qu'en automatique.

La conclusion de Netviber est parfaite :
Netvibes is waiting for the GINGER release to become social but, I insists, it is Content, Human Content, that will make the difference!

Netvibes est dans l'attente de lancer Ginger pour mettre en avant ses fonctionnalités "sociales", mais j'insiste, c'est le Contenu, le contenu humain, qui fera la différence !
Tariq, si tu me lis, j'espère que tu pourras nous en dire plus dans ta présentation au Web 3...


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mardi 6 novembre 2007

Tariq Krim, Netvibes, annonce Ginger sur TechCrunch UK & Ireland

Tariq Krim, Netvibes, annonce Ginger (sur TechCrunch UK & Ireland)

De quoi s'agit-il ? D'une plateforme de widgets sociaux !

Écoutons Tariq à Berlin :
We decided to re-engineer Netvibes around social services. (...) When you see something on Netvibes and like it you can share it with friends on your public Netvibes timeline.

Nous avons décidé de remixer Netvibes autour des services sociaux. (...) Lorsque vous voyez quelque chose qui vous plaît sur notre plateforme, vous pouvez le partager avec vos amis sur votre espace public Netvibes.
[MàJ - 16 h] Tariq est intervenu au Web 2.0 Expo à 14h10' (voir en fin de billet), repris en live blogging par Mike Butcher (bravo pour la réactivité :-). Donc c'est cette info-là que j'ai lue en premier, d'où l'erreur dans mon titre. CQFD !

Voir les vidéos :


* * *

Depuis un mois que je parle d'applis en tous genres, j'ai beaucoup pensé à Tariq Krim vu que c'est par lui que j'ai été amené à m'intéresser aux widgets, et indirectement - dans un premier temps - à Facebook.

Or lui qui est toujours avare de stats (je me rappelle qu'il m'avait dit "on ne communique pas sur ça") vient d'en donner plusieurs d'un coup :

En 2 ans, 25 millions de pages uniques personnalisées dans 69 pays. Plus la volonté d'accélérer l'adoption des Widgets en rendant accessibles des services clés pour permettre aux éditeurs de les créer et les distribuer, et aux internautes en général de les développer.

De même que chacun pourra bientôt créer son propre univers :


Netvibes supporte évidemment la téléphonie mobile et l'iPhone, j'ai d'ailleurs été surpris de voir qu'ils ne participaient pas au projet Android. Par contre ils sont partenaires d'OpenSocial, et vu l'importance de l'écosystème et des univers Netvibes (800 000 développeurs, 10 fois ceux de Facebook !), il va bientôt y avoir des widgets sociaux partout, à la fois sur Facebook et sur les autres membres d'OpenSocial :


À noter qu'à l'époque j'avais conclu mon billet sur ce cri de ralliement : WidgUp Netvibes !, maintenant la version officielle c'est socialisez vos widgets !

On dirait donc qu'ils sont sur le point de rattraper la longueur d'avance qu'ils avaient acquise il y a plusieurs mois avec l'Universal Widget API, puis perdue...

Signalons au passage qu'Aziz Haddad concluait son billet sur cette information complémentaire :
Le réseau social de netvibes va être lancé au courant du mois d’avril, permettant entre autres de partager ses pages avec ses contacts/amis…
C'était en avril. Or depuis, plus rien, malheureusement. Une annonce qui arrive donc à temps. Juste un peu en avance sur Facebook...

En conclusion, je continue de croire que la communication de Netvibes est trop discrète, voire absente là où on s'attendrait en revanche à voir Tariq Krim, ou qui pour lui, prendre la parole plus souvent (dernier billet sur le blog français daté du 21 septembre...).

Faute de quoi ce sont les autres qui occupent la place et Netvibes qui perd du terrain, de la visibilité, et - je le pense - une certaine part de consensus.

Voici le moment de l'annonce officielle par Tariq à l'occasion du Web 2.0 Expo, qui a commencé hier à Berlin et doit se terminer après-demain...


Via Adactio. Voir également sur TechCrunch FR.


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jeudi 2 août 2007

Netvibes, Facebook & Adscriptor !!!

Netvibes, Facebook & Adscriptor !!!

La nouvelle vient de tomber, Facebook rencontre Netvibes: le widget Facebook est arrivé ! (également posté en anglais par Karim, Facebook Meet Netvibes: Netvibes Introduces the Facebook Widget), et, très franchement, là je suis soufflé !

Voici donc l'épilogue inattendu de ma trilogie sur la Widget Wars (avec au passage un petit grand clin d'œil au Chauffeur de buzz...), Netvibes publie son premier widget Facebook deux jours à peine après la publication du dernier de mes trois précédents billets consacrés, dans l'ordre :
  1. Rendez-vous avec Tariq Krim (Modèle économique de Netvibes = Univers + Widgets)
  2. Widgets business models (are widgets the next big thing?)
  3. Widgets et modèles économiques

À croire que Tarik a suivi mon conseil : So, now, WidgUp Netvibes!, qui concluait le premier billet, publié le 27 juillet ; les deux autres ont été mis en ligne les 30 et 31 juillet, alors que sur les blogs de Netvibes le premier billet sur les Univers est sorti le 1er août (ici en anglais, avec l'introduction, entre autres, d'une page privée et d'une page publique), et celui sur le widget Facebook aujourd'hui : en italien, on dirait que c'est un "tempisme" parfait, terme intraduisible littéralement, qui signifie "sens de l'opportunité", au bon moment, qui tombe à pic, quoi !

Pour autant, au-delà de l'effet d'annonce que ne va pas manquer de susciter la nouvelle un peu partout dans le monde sur Internet, la question qui va vite se poser, vu les antécédents, est celle du modèle économique de Netvibes, dont la sortie d'un widget Facebook n'est apparemment que le premier pas...

Suite à la rédaction des précédents billets, je préparais un article sur Facebook sous un angle économique, donc quelle meilleure occasion que de le publier sans tarder, puisque dans le cas présent, qu'on m'excuse pour ce zeste de vanité, j'ai l'impression que c'est l'actualité qui colle à Adscriptor plutôt que le contraire !

* * *

Dans mes précédents billets, j'ai tenté de décrypter ce que représentaient les widgets et les interactions en jeu, en indiquant que, selon moi, une bonne part de l'avenir et de la réussite des widgets allait se jouer avec la répartition des revenus entre les différents acteurs...

Netvibes et Facebook, dans le cas qui nous occupe. Il est clair que les accords pris, s'il y en a (d'habitude, les widgets sont installés sur Facebook, alors que celui-ci est installé sur Netvibes, d'où l'analyse de Read/Write Web alors que la compétition entre réseaux sociaux continue de monter), ne seront pas divulgués, même si certains chiffres commencent à percer du côté de Facebook, dont la progression fulminante est presque le quadruple de celle de MySpace en un an : 270% contre 72%, selon comScore, et près de 300% en progression journalière !


Ainsi, dans le sillage de son incroyable succès, Facebook aurait doublé ses prix en quatre mois, de février à juin ! Exemple chiffré : de 150 000 à 300 000 $ pour parrainer un groupe. En outre, pour parrainer une seule page, le bon vieux CPM serait autour de 10$.

Pourtant, selon Lance Tokuda, Rockyou obtiendrait un taux de conversion de 20$ au CPM, soit le double (avec, là encore, un profit de 100%, plus selon Ouriel Ohayon et Michael Arrington), d'où la création de Super Wall API, le réseau de pub de Rockyou, la régie qui monte...

Voilà pour ce bref panorama, qui conclut pour l'instant mes réflexions sur la prochaine révolution des widgets. D'ores et déjà, il est clair que les choses se mettent au beau fixe pour Facebook (qui pourrait tenter une introduction en bourse, et devient une proie de plus en plus appétissante, en dépit de quelques éléments négatifs...). En ira-t-il de même pour Netvibes ? À l'heure des questionnements, c'est tout le bien que nous leur souhaitons. Et dire qu'il y a quinze jour à peine j'ignorais tout des widgets !


Liens connexes :
  1. Facebook par Francis Pisani
  2. Facebook et les entreprises
  3. Corporates Blocking FaceBook
  4. Top 10 Facebook Apps, by Robert Scoble
  5. Newbie's guide to Facebook
  6. How to Develop a Hit Facebook App: 29 Essential Tools and Tutorials (via Guy Kawasaki)
  7. Facebook given $6bn price tag

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