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mardi 25 septembre 2007

Communication : mon premier contrat !

Ce matin, en lisant mon courrier, j'ai eu l'heureuse suprise de découvrir qu'on me passait commande pour rédiger un publirédactionnel. C'est la première fois depuis mars 2005, date d'inauguration d'Adscriptor. Presque un rêve !

Le donneur d'ordre est le Studio 92 Snc, dont je reproduis ci-après la lettre que m'a envoyée son administrateur, Jean-Marie Le Ray (encore un cas flagrant d'homographie patronymique !) :
Très cher,

Les hasards de l'Internet m'ayant conduit sur votre blog, et notamment sur la dernière phrase de ce billet, d'emblée mon attention a été capturée par la haute tenue de votre écriture Web : un style ébouriffant, un propos pertinent, un raisonnement limpide, on sent le pro !

D'ailleurs c'est gravé au frontispice d'Adscriptor : « Confiez-moi vos idées, je les traduirai en mots. C'est mon métier ! » Quelle cohérence ! Quel souffle !

C'est clair, vous réunissez là les deux plantureuses mamelles du concepteur-rédacteur !

Outre un lectorat si vaste et qualifié que les statistiques du Chauffeur de Buzz font pâle figure à côté des vôtres. ;-)

Or étant moi-même dépourvu de talent littéraire et de verve, je me permets de compter sur vous pour obvier à cette double lacune. D'où ma requête : accepteriez-vous - contre espèces sonnantes et trébuchantes, il va sans dire - de rédiger un article de fond sur ma société ?

En deux mots, Studio92.eu est une société majeure (puisqu'elle va gaillardement vers sa 19ème année) du PIF qui traduit, conseille, optimise, localise et développe moteurs de recherche (comme Google, oui, oui) et glossaires multilingues. Entre autres projets...

Que je vous laisse donc le soin de présenter, vous trouverez ci-jointe la documentation nécessaire.

Votre dévoué,

JML
Dont acte. Le temps d'étudier les documents reçus, et je vous reviens avec un publirédactionnel tout beau tout neuf, qui s'intitulera « Communication : les projets d'avenir du Studio92.eu »...

Stay tuned ! comme on dit dans l'arrière-pays :-)


P.S. Modeste est mon deuxième prénom...

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mercredi 11 juillet 2007

Comment écrire un billet de blog ?

Comment écrire un billet de blog ?

Vieille interrogation qui monte en puissance. Googlez l'expression, vous obtenez 2 millions de résultats ! C'est dire s'il y en a des recettes. La moindre des choses pour un cocktail. Car écrire un billet de blog est un cocktail, dont l'ingrédient essentiel n'est pas l'écriture, comme on aurait tendance à le croire, mais la lecture !

Pour écrire un (bon) billet, il faut commencer par lire. Lire partout, de tout, à tout propos. Lire poussé par une curiosité inextinguible. Sur tous ses sujets d'intérêt, c'est clair, la reproduction des gastéropodes et autres arguments connexes ne branchent pas particulièrement les internautes.

Ensuite c'est le cerveau qui travaille tout seul, par associations. Au fur et à mesure que vos neurones enregistrent des bouts d'infos ici et là, elles se chargent de les mettre en relation pour en dégager une synthèse. Ne vous reste plus qu'à réordonner le puzzle de ces bouts éparpillés pour recomposer l'info tout court, celle qui fera l'objet de votre billet.

Et si logiquement votre main est connectée à votre cerveau, alors les doigts commencent à courir sur le clavier et à enfoncer des touches. Non point au hasard, mais avec la prescience de l'écrivain (d'autres appellent ça la crampe…).

Le tout produit un texte, avec son style, son rythme propres. Bloguer, c'est comme … (remplissez les pointillés), il y en a qui font court et souvent, d'autres qui font long et plus rarement, il y a des fainéants, des négligents, des champions qui font long et souvent (ceux que j'appelle les obsédés textuels, en rapport avec la crampe…), etc. Chacun se situe où il veut.

Donc au final, voici les ingrédients du cocktail :
  • Être curieux
  • Savoir lire
  • Avoir un cerveau
Si vous possédez les trois caractéristiques ci-dessus, alors vous êtes sans aucun doute un excellent blogueur. Ne vous reste plus qu'à mixer le tout et servir frappé.


P.S. Initialement j'ai écrit ce billet pour participer au concours Blogakademy, d'abord sélectionné par Loïc Le Meur mais ensuite ni par le jury, ni par le public. Dommmage ! Pour me consoler, demain je pars en vacances. Rendez-vous fin juillet.

Ceci dit, la notion essentielle que je voulais introduire avec ce billet, au-delà du ton humoristique, était celle de "lecture". Pour bloguer, pour écrire, il faut d'abord lire. Et ça, c'est très sérieux pour un blogueur, car les billets qu'on rédige ne sont que des réactions à ce que l'on a découvert en s'informant et en furetant sur le Web.

Internet qui risque de me manquer pendant les 15 jours à venir, mais pas trop quand même ! En outre je suis heureux de venir en France avec ma femme et mon fils, lui qui est français par le sang mais ne connaît la France ni ne parle français. C'est d'ailleurs très bizarre comme sentiment, d'avoir un fils qui ne parle pas votre langue. Enfin, qui sait, peut-être bien que je trouverai un ordi branché ici ou là pour vous faire un petit coucou...

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lundi 9 juillet 2007

Intronisé blogacadémicien !

Intronisé blogacadémicien !

Curieuse aventure en vérité, que celle dans laquelle je me retrouve plongé. Curieux cocktail, devrais-je dire : un tiers de hasard, un tiers de jeu, un tiers de curiosité, plus un zeste de vanité :-)

Il y a quelques jours est apparu sur le premier blog de France et de Navarre un billet intitulé Blogakademy, où Loïc cherche des candidats et candidates pour publier collectivement sur son blog. Forme initiale de présentation des candidatures : le podcast. Un mode d'expression qui m'intéresse particulièrement mais que je n'ai pas encore testé, il me reste juste à trouver mon meilleur profil, le bon angle de vue, le technicien pour les réglages son et lumière, etc., un vrai désastre... :-)

Et puis hier voilà-t-y pas que je lis sur son billet qu'en dernière minute il a décidé d'élargir les candidatures aux non-podcasteurs, en expliquant grosso modo que de toute façon, pour lire un billet de blog, pas trop besoin de voir la tronche de l'auteur. Un avis que je partage entièrement. Alors j'ai décidé de me lancer, voici le billet que je lui ai envoyé ; ça s'intitule (sobrement :-) :

Comment écrire un billet de blog ?
Je me présente : Jean-Marie Le Ray, 50 ans, blogueur. Français émigré (ou immigré, c'est selon). Accessoirement traducteur-interprète et poète.

Qu'est-ce qu'un blogueur ? C'est quelqu'un qui publie un blog. Ou encore quelqu'un qui publie sur un blog qui n'est pas le sien. Sur celui de M. Loïc Le Meur, par exemple, pourquoi pas ! Et que publier sur un blog, sinon des billets ? Ça peut sembler une lapalissade, mais pas tant que ça. Le blog incriminé regorge d'infos qui ne sont pas des billets : pubs, podcasts, photos mobloguées, twits twits, etc.

Donc pour l'instant je me contenterai des billets. En vous proposant une de mes recettes sur « comment écrire un billet de blog ».
Et dans la foulée, j'ai servi le cocktail à Loïc. Or ce matin je reçois une réponse très sympa de sa part, me disant qu'il me rajoute à la liste, même en craignant « que le texte ne soit pas suffisant ».

Perso, je n'en suis pas si sûr, car qu'ils soient dits ou écrits, les mots employés sont les mêmes pour tous, tout est dans le ton et dans le choix, c'est d'ailleurs intéressant de voir que je suis apparemment le seul candidat retenu qui n'ait pas présenté de vidéo. Ah ! le pouvoir des mots, une vieille histoire...

La seule difficulté que je vois ça va être de poster quotidiennement, vu que jeudi je pars ... à Paris pour une dizaine de jours et que l'ordi reste à la maison. Ouf ! Et je n'ai pas d'iPhone, pas plus que de Blackberry ou autre. Juste un vieux portable tout pourri, il a quand même résisté la semaine dernière à plusieurs voitures qui lui sont passées dessus (Messieurs les sponsors du concours, si vous êtes à l'écoute...). Comme quoi, Motorola, c'est du solide.

Enfin, pour conclure, blogacadémicien, j'aime bien, ça manquait à mon CV ! Que les meilleurs gagnent. :-)


P.S. J'ai choisi d'écrire "blogacadémicien" sans respecter le titre original de Loïc, suggéré par Ouriel, uniquement parce que le AKA me fait trop penser au sigle anglais A.K.A. (also known as, également connu sous le nom de...). Or j'allais quand même pas choisir un pseudo (genre Blog'Ac...), le but étant justement d'accroître ma visibilité :-)

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jeudi 8 février 2007

No intervening human linguists: est-ce la GALE, Docteur ?

En commentaire à un billet intitulé Les traducteurs, espèce en voie d'extinction ?, j'observe :
En voie d'extinction, sûrement pas, mais en voie de transformation profonde, certainement. Même si apparemment beaucoup des parties prenantes n'en ont pas encore pris conscience.

On ne peut plus traduire sur et via Internet comme on le faisait AVANT Internet, et les logiques de nivellement par le bas à l'œuvre sur les différentes places de marché dédiées qui existent aujourd'hui font l'impasse sur ce que doit être une traduction de qualité, en finissant toujours par imposer aux traducteurs la quadrature du triangle...
Je voudrais donc développer davantage mon raisonnement, et, surtout, tenter d'expliquer pourquoi, selon moi, les métiers de la traduction vont subir bien plus tôt qu'ils ne le pensent des « transformations profondes », pour ne pas dire une véritable révolution.

Je vois deux grands axes d'évolution :
  1. la traduction automatique
  2. la localisation sans traduction

* * *

1. Traduction automatique


Eric Schmidt nous rappelait déjà en octobre 2005 que la traduction automatique (TA) pourrait aider à abolir les barrières linguistiques à la communication :
Larry and Sergey talked a little bit yesterday about some of the issues of automatic translation. And language has typically been a barrier for communication. If we can automatically translate between the two, that can help.
Il est d'ailleurs notoire que chez Google de nombreux ingénieurs s'y consacrent à plein temps :
Google also has an army of engineers working on automatic translation tools that would render information in any language intelligible in any other.
Ce n'est donc pas un hasard si en moins de 10 ans Google s'est hissé parmi les premiers acteurs mondiaux dans le domaine de la traduction automatique et pourrait bien nous réserver quelques surprises à l'avenir...

Mais Google n'est pas seul en lice. Dans son rapport 2007 de planification stratégique, la DARPA, mieux connue pour être à l'origine du défi Internet, nous annonce que l'un de ses développements clés à l'horizon 2010 va porter sur le traitement des langues, et plus spécialement sur une traduction automatique fiable en temps réel : Real-Time Accurate Language Translation, qui ne nécessitera plus l'intervention de traducteurs-interprètes humains. Directement du média à l'utilisateur !


Page 33 du rapport, fin de la section 3.7. Ce mode de traitement, qui fait partie du programme GALE (Global Autonomous Language Exploitation), prévoit trois phases :
  1. la transcription
  2. la traduction
  3. la distillation
La première étape pour pouvoir exploiter les données audio en langue étrangère à des fins de traduction consiste à convertir les discours en texte, c'est la transcription. Les américains nomment ça Speech to Text Transcription (STT). Après quoi le texte est traduit puis « distillé », l'ensemble des opérations étant automatisé par des moteurs de traitement (2.2 Transcription Engine ; 2.3 Translation Engine ; 2.4 Distillation Engine). Aperçu de ce dernier concept :


L'objectif est de parvenir à de très hauts niveaux de performances : 95% de fiabilité et 90-95% de cohérence/justesse sur les traductions depuis l'arabe et le chinois vers l'anglais, afin de pouvoir extraire et fournir des informations clés aux décideurs ayant un degré de pertinence égalant voire dépassant celui des humains.

Si on évalue grossièrement à 60% le degré de fiabilité des systèmes actuels, on peut se faire une idée des progrès qui seront accomplis. Disons qu'après 50 ans de tâtonnements de la recherche en TA, l'évolution sera significative dans les années à venir. Avec des conséquences qu'on peut aisément deviner pour les traducteurs, qui n'en sont plus à une révolution près ! D'ailleurs c'est écrit en toutes lettres :
GALE engines perform both of these processes in a completely automated fashion, without the intervention of human linguists.
Nous voilà fixés, si certains nourrissent encore quelques doutes. Car une fois au point, nous savons très bien que les technologies développées par les militaires sont ensuite industrialisées pour des usages civils. Il serait donc temps que nous remémorions le vieil adage : « Un traducteur averti en vaut deux... »

À noter que sur l'année 2007, la Darpa a budgété +84 millions US$ aux technologies de traduction du langage (language translation technologies), soit 7 millions par mois, ce qui s'appelle "se donner les moyens" ! (source : Human Language Technologies for Europe, p. 32, PDF - 7,7 Mo)

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Juste pour donner une idée de l'état de l'art en la matière, voici la synthèse d'un rapport publié par l'OTAN, Research & Technology Organisation, sur « La mise en œuvre des technologies de la parole et du langage dans les environnements militaires » (RTO-TR-IST-037) (PDF en anglais, 4,3 Mo) :
Les communications, le commandement et contrôle, le renseignement et les systèmes d’entraînement font de plus en plus appel à des composants issus des technologies vocales et du traitement du langage naturel : il s’agit de codeurs vocaux, de systèmes C2 à commande vocale, de la reconnaissance du locuteur et du langage, de systèmes de traduction, ainsi que de programmes automatisés d’entraînement. La mise en œuvre de ces technologies passe par la connaissance des performances des systèmes actuels, ainsi que des systèmes qui seront disponibles dans quelques années.
Etant donné l’intégration de plus en plus courante des technologies vocales et du traitement du langage naturel dans les systèmes militaires, il est important de sensibiliser tous ceux qui travaillent dans les domaines de la conception des systèmes et de la gestion des programmes aux capacités, ainsi qu’aux limitations des systèmes de traitement de la parole actuels. Ces personnes devraient également être informées de l’état actuel des travaux de recherche dans ces domaines, afin qu’ils puissent envisager les développements futurs. Cet aspect prendra beaucoup d’importance lors de la considération d’éventuelles améliorations à apporter à de futurs systèmes militaires.
Les textes contenus dans cette publication comprennent des communications sur l’état actuel des connaissances dans ce domaine, ainsi que sur des travaux de recherche en cours sur certaines technologies de la parole et du langage, à savoir : les techniques et les normes d’évaluation, la reconnaissance de la parole, l’identification linguistique, et la traduction.

Technologies déjà disponibles :

Décomposition du traitement de la parole (PDF, 12 Mo) :

[Début]
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2. Localisation sans traduction

L'avenir souhaitable de la traduction sur Internet, selon moi, une évolution de la sphère GILT, une vision que j'ai déjà eu l'occasion de développer dans un discours sur la traduction technique professionnelle prononcé en 2003 à l'université de Rennes 2, lors du Colloque « Traduction et francophonie(s) ; traduire en francophonie », dont j'ai développé les conclusions dans ce billet.

Nous en sommes encore loin, c'est une évidence, même si je me plais à répéter une fois encore ces mots de M. Daniel Gouadec, qui résument parfaitement ma pensée :
L’une des évolutions à court terme pourrait donc porter sur l’assimilation de la « traduction » à une rédaction dans laquelle le document initial servirait uniquement de référence ou source d’informations qui, analysées et synthétisées par le traducteur, seraient ensuite reformulées ou réexprimées selon les contraintes posées par le public, le type de document, et les utilisations voulues ou prévues du document.

(...)

La meilleure façon de traduire est peut-être bien de rédiger d’abord et même de rédiger seulement.
Et dans une grande clairvoyance, il avait nommé ça la « naturalisation ». Le rêve de millions de PME qui voudraient pouvoir offrir (et s'offrir...) sur Internet une présence multilingue de qualité. La demande est là, qui va grandissante au fil des jours, ne reste plus qu'à créer l'offre.

Traducteurs, à bon entendeur...
[Début]


P.S. Pour finir en beauté, juste histoire de montrer que s'il est déjà difficile de se comprendre dans sa propre langue, que donnera le message une fois passé à la moulinette de la TA... [Début]

C'est en anglais, désolé :-) (Merci Emmanuelle)

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mercredi 24 mai 2006

Comment écrire vs. comment rédiger

Comment écrire vs. comment rédiger

Lire, parler, écrire sont les trois verbes qui caractérisent le mieux la communication.

Ils ont en commun le dicible et l'indicible, le lisible et le visible, le dialogue et l'écoute, et sur Internet l'interactivité. Ces derniers temps, les deux expressions « comment écrire » et « comment rédiger » sont assez récurrentes dans mes statistiques, vu que la première renvoie à Écrire pour le Web : quand vos lecteurs sont des moteurs, et la seconde à Comment rédiger un blog qui tue, des messages qui impactent, des commentaires qui captivent ?, un article que j'avais réintitulé Bloguer, commenter : rédiger, impacter, captiver ! dans un souci d'efficacité rédactionnelle !

Et si le plus souvent l'impression est que ces deux questions sont interchangeables, je me suis demandé quelles étaient les différences entre « comment écrire » et « comment rédiger », pourquoi et quand employer l'une plutôt que l'autre ?

D'après mes recherches dans les dictionnaires, aussi bien dans le Grand Littré que dans le Robert historique de la langue française, il ressort que le verbe « rédiger » est plus circonscrit et précis qu' « écrire », puisque étymologiquement son origine latine signifie « réduire à », d'où les acceptions premières de « réduire un événement à une proposition écrite brève », « résumer par écrit » ou, selon Littré, « réduire un écrit, un discours, à ce qu'ils ont d'essentiel, les mettre en moins de paroles ».

Le fait est qu'on rédige un contrat, mais on écrit un livre ; on rédige un cahier des charges, mais on écrit une autobiographie ; on rédige des notes, mais on écrit une histoire, etc. Ceci étant, en comparant les résultats des moteurs de recherche sur ces deux requêtes, il faut bien admettre que leur sens se chevauche volontiers, et qu'on rédige ou on écrit indifféremment un article, une lettre, une thèse, un rapport, un compte-rendu, et ainsi de suite.

Pour autant, il me semble que la signification plus restreinte de rédiger s'accorde fort bien à la Web-écriture, qui doit être par définition concise (concrète + précise), une synthèse de mots ou d'expressions clés et de phrases courtes, percutantes, où la technique est aussi importante que le style, etc.

Voilà pourquoi plutôt que « comment écrire... » on trouvera de préférence « comment rédiger un commentaire ou un blog », « comment rédiger un site ou une page Web », « comment rédiger une charte linguistique », « comment rédiger un courriel ou une FAQ », voire « comment rédiger un CV, une lettre de motivation ou une candidature spontanée »...

Mais indépendamment de la nature du complément qui suit le verbe, sur Internet « comment écrire » ou « comment rédiger » renvoient toujours à la même problématique : comment communiquer, comment impacter, comment se positionner, voire comment vendre, etc. etc.

La question est tellement inépuisable qu'il est impossible d'y répondre de manière exhaustive. Je dirais même qu'il est impossible d'y répondre tout court, au sens où chacun, chacune sur Internet porte sa propre réponse, extrêmement personnelle, individualisée, forcément différente de celle du voisin.

Donc plus qu'une réponse uniforme, il convient et revient peut-être à chacun(e) de se proposer son propre parcours, un peu comme un jeu de piste, en fonction des objectifs fixés. Voici quelques jalons pertinents pour débuter :etc. Si vous en connaissez d'autres, merci de bien vouloir les signaler en commentaire...



P.S. À noter aussi l'excellent blog sur « Comment écrire un roman », ou l'auteur, Aloysius Chabossot :-), identifie quatre catégories d'écrivains, dont trois potentielles de webscripteurs :

  1. Catégorie absente d’Internet : vous écrivez bien, mais pour de sombres raisons remontant sans doute à la petite enfance, vous vous refusez à l’admettre.
  2. Catégorie rarissime sur l’Internet : vous écrivez bien et vous le savez. Si vous êtes dans ce cas, vous n’avez rien à faire sur Internet, et je ne vois même pas pourquoi vous vous acharnez à lire ces lignes.
  3. Catégorie massivement représentée sur l’Internet : vous écrivez comme une patate mais vous êtes précisément convaincu du contraire.
  4. Catégorie massivement représentée sur l’Internet, mais un peu moins tout de même que la précédente : vous écrivez comme un pied et cette fatalité ne cesse de vous torturer.

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dimanche 9 avril 2006

Ecrire pour le Web : quand vos lecteurs sont des moteurs

Écrire pour le Web : quand vos lecteurs sont des moteurs...

Sur le Web actuel, l'approche journalistique 5W + 2H devient la règle G + 2H + 5W, la rédaction traditionnelle évolue en ingénierie de l'écriture Web, et le référencement fait place à l'optimisation pour les moteurs de recherche

Écrire pour le Web
La (vieille) règle des 5W + 2H
Ingénierie de l'écriture Web
SEO & SEOs

Écrire pour le Web exige la prise en compte d'un nouveau plublic, au-delà des lecteurs et des éditeurs, à savoir les moteurs de recherche.

Cette réflexion n'est pas récente, mais la lecture d'un article de Steve Lohr publié aujourd'hui dans le New York Times, intitulé This Boring Headline Is Written for Google (du genre : Titrer banal pour Google ; littéralement : Le titre ennuyeux est écrit pour Google), me donne l'occasion de réagir.

Le journaliste nous rappelle plusieurs évidences, essentielles, sur les moteurs :
  1. leurs algorithmes ne comprennent ni l'humour, ni les nuances, ni le style, leurs bots étant des agents logiques, séquentiels, robotisés, etc. En une formule, la sémantique sans le sens...
  2. ils génèrent plus de 30% du trafic vers les sites de presse (==> votre visibilité dans les pages de résultats dépend strictement de votre positionnement, ou pour mieux dire, de vos positionnements en fonction des mots clés pris en compte par chaque recherche...)
  3. à tel point que certains journaux (dont le site Web de BBC News, nous dit S. Lohr) n'hésitent plus à proposer deux titres pour le même article : un pour les moteurs, l'autre pour les lecteurs !
Aux uns le titre concis (concret + précis) et factuel, aux autres la « Une » jouant sur les mots et faisant appel aux non-dits et aux connaissances culturelles et contextuelles implicites. [Début]

En réalité, celles et ceux qui rédigent pour le Web ont tous quelque chose à apprendre des journalistes - l'expérience enseigne -, dont l'un des premiers canons du journalisme : la règle des 5W (who, what, where, when, why), à laquelle on peut ajouter celle des 2H (how, how much).

5W + 2H = qui, quoi, où, quand, pourquoi, comment, combien : autant de questions auxquelles tout rédacteur doit répondre, si possible de façon succincte et exhaustive, pour fournir un cadre d'ensemble à son lectorat.
Un paradigme qui a évolué aujourd'hui en 5W + 2H + G, et s'inverse même sous l'influence grandissante des moteurs de recherche, pour devenir la règle G + 2H + 5W
où G = Google, le moteur par antonomase !

Cela signifie que dans l'Internet du troisième millénaire, cyberespace marchand par excellence, où chacun/e peut commercer, acheter, vendre, louer ses services, s'informer, se former, etc. etc., les traditionnelles techniques rédactionnelles se transforment en ingénierie de l'écriture Web, où les critères invisibles (partie code de la page, apparemment non visible au lecteur mais lisible par le moteur) finissent par avoir plus d'importance que la partie visible, immédiatement appréhendable par le cerveau humain.

Un webmaster me disait récemment que depuis longtemps le développement de ses sites n'était plus dicté par ses envies, mais bien par l'appel du marché. Il se reconnaîtra :-)

C'est là qu'il convient d'être toujours à l'affût des tendances et des sujets chauds, pour anticiper et/ou rebondir à temps, par une veille de tous les instants. Il faudra un jour que je ponde un beau billet sur ce sujet constamment d'actualité : la VEILLE. [Début]

Donc, déjà qu'il était dur de devenir écrivain, passer de cet état à celui d'ingénieur de l'écriture Web (Webscripteur ?) - puisque désormais il s'agit moins de rédiger que de « construire » son texte, faute de quoi on risque l'invisibilité permanente -, il y a de quoi décourager les meilleures volontés.

Pour citer un exemple au hasard, prenons mon cas ! Malgré les efforts que je déploie pour rendre ce blog intéressant, avec certains billets sur lesquels je n'ai aucune réaction j'ai souvent cette impression :
lorsque vous répondez « personne » à la question : « pour qui j'écris ? », vous en arrivez vite à vous demander : « pourquoi j'écris ? » !
C'est d'ailleurs le cas de mon précédent billet, synthèse plutôt complète de l'évolution prévisible de Google, alors que selon mes stats, il a été consulté à peine par quelques dizaines de personnes (18 aujourd'hui, pour un total de lecture de 47 secondes), en même temps que le nombre d'abonnés de mon flux RSS régressait de 32 à 22 ! Comme signal encourageant, on fait mieux, mais bon... [Début]

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Les anglo-saxons, gens pragmatiques qui ont toujours plusieurs longueurs d'avance quand il s'agit d'Internet, ont forgé deux sigles qui correspondent à la nouvelle réalité du Web, SEO & SEOs : Search Engine Optimization & Search Engine Optimizers, soit l'optimisation pour les moteurs de recherche (et non pas « l'optimisation des » comme dit Google, qui a dû confondre son rôle et le nôtre...) et les optimiseurs, autrement dit les référenceurs (terme relativement plus flou en français).

En outre, l'optimisation d'un site pour les moteurs regroupe trois notions différentes :
  1. l'optimisation graphique
  2. l'optimisation technique
  3. l'optimisation linguistique
Or puisque le sujet est l'écriture sur le Web, je ne m'intéresserai qu'au profil de l'optimiseur linguistique et à son objectif principal :

bâtir un texte selon la règle G + 2H + 5W !

- Le paramètre G indique que vous allez cibler votre sujet autour des concepts et des mots clés les plus porteurs à un moment donné. Les critères sont un peu les mêmes que pour les AdWords, lorsque vous devez optimiser vos enchères, par exemple.

En gros, pour cet article, je pourrais identifier les mots clés suivants :
Positionnement, référencement, Web-écriture, rédactionnel, visibilité, SEO, Internet, moteurs de recherche, Google, blog, 5W + 2H, optimisation, optimiseur, etc.
- Comment ? Billet de blog, habillage avec :
  • titraille
  • chapeau, ou chapô (5W + 1) : résumé en une seule phrase du « qui, quoi, où, quand et pourquoi », pour présenter l'article en s'efforçant d'être informatif, ou mieux encore : incitatif ! Autrement dit, règle de la pyramide inversée, placer dès le début l'info clé pour susciter la curiosité et/ou l'intérêt du lecteur et lui donner envie d'en savoir plus... (exemples)
  • intertitres
- Combien ? De plus en plus, la présence des gens sur la Toile est liée à des visées économiques, d'où l'importance de définir le « combien ». Ici, rien à gagner, si ce n'est ma considération...
- Qui ? De qui je parle, ou à qui ? Dans ce cas, à un public que j'espère intéressé par ...
- Quoi ? Conseils d'optimisation d'écriture pour les moteurs de recherche
- Où ? Sur Internet, cet article n'est lié à aucun lieu en particulier. À noter qu'Internet abolit la funeste loi du mort kilométrique, qui consistait grosso modo à compenser l'éloignement émotionnel d'un fait en insistant sur son intensité (plus ça se passe loin de chez moi, moins ça m'intéresse, d'où la tendance à privilégier une certaine proximité de l'information)
- Quand ? Hic et nunc ! Sauf pour les actus liées à un moment précis, sur le réseau, le temps - comme l'espace - devient davantage virtuel que réel, à moins qu'il ne s'agisse d'un temps réel virtuel ! Pour un blog, un site ou autre, constance et fréquence des mises à jour sont les deux mamelles du succès ;-)
- Pourquoi ? Pour promotionner mon site, mon activité ou ma visibilité en ligne, tout texte peut et doit être promotionnel, l'important est qu'il reste pertinent et, surtout, crédible.

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Vous êtes prêts pour écrire votre prochain article ? Alors à vos claviers ! Mais sachez que vos lecteurs sont des gens pressés, très occupés, qui vont rapidement survoler titre et sous-titre et lire en diagonale les premières lignes. Vous n'avez que quelques fractions de seconde pour capter leur attention, et le défi se renouvelle à chaque paragraphe, faute de les perdre avant la fin de l'article...

De fait, les stratégies d'écriture peuvent et doivent devenir des atouts de positionnement, au même titre que les stratégies de liens ou les stratégies de trafic. [Début]


Ressources connexes





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mardi 15 mars 2005

Bloguer, commenter : rédiger, impacter, captiver !


Ce titre pourrait être sous-titré : « De la liberté d'interpréter en traduction », voire « De l'absolue nécessité de jouer avec les mots en traduction ».

Une traduction, c'est comme un poème, un puzzle où chaque mot est un morceau qui s'insère à sa place, et qui plus est où chaque mot n'a qu'une place. Dans l'idéal...

Dans la pratique, on force souvent sur un mot pour le faire entrer dans la phrase, même si ça manque de naturel. Je reprends mon titre en exemple, tiré d'un article anglais de B.L. Ochman intitulé :

B.L. Ochman
Analysons ce titre et différentes possibilités de le traduire. Découpons-le pour commencer :

« How To Write Killer Blog Posts And More Compelling Comments » véhicule essentiellement les concepts suivants :

How to, Write, Killer Blog, Blog Posts, and, Compelling, Comments

L'idée force qui m'a accroché dans ce titre, c'est « Killer Blog », et je me suis d'abord attaché à rendre cette idée en français, dont on a un parfait équivalent avec « le blog qui tue » : 321000 résultats sur Google sans guillemets, 1360 avec guillemets et 4140 pour "blog qui tue".

Donc mon premier défi était de faire rentrer tous les concepts portés par l'original en conservant mon "blog qui tue" en français, puisque la notion est largement reconnue, acceptée et utilisée. Pas autant que "killer blog", certes, mais quand même...

Le verbe, maintenant. Write, "écrire", auquel j'ai préféré "rédiger", qui traduit admirablement "How to write", puisque "rédiger" signifie, selon le dictionnaire, « écrire d'une certaine manière », et encore « écrire sous sa forme définitive ».

Triple avantage :

  • en un mot on traduit l'adverbe « comment » (how to),
  • on donne l'idée de complétude implicite dans le titre anglais (pourrait-on écrire un "killer blog" or "comment" qui ne fût pas d'un sens achevé ?)
  • last but not least, à la réflexion, on vire le comment qui fait double emploi, phonétiquement, avec commenter (commentaire) : pourrait-on sérieusement proposer par écrit "comment commenter" ?

Dans ma première version du titre traduit, j'ai laissé le comment car il introduisait la question : à tort ou à raison, il m'avait semblé qu'écrire « Rédiger un blog qui tue, des messages qui impactent, des commentaires qui captivent ? » en confiant au seul signe de ponctuation le soin de marquer l'interrogation était moins explicite.

Variante : j'aurais pu choisir aussi "poster", qui devient à la mode avec cette acception (voir ici et ), mais je le trouvais trop restrictif dans le cas présent.

Bon. Ensuite il y a le "and", qui lie les deux parties de la proposition en indiquant qu'on a les "posts" d'un côté et les "comments" de l'autre, les deux étant légèrement différents puisque, en principe (je dis bien en principe, car on peut toujours poster sur un blog hôte), on écrit "son" blog et on commente le blog de "l'autre".

Théoriquement, disons qu'avec l'écriture du message original (le "post" lui-même) on est dans le monologue, alors qu'avec le commentaire on est dans le dialogue (on répond généralement aux commentaires des autres).

Enfin on a le "compelling", très in dans le langage marketing anglo-saxon, puisque c'est lui qui est censé vous faire passer à l'acte, vous forcer la main et l'entendement, l'incitateur qui subjugue, irrésistible...

Maintenant qu'on a les principaux éléments de sens qui forment l'original, voyons comment rendre ça en français.

Primordial, en me focalisant sur le "blog qui tue", c'est tout mon titre que je conditionne, surtout par la présence du pronom relatif, qui. D'où mon choix de répéter trois fois la même structure : article + nom + pronom relatif + verbe :

  1. un blog qui tue
  2. des messages qui impactent
  3. des commentaires qui captivent

La répétition est souvent utilisée en langage publicitaire, ou, pour mieux dire, la redondance, justement parce qu'elle permet d'insister, de marteler, d'asséner (compel)...

Voilà, je vous fais grâce du choix des verbes et d'autres menus détails, pour en arriver à ma première solution :

Comment rédiger un blog qui tue, des messages qui impactent, des commentaires qui captivent ?

Si vous avez eu la patience de suivre mon explication jusqu'ici, vous aurez peut-être la curiosité de cliquer sur le lien pour lire tout l'article.

Juste une parenthèse : ce lien conduit à un autre blog, intitulé Adscriptor (Ads & Marketing Translator), que j'ai ouvert expressément pour écrire et parler des traductions, et dont le champ d'action sera plus limité que celui de Site Log.

Question : quelle est l'impression que vous laisse le titre ? Personnellement, elle se résume en un mot : lourd !

Formellement correct, sans perte de sens, mais lourd. Pas marketing pour un sou. Or ce serait quand même le but recherché. Mais comme je le précise en début de message : « Le titre n'est pas de moi » (ce qui ne veut sûrement pas dire qu'il n'est pas bon en anglais), et nous sommes dans un atelier de traduction, un laboratoire pourrait-on dire, fait pour expérimenter, chercher des solutions, tâtonner.

Dans ma tête j'ai donc repris le titre, initialement par des voies détournées, mais surtout parce qu'il me laissait un arrière-goût d'inachevé, je l'ai malaxé, j'ai changé les mots, etc., je vais pas vous en raconter la genèse, juste l'aboutissement :

Bloguer, commenter : rédiger, impacter, captiver !

Verbes, actions, significations.

Ça c'est mon titre ! Ciao,

Jean-Marie Le Ray

P.S. Toute cette digression pour un titre, franchement, on pourrait penser que j'exagère. Que nenni ! Mon but est seulement (d'essayer) d'expliquer la réflexion, longue et articulée, qui se cache derrière le choix des mots. Il n'y a jamais de choix innocent, ni pour le traducteur ni pour la traduction, et s'il en faut tant (temps !) pour trouver 5 mots, imaginez 100 pages !


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vendredi 4 mars 2005

Comment rédiger un blog qui tue, des messages qui impactent, des commentaires qui captivent ?

Comment rédiger un blog qui tue, des messages qui impactent, des commentaires qui captivent ?

Le titre n'est pas de moi, mais de B.L. Ochman, Internet Marketing Strategist & Business Blog Consultant, Blogueuse professionnelle qui commet What's Next Blog et m’a gentiment autorisé à traduire un de ses articles, dont vous trouverez l’original ici.

« Écrire des messages et en commenter sont des actes simples en apparence. Respectez toutefois quelques lignes directrices : faites des textes vivants, qui collent aux faits, clairs et succincts, sans oublier de les optimiser pour les moteurs de recherche. Sur le style de votre blog, quelques règles basiques :

Proclamez vos messages
Les lecteurs aiment les assertions, les énoncés déclaratifs, ils en redemandent.

Hyperliez sans retenue
L’un des aspects qui distingue les journaux électroniques des branches mortes du journalisme est que les blogueurs font une pratique intensive des liens.

Truffez vos messages de liens pointant vers d’autres blog, des pages Web, des articles, des livres, des produits, des biographies ou différents matériels illustratifs et explicatifs présents sur tel ou tel site.

Hyperliez toujours vos infos de manière à clarifier et fournir en arrière-plan d’autres informations, d’autres opinions relatives à votre message.

Écrivez moins
Émondez tout ce qui n’est pas nécessaire. Le meilleur avis que j’ai jamais reçu sur la question m’a été donné par mon premier patron, qui fut aussi l’un des derniers « agents de presse », Leo Miller, lequel m’apprit à jouer avec les phrases, en enlevant le plus de mots possibles dans la phrase, jusqu’au moment où l’élimination d’un seul autre mot compromettrait totalement le sens de la phrase. Exemple : appliquez le jeu à la phrase qui précède, et ça vous donne « Ôtez les mots jusqu’à ce que l’élimination d’un seul ne détruise la signification de la phrase ».

Veillez à ne pas dépasser 250 mots par message.

Trouvez les bons titres
De plus en plus d’internautes utilisent des agrégateurs d’infos pour ne consulter que les titres, et ne décident de visiter un blog que lorsque le titre les accroche : il faut donc que vos titres leur parle !

Avant - Pakistan : NA body on S&T meets
NA? S&T? C’est quoi ce charabia ?
Après - Pour l’Assemblée Nationale du Pakistan, la question des ressources hydriques est le problème n° 1 de la Nation

Avant - B. B. King, le livre
Après - J’écris la biographie de B.B. King

Faites court avec vos phrases et vos paragraphes.

Ne vous prenez pas trop au sérieux
Bloguer n’est pas de l’intellectualisme de haut vol. Évitez d’être suffisant ou absolutiste.

Ne perdez jamais votre sens de l’humour

Ayez considération de votre public

« Indépendamment de la taille de votre audience, vous devez rédiger votre message comme si votre lectorat n’était formé que d’abonnés payants dont les abonnements arrivent à échéance. Pas besoin de les flatter bassement, obligez-les juste à se réabonner. » Dixit Dennis Mahoney sur A List Apart.

Traitez l’espace blanc en ami
Aérez vos textes pour une lecture plus confortable. Rien n’est plus antipathique que l’écrit à l’écran, quand il s’agit de gros pavés de texte.

Utilisez des mots simples ; idem pour les structures de phrases

Relisez-vous à haute voix
Assurez-vous de ne pas vous enliser dans des constructions trop complexes. Si vous butez sur un mot en plein milieu de phrase en lisant à haute voix, réécrivez-la.

Oubliez tout ce que vous avez appris à l’école sur comment s’exprimer par écrit si vous vous êtes diplômé avant 1990
Allez-y, n’ayez pas peur de commencer vos phrases par « et », « mais », etc. Ne craignez pas de bouleverser les vieilles règles de grammaire. Respectez seulement celles qui vous permettront de clarifier votre contenu.

Un péché capital : ne dites jamais « à propos de moi-même », dites « à propos de moi » ; pareil pour « toi-même » et « toi », « vous-même » et « vous », etc.

Laissez l’écriture formelle aux juristes et aux avocats, souvenez-vous de ce que Shakespeare en disait… (*)

Dès que vous le pouvez, utilisez les listes pointées, jouez des puces et des numéros

Placez des sous-titres tous les deux ou trois paragraphes, surtout si votre message compte 300 mots ou plus

Ne lésinez pas sur les gras et les italiques pour mettre en évidence vos mots et vos phrases

Assurez-vous que vos messages seront faciles à scanner

Choisissez un ton et « gardez la note »

N’ayez pas peur de déclarer vos opinions

Quelques questions à se poser avant de cliquer sur « publier » :

  • Le sujet est-il clair à qui n’en lira que le titre ?
  • Le paragraphe introductif dit-il exactement de qui et de quoi vous parlez, et pourquoi le lecteur devrait-il s’en préoccuper ?
  • Votre approche de la question présente-t-elle un intérêt médiatique ?
  • Quelqu’un ignorant tout de l’argument comprendra-t-il quand même votre message ?
  • Avez-vous évité de jargonner ?
  • Avez-vous adopté un style journalistique ? fait un effort d’objectivité ?
  • Avez-vous parsemé votre titre et votre message de mots et de phrases clé susceptibles d’intéresser les moteurs de recherche ?

Comment rédiger un commentaire ?

Certains ont plus d’influence que d’autres, et beaucoup sont scrutés pas des journalistes ou des clients potentiels, toujours en quête d’idées, de tendances, de source d’infos.

Donc, même si vous n’avez pas votre propre blog, faites des commentaires intelligents, c’est une excellente façon de se bâtir une réputation d’expert dans tel ou tel domaine.

L’important est de fournir des informations utiles et factuelles, de sorte qu’au fil de vos messages les lecteurs des blogs où vous postez se diront « lui, au moins, il sait de quoi il parle ». D’une manière générale, évitez les hors sujet et soyez bref.

En outre, tous les blogs étant archivés, ce que vous écrivez ou commentez sera mis en mémoire. D’où la nécessité de bien penser à ce que l’on dit, et d’éditer encore et encore avant de cliquer sur le fatidique « publier ».

Conseils de base sur les commentaires
Signez vos commentaires. Souvent les messages anonymes ne sont pas publiés. Pensez également à renseigner les champs adresse :

  • de courriel
  • de page ou de site Web

Une signature trop publicitaire sera tout simplement éliminée. Tenez-vous en aux faits, la qualité de vos commentaires témoigne de votre expertise.

À cause du spam de commentaires, beaucoup de blogueurs vous demanderont de vous enregistrer ou d’avoir une clé Typepad. Si vous avez des relations d’affaires ou des intérêts dans un produit ou un service dont vous parlez dans un message, cela devra être explicite et clair pour quiconque vous lira.

Ne commentez que lorsque vous êtes sûr de pouvoir fournir un argument valable, en adéquation avec le problème débattu. Les blogs ont souvent des contraintes d’espace et on pourrait raccourcir votre message. Mieux vaut écrire en restant concis (concret + précis).

Un blogueur est libre de refuser ou de censurer les messages, y compris, mais pas seulement, les sollicitations trop ostensibles ou les attaques personnelles. Enfin, lorsque vous citez, soyez exact, fiable, signalez toute éventuelle omission, n’oubliez pas de mentionner l’auteur, la source, et, s’il existe, le lien. »

* * *

(*) “The first thing we must do is kill all the lawyers
Shakespeare in Henry VI : « La première chose à faire, c’est de tuer tous les avocats ». NdT

Traduction © Jean-Marie Le Ray

P.S. Dans la série « Faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais », j’ajouterais un problème spécifique au français.

Vu que la plupart des logiciels de blogging sont anglo-saxons, ils ont la déplorable habitude d’éliminer les accents lorsqu’ils reprennent le titre d’un message pour en faire l’URL (voir le lien du présent message, où le "é" de "rédiger" a sauté).

Donc autant que possible, essayez de titrer avec des termes non accentués, tout au moins dans les premiers mots, pour que l’URL n’écorche pas le message :-)

J’aurais pu y penser avant et m’essayer à quelques variations sur le titre, à la place de « Comment rédiger un blog qui tue, des messages qui impactent, des commentaires qui captivent ? ». D’emblée je suis resté assez littéral pour garder l’idée de « Killer Blog Post », mais j’aurais pu trouver quelque chose du genre :



intéressant aussi. D’aventure si une traductrice ou un traducteur atterrissent sur cette page, j’aimerais bien qu’ils me donnent leur opinion sur le titre (voir ma réflexion sur le sujet). Après tout, ce blog c’est un laboratoire de trad, et mieux vaut pas trop se prendre la tête, l’important c’est que le message passe !


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