mardi 14 novembre 2006

Comment Google s'est offert YouTube ?

Comment Google s'est offert YouTube ?

Littéralement parlant...

Voilà, c'est fait, Google vient d'annoncer que l'acquisition de YouTube est finalisée, en déclarant par la voix d'Eric Schmidt :
YouTube et Google vont maintenant travailler ensemble pour fournir à nos utilisateurs des super services innovants qui feront entrer le marché du divertissement en ligne dans une nouvelle dimension. Nous espérons également pouvoir collaborer avec des créateurs et des propriétaires de contenu, petits et grands, pour faire levier sur la puissance d'Internet afin de promouvoir, distribuer et monétiser leur contenu.

(YouTube and Google will together provide innovative and exciting services for our users that will add a new dimension to on-line media entertainment. We look forward to working with content creators and owners large and small to harness the power of the internet to promote, distribute and monetize their content.)
Sans vouloir refaire l'histoire, je pense que personne dans tout l'Internet n'aurait parié 1 € sur le rachat de YouTube par Google à ce prix ! De Fred Cavazza (YouTube ne se fera racheter par personne, et certainement pas par Google) à Mark Cuban (Only a 'moron' would buy YouTube) (moron = simplet, imbécile, etc.)...

Puis, une fois la nouvelle tombée, tout le monde s'est perdu en conjectures, en tentant des analyses à qui mieux-mieux. En contre-tendance, l'un des seuls à avoir déclaré que ce n'était pas cher, démonstration à l'appui, est Franck Poisson, dans son billet intitulé YouTube-Google, le compte est bon, notamment au vu de l'assiette financière de l'acheteur :

la capitalisation de Google étant valorisée à 127 Mds de dollars à la date de l'achat, avec une action à environ 420 $.


Or entre le 18 et le 20 octobre, une fois que l'annonce de l'acquisition de YouTube s'était répandue à la vitesse des fibres optiques sur le Web, l'action avait pratiquement touché la barre des 460 $ ! En d'autres termes, la valorisation en bourse de Google avait pris 12 milliards de dollars en 1 jours, soit plus de 7 fois la valeur du deal !


Autrement dit, le 20 octobre, Google aurait pu faire 7 acquisitions à un prix de 1,65 milliard $ sans perdre d'argent par rapport à l'avant-veille !
Et aujourd'hui, moins d'un mois plus tard, probablement dans le sillage de l'annonce de la finalisation, l'action a allègrement franchi le cap des 480 $ et se dirige sans trop d'accrocs vers le seuil symbolique des 500 $, soit une valorisation dépassant 500% par rapport à celle de l'introduction en Bourse (en août 2004, soit à peine plus de deux ans !!!), ce qui porte actuellement la capitalisation à 146 Milliards $ et des poussières. Qui dit mieux ?


Alors pour conclure, je ne sais pas quels enseignements on peut en tirer, certes la somme est colossale, mais perso j'aurais tendance à aller plus loin que Franck : non seulement l'achat de YouTube n'est pas cher, puisqu'en plus Google n'a presque rien déboursé (mis à part une provision de 187,5 millions $ [ou 200, peu importe] pour faire face aux différents problèmes juridiques et de droits d'auteur, tout est payé en actions, appréciées de 60 $ l'unité en moins d'un mois...), mais c'est surtout cadeau, et même tous bénefs ! Qui plus est si l'on tient compte du potentiel futur de la vidéo...

À ce compte, je ne vois plus que le rachat de Yahoo par Microsoft pour essayer de rééquilibrer la balance, les pauvres :-)



P.S. Pour mémoire, je rappelle que YouTube a été créé en ... février 2005, il y a moins de deux ans !!!

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dimanche 12 novembre 2006

Intel sort l'Enterprise 2.0 Suite

Intel sort l'Enterprise 2.0 Suite

Intel change de métier ? Se diversifie, en tout cas. C'est à mon avis l'une des rares surprises que nous a réservée le Web 2.0 Summit, où la pertinence des réponses (plutôt convenues) n'a pas été à la hauteur de celle des questions posées par John Battelle.

Intel s'apprête donc à sortir son Enterprise 2.0 Suite.


En partenariat avec Dell et Nec pour la distribution, la suite intégrera des produits et services tels que Six Apart (blogging), Socialtext (wikis), NewsGator (lecture de flux RSS), SimpleFeed (publication de flux RSS) et SpikeSource (services intégrés).


La première constatation, évidente, est que nous avons là les principaux outils corporate d'une communication dans le pur style Web 2.0, la couche de complémentarité dont je parle en survolant la sous-utilisation des blogs dans l'entreprise, qui va permettre de relier des archipels ne se parlant habituellement pas entre eux, à la fois intérieurs et extérieurs à l'entreprise : blogs, wikis et utilisation extensive des flux RSS.

Nouvelles fonctionnalités auxquelles vont s'ajouter les services intégrés de SpikeSource, le prêt-à-l'emploi des infrastructures Open Source pour une interopérabilité maximale entre logiciels et applications.

N'en déplaise à Ray Ozzie, pour qui « le Web comme système d'exploitation n'est pas (encore) la panacée, vu qu'il reste bien des choses que les clients offline font mieux en local, en fournissant des applications fiables et instantanées » (web as operating system is not (yet) a panacea — there are some things that offline local client applications still do better — like provide truly reliable, instantaneous applications).

C'est clair, mais ce serait étonnant qu'il dise autre chose ! Enfin, dans la lignée, l'utilisation à grande échelle des Web services du genre Amazon n'est plus très loin (il n'y a qu'à voir l'effervescence bouillonnante qui investit l'univers SOA)...

Quant à la tournure que prennent déjà les événements, je vous invite vivement à lire ces deux billets de Jean-Baptiste Boisseau, respectivement intitulés Le client web en mode déconnecté arrive et Soyez cool, soyez offline... (exemple), juste pour avoir une petite idée de ce qui nous attend, dans un avenir désormais à nos portes.

Et le repositionnement sur le créneau de poids lourds comme Intel, Google & consorts ne fait que renforcer l'analyse. Qu'en pensez-vous ?



P.S. Trop pris par la rédaction du billet, j'ai failli oublier le principal ! La source : GigaOM.

Liens connexes sur le sommet Web 2.0 :
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mardi 7 novembre 2006

GYM : que va faire Yahoo ?

GYM : que va faire Yahoo ?


Voici quelques jours que l'Interneau s'agite une fois encore sur des possibilités d'acquisition de Yahoo par Microsoft. La rumeur initiale, qui remonte au mois de juin, reprend de la vigueur dans le sillage d'un article récent de Fortune, indiquant quatre orientations viables pour les futures manœuvres de Yahoo :
  1. Acheter AOL
  2. Être acheté par Microsoft (opération qualifiée de triomphe pour M$)
  3. Fusionner avec eBay
  4. Rester dans la course et persévérer
The Motley Fool en rajoute une couche en faisant fusionner à terme Yahoo avec CNET, qui serait dans des eaux délicates (j'espère que je ne vais pas m'attirer les foudres d'Emmanuel...), tandis que Bill Wise annonce déjà Microhoo en vainqueur de Google, toujours en s'inspirant des supputations de Justin Post, analyste chez Merrill Lynch et récidiviste.

Seule différence entre hier et aujourd'hui, comme précisé dans Microsoft pourrait faire l'acquisition de Yahoo ou d'eBay, alors qu'en juin la fourchette se situait entre 40 et 45$ par action, le prix cible n'est plus que de 32 $ pour l'action Yahoo! aujourd'hui. Une seule différence, certes, mais de taille !

[MàJ - 10 novembre 2006] Le co-fondateur de Yahoo!, David Filo, répond ainsi aux rumeurs de fusion avec un autre big de l'Internet, du genre Microsoft juste pour en citer un :
Voilà des années qu'on en parle, donc je n'ai rien à ajouter !

(David says these things have been talked about for years, so he doesn't have anything to add.)
C'est clair :-)


P.S. Autre chose, pas vraiment en rapport : Microsoft, désormais Registre agréé ICANN, fait un pas en avant sur les licences Vista (voir l'appart) et deux pas en arrière sur les DRM...

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vendredi 27 octobre 2006

Google : objectifs et orientations 2006

Google : objectifs et orientations 2006


Philipp Lenssen, grand observateur de Google, a mis la main sur deux documents internes, qui dressent respectivement les grandes orientations 2006 et les principaux objectifs réalisés au terme du troisième trimestre.

En vrac :

* Pour améliorer la productivité de ses ingénieurs, Google met à la disposition de ses personnels un outil universel de recherche « contenant toutes les informations classées publiques générées par toutes les recherches effectuées sur Google. » À mon avis nous avons là une première explication de l'Ultimate Search Engine par Google, nom de code H9.

Ce n'est donc pas étonnant que Google avoue vouloir créer le meilleur laboratoire de recherche au monde en intelligence artificielle (IA) !

* Autre info intéressante, le désir de générer 10 MW d'énergie écologique, peut-être en construisant sa propre centrale (build 10MW of green power), ce qui ne serait pas de trop pour alimenter l'ogre en électricité...

* Réduire de 50% le "Borg disk waste", s'agit-il d'améliorer le rendement des grappes de serveurs lames, toujours en rapport avec le fameux data center de Google ? À moins que Borg ne se réfère à Star Trek, vu que les compères Page & Brin semblent des passionnés de science-fiction...

* Sans surprise, Google veut réduire le spam (dans les 20 langues les plus utilisées) (d'où probablement EFIGSCJKR), booster son système de pub, le contenu et l'aspect communautaire, l'innovation, etc.

* Toujours dans son ambition d'hégémonie, Google veut que ses outils soient installés sur tous les ordis et intensifier le déploiement de son Google Pack, notamment à l'intention des internautes novices.

* Voir également la liste de responsabilités qui incombent à Marissa Mayer, c'est pas la tâche qui lui manque :-)

* Enfin, le dernier fait souligné par Philipp vaut son pesant d'or : Google s'apprêterait à introduire sur Google.com une section de résultats proposant du contenu payant (paid content results section on Google.com).

Nous voici fixés pour 2007...


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vendredi 20 octobre 2006

Google : la suite ... dans les idées

Google : la suite ... dans les idées

ou comment réaliser un chiffre d'affaires d'une dizaine de milliards de dollars par an ?

C'est (relativement) simple : il suffit d'appliquer la formule Google, formule originale que la firme utilise pour calculer ses revenus publicitaires !


Revenu
= Nb d’utilisateurs x (Nb de requêtes/utilisateur) x (Nb de pubs/requête) x (Nb de clics/pub) x (Revenu/clic)
Question subsidiaire : une fois qu'on connaît la formule et le montant du revenu, peut-on calculer l'entité des autres éléments de l'équation ? Ça n'a l'air de rien, mais ça nous donnerait véritablement la mesure de la situation...

En attendant, voici quelques idées : au vu des chiffres annoncés par la firme, cela revient à dire que Google fait fi des dérives et s'accapare plus ou moins (disons plutôt plus que moins) 25% des parts de marché publicitaire, un résultat gigantesque qu'aucune société n'avait encore jamais réalisé à ce jour.

Concrètement, pour parler en termes simples et immédiatement accessibles, sur 4 dollars dépensés dans la pub, Google en prend 1 (Google to Get One in Four Web Ad Dollars) !

Une info à mettre en rapport avec les projections que faisaient Eric Schmidt en mars dernier, lors de la présentation de Google aux analystes financiers, sur laquelle je voudrais revenir en analysant plus précisément deux diapositives, les n° 8 et 9.

Commençons par la n° 9 :
Aujourd'hui, sur quatre dollars dépensés dans le commerce de détail, un dollar transite en ligne. Par conséquent vous pouvez aisément saisir les implications et les opportunités énormes qui s'offrent à nous.

À l'heure actuelle, la courbe de nos activités publicitaires est saine et suit une évolution croissante. Selon nos prévisions, nous devrions passer de 6 milliards de dollars cette année (2005) à 9,5 l'année prochaine (2006), en nous basant uniquement sur la tendance positive du trafic et de la monétisation de nos services.
Donc, le C.A. 2006, qui devrait avoisiner ou dépasser 10 milliards de dollars, est en parfaite adéquation avec les projections dévoilées en mars dernier !


Entre parenthèses, observons que ce revenu brut de 7,4 milliards de dollars sur les neuf premiers mois représentent 4,5 fois la valeur du deal avec YouTube, comme quoi, il y a de la marge, ou, comme dit Franck Poisson, le compte est bon. Une acquisition majeure qu'on pouvait déjà lire entre les lignes...

Des chiffres que l'on comprend mieux lorsque l'on sait que les liens vidéo vont maintenant s'ajouter aux liens affinitaires de Google et au marché de la recherche sur Internet, d'ores et déjà estimé à plus de 400 milliards de requêtes par an...

Ça nous fait un bel inventaire où mettre les pubs, enfin de quoi réaliser un système publicitaire plus exhaustif...

Un inventaire qui passe davantage par le développement de fonctionnalités plutôt que de produits propriétaires, tendance confirmée hier par Sergey Brin, dans le cadre de l'initiative « Features not Products », là encore une évolution annoncée dès le mois de mars :
Add features, not properties and make it really easy to use...

Ajouter des fonctionnalités plutôt que des produits propriétaires et rendre leur utilisation conviviale...
Google qui serait en train de plancher dans deux directions : une meilleure intégration de son interface pour mettre en avant la verticalisation du moteur, et l'étoffement de sa suite logicielle, en ajoutant bientôt Google Docs à Google Apps for your domain. Demain, il ne manquera plus que le navigateur et le système d'exploitation signés Google, et la boucle sera bouclée...

Un véritable défi pour Microsoft, qui AMHA devrait regarder du côté d'eBay ou de Yahoo, Yahoo qui vient tout juste d'annoncer des résultats moins flamboyants que ceux du premier de la classe, et le lancement de Panama, sa nouvelle plateforme de liens sponsorisés.

Donc, après un détour par les intemporels de Google, nous revoici avec les pieds sur terre. L'automne sera chaud. Et l'hiver froid :-)


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lundi 16 octobre 2006

Les blogs et la pub : pour ou contre

Les blogs et la pub : pour ou contre ?

Ça va encore jaser dans la blogosphère, à défaut des chaumières. Moi je vous le dis. Il faut dire que c'est surprenant. Ce matin en lisant mon fil de flux, tout d'abord je vois que le dernier billet de Loïc Le Meur s'intitule Publicité et je survole d'un œil distrait les premiers mots « Train, avion, voiture ? Avant de partir... ». Instantanément je pense « il voyage beaucoup, probable que c'est lié à ça ». Puis je poursuis ma lecture, le hasard voulant que le flux suivant soit celui de Pointblog. Titre du billet : Publirédactionnel. Premiers mots « Train, avion, voiture ? Avant de partir... »


Alors là, je tique, comme dirait la Miss. Je tique et puis je clique. C'est plus plug & play, c'est tique & clique (prononcer tique'n clique :-)

Pour découvrir que ces deux blogs sont désormais sponsorisés par Voyages-SNCF.com ! Pour combien de temps, allez savoir ? Le temps d'un billet (de train), d'un trajet, ou à vie ?



À noter qu'entre-temps chez Pointblog ils ont apparemment ressenti la nécessité de se justifier et d'enlever le lien au billet (qui n'est plus cliquable depuis la page d'accueil, et qu'on ne peut plus commenter directement, alors que c'est quand même la règle du jeu, sauf ici, mais pour combien de temps encore...), et que Bloïc a modifié le fond de son message :


Je ne sais si c'est en réponse au commentaire de Thierry Bézier (dont le blog est à visiter, formule très originale), qui lui fait remarquer « quitte a faire une pub autant faire une plus grosse image? parce que là on voit rien... », ou parce qu'il s'était planté dans la charte graphique convenue avec le sponsor (voir le fond du message sur Pointblog, qui se différencie nettement de celui des autres billets), mais quoi qu'il en soit mon sentiment est très bien résumé dans le premier commentaire de JUL :

De la pub dans des billets de blog, je crois vraiment mais alors vraiment que l'on s'égare là !
C'est la première pensée qui m'est venue à l'esprit. Et puis en y réfléchissant bien, je m'interroge. Car comme l'observe si finement Loïque, l'important, c'est quand même de garder « sa précieuse liberté de pen$er, (...) et ce n'est pas parce qu'on n'a rien à dire qu'on n'a rien à vendre » !

Donc, est-ce vraiment condamnable ? Est-ce vraiment étonnant ? Ou serait-ce plutôt dans la logique des choses ? Sur Internet, les dérives publicitaires et la pollution promotionnelle ne sont-elles pas partout, et ne le seront-elles pas de plus en plus ? Que dire et penser en voyant un article-sandwich comme celui-ci :


ou un billet de blog ainsi conçu :


Comme l'avoue Jean-François avec la plus grande franchise :
...J’ai calé la publicité ou elle est censé transformer le mieux. Cette publicité n’est visible que pour les visiteurs occasionnels (zappeurs ?), les abonnés disposent de l’intégralité du flux sans pub et enrichi de mon bookmark collaboratif (...) Et les autres, vous en pensez quoi ?
Oui, j'en pense quoi ? Pas grand chose, à vrai dire. La même chose que quand je suis dans la rue avec un peu partout des affiches qui m'agressent, la même chose que quand je vois un film à la télé abondamment entrecoupé de pubs (en Italie, en gros c'est 5 minutes de pubs tous les quarts d'heure), la même chose que quand je lis un magazine avec les infos coincées entre les formats publicitaires, etc. etc.

J'en pense que tout ça pollue mon atmosphère et mon environnement, j'en pense que ce sont des nuisances visuelles et/ou acoustiques dont je me passerais volontiers, mais faudrait que j'aille sur la lune ou sur une île déserte, et encore...

Et j'en pense aussi que la frontière entre pollueurs et pollués n'est pas si marquée qu'on voudrait bien le croire, qu'il y a un incessant va-et-vient entre les deux pôles, où les pollués deviennent tantôt les pollueurs et les pollueurs les pollués, j'en pense encore que moi aussi je me mettrais peut-être à polluer si ça me rapportait suffisamment, mais j'attends encore les sponsors. C'est bizarre, Voyages-SNCF ils m'ont pas contacté, je comprends pas, pourtant c'est fléché depuis la Porte d'Orléans qu'il disait le Coluche, il est vrai que je suis pas dans le classement d'Edelman.

J'en pense enfin qu'il y a des moments où tout et tous me font chier, mais bon, faut pas le dire, d'ailleurs je l'ai pas dit. Ou alors je l'ai pas dit fort.


P.S. Mais je l'ai pensé tout haut...

Et vous, vous en pensez quoi ?

Tiens, pour finir sur une TRÈS belle note, voici une pub totalement désintéressée pour la future Céline Dion, découverte sur le blog de JUL, allez-y voir absolument (je vous mets pas la vidéo, juste pour vous obliger à cliquer le lien). Trop géniale la petite, un talent immense qui se fout du nombre des années. Et à la différence du grand dadais, moi je dis que sa coiffure, sa robe et ses chaussures lui vont très bien. Il faut laisser les enfants grandir, surtout pas chercher à leur inculquer des principes marketing à la con dès l'enfance, et vouloir à tout prix les faire apparaître comme des gravures de mode, ils n'auront malheureusement que trop le temps de découvrir ça tout seuls...

Qu'y a-t-il de plus beau que l'innocence des enfants en ce monde misérable ? Et entre l'innocence et le look, vous préférez quoi ? Quand je pense qu'ils se sont même mis à faire défiler les mômes, quelle horreur ! À choisir entre deux maux, je préfère encore la pub sur les blogs :-)

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