dimanche 21 octobre 2007

Blogueurs : citez vos sources !

Blogueurs : citez vos sources !

ou Réflexions sur la déontologie du blogueur et proposition d'insérer un huitième point au Code de conduite des blogueurs
 :
8. Nous invitons les blogueurs à l'honnêteté intellectuelle et à toujours citer leurs sources, dans la mesure du possible.
Petit message dédié et adressé à Aziz Haddad.

[MàJ - 14h35'] Réponse de Aziz en commentaire :
Jean-Marie >>> Je pense qu'il y'a un grand malentendu sur le sujet ! On aurait pu en discuter avant (ce qui est dommage), j'ai effectivement vu ton article (suite au backlink que j'ai reçu) mais je ne t'ai en aucun cas pompé l'info, j'ai bien reçu celle-ci directement dans ma boite email hier par un de mes lecteurs. Quant à la capture d'écran, ecore désolé mais c'est bien moi qui l'ai effectué (et non pas rajouté la flèche comme tu le mentionnes).
La question serait plutôt: mon contact a t il l'info auprès de toi? auprès de allfacebook? je me pose désormais la question et veux bien rectifier le tir en mentionnant vos 2 posts qui précèdent le mien. Je ne peux t'empêcher de douter mais tu remarqueras en tout cas que ce n'est pas dans mes habitudes. (j'avais même publié un article à ce sujet).
Amicalement,
Aziz

Aziz, OK, le backlink que tu as reçu venait du même billet, mais je prends acte de ta réponse. Ceci dit, je laisse intacte ma proposition, car elle concerne les internautes qui bloguent et commentent en général, chose qui va bien au-delà de ce simple billet. Et si tu me donnes le lien de ton article, je le mettrai ici. J-M

[2e MàJ - 23h55'] Pour celles et ceux qui souhaitent avoir un avis contraire...

* * *

Lié à mes dernier et avant-dernier billets.

Dans la traduction de Luc Legay, mentionnée dans Droits des utilisateurs des réseaux sociaux, Luc nous rappelle le code de bonne conduite pour la blogosphère.

Ce qui m'amène directement à l'objet de ce billet.

Cette nuit (je travaille souvent la nuit pour préparer mes billets), j'ai vu qu'Aziz était passé sur mon blog, via Mybloglog, ainsi que sur celui d'AllFacebook, que je consulte régulièrement en ce moment car c'est une source intarissable d'infos sur Facebook.


Ça ne m'a pas étonné car je le cite à deux reprises, non sans lier son blog, dans mon avant-dernier billet (publié samedi après-midi) sur les données démographiques de Facebook :
Or le 6 octobre, Aziz Haddad nous communiquait que les utilisateurs de Facebook en France étaient 200 000, en arrondissant. Ils sont 429 540 aujourd'hui, soit un gain de plus de 100% 14 jours plus tard !!!

Aziz, qui nous rappelait qu'en septembre les membres du réseau France n'étaient que 89 000, pariait sur un demi-million d'utilisateurs d’ici la fin de l’année !
Et puis je lis ce titre dans mes flux, Facebook : 430.000 utilisateurs français !

Billet publié cette nuit (Sunday 21 October 2007, 02:32 — by Aziz Haddad), dans lequel il reprend, outre l'info, la même capture d'écran que dans mon blog :


Il a juste surligné en jaune et ajouté la flèche rouge.

Sans toutefois citer ses sources, ni moi ni Nick O'Neill, ce qui aurait été la moindre des choses.

Je n'ai pu m'empêcher de commenter :


Bien la déontologie du blogueur ! T’aurais peut-être pu citer la source, moi en l’occurrence. Ou tu tiens à t’assurer l’exclu ?
Encore aucune réponse à cette heure. D'où ce billet.

En conclusion, plutôt que de commettre une faute de goût, une faute de style, une faute déontologique, ou une faute tout court (tout l'exemple de ce qu'il ne faut pas faire), revendiquons toujours l'honnêteté intellectuelle de bloguer et citons nos sources !

En rappelant pour mémoire le premier point du Code de conduite pour la blogosphère rédigé par Tim O’Reilly en avril dernier :
1. Nous assumons la responsabilité de nos paroles et nous nous réservons le droit de ne pas accepter dans nos blogs les commentaires qui ne sont pas conformes aux règles élémentaires de la courtoisie.
(...)
Pour une définition claire d’une juste attribution des sources et de leur usage équitable, veuillez consulter le lien : Legal Guide for Bloggers.
À imprimer, encadrer et à mettre bien en évidence pour se le remémorer en cas de besoin...


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Droits des utilisateurs des réseaux sociaux

Droits des utilisateurs des réseaux sociaux

Une heureuse découverte ce matin dans mon lecteur de flux, ce billet de Luc Legay intitulé La déclaration des droits pour les utilisateurs des réseaux sociaux, qui traduit A Bill of Rights for Users of the Social Web, charte rédigée le 4 septembre dernier par Joseph Smarr, Marc Canter, Robert Scoble et Michael Arrington, et publiée sur le blog Open Social Web, ouvert pour l'occasion.

We publicly assert that all users of the social web are entitled to certain fundamental rights, specifically:

  • Ownership of their own personal information, including:
    • their own profile data
    • the list of people they are connected to
    • the activity stream of content they create;
  • Control of whether and how such personal information is shared with others; and
  • Freedom to grant persistent access to their personal information to trusted external sites.


Sites supporting these rights shall:
  • Allow their users to syndicate their own profile data, their friends list, and the data that’s shared with them via the service, using a persistent URL or API token and open data formats;
  • Allow their users to syndicate their own stream of activity outside the site;
  • Allow their users to link from their profile pages to external identifiers in a public way; and
  • Allow their users to discover who else they know is also on their site, using the same external identifiers made available for lookup within the service.

Traduction de Luc :
Les utilisateurs des réseaux sociaux doivent bénéficier des droits fondamentaux suivants :
  1. Conserver la propriété de leurs informations personnelles : profil personnel, liste des contacts, contenus produits (ou liens vers ses contenus) ;
  2. Le contrôle du partage de ces informations personnelles ;
  3. La liberté d’autoriser un site, tiers de confiance, d’accéder durablement à ces informations personnelles.
Les sites qui adhèrent à ces droits fondamentaux doivent permettrent à leurs utilisateurs :
  1. de syndiquer leurs informations personnelles en utilisant une URL permanente ou une API utilisant un format de données ouvert ;
  2. de syndiquer leurs contenus à l’extérieur du site ;
  3. de relier leurs pages d’informations personnelles à des identifiants externes et publics ;
  4. de découvrir qui utilise le site parmi leurs contacts, à l’aide d’identifiants identiques à l’intérieur du site et en dehors du site.
Et Luc d'ajouter : « L’heure étant à la multiplication de nos identités à travers la multiplication des services de réseaux sociaux, la démarche paraît plus qu’urgente pour beaucoup d’entre nous ! »

Nous voilà prévenus...


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samedi 20 octobre 2007

Facebook Demographics

Facebook Demographics

French - Français

Facebook et le ciblage publicitaire / comportemental...
Facebook : statistiques fin octobre 2007...

Facebook Demographics today (on October 20th, 2007 10:00 a.m. Greenwich Time) (Source: Flyers Pro page, thanks to Nick O'Neill)


See also Facebook for ad targeting (french post easily understandable, all graphics) and Who needs Google? Facebook's stealth ad system.

* * *

Données statistiques communiquées par Facebook via la page Flyers Pro, compilées ce matin, samedi 20 octobre à 11h (via Nick O'Neill)


Au niveau de la répartition géographique, avec 36 165 000 d'utilisateurs, les 7 pays de langue anglaise s'accaparent 86% du total :
  1. États-Unis (+55% des utilisateurs anglophones, 47,45% de l'ensemble !)
  2. Canada (sans division linguistique, même si je serais curieux de connaître le taux de canadiens francophones sur Facebook)
  3. Royaume Uni
  4. Australie
  5. Afrique du Sud
  6. Nouvelle Zélande
  7. Irlande
Les 14% restants (5 882 520) sont disséminés entre les 24 autres pays.

Certaines absences m'étonnent : la Belgique, par exemple, ce qui m'amène à penser que dans le cas de la "France" le calcul de Facebook est linguistique plutôt que géographique (contrairement au Canada), les pays lusophones (apparemment tous sur Orkut), ou encore la sous-représentation des utilisateurs et pays hispanophones.

Par ailleurs, je n'ai pris que les chiffres de l'ensemble de la population, mais on peut si on veut diviser entre hommes et femmes, choisir par tranche d'âge, etc. (Cf. Facebook et le ciblage publicitaire / comportemental...)


Il est intéressant de constater que la France se place en huitième position (sur 31 pays), avec seulement +1% des 42 millions d'utilisateurs officiellement reconnus par Facebook (puisque ce sont les stats du site lui-même), alors qu'au troisième trimestre certaines données faisaient état d'un taux de pénétration de 3% de Facebook dans l'Hexagone !

Or le 6 octobre, Aziz Haddad nous communiquait que les utilisateurs de Facebook en France étaient 200 000, en arrondissant. Ils sont 429 540 aujourd'hui, soit un gain de plus de 100% 14 jours plus tard !!!

Aziz, qui nous rappelait qu'en septembre les membres du réseau France n'étaient que 89 000, pariait sur un demi-million d'utilisateurs d’ici la fin de l’année ! Toutes les prévisions sont donc battues, avec un rythme dépassant 16 400 inscriptions/jours, soit +11 à la minute. Impressionnant !

On pourra peut-être reprendre les comptes à la fin de l'année, surtout si l'on prend en considération les chiffres communiqués par Facebook : +225 000 nouveaux utilisateurs/jour dans le monde (ou plutôt, dans les 31 pays ci-dessus) (et les autres ?).

Du reste, si l'on rapporte cette valeur de 1% d'utilisateurs français à 225 000, ça nous donnerait 2 250 adhésions/jour, soit 7 fois moins que le taux de croissance effectif.

En conclusion, il faut croire que le taux de pénétration de Facebook en France croît beaucoup plus rapidement que prévu. Tous les chiffres qui entourent la société de Mark Zuckerberg sont vraiment superlatifs ! Qu'en pensez-vous ?


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Liens Adscriptor - sommet Web 2.0

Liens Adscriptor - sommet Web 2.0

Liens à suivre pour approfondir les grands thèmes qui tournent autour du sommet Web 2.0. et du Web en général.

Web2Summit: Opening Up the Social Graph

Facebook, IT Company 2007

Google lance officiellement une appli News pour Facebook (via Ionut Alex Chitu)

Comment développer en 2 minutes une appli Facebook avec Popfly !



Deux études de Datamonitor prévoient une explosion des réseaux sociaux à court-moyen terme, et un avenir incertain à long terme. Allez savoir !?

Yahoo dans la tourmente (encore !)

Comment enseigner le SEO à Jason Calacanis...

Dash Navigation ?

Flickr annonce un inventaire d'1,38 milliard de photos et la mise en place d'une cartographie basée sur les tags géoréférencés, ou géolocalisés (si j'ai bien compris, j'utilise pas trop Flickr).

Récapitulatifs :
Premier jour
News & Coverage
AllthingsD
ValleyWag
Notes from Web 2.0

Et pour conclure en beauté :




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P.S. Si vous permettez, un petit pour finir : Twine :-)

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vendredi 19 octobre 2007

Twine

Twine

Philosophie de Twine
Le Web 3.0 en question
Nova Spivack

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Dans le cadre du sommet Web 2.0 que j'ai annoncé et commencé à suivre sur ce blog, hier Nova Spivack a annoncé Twine, que nous présentent Tim O'Reilly, Read/Write Web (les deux avec un luxe de détails et de captures d'écran) ou Nicholas Carr (service gratuit en version base), entre autres.

Philosophie de Twine

Le communiqué de presse de Radar Networks nous donne les détails suivants (je condense) :
Twine est une application révolutionnaire du Web sémantique de prochaine génération, qui met les personnes, les groupes et les équipes en condition d'exploiter au mieux l'intelligence collective.

Présenté comme la première véritable application estampillée Web sémantique, Twine propose aux utilisateurs une façon intelligente de rassembler, de partager, d'organiser et de trouver les informations qu'ils cherchent en s'appuyant sur les avis/recommandations des internautes à qui ils font confiance, sur les contributions de leurs relations au sein d'un réseau de connaissances, gravitant autour d'intérêts et d'objectifs communs.

Vous pourrez ainsi suivre l'information à la trace, indépendamment de là où elle se trouve, collaborer grâce à l' "intelligence de l'outil", unique, qui appréhende la signification des informations et des relations et vous aide de façon automatique à les structurer et les connecter entre elles.

Pour ce faire, Twine utilise les ressources du Web sémantique, le traitement du langage naturel et l'intelligence artificielle, pour enrichir les informations et les modéliser afin que les individus puissent se les approprier. Twine transforme ainsi les données en contenu sémantique, pour faire de la connaissance une ressource enrichie, utile et interopérable.

Tout est mixé, amalgamé, toutes les données sont connectées, réunies en un seul espace : résultats de recherche, contacts, courriels, favoris, flux, documents, photos, vidéos, actus, produits, discussions, notes, etc.

L'utilisateur met ensuite tout ça en forme, comme il publie sur un blog ou un wiki, Twine étant conçu pour tout centraliser et devenir le "hub" de votre vie numérique.

Nous assistons au lancement du Web 3.0, mieux définissable comme la nouvelle décennie du Web, durant laquelle les technologies sémantiques nous aideront à transformer le Web, qui évoluera d'un serveur où sont stockés nos fichiers en une base de données mondialisée.

En rendant l'information compréhensible par les machines, connectée et réutilisable, le Web sémantique deviendra toujours plus intelligent.
Le communiqué conclut sur cette citation de Nova Spivack :
Yahoo! aura été le leader du Web 1.0, Google est le leader du Web 2.0, nous ne savons pas encore qui sera le leader du Web 3.0. C’est un nouveau territoire à explorer, mais Twine représente un premier pas, un signe fort, nous sommes surexcités par toute cette aventure.
Alors, Twine, Web 3.0 ou Pipo 2.0 ? Une interrogation à laquelle je vais tenter de répondre. [Début]


Le Web 3.0 en question

Comme je le commente sur le blog de Pierre Chappaz :
En une grosse dizaine d'années, pratiquement on est passé d'un niveau d'utilisation 0 d'Internet à près d'un milliard d'internautes, à la création d'une nouvelle économie mondialisée qui connaît une croissance exponentielle et qui véhicule des sommes considérables, des emplois, etc. etc.

Je ne pense pas qu'il y ait d'exemple semblable d'une telle croissance, aussi rapide, dans toute l'histoire de l'humanité. Donc le fait de mettre des noms sur les choses, que ce soit Web 3.0 ou Pipo 2.0, correspond tout simplement à la nécessité de trouver de nouveaux mots, et de nouveaux concepts, pour les faire correspondre à des réalités nouvelles.

C'est quelque chose qu'on voit tous les jours en terminologie, où la néologie est une branche florissante de la création linguistique. Pas par désir d'inventer de nouveaux mots en soi, mais juste pour tenter de mettre des noms signifiants sur des choses qu'on ignorait hier encore, mais qui sont désormais là, et bien là. Pour durer.

Car si un tel processus n'était pas constamment en marche, on appellerait toujours l'ordinateur un boulier.

Pourquoi pas, me direz-vous ? Mais cela ne ferait guère avancer les sciences et techniques, qui bouillonnent pourtant de nouveautés : environ 3000 par an, et ça ne cesse d'augmenter. Donc faute de trouver de nouveaux mots et de se mettre d'accord sur un minimum de sens commun, nous ne saurions pas nommer les choses.

Par conséquent je trouve que toute la réflexion autour de ce qu'est le Web et ses différentes déclinaisons, 1.0, 2.0, 3.0 ou n.0, peu importe, est extrêmement enrichissante et nécessaire.
Pour autant le concept de Web 3.0 selon Nova Spivack est très élaboré (j'y reviendrai), et Twine s'appuie sur un certain nombre de technologies de pointe qui en font une plateforme ouverte - API SPARQL et REST, RDF, OWL, XSL, probablement à terme GRDDL (Gleaning Resource Descriptions from Dialects of Languages) - et semblent justifier le terme d'application Web 3.0. Si vous voulez en savoir plus...

Ontologies extensibles, taguables, widgetisables, graphe sémantique (après le graphe social, qu'il intègre, et différemment de ce graphe sémantique-là) pour modéliser / cartographier les relations entre les gens et les choses, entre les arguments et les documents, et intégration d'une dimension sociale (wisdom of crowds plus the wisdom of computers working together) au sein d'une base de données mondiale. Spivack a d'ailleurs déposé un brevet intitulé Semantic web portal and platform.

Terriblement ambitieux et passionnant. En tout état de cause Twine est un produit innovant dont la prise en main demandera probablement du temps et de la patience. À tester donc, avant de déclarer trop péremptoirement que c'est une connerie Web 3.0 de plus. D'autant que Nova Spivack n'est pas à proprement parler n'importe qui. [Début]

Nova Spivack

Je l'ai découvert lors de la publication de Web 2.0 vs. Web 3.0 et de l'échange qui s'en est suivi avec Didier Durand, où un commentateur pointait vers un document de 25 pages intitulé Minding The Planet - The Meaning and Future of the Semantic Web, dont la lecture m'a captivé et que j'ai commencé à traduire (mais c'est long, j'ai été trop optimiste...), avec l'autorisation de Nova. Un article brillant, objet de ce qui fut probablement aussi l'une des premières expériences de propagation d'un mème à travers la blogosphère...

Pour celles et ceux qui comprennent l'anglais, Nova Spivack y explique fort bien la vision qu'il a du Web 3.0, dont le déploiement optimal arrivera, selon lui, vers 2010.


Une approche/vision réaffirmée à Richard MacManus, ainsi présentée par Francis Pisani :
Alors que web 3.0 n’est pas synonyme du web sémantique (il y aura plusieurs autres déplacements technologiques importants au cours de cette période), il sera largement caractérisé par la sémantique en générale. Le web 3.0 caractérise une époque au cours de la quelle nous améliorerons (upgrade) les couches profondes (back-end) du web après une décennie de concentration sur le devant visible (front-end) (web 2.0 a essentiellement tourné autour de AJAX, du tagging et d’autres innovations portant sur l’expérience des usagers dans le front-end du web.
Dans son billet, Francis s'interroge aussi sur la traduction en contexte de "back-end" et "front-end", je le comprends car je me tâte encore pour la meilleure traduction possible de Minding The Planet. Donc, déjà, si je bute sur le titre, je vous dis pas le reste... :-) [Début]


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Flock, navigateur social !?

Flock, navigateur social !?

Il y a des surprises comme ça ! Dans mon lecteur de flux, j'accroche sur ce titre de Techcrunch : Flock 1.0 Beta Released: Surprisingly Very Good. Intrigué, je vais voir de plus près, et j'arrive sur cette page :


un navigateur "social" dont j'ignore tout alors qu'il a été lancé ... il y a deux ans, pratiquement jour pour jour. Remarquez, avec tous les services/produits Web 2.0 qui éclosent constamment, c'est normal qu'on en oublie !

Un anniversaire, ça se fête, non ? Les trois volets mis en avant par le navigateur sont :
  1. le volet humain
  2. le volet médias
  3. le volet découverte

1. Volet humain (People)
Une navigation sociale, donc, dans tous vos services Web 2.0 (Facebook, YouTube, Flickr, etc.), la possibilité de partager photos et vidéos postés par vos "amis", mais également du contenu par simple glisser-déposer, de communiquer aisément entre les services, de recevoir des notifications sur les nouveaux posts, etc.

2. Volet médias (Media)
Une barre de navigation dédiée aux médias riches, pour échanger, publier, communiquer billets de blogs et courriels, etc. Probablement pas aussi riche que devrait l'être la nouvelle mouture de Firefox, mais en attendant...

3. Volet découverte (Discover)
Importer facilement flux RSS et médias, avec un espace personnalisé, My World, pour y fourrer tout ce qui nous intéresse sur le Web.

Le terme Flock, qui véhicule une idée de foule et de sociabilité (to flock = s'assembler, se rassembler), semble donc particulièrement bien choisi. Je l'ai déjà installé (installation superfacile avec importation de toutes mes préférences Firefox), je ne manquerai pas de vous faire un retour lorsque je me serai familiarisé. En attendant, j'aime bien l'interface, je vais tester certaines extensions. Sur Infos-du-net, le rédacteur décrit ainsi le navigateur :
Flock dispose d’une interface très agréable et d’outils permettant de mieux communiquer et travailler sur le Web.

- Une interface revue, qui est superbe.
- De nombreux services, encore plus pratique.
- Possibilité d'ajouter de nombreuses extensions
- Accès direct à notre Blog
- Toujours mon navigateur chouchou, bien que cette nouvelle version semble un peu plus gourmande en ressources...
Bon, et bien je vais l'essayer, et puis je vous dirai si Flock, qui semble étonnamment excellent, selon Techcrunch, tient toutes ses promesses ! Par contre, si vous connaissez déjà, n'hésitez pas à commenter votre feedback... Et si vous voulez le télécharger, suivez le lien :




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Google vs. Yahoo!

Google vs. Yahoo!

Récapitulatif

Puisque c'est le calme plat au sommet du Web 2.0 (aucune info véritablement digne d'être relayée aujourd'hui, sauf ça, je ferai un billet conclusif pour résumer), je voudrais comparer brièvement les résultats trimestriels de Google et Yahoo!, à la lumière d'une précédente analyse de GYM, où Google avait un avantage évident sur Yahoo et Microsoft pour tous les indicateurs étudiés.

Aujourd'hui je commencerai avec le résultat net par action dilué (Net income per share - diluted), qui est de 0,32 $ pour Yahoo et de 9,50 $ pour Google, soit 30 fois plus que Yahoo!

En bref, conformément aux principes IFRS, on obtient le résultat net par action (calculé sur une base diluée) en divisant le résultat net de la période par le nombre moyen d'actions en circulation, et je vous fais grâce des explications sur la dilution.

Pourtant, ce simple indicateur, identique pour les deux sociétés, confirme qu'un actionnaire de Google a trente fois plus de raisons d'être satisfait qu'un actionnaire de Yahoo! Outre une action d'une valeur 20 fois supérieure et une capitalisation de Google (200 milliards $) qui fait 5 fois celle de Yahoo! (40 milliards $).

Mais pourquoi je vous dis tout ça ? Simplement parce que Yahoo a davantage de visiteurs mensuels que Google ! Et même, au mois de septembre 2007, + 6 millions de visiteurs uniques en plus : -130 millions pour Google, +135 millions pour Yahoo!


Sur une base 100, ça veut dire que Google a 96 visiteurs uniques là où Yahoo! en a 100. Or la société communique qu'elle a totalisé 477 millions de VU sur le troisième trimestre 2007 :


ce qui donnerait 458 millions de visiteurs pour Google (96%) sur la même période.

Par ailleurs Yahoo calcule un revenu de 0,91 $ par utilisateur,


soit 434 millions de dollars (vs. 466 millions annoncés par les résultats Q3, mais Yahoo nous dit que les visiteurs de Yahoo! Japon et Yahoo! Chine ne sont pas pris en compte).

Prenons maintenant le revenu trimestriel de Google, en croissance de 57% d'une année sur l'autre :


et divisons-le par notre approximation de 458 millions de visiteurs sur le trimestre, ça nous donne une rentabilité de 9,24 $ par visiteur, 10 fois plus que Yahoo! [Début]

* * *

Tableau récapitulatif :

Capitalisation Google = Yahoo! x 5
Rentabilité Google par VU = Yahoo! x 10
Valeur action Google = Yahoo! x 20
Résultat net par action Google (dilué) = Yahoo! x 30


Impressionnant, non ? Correction, analyse...

Quant à Microsoft, dont la publication des résultats trimestriels est annoncée le 25 octobre, nous verrons bien, même si la comparaison est plus difficile, vu la variété des services/produits de la société de Redmond, dont le binôme Internet/pub n'est certainement pas la branche dominante. Alors qu'il représente 99% de la raison d'être de Google, une constante dans le temps !


Certains parlent d'une soit-disant fragilité de Google à cause de ça, pemettez-moi d'être sceptique ! [Début]


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