mercredi 20 février 2008

Microsoft - Yahoo! : bataille de procuration !

Microsoft - Yahoo! : la bataille de procuration est engagée !

À lire également :
Derrière le calme apparent de ces derniers jours, les acteurs se mettent sur les rangs, prêts pour la bataille de procuration (proxy contest, proxy battle ou proxy fight) : l'OPA hostile devient vraiment hostile.

Hier déjà, Bill Gates a déclaré clairement (même si ça fait partie du jeu...) que l'offre de rachat de Yahoo! par Microsoft était "honnête" (a fair offer), que la société n'avait pas l'intention de jouer à la hausse, qu'elle était prête à investir massivement dans le Web avec ou sans Yahoo!, et que Yang & Co. avaient intérêt à examiner l'offre de près (they should take a hard look at it)...

Or face aux non-réponses de Yahoo!, Microsoft a décidé d'engager une bataille de procuration afin de nommer ses propres "représentants" avant le 13 mars, date butoir pour désigner les nouveaux membres du Conseil d'administration de Yahoo! lors de la prochaine assemblée générale de la société.
Microsoft Corporation and its directors and executive officers and other persons may be deemed to be participants in the solicitation of proxies in respect of the proposed transaction. (...) Other information regarding the participants in a proxy solicitation and a description of their direct and indirect interests, by security holdings or otherwise, will be contained in any proxy statement filed in connection with the proposed transaction.
Le but étant bien sûr de "virer" l'actuel Conseil, à commencer par Jerry Yang... Cette option "stratégique" peut s'expliquer autant par les coûts estimés (environ 30 millions de dollars, contre 1 336 444 000 $ pour chaque dollar d'augmentation de l’offre...), que par les dissensions qui semblent diviser l'actuel Conseil, avec deux factions opposées qui sont, selon Kara Swisher :
  • farouchement contre, Jerry Yang, Robert Kotick, Eric Hippeau et Arthur Kern ;
  • apparemment favorables, Roy Bostock, Ron Burkle, Gary Wilson, et Maggie Wilderotter ;
  • indécis, Vyomesh Joshi et Ed Kozel.
J'imagine que Jerry doit déjà préparer ses pilules... À commencer par un nouveau plan d'indemnités de départ et autres avantages en cas de prise de contrôle par Microsoft, qui prévoit entre autres que les employés qui perdront leur travail ou le quitteront pour une "bonne raison" continueront à percevoir leur salaire et à bénéficier de leur assurance maladie pendant une période allant de 4 à 24 mois, plus un remboursement des frais engagés dans des services de replacement au travail. De nouveaux plans de stock-options sont également prévus, le tout histoire de rendre toute acquisition bien plus chère pour Microsoft (le dossier a été déposé à la SEC pratiquement en même temps que celui de Microsoft pour engager la bataille de procuration).

En attendant, vu que Yahoo! vient juste de dégraisser se restructurer, le quelque millier de salariés à peine laissés sur le carreau licenciés doivent la trouver amère..., la pilule ;-)

Les semaines qui suivent vont être chaudes, il faut vraiment que Microsoft ait de bonnes raisons de vouloir Yahoo!

* * *

J'en citerais au moins trois : Search, Ads & Apps...

Il y a trois mois à peine, Kevin Johnson déclarait que d'ici 3 à 5 ans, Microsoft se fixait pour but d'être dans le Top 2 des régies publicitaires sur le Web et d'augmenter ses parts de marché aussi bien en termes de pages vues que de temps passé par internaute sur ses produits/services et dans la recherche.
Grâce au plan "10, 20, 30, 40" :
  1. 10% des pages vues, contre 6% actuellement ;
  2. 20% du temps passé par l'internaute sur les sites de Microsoft, contre 17% actuellement ;
  3. 30% des parts de marché dans la recherche, contre moins de 10% actuellement ;
  4. 40% des parts de marché dans la publicité en ligne, contre 6% actuellement.
Un optimisme un peu trop ... optimiste, qui me faisait réagir ainsi :
Quant aux 30% des parts dans la recherche sur Internet, en l'état actuel des choses, ça paraît franchement hors de portée pour Microsoft. À moins de racheter Yahoo!...
Or au vu des résultats d'une récente étude Keynote Customer Experience sur les moteurs de recherche, reprise hier sur le blog de Yahoo! (via Search Engine Land), un simple coup d'œil suffit pour comprendre l'intérêt de Microsoft pour Yahoo! :


Où Microsoft est troisième quatrième sur toute la ligne...

Mais ce n'est pas tout. Outre les performances notables de Yahoo!, il est un projet dont je vous ai déjà parlé dans Yahoo! + Hadoop = Yadoop?, qui a été mis en avant ... hier aussi (curieuse coïncidence) sur le réseau de développeurs de Yahoo! (via John Battelle) ; les chiffres sont impressionnants :
Some Webmap size data:
  • Number of links between pages in the index: roughly 1 trillion links
  • Size of output: over 300 TB, compressed!
  • Number of cores used to run a single Map-Reduce job: over 10,000
  • Raw disk used in the production cluster: over 5 Petabytes


Donc, côté recherche, on peut comprendre que Microsoft ait l'eau à la bouche.

Côté pub, c'est Jerry Yang qui nous donne la réponse :
Avec un marché mondial de la publicité en ligne évalué à 75 milliards de dollars en 2010 (vs. 45 milliards $ en 2007, dont plus de la moitié aux États-Unis, supérieur à de précédentes prévisions), Yahoo! a toutes les cartes en main pour profiter de cette "fenêtre de croissance" et se positionner comme passage obligé...
Quant aux applications en ligne des produits/services de Microsoft, lorsque l'on sait combien sont terriblement compliqués les formats d'Office & Co., l'alliance avec Yahoo!, fortement impliqué dans l'open source, peut prendre tout son sens. Pour Microsoft du moins - déjà particulièrement incohérent en la matière -, puisque tarir la vache à lait sans construire auparavant une alternative serait peu prudent.

Voilà donc trois excellentes raisons, mais il y en a une montagne d'autres.

Ceci dit, même en admettant que Microsoft avale finalement sa proie, le plus dur restera à faire : l'INTÉGRATION...

Attention Yahoo! ;-)



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mardi 19 février 2008

Des nouvelles de l'ICANN

Des nouvelles de l'ICANN

Dans l'annonce d'un congrès réussi en Inde, l'ICANN souligne en premier point que l'équipe dédiée va poursuivre son travail sur l'implémentation des nouvelles extensions génériques pour les noms de domaine, dont la liste devrait vous dire quelque chose :


Ce qui pourrait bien causer quelques problèmes, et j'ai des difficultés à suivre la logique... (mais c'est souvent le cas avec l'ICANN).

Autre point qui me touche de plus près, l'annonce d'une véritable politique de localisation de l'ICANN dans les 10 principales langues :


Un programme ambitieux, vu l'importance, la quantité et la complexité des documents mis en ligne sur le site. Mais bon, personne n'est parfait, et pour l'instant le programme est uniquement en ... anglais :-)

Autre sujet : la désignation d'Iron Mountain comme Registreur tiers de confiance (Registrar Data Escrow - RDE), une nécessité devenue urgente après le désastre RegisterFly. L'ambition affichée est de protéger les internautes qui enregistrent leur nom en cas d'éventuelle faillite du registreur chez qui ils l'ont enregistré...

Enfin, durant les discussions sur le front running, Jon Nevett n'a fait que confirmer la position de sa société, Network Solutions (plus de détails ici).

Rien de très nouveau de ce côté-là, si ce n'est la fin probablement proche du domain tasting...

À signaler pour conclure les avancées du déploiement d'IPV6 et l'introduction prochaine de certaines extensions pays en IDN.

La prochaine réunion de l'ICANN aura lieu à ... Paris !


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samedi 16 février 2008

Open Calais : Reuters nous rapproche du Web sémantique

Open Calais : Reuters nous rapproche du Web sémantique

[MàJ - 20 février 2008] « Les autorités européenne et américaine de la concurrence ont donné, mardi 19 février, leur accord sous conditions à l'acquisition du groupe britannique Reuters, connu comme une des principales agences de presse, par le canadien Thomson Corporation, actif sur les marchés de l'analyse juridique, fiscale et comptable. Le nouveau groupe sera l'un des plus grands fournisseurs mondiaux d'informations et de données. » (source : Le Monde)

Le 8 février, Devin Wenig annonçait à Tim O'Reilly que l'avenir de son groupe, Reuters, passait par le Web sémantique (ou Web 3.0 ?). Le lancement d'Open Calais a suivi cette interview de quelques jours.


En fait, il s'agit d'un service Web (technologie ClearForest, voir ici) capable de rattacher automatiquement au contenu que vous soumettez des métadonnées sémantiquement riches, en catégorisant et en liant vos documents à des entités (des gens, des lieux, des organisations, etc.), des faits (‘X’ travaille pour la société ‘Y’) et des événements (‘X’ a été nommé PDG de la société ‘Y’ le jour ‘J’). Ces métadonnées sont ensuite stockées dans une archive centralisée et vous sont retournées sous forme de modèle RDF accompagné d'un identifiant unique (GUID : Globally Unique Identifier).
The Calais web service automatically attaches rich semantic metadata to the content you submit – in well under a second. Using natural language processing, machine learning and other methods, Calais categorizes and links your document with entities (people, places, organizations, etc.), facts (person ‘x’ works for company ‘y’), and events (person ‘z’ was appointed chairman of company ‘y’ on date ‘x’). The metadata results are stored centrally and returned to you as industry-standard RDF constructs accompanied by a Globally Unique Identifier (GUID).
Le tout de manière transparente (sans privilégier d'approche top-down ou bottom-up) et simple (les modèles RDF sont créés à la volée), voir la FAQ et un peu de documentation.

L'API est également décrite ici. J'ai l'impression qu'à peine lancé, le concept jouit déjà d'un retour fortement positif, avec un premier client SOAP qui a déjà vu le jour, un module Drupal, et combien d'autres applications à venir ? Y aura-t-il des connexions possibles avec Twine, c'est également probable.

En tout cas, cela pourrait bien marquer un tournant dans la transition du Web actuel vers le Web 3.0... Alors, est-ce la fin du Web 2.0 ? (petit clin d'œil au passage ;-)

Source. À noter que Reuters offre 5000 $ à qui développera un plugin pour Wordpress via son Bounty Program...


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vendredi 15 février 2008

Microsoft - Yahoo! : les acteurs se positionnent, la conclusion est-elle proche ?

(cf. Dossier Adscriptor sur Microsoft-Yahoo! en un PDF, 100 pages, 2Mo, et Microsoft - Yahoo! : petit glossaire pour mieux comprendre ce qui se passe...)

Grandes manœuvres dans les deux camps. Grâce à l'éclairage d'Arnaud (anagramme de Dauran...), j'espère pouvoir vous fournir des explications un peu plus précises que précédemment.

Donc, les cinq principaux investisseurs de Yahoo! étaient il y a encore une semaine) :
  1. Capital Research and Management Company (CRMC) : 151 851 000 actions (11,36%)
  2. Capital Research Global Investors : 85 106 000 actions (6,4%)
  3. Legg Mason Capital Management, Inc. : 83 843 501 actions (6,27%)
  4. Capital World Investors : 69 647 000 actions (5,2%)
  5. Barclays Global Investors UK Holdings Ltd. : 41 211 875 actions (3,08%)
Représentant globalement 32,31% de la capitalisation de la société, constituée de 1 336 444 000 actions. Or en quelques jours : Soit des mouvements portant sur 326 693 929 d'actions, près d'un quart (24,44 %) du capital de Yahoo! Sans compter les mouvements d'actions au jour le jour (plus de 39 millions échangées aujourd'hui...).

Si ce ne sont pas là des grandes manœuvres !

Mais il y a plus. Selon un analyste d'Institutional Shareholder Services :
Près de 90% des investisseurs institutionnels de Yahoo ont des participations croisées dans Microsoft, et le Top 20 de ces détenteurs sont également des actionnaires importants au capital de Microsoft.

“Close to 90% of Yahoo institutional shareholders have a crossholding in Microsoft, and most of the Top 20 holders are also significant holders of Microsoft.”
Et d'après le Financial Times, le top 5 des investisseurs institutionnels de Microsoft – Capital Research, Barclays Global, State Street, Vanguard et T Rowe Price – sont parmi le top 10 des investisseurs de Yahoo.

Or tous ces groupes ont naturellement intérêt à pousser pour la fusion, puisque de toutes façons ils vont gagner sur les deux tableaux...

Signalons pour être tout à fait complet deux autres signes importants :
  1. Microsoft procède à une forte réorganisation de ses divisions internes, probablement en vue de la fusion...
  2. Ensuite, un dernier facteur qui ne trompe pas : des dissensions commencent à apparaître au sein même du Conseil d'administration de Yahoo!, avec les pro-Yang d'une part, farouchement opposés au deal, et le camp qui semble sortir gagnant de l'autre, emmené par le Président de Yahoo!, Roy Bostock.
Tout ça réuni fait quand même un sérieux faisceau de présomptions, vous ne trouvez pas ?

En tout cas, si l'OPA va jusqu'à son terme, il est très probable que les fondateurs de Yahoo!, Jerry Yang et David Filo, quitteront le navire. Ceci dit, ils auront de quoi se consoler. Et pour peu que Microsoft rende l'offre plus alléchante..


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mercredi 13 février 2008

Microsoft - Yahoo! : petit glossaire pour mieux comprendre ce qui se passe...

Microsoft - Yahoo! : petit glossaire pour mieux comprendre ce qui se passe...

À lire également :
* * *
  1. News Corp.
  2. AOL
  3. Google
  4. Bataille de procuration (proxy contest, proxy battle, proxy fight)
  5. Pilule empoisonnée (poison pill)
Depuis le refus opposé par Yahoo! à l'offre de Microsoft, les annonces et les articles se succèdent pour essayer de comprendre et d'analyser ce que seront les prochaines décisions stratégiques de Yahoo!

Aujourd'hui même, Jerry Yang a envoyé une lettre aux actionnaires pour préciser les motivations du refus, dont le contenu calque très exactement ce billet sur les actifs de Yahoo!

Voici donc un petit glossaire reprenant les différents acteurs impliqués et quelques concepts clés.
  • News Corp. : dernier arrivé dans la course, selon Techcrunch, le groupe de Rupert Murdoch pourrait scinder Fox Interactive Media (MySpace, IGN, Scout Media, Photobucket, Fox Sports, AmericanIdol.com, Flektor, Ksolo, etc.) pour le fusionner dans Yahoo en injectant du cash en collaboration avec un fonds d'investissements partenaire pour un montant d'environ 15 milliards $. Dans cette opération, Yahoo! serait évalué autour de 50 milliards $...
    Des précisions ici et en anglais, ou en français. [Début]

  • AOL : un partenariat entre Yahoo! et la filiale de Time Warner (également maison mère de DMOZ) a longtemps été envisagé, puis définitivement abandonné. Or il semble bien que les deux sociétés aient de nouveau entamé des négociations pour se rapprocher, même si les analystes penchent plutôt pour de la poudre aux yeux afin de faire monter les prix côté Microsoft. [Début]

  • Google : l'invisible présence de mes billets consacrés à cette affaire (PDF, 100 pages, 2 Mo), qui attend son heure, tapi dans son coin, prêt à bondir. Dans les deux cas ci-dessus, toute la partie recherche et monétisation publicitaire de Yahoo! serait externalisée à Google, qui doit bien sûr préférer ça à une fusion Microsoft-Yahoo!... [Début]

  • Bataille de procuration (proxy contest, proxy battle ou proxy fight) : selon Carine Girard (thèse : Une typologie de l’activisme des actionnaires minoritaires en France), technique américaine (...) « qui consiste à prendre contact individuellement avec les actionnaires afin de les convaincre de leur délivrer des pouvoirs pour voter aux assemblées en faveur de tel ou tel candidat au Conseil d’administration, ou pour tel ou tel projet de résolution. »
    L'idée pour Microsoft, ce serait bien sûr d'acquérir un poids significatif au sein du Conseil d'administration pour pouvoir peser sur ses décisions. Même si la société de Ballmer ne le fait pas encore ouvertement, il semble qu'elle ait déjà commencé à collecter des actions de Yahoo!, y compris avec l'aide de quelques dissidents...

    [MàJ - 15 février 2008] Des mouvements sur plus de 300 millions d'actions en une semaine, près d'un quart du capital de Yahoo!, serait-ce le signe d'un dénouement proche ? En tout cas, si Microsoft finit par contrôler, directement ou indirectement, une part importante de ces actions, à savoir plus que le seuil de 15% du capital, Yahoo! pourrait alors faire jouer sa clause « Poison Pill »... [Début]

  • Pilule empoisonnée (poison pill) : clause statutaire généralement destinée à empêcher une offre publique d'achat (OPA), adoptée en mars 2001 dans le cas de Yahoo!, qui permet à la société de prendre des contre-mesures au cas où plus de 15% des parts seraient réunies en une seule main sans l'accord du Conseil d'administration. Or comme on l'a vu, Microsoft ne devrait pas être loin, si ce n'est chose faite...

    Parmi les contre-mesures à disposition de Yahoo! :
    • les actionnaires auraient le droit d'acheter des actions privilégiées à 250$ l'une, qui pourraient être échangées ensuite contre 500$ de valeur nominale en actions ordinaires ;
    • la société pourrait également émettre jusqu'à 10 millions d'actions privilégiées à n'importe quel prix...
    Cependant, cela aurait un impact fortement négatif chez les actionnaires actuels, vu que leur portefeuille s'en trouverait considérablement dilué... [Début]
Voilà pour ce bref tour d'horizon. L'analyse la plus fréquente que l'on peut lire Outre-Atlantique, c'est que les négociations - réelles ou fictives - de Yahoo! n'ont qu'un but : faire monter l'offre de Microsoft, auquel cas le deal pourrait rapidement aboutir.

Même si selon le scoop de Techcrunch sur News Corp., en donnant pour acquis que l'info est vraie, la finalisation d'une telle alternative pourrait bien changer la donne.

En attendant, reste à savoir si et de combien Microsoft serait disposé à relever le prix ! Avec à l'heure actuelle un capital constitué de 1 336 444 000 actions ordinaires, chaque fois que l’offre augmente de 1 $, ça signifie automatiquement 1 336 444 000 $ de plus à débourser...


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mardi 12 février 2008

Microsoft - Yahoo! sur Twitter et ... Adscriptor

Microsoft - Yahoo! sur Twitter et ... Adscriptor

(cf. Dossier Adscriptor sur Microsoft-Yahoo! en un PDF, 100 pages, 2Mo, et Microsoft - Yahoo! : petit glossaire pour mieux comprendre ce qui se passe...)

Je viens de découvrir Twittermeter (via MaestroAlberto) qui permet de tracer le graphique des occurrences d'un ou de plusieurs termes sur le flux public de Twitter.

Voici ce que ça donne pour le "couple" Microsoft-Yahoo! avec un pic évident le 31 janvier, jour de l'annonce de l'OPA (ce jour-là Yahoo! revient 3560 fois dans les conversations publiques sur Twitter, et Microsoft 2425 fois).


Le graphique remonte jusqu'en novembre 2007.

En revanche, à ce jour, le "couple" Microsoft-Yahoo! sur Adscriptor donne ... un PDF de 100 pages (2 Mo) !

Liste des billets ici et .

À comparer avec l'article le plus pertinent actuellement indexé sur Wikio, ce que j'ai appelé en son temps l'asymétrie de crédibilité dans l'information...


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lundi 11 février 2008

Microsoft - Yahoo! : la fin de Yahoo!

Microsoft - Yahoo! : la fin de Yahoo!

(cf. Dossier Adscriptor sur Microsoft-Yahoo! en un PDF, 100 pages, 2Mo, et Microsoft - Yahoo! : petit glossaire pour mieux comprendre ce qui se passe...)

C'est mon quatrième billet sur Yahoo! aujourd'hui, mais le moment est historique et à mon avis le sujet vaut plus qu'une brève chez Techcrunch !

Yang a beau vouloir mobiliser ses troupes, ce qui se passe ressemble fort à une débandade, et je serais curieux de voir comment il va arrêter l'hémorragie.

Donc, je vous ai dit que certains actionnaires contestaient l'autorité morale du Conseil d'administration de Yahoo! et souhaitaient vendre leurs actions.

Par ailleurs plus de 70% des actions de Yahoo! sont détenus par des investisseurs externes, dont des zinzins et des hedge funds.

Dont l'un, Capital Research, était en pourparlers avec Microsoft...

Et bien c'est fait, ils viennent de transférer la propriété de 11,6% des 1 336 444 000 actions ordinaires de Yahoo!, soit 85 106 000 actions (6,4%) pour Capital Research Global Investors, et 69 647 000 actions (5,2%) pour Capital World Investors, dont probablement (je ne suis pas particulièrement compétent dans ce genre de documents) 54 millions d'actions auxquelles est rattaché un droit de vote au Conseil d'administration.

Les documents ne disent pas qui est (sont) le(s) destinataire(s), mais juste que Capital Research and Management Company (CRMC) (the reporting person) « has ceased to be the beneficial owner of more than five percent of the class of securities »...

Toutefois, on pourrait peut-être avancer un nom sans grand risque de se tromper...

Microsoft, par exemple. Qui avait averti depuis le début :
Microsoft se réserve le droit d'entreprendre toutes les actions nécessaires afin de garantir aux actionnaires de Yahoo! qu'ils pourront saisir l'opportunité de notre offre pour réaliser la valeur de leurs actions.

Microsoft reserves the right to pursue all necessary steps to ensure that Yahoo's shareholders are provided with the opportunity to realize the value inherent in our proposal.
La réponse officielle au refus de Yahoo! répète d'ailleurs ce passage, mot pour mot :
The Yahoo! response does not change our belief in the strategic and financial merits of our proposal. As we have said previously, Microsoft reserves the right to pursue all necessary steps to ensure that Yahoo!’s shareholders are provided with the opportunity to realize the value inherent in our proposal.
En ajoutant simplement : « La réponse de Yahoo! ne modifie en rien notre conviction sur les mérites stratégiques et financiers de notre offre ».

Donc c'est bien parti pour que Microsoft bypasse le Conseil d'administration de Yahoo! et que la société change de main avec ou sans la volonté de Jerry Yang & Co.

À mon avis une grosse erreur stratégique de la part de Yang, qui va finir par obtenir ce qu'il affirme vouloir éviter : l'éparpillement - et la fin - de sa société...


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P.S. Devinette du jour : qui est-ce qui détient le nom de domaine Microsoft-Yahoo.com  ?

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