mardi 8 avril 2008

L'histoire de Facebook se termine

Je vous ai déjà raconté l'histoire de Facebook : comment Zuckerberg est en procès depuis 2004 au motif qu'il aurait totalement pompé Facebook sur ConnectU...
L'histoire retrace dans le détail les mois qui ont précédé le 4 février 2004, jour où Zuckerberg a annoncé le lancement de Facebook, et le déroulement des faits est pour le moins troublant.

Car comme conclut l'article, il est clair que Zuckerberg a capitalisé sur la bonne idée au bon moment. Reste à savoir de qui était l'idée ?
D'ailleurs, Zuckerberg attaque le magazine et perd.

Or je découvre aujourd'hui (via Techcrunch) que l'affaire serait sur le point de se conclure. Plus d'infos ici.

En attendant, la contre-attaque de Facebook devant le Juge en invoquant la fausseté des accusations (We continue to disagree with the allegations that Mark Zuckerberg stole any ideas or code to build Facebook...) aurait été retirée par Zuckerberg.

Quant au montant du "règlement à l'amiable", il ne sera pas dévoilé mais vous pouvez parier qu'il sera à la hauteur des espérances des frères Winklevoss. ;-)



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P.S. Pardon pour le titre un peu accrocheur :-)

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lundi 7 avril 2008

Microsoft - Yahoo! : Jerry Yang vs. Steve Ballmer

Microsoft - Yahoo! : Jerry Yang vs. Steve Ballmer

Je viens de lire sur Twitter ce message de Michael Arrington, répondant à l'un de ses commentateurs : « cette vidéo résume parfaitement les négociations entre Microsoft et Yahoo! »



Perso, ça me fait penser à la situation telle que la considère Jerry Yang. En revanche, Steve Ballmer doit plutôt imaginer un truc dans ce genre :



Ce qu'on appelle une différence de style !

Enfin, pourvu que ça finisse pas comme ça ;-)



Et d'après vous, comment ça va finir ? Les paris sont ouverts...



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P.S. Dans un autre genre de symbolisme ;-)


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Microsoft - Yahoo! : la lettre de Jerry Yang

Microsoft - Yahoo! : la lettre de Jerry Yang

Point fort du message de Jerry Yang à Steve Ballmer : Microsoft a trois semaines pour augmenter son offre, faute de quoi, à la guerre comme à la guerre, Yahoo! ne se laissera pas faire...

Je n'ai pas le temps maintenant de traduire l'intégralité de la réponse de Jerry Yang à la précédente lettre de Steve Ballmer, donc pour l'instant je vous livre à la volée les deux derniers paragraphes qui sont, à mon sens, les plus significatifs :
Cher Steve,

(blanc)

Nous considérons que votre menace d'entreprendre une action hostile et une bataille de procuration pour remplacer les membres indépendants du Conseil d'administration de Yahoo! est contreproductive, voire opposée à votre objectif déclaré de mener une opération amicale. Nous sommes confiants sur le fait que nos actionnaires sauront comprendre que les membres du conseil d'administration actuel sont les mieux placés pour évaluer objectivement et en connaissance de cause notre entreprise, de même que les alternatives possibles et comment maximiser la valeur de Yahoo!.

En conclusion, permettez-nous de réaffirmer notre position, de sorte qu'il n'y ait aucune confusion possible. Nous sommes ouverts à toutes les options susceptibles de maximiser la valeur pour nos actionnaires. Pour être tout à fait clair, ces options englobent une transaction avec Microsoft dès lors que le prix proposé reconnaîtrait pleinement la valeur de Yahoo!, calculée de façon autonome ; cela signifierait également pour Microsoft une option supérieure à celle des alternatives à l'étude, pour une transaction dont la valeur et la finalisation ne seraient pas remises en question. Ceci dit, nous restons fermes dans notre engagement en faveur du choix d'une solution maximisant la valeur de Yahoo! pour nos actionnaires et nous ne laisserons personne, vous ou qui que ce soit d'autre, acquérir la société pour un montant inférieur à sa pleine valeur.
C'est clair, non ? Ça veut dire : soit tu relèves le prix de l'offre, soit si tu veux la guerre, tu l'auras. La balle est dans le camp de Steve, qui devrait juste mettre davantage dans la balance. Pas beaucoup, en fin de compte : 3 ou 4 $ ?

Microsoft est prévenu ! Ils vont pas nous faire toute une histoire, pour quelques dollars de plus...



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dimanche 6 avril 2008

Microsoft - Yahoo! : la lettre de Steve Ballmer

Microsoft - Yahoo! : la lettre de Steve Ballmer

Point fort du message de Steve Ballmer à Jerry Yang : Yahoo! a trois semaines pour se décider, faute de quoi, début mai, Microsoft engage une bataille de procuration et l'OPA devient vraiment hostile...

Suite : Jerry Yang répond à l'ultimatum de Microsoft

Depuis maintenant plus de deux mois que Microsoft a lancé son offre publique d'achat sur Yahoo!, le statu quo semblait s'être installé.

Sur 22 billets publiés en février, les 3/4 (16 billets) parlent directement ou indirectement de la fusion Yahoo!-Microsoft. C'est vous dire si j'ai tenté d'analyser la chose sous toutes les coutures.

Or comme on le sait, les eaux dormantes sont trompeuses. Durant ce calme apparent, Yahoo! n'a jamais sorti autant de nouveaux produits-services que depuis l'annonce de Microsoft. Une insistance sur les actifs de la société et des lancements tous azimuts pour un message évident en direction de Steve Ballmer : Yahoo! vaut davantage que ton offre.

Un message tombé dans l'oreille d'un sourd, puisque apparemment Microsoft ne semble pas disposé à relever son prix (une augmentation de 1 dollar par action signifiant un surcoût d'environ 1,34 milliard $ pour Microsoft)...

Steve Ballmer qui s'énerve face au refus et aux atermoiements de Yahoo!, et adresse au Conseil d'administration une lettre menaçant une bataille de procuration.

Traduction/adaptation rapide de la lettre (c'est moi qui souligne) :
Voici maintenant plus de deux mois que nous vous avons adressé une proposition pour l'achat de Yahoo! avec une prime de 62% par rapport au cours de l'action à la clôture du 31 janvier 2008, la veille de notre annonce. Une offre généreuse pour jeter les bases d'une transaction rapide et amicale. Or on peut tout dire de ces deux derniers mois, sauf que les choses ont été rapides.

En dépit de quelques interactions limitées entre nos deux sociétés pendant ce laps de temps, aucune négociation n'a véritablement eu lieu pour finaliser l'accord. Nous comprenons que vous ayez tenté d'évaluer d'autres solutions, mais n'avons eu aucune indication que des représentants de Yahoo! aient été autorisés pour négocier avec Microsoft. Ceci bien que notre proposition soit la seule option qui valorise à leur pleine et juste valeur les actions de vos actionnaires, en donnant à chacun une voix sur l'avenir de l'entreprise et en offrant une alternative de choix aux créateurs de contenu, aux annonceurs et aux utilisateurs.

Or pendant ces deux mois d'inactivité, Internet a poursuivi sa course, les marchés et les conditions économiques globales se sont considérablement affaiblis, tant d'un point de vue général que pour certains
pure players de l'Internet en particulier. Dans un même temps, les indicateurs suggèrent que les parts de marché de Yahoo! ont décliné tant dans la recherche qu'en nombre de pages vues. En outre, vous avez adopté de nouveaux plans internes qui rendent toute prise de contrôle plus coûteuse.

En tout état de cause, la prime de 62% que nous vous avons offert en janvier revêt encore plus d'importance aujourd'hui. Nous pensons d'ailleurs que la majorité de vos actionnaires partagent cette opinion, y compris au vu des perspectives de développement que vous avez rendues publiques.

Compte tenu de ces évolutions, nous croyons donc que le moment est venu de mandater nos équipes respectives pour qu'elles s'assoient autour d'une table et négocient un accord définitif sur la fusion de nos entreprises, susceptible à la fois de donner davantage de valeur à nos actionnaires respectifs, et de créer une nouvelle entité plus efficace et plus compétitive pour fournir de meilleurs services à nos clients. Si aucun accord n'est conclu dans les trois semaines à venir, nous nous verrons contraints de dialoguer directement avec vos actionnaires, en lançant notamment une bataille de procuration pour élire un nouveau Conseil d'administration de Yahoo! Notre prime initiale de 62% souhaitait anticiper une transaction amicale avec vous. Mais si nous sommes forcés de nous adresser directement à vos actionnaires, cette situation aura des conséquences indésirables sur la valeur de votre entreprise, ce qui, de notre point de vue, impactera négativement les termes de notre proposition.

Il est regrettable que vous ayez choisi de ne pas commencer à négocier sérieusement avec nous, et que vous n'ayez pas dûment pris en considération une transaction extrêmement avantageuse tant pour vos actionnaires que pour vos employés. Nous pensons que vous ne pouvez pas vous permettre de manquer cette occasion.
C'est clair, non ? D'autant plus qu'à la fin du mois, les deux sociétés annonceront leurs résultats trimestriels, que les rumeurs annoncent "étonnamment" faibles pour Yahoo! (the word around the valley is they’ll be surprisingly weak)...

Donc, voilà. La pression est mise, les acteurs se positionnent, les dissidents sont sur les rangs, Yahoo! est prévenu !



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vendredi 4 avril 2008

Etude 2008 sur les réseaux sociaux

Publication de l'étude Networking Social Survey 2008 par l'Office of Communications du Royaume Uni, un rapport de 70 pages qui propose une analyse quali-quantitative des attitudes, des comportements et des usages dans les réseaux sociaux en 2007.

Le présent billet n'a pas la prétention de décrypter le rapport dans le détail, mais espère juste vous donner l'envie de consulter l'intégralité de l'étude.

C'est pourquoi je ne vous présenterai ici que quelques graphiques sur les statistiques de fréquentation des réseaux, la partie quantitative donc, en vous renvoyant à la lecture du rapport (uniquement en anglais) pour l'analyse des comportements et usages - la partie qualitative.

De 2000 à 2008, l'évolution des réseaux sociaux est ainsi présentée :


Avec la répartition qui suit par tranches d'âge :


où plus de 51% des utilisateurs ont moins de 35 ans, et presque 1/4 de quinquas en août 2007. Selon l'étude, le réseau Sagazone, qui vise les + de 50 ans, comptait plus de 30 000 profils enregistrés en janvier 2008.

Quant aux parents ayant des enfants entre 8 et 17 ans qui fréquentent les réseaux sociaux, presque tous sont conscients de la nature de ces réseaux.


Parmi les adultes inscrits, 62% utilisent Facebook avec un profil enregistré, 46% MySpace et 32% Bebo, pour les principaux.


Et ce sont à peu près les mêmes fréquentés par les enfants, bien qu'il y ait un peu plus de diversité chez les adolescents (MSN, Piczo, autres...).


L'audience est ainsi répartie :


avec aux deux extrémités de très faibles audiences : entre 2 (!) et 11 ans d'une part, et + de 65 ans de l'autre.

La fréquence d'utilisation est plutôt soutenue :


puisque 87% des utilisateurs disent ouvrir leur profil au moins une fois par semaine, et 50% pratiquement chaque jour !

La répartition par pays est également intéressante :


les plus assidus étant, par ordre d'importance, le Canada, le Royaume Uni, les États-Unis, le Japon, l'Italie, la France et l'Allemagne.

Quant aux principales fonctionnalités utilisées sur les réseaux :


nous avons d'abord l'envie de papoter avec les "amis" (concept plutôt vague sur Internet) et la famille, la recherche de contacts, écouter de la musique, etc.

Je finirai ce passage en revue par les raisons pour lesquelles les enfants/adolescents sont sur les réseaux :


Pour plus de 9 sur 10 (92%), c'est pour être en contact avec les amis et la famille, et consulter les profils/pages des autres ; 79% déclarent qu'ils souhaitent communiquer / prendre contact avec des gens qu'ils voient plus rarement, et 59% qu'ils veulent se faire de nouveaux amis.

L'étude prévient toutefois que les figures 19 et 20 ne sont pas directement comparables. La suite détaille très bien les autres fonctions sociales et les usages qui sont faits des réseaux, avec deux pages de glossaire pour terminer.

Bonne lecture. :-)


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P.S. L'Asie n'est pas suffisamment prise en compte dans l'étude, m'indique Pierrick en commentaire, en me signalant une présentation que je soumets volontiers à votre attention :



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mercredi 2 avril 2008

Que sont les blogs aujourd'hui ?

Que sont les blogs aujourd'hui ?

Réflexion suscitée par la lecture d'un billet de Narvic, dans lequel il rapporte ses commentaires au billet de Laurent Gloaguen, qui pointe lui-même vers un billet de Francis Pisani, etc.

La question que j'en retiens : qu'est-ce qu'un blog aujourd'hui ?

Pisani tente une analyse de ce que peut rapporter un blog - rien, sauf dans certains cas, jugés atypiques :
... je pense que, même s’ils utilisent la technologie de publication du blog, nous ne saurions appeler “blogs” des publications comme le Huffington Post, TechCrunch ou GigaOm. Il s’agit d’entreprises de presse qui publient exclusivement online (pour le moment en tous cas) et dont l’écriture est plus agréable à lire, plus “opinionated”, que le ton compassé, froid, hypocrite et ultra prudent de la plupart des publications traditionnelles.
C'est d'ailleurs la citation reprise par Laurent, qui a provoqué une série de commentaires très intéressants, dont ceux d'Hubert Guillaud, de Narvic (ici et ), de GreG ou de Damien B.

Mais si vous lisez déjà ces trois billets et tous les commentaires, y a de quoi réfléchir !

Pour me limiter uniquement au binôme blog/blogueur, mon point de vue est proche de celui d'Hubert Guillaud :
Jusqu'à présent on avait tendance à s'en tenir à une définition technique pour dire ce qu'était ou n'était pas un blog. Mais est-ce que cela peut être pertinent encore à un moment où tous les sites deviennent des blogs (généralisation du commentaire et du fil RSS, voir même de la navigation ante-chronologique) ?
Ceci dit, essayons de répondre à la question posée plus haut.

Pour moi, qu'est-ce qu'un blog aujourd'hui ?

Un blog, c'est d'abord ce que chacun/e en fait. Entre Chauffeur de Buzz et Huffington Post, pour citer un exemple, il y a différence de stratégie, différence de personnalité, différence de moyens, etc.

Entre Eolas et Media & Tech, il y a différence de compétences, d'intérêts, etc.

Entre Tristan Nitot et les blogs Microsoft, il y a différence de culture !

Entre Adscriptor et Search Engine Land il y a ... un océan de différence, et ainsi de suite !

Derrière un blog il y a une personnalité (qui n'est pas incluse dans la plateforme), qui va donner un ton unique, une empreinte originale, différents de ceux du voisin. Tout au moins c'est à espérer...

Donc, première chose, il n'y a pas "un blog" mais "des blogs". Et même si l'aspect technique est une composante fondamentale de notre présence sur Internet, cela n'est guère utile pour répondre à la question : « que sont les blogs aujourd'hui ? »

Des conversations ?

Ce qui est sûr, par contre, c'est que le phénomène est profond, diffus, et d'une manière générale qu'on assiste à une professionnalisation du blogging, qui va de pair avec la professionnalisation du contenu sur Internet. Moi-même, dans Adscriptor, c'est quoi ?, j'insiste un minimum sur la sphère professionnelle.

Et cela bien que la sphère personnelle semble sortir gagnante dans mon analyse des motifs pour lesquels les gens bloguent (portant sur 70 internautes ayant fourni cinq raisons pour lesquelles je blogue), où les principales raisons invoquées étaient, à :
  • 57%, le partage au sens large (35 fois le verbe, 5 fois le substantif)
  • 38,6%, les rencontres occasionnées, virtuelles ou réelles (17 fois le verbe, 10 fois le substantif)
  • 30%, l'écriture (16 fois le verbe, 5 fois le substantif)
  • 27,1%, l'échange (15 fois le verbe, 4 fois le substantif)
  • 22,9%, le plaisir de bloguer (16 fois le substantif)
En effet, en donnant une valeur arbitraire de 100% à ces cinq raisons, la répartition était la suivante :
  1. partage, 32,5%
  2. rencontres, 22%
  3. écriture, 17%
  4. échange, 15,5%
  5. plaisir, 13%


Or l'un des principaux reproches fait à cette analyse fut que l'argent semblait absent, alors qu'en réalité de plus en plus de blogueurs auraient bien aimé retirer quelques revenus de leurs blogs. Ce qui nous renvoie au billet de Francis Pisani...

Voir également ce billet, et l'étude ci-dessous, à laquelle j'ai répondu en son temps.


Pour autant, il y a encore un différentiel notable entre ce côté-ci de l'Atlantique et l'autre, où il serait pratiquement inconcevable qu'un blogueur du calibre de Fred Cavazza ne monétise pas son blog, selon la terminologie consacrée, alors qu'ici tout le monde trouve ça normal.

Personnellement, mon blog s'inscrit dans une stratégie de présence (y compris sur les moteurs) plus que d'influence, très très loin de la conception que s'en font encore certains journalistes, tel que celui qui m'a contacté il y a deux mois en attaquant ainsi : « Je suis journaliste et aimerais vous posez (sic!) quelques questions sur les volontaires d'Internet. »

Les volontaires d'Internet ! N'importe quoi ! Je ne sais pas si c'est le ton de ma réponse qui l'a fait fuir, mais il ne s'est plus manifesté. En tout cas il m'a bien fait rire, le gueux.

Toutefois un peu moins que ce cher Amaury de Rochegonde, pour qui des « millions de sites ou de blogs » « font de l’audience en propageant rumeurs et commérages », en faisant « une concurrence un peu déloyale » aux médias traditionnels, ces « vieux habitués de la responsabilité éditoriale »...

Et de se réjouir du jugement dans l'affaire Olivier Martinez, « une très mauvaise nouvelle pour les internautes amateurs de potins » !

Ça m'a tellement énervé que je lui ai envoyé un mail que je vous livre in extenso :
Votre article est un tissu d'âneries qui fait de la superficialité vertu.
Par contre, si je comprends bien, vous êtes "journaliste". C'est bizarre, je croyais que les journalistes fouillaient un peu leurs arguments avant d'en parler. Or en lisant ce "papier", on a plutôt l'impression qu'il ne fait que colporter les potins et ragots qu'il semble vouloir dénoncer.
Il ne m'a pas répondu. Mais bon, il est pas trop tard...

En conclusion, ce qui me désole le plus de voir tant d'incompétence bornée, c'est que souvent elle émane de ceux-là mêmes qui devraient expliquer ce qu'est le Web 2.0 (ce cher Amaury est tout de même responsable du service médias du magazine hebdomadaire Stratégies et s'exprime ici sur France Info...), sa complexité, sa richesse, ses subtilités, ses enjeux, etc.

Des enjeux qui sont gigantesques, soit dit en passant. Or avec des arguments pareils, c'est pas demain la veille qu'on va aider les gens à appréhender correctement la situation...

Alors voilà, que sont les blogs aujourd'hui ? La même chose qu'hier et que demain, mais d'abord ce que chacun/e en fera. Et pour vous, c'est quoi les blogs ?


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P.S. Vous pouvez répondre en commentaire, bien sûr, mais un billet complet sur l'argument vous permettrait sûrement de développer une réflexion plus aboutie, si je puis me permettre :-)

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mardi 1 avril 2008

Partenariat Facebook - Primoscrib !!!

Partenariat Facebook - Primoscrib !!!

[MàJ - 2 avril 2008] Poisson d'avril oblige, mis à part le contrat, tout le reste est vrai... ;-)

Exclusivité ! Facebook et Primoscrib viennent de signer un partenariat de collaboration pour la localisation de Facebook !!!

Vous avez sûrement vu il y a quelques jours que Facebook avait ouvert au public son application de traduction, qui doit permettre aux internautes de localiser le site dans 22 langues !


Si vous nourrissez encore quelques doutes, consultez cette page qui donne le mode d'emploi de la localisation de la plateforme.

En parallèle, je vous annonçais il y a plus d'un mois que le compte à rebours avait commencé pour le lancement de Translation 2.0 Open Project - TOP² pour les intimes -, dont l'un des fleurons est un moteur de recherche terminologique multilingue qui scrute le Web afin de trouver des définitions et des exemples de traduction en rapport avec les termes à traduire dans différentes langues. Vous trouverez la FAQ ici.

Nous avions donc développé plusieurs widgets, y compris un pour Facebook :


Or après l'avoir testé, l'un des responsables pour la localisation du site nous a contactés pour nous féliciter sur la qualité du moteur et nous demander si nous serions d'accord pour associer notre application à la leur.

Une chance inespérée pour un projet en phase de lancement ! Et bien voilà, depuis hier, c'est fait, l'accord est signé ! Ne vous attendez pas à un montant faramineux, pour la simple raison qu'il ne s'agit point d'un partenariat financier, mais d'un accord de visibilité, puisque l'application Translation 2.0 sera installée en bundle avec l'application Translation de Facebook !

Le choix de faire appel à des professionnels de la traduction est également une réponse claire adressée à qui pense que la localisation "communautaire" pourrait signer l'arrêt de mort de Facebook.

À croire qu'ils lisent Adscriptor ! Quant à celles et ceux qui préfèrent Netvibes ou Google, nous y avons également pensé&:



Cerise sur le gâteau, nous profitons de l'aubaine pour lancer le concours Win-Win, dont l'enjeu est de créer un twin Win-Win, un moteur jumeau qui rassemblera 5 000 URL que vous nous soumettrez.

Donc si vous connaissez un site Web riche en terminologie multilingue pas encore présent dans notre moteur (qui indexe déjà près de 5 000 ressources), vous pouvez nous soumettre son URL et gagner 1 $ par URL ajoutée et validée : consultez le règlement, c'est du gagnants - gagnants !

vous gagnez 5 000 $, nous gagnons 5 000 URL.

Et non, ce n'est pas un poisson d'avril !!!





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P.S. Si vous souhaitez en savoir plus sur le projet TOP², le premier billet publié sur le blog du projet est déjà en ligne (en anglais aussi). Un forum sera ouvert dès ce soir...



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