mardi 15 mars 2005

Petite mise à jour

Si par hasard quelqu'un a eu la curiosité de lire ce blog hier et d'y revenir aujourd'hui, il y trouvera 15 nouveaux billets ! Ce n'est pas tellement parce que j'ai eu une frénésie d'écrire irréfragable cette nuit, c'est juste que ma période d'essai de 30 jours sur Typepad se termine et que je ne vais pas prendre l'abonnement payant.
Pas parce que je suis pas content de Typepad, au contraire, mais parce que j'ai pris un hébergement multidomaine chez Godaddy et que je compte bien installer mes blogs dessus.
J'ai lu des conseils intéressants sur Dotclear et je vais bien voir si je suis capable de le mettre en oeuvre ou pas.
Donc les 15 nouveaux billets sont les suivants, du plus ancien au plus récent :

  1. 1/? (16 février 2005)
  2. 1+1 (16 février 2005)
  3. Stats (17 février 2005)
  4. Question-Réponse (18 février 2005)
  5. Ce qui me gêne (19 février 2005)
  6. Note de lecture (20 février 2005)
  7. Marketing : Manifeste de marque (20 février 2005)
  8. Explorez mon journal (21 février 2005)
  9. Stats - 2 (22 février 2005)
  10. Signe du destin ? (23 février 2005)
  11. Bloguer, commenter : rédiger, impacter, captiver ! (5 mars 2005)
  12. Abondance de liens ne nuit pas (8 mars 2005)
  13. Tout ce qui brille n'est pas OR... (8 mars 2005)
  14. Folksonomie - de la vitalité des mots (9 mars 2005)
  15. De la vitalité des mots - suite (10 mars 2005)
qui viennent s'ajouter aux trois premiers publiés sur Adscriptor :

  1. Les travailleurs de la connaissance (6 mars 2005)
  2. Comment rédiger un blog qui tue, des messages qui impactent, des commentaires qui captivent ? (4 mars 2005)
  3. Writing Ads and Marketing (in French) (4 mars 2005)
Voilà une mise à jour qui s'imposait avant que je ne remette en place Site Log sur bienvenus.com et que j'ouvre mon prochain blog, esamizdat.com (tout un programme !...)

Allez, à + et bonne nuit.



Tags : ,

De la vitalité des mots - suite

[Mise à jour plus de 10 ans après ! 18 janvier 2016] Je viens d'apprendre le décès de Monsieur Michel Tournier, avec qui j'avais peut-être été un peu rude dans ce billet. Ce tweet vient de me remettre cette histoire en mémoire. Après tout, Michel Tournier avait-il pu forger "extime" sans avoir jamais su auparavant de la notion d'extimité selon Tisseron ou Lévinas, comme on me l'avait signalé en commentaire. Et, surtout, cela n'enlève rien à son talent. Si quelqu'un en sait davantage...

* * *

Hier
En lisant un article en italien, je découvre un nouveau mot anglais (à vrai dire en ce moment j'en découvre plusieurs par jour, mais il faut trier) : publicy, contraction de public et de privacy, dont j'ignore tout. Il est censé qualifier une spécificité du blog, celle d'un journal qui ressort a priori de la sphère privée mais que l'auteur rend du domaine public.
Première question que je me pose, instantanément : « Comment traduire publicy en français ? »
Première réponse que je me donne : « Ça va être coton ! »
J'avoue que je colle pour trouver un terme qui pourrait désigner quelque chose d'approchant. Incapable d'esquisser une solution, je pose la question sur le forum français de ProZ, leader des places de marché dédiées à la traduction sur Internet (plus de 100 000 traducteurs inscrits depuis 1999, pratiquement toutes les langues représentées).
Dans les heures qui suivent, la réponse tombe, sèche comme un couperet, belle, magnifique : extimité pour le substantif, extime pour l'adjectif. Je remercie vivement Hélène. Le mot me fascine, moins de par sa beauté que de par sa pertinence !
Aujourd'hui
Je décide d'écrire ce billet et de m'informer sur le mot et le concept, tant en anglais qu'en français.
Premier constat : publicy est moins nouveau que le Beaujolais, puisqu'il semble qu'on puisse l'attribuer à McLuhan.
Peu importe, il l'est au moins pour moi, vu que je ne l'avais jamais lu ni entendu il y a encore 24 heures.
Deuxième constat : extime/extimité est encore moins nouveau que publicy, et apparemment très employé, surtout en épithète de journal ou de blog (voir ici, ici, ici ou , etc.).
Voici une première citation (auteur inconnu, je n'ai pas pu remonter à la source. S'il se reconnaît, j'aimerais bien qu'il me contacte...) :
« 3 février 2003. Néologismes. Il y a des beaux néologismes et il y en a des mauvais, mais les mauvais sont toujours plus nombreux. Ça doit être parce que les mots ont besoin d’être usés par le temps pour nous charmer. Mais quand les néologismes sont beaux, ils sont beaux ; comme extimité, frappé par le psychiatre Serge Tisseron pour indiquer une intimité extériorisée. Il est bon parce que le pas à franchir pour aller d’intimité à extimité est bref et le sens immédiat. Pour adjectif dérivé extime, si proche d’estime, les cartes se brouillent. Mais ce qui se brouille est souvent l’aurore de nouvelles questions. Que penser de ceux (surtout de celles) pour qui l’estime de soi passe par l’extime ? Partager une extimité est-ce équivalent à partager une intimité ? Peut-on avoir une extimité à soi ? Peut-on garder dans son intime l’extime d’autrui ? et la nôtre ? Peut-on confondre intime et privé, extime et public ? La pudeur, cape de l’intime, est-elle le frein de l’extime et de l’estime ?

Superlatifs. « Intimus », le père latin d’« intime », est le superlatif d’« interior » qui signifie ce qui est le plus intérieur. Pourquoi le latin n’a-t-il pas « extimus » comme superlatif d’« exterior », ce « extimus » qui aurait pu être le père d’« extime » ? Sans doute parce que la parole, même quand elle ne veut pas, dévoile l’intimité, met à nu et porte aux nues. On avait donc besoin de l’intime pour l’empêcher de tout extérioriser. La parole est dans l’extimité. Elle est l’extimité. Si, dans notre société, comme le disent plusieurs sociologues, il y a trop d’extimité, c’est parce qu’il y a trop de paroles et non trop d’images, comme ils veulent nous le faire accroire.
Bon, je croyais en avoir fini, mais non ! Voilà-t-y pas que je tombe sur ça : surprise, Michel Tournier aurait "forgé" le terme !
« Il y a longtemps que j'ai pris l'habitude de noter non seulement les étapes et incidents de mes voyages, mais les événements petits et grands de ma vie quotidienne, le temps qu'il fait, les métamorphoses de mon jardin, les visites que je reçois, les coups durs et les coups doux du destin. On peut parler de "journal" sans doute, mais il s'agit du contraire d'un "journal intime". J'ai forgé pour le définir le mot "extime". »
Après tout, me dis-je, c'est bien possible. Si ce n'est que le livre de Tournier est sorti en 2004 et que ma source inconnue date de 2003. Ça demande vérification !
Selon ma première référence, le mot aurait été créé par Serge Tisseron. Je pars donc en quête de nouveaux indices, et j'en trouve, étonnants !
Tout d'abord, Serge Tisseron nous parle d'extimité avant même la sortie de Loft Story 2, sorti en avril 2002 ! Par ailleurs, l'ouvrage où il expose probablement son concept, L'intimité surexposée, a été publié aux Editions Ramsay en 2001, soit trois ans avant la sortie du bouquin de Tournier...
Conclusion : après tout, il se peut que le psychanalyste n'ait inventé qu'extimité, en laissant la paternité d'extime au philosophe, qui a sans aucun doute une haute extime de lui-même !
Demain
Dans son extimité, Michel Tournier aura probablement les chevilles qui gonflent. Dans son intimité, elles désenfleront peut-être, à moins que ce ne soit le contraire. De toutes façons, il aura du mal à se chausser et se déchausser... ;-)



Partager sur Facebook

, , , , , , , , , ,

Folksonomie - de la vitalité des mots

Folksonomie - de la vitalité des mots

La vitalité des mots fait la rusticité de la langue, la langue vivante, où les mots sont comme les plantes, vivaces, d'ailleurs ne parle-t-on pas d'implanter un terme, d'implantation terminologique ?

Ayant découvert hier le terme folksonomie, aujourd'hui j'ai décidé de m'y intéresser. Battre le fer quand il est chaud...

Le néologisme anglo-saxon a généré par calque le néologisme francophone, et j'ai consulté le WhoIs pour une tentative de datation, car la création d'un « point com » peut s'avérer un bon baromètre pour remonter à la période où une formation néologique commence à rentrer dans l'usage : folksonomy.com a été enregistré le 1er septembre 2004, et folksonomie.com le 18 janvier 2005, il y a moins de deux mois.

Nous avons donc une francisation de folksonomy en folksonomie, mais la bouture prendra-t-elle ? D'emblée il semble que oui, puisque ce matin Google donne 386 occurrences , un résultat qui demande à être détaillé. Une autre fois (un an et demi plus tard, il y en a près de 100 000)...

Mais de quoi parle-t-on ? Voir ce fil pour approfondir la question. Selon l'étymologie du terme, mieux expliquée ici et , il s'agit d'une « classification par les gens », dont le sound reste à mon avis trop anglo-saxon, phonétiquement peu compatible avec la langue d'accueil.

Dans ce cas, "folks", les gens, me fait penser à la citation latine Vox populi, la voix du peuple, et voxonomie semble intéressant en ce qu'il reprend la structure de taxonomie.

Maintenant, d'ici à ce que voxonomie passe dans la langue courante, ce serait un peu trop présumer de mes forces ! Après tout je suis traducteur, pas néologue...

@ +

P.S. Quand je vous disais dans mon post précédent que ça bouge vite : pendant que j'essaie de cerner le concept de folksonomie, les interneuronautes en sont déjà à discuter de ce qu'est la folktologie (comme ici ou , un concept qui n'a pas pris, contrairement à l'autre) ! Alors voxonomie, passe encore, mais voxtologie, c'est à vous dégoûter de penser...



Tags , , ,

Tout ce qui brille n'est pas OR...

Tout ce qui brille n'est pas OR...

Billet qui fait suite au précédent, en quelque sorte. Lorsque j'ai découvert en analysant mes stats que seule une infime quantité de mes visites provenaient des outils de recherche (OR) (même si j'espère que ça changera, mais bon...), ce fut comme une révélation (technologique) : il n'y a pas que Yahoo, Google & Coo pour vous assurer visibilité sur l'Internet.

Les nombreuses ressources sur le Web invisible sont là pour nous l'expliquer et le rappeler.

Les noms de domaine peuvent aussi générer du trafic spontané. J'en veux pour preuve que http://www.translation2.com/ m'assure à lui seul entre 40 et 50% de ma fréquentation, de mes pages vues et de la durée des visites. C'est d'ailleurs en partant de cette constatation que j'ai donné à mon adresse typepad le nom "translation2".

Les activités relationnelles jouent également un rôle prépondérant, communautés, réseaux, blogging, forums, Wikis, etc.

Wist pourrait être une autre voie à parcourir.

Enfin, il y aura peut-être bientôt les co-liens, mais pour l'heure la technologie émergente destinée à révolutionner la donne, surtout en matière de recherche (avec en conséquence des répercussions directes sur les OR que je ne me hasarderai certes pas à prévoir...), est celle du


Avant d'en proposer une définition française, voici celle que fournit Technorati :

What's a tag?

Think of a tag as a simple category name. People can categorize their posts, photos, and links with any tag that makes sense.

En français, on pourrait imaginer plusieurs traductions (liste non exhaustive) : balisage, étiquetage, fléchage, marquage, jalonnage, voire traçage, pancartage (?), etc., même si la solution naturelle semble être "tagage" (qui n'a rien à voir avec le registre taguer, tagueur, bombeur ou graffiteur...), dont j'ai trouvé quelques occurrences allant dans ce sens : tagage collaboratif, partage de tags, folksonomie !

C'est tout nouveau, ça vient de sortir, et pourtant ça bouge à la vitesse grand V !

Donc, dans le sillage de Technorati, pensons aux tags comme à de simples catégories nominales, à des signifiants apposés tels des étiquettes sur différentes classes d'objets : journaux, photos, liens, sites, etc. etc.

Pour l'internaute, c'est la possibilité de thématiser ses intérêts, et pour les agrégateurs de tags du genre Technorati, c'est l'occasion en OR d'assurer la traçabilité de chaque sous-classe pour fournir des résultats plus ciblés que les moteurs traditionnels. Je n'ai aucune idée de ce que sera l'évolution de cette technologie, mais j'imagine que les fées se sont penchées sur son berceau...

Par exemple, pour faire un essai avec le tag (ou avec celui de votre choix sélectionné parmi ceux actuellement disponibles), il suffit d'entrer « tag:translation » dans l'onglet de recherche.

Bonne exploration !

Jean-Marie Le Ray

P.S. Ça s'arrête un peu brusquement, je vous l'accorde, mais petit Paul commande !

Abondance de liens ne nuit pas

Abondance de liens ne nuit pas

« Abondance de liens ne nuit pas » m'est venu à l'esprit alors que je cherchais un titre sans accents (toujours le problème de l'URL générée automatiquement qui vire les lettres accentuées) pour exprimer l'idée de ce que signifie pour moi « être présent sur Internet ».

D'abord l'image m'a plu, et je me suis dit que ça ferait une belle accroche pour Olivier Andrieu, mais lui préfère celle-ci, empruntée à Antoine de Saint Exupery :

- Qu'est-ce que signifie "apprivoiser" ? dit le petit prince.

- C'est une chose trop oubliée, dit le renard. Ca signifie "créer des liens..."

très belle aussi, et certainement plus poétique. Puis j'ai eu la curiosité de chercher dans Google, qui dénombre déjà 31 résultats. On peut pas toujours être premier disait le lièvre à la tortue...

Pour en revenir à mon titre, je m'étais d'abord orienté sur « Comment être présent sur Internet ? », plutôt que « Pourquoi être présent sur Internet ? », puisque la vraie question, comme on dit, est désormais moins de savoir "pourquoi" que "comment".

Avec une page (1 ou +), un site (1 ou +), un blog (1 ou +), un portail (1 ou +), une communauté (1 ou +), un forum (1 ou +), un domaine ou une constellation de domaines ?...

Pour autant cette présence suffit-elle ? Non ! Le corollaire d'être présent, c'est d'être trouvé. Comme le signale joliment Sam-Mag (un pays !), « Le web est un pré de 100 000 fleurs et la question est de savoir comment arriver à ce que les abeilles se posent dessus », à ceci près que que la prairie s'étend à une vitesse exponentielle et que les 100 000 sont maintenant 8 milliards et plus, très précisément 8 058 044 651 au moment où je vous parle, Google dixit !

8_milliards +

Donc une première interrogation se pose, légitime : sur quelque huit milliards de pages, pourquoi quelqu'un serait-il amené à venir visiter LA MIENNE ? C'est là tout le problème du contenu (la substantifique moelle), en amont du contenant (la page Web, le site ou autre), en sachant bien que le contenu va indissociablement de pair avec le contenant, comme le fond et la forme, la lettre et l'esprit.

D'où le discours technique qui s'ensuit, propre à Internet : référencement, positionnement, etc., et c'est pas gagné d'avance sur les OR (outils de recherche) !

Moi qui ai créé ce blog pour dire et me rappeler un jour quelle sera ma progression en terme de visibilité (concept allant au-delà de la présence, puisqu'on peut être à la fois présent et invisible, paradoxe de ce médium), voici mes premières impressions. Au niveau de mon site pro, j'ai eu grosso modo 6000 visites en 10 mois lorsque le contenant était sans contenu (site en chantier), et plus de 1400 visites en trois semaines (depuis le dimanche 13 février, jour de la mise en ligne du contenant avec le contenu) :

Stats_8_mars_2005

la conclusion coule de source, de même que le contenu découle de la motivation et de la réflexion de chacun(e). Au-delà de toute logique marchande, c'est d'abord et surtout une question de communication personnelle.

Autre élément important, ma participation à plusieurs forums, listes, etc. plus la création d'un deuxième blog (un laboratoire de traductions) et quelques interventions sur d'autres journaux qui me plaisent, ont fait que les résultats sur "Jean-Marie Le Ray" ont triplé en trois semaines : j'en totalisais auparavant une quarantaine en égosurf (sic !), j'ai plus que doublé la deuxième semaine et je suis passé aujourd'hui à 114 résultats.

Bon, il s'agit pas de se regarder le nombril, mais plutôt d'utiliser le Web comme réseau relationnel, autrement dit ce qu'on a toujours fait pour chercher du travail dans le monde ... réel !

Et qui dit réseau relationnel sur le Web dit forcément quelques outils dédiés, dont deux spécifiquement français, Viaduc et 6nergies, plus deux autres anglo-saxons, LinkedIn et OpenBC, pour ne citer que les principaux. Un thème à approfondir.

@ +


P.S. En voyant le logo de Google aujourd'hui, ça m'a rappelé quelque chose : nous sommes le 8 mars, fête de la femme ! Donc bonne fête à ma femme, in primis, et à toutes les femmes


, ,

Bloguer, commenter : rédiger, impacter, captiver !


Ce titre pourrait être sous-titré : « De la liberté d'interpréter en traduction », voire « De l'absolue nécessité de jouer avec les mots en traduction ».

Une traduction, c'est comme un poème, un puzzle où chaque mot est un morceau qui s'insère à sa place, et qui plus est où chaque mot n'a qu'une place. Dans l'idéal...

Dans la pratique, on force souvent sur un mot pour le faire entrer dans la phrase, même si ça manque de naturel. Je reprends mon titre en exemple, tiré d'un article anglais de B.L. Ochman intitulé :

B.L. Ochman
Analysons ce titre et différentes possibilités de le traduire. Découpons-le pour commencer :

« How To Write Killer Blog Posts And More Compelling Comments » véhicule essentiellement les concepts suivants :

How to, Write, Killer Blog, Blog Posts, and, Compelling, Comments

L'idée force qui m'a accroché dans ce titre, c'est « Killer Blog », et je me suis d'abord attaché à rendre cette idée en français, dont on a un parfait équivalent avec « le blog qui tue » : 321000 résultats sur Google sans guillemets, 1360 avec guillemets et 4140 pour "blog qui tue".

Donc mon premier défi était de faire rentrer tous les concepts portés par l'original en conservant mon "blog qui tue" en français, puisque la notion est largement reconnue, acceptée et utilisée. Pas autant que "killer blog", certes, mais quand même...

Le verbe, maintenant. Write, "écrire", auquel j'ai préféré "rédiger", qui traduit admirablement "How to write", puisque "rédiger" signifie, selon le dictionnaire, « écrire d'une certaine manière », et encore « écrire sous sa forme définitive ».

Triple avantage :

  • en un mot on traduit l'adverbe « comment » (how to),
  • on donne l'idée de complétude implicite dans le titre anglais (pourrait-on écrire un "killer blog" or "comment" qui ne fût pas d'un sens achevé ?)
  • last but not least, à la réflexion, on vire le comment qui fait double emploi, phonétiquement, avec commenter (commentaire) : pourrait-on sérieusement proposer par écrit "comment commenter" ?

Dans ma première version du titre traduit, j'ai laissé le comment car il introduisait la question : à tort ou à raison, il m'avait semblé qu'écrire « Rédiger un blog qui tue, des messages qui impactent, des commentaires qui captivent ? » en confiant au seul signe de ponctuation le soin de marquer l'interrogation était moins explicite.

Variante : j'aurais pu choisir aussi "poster", qui devient à la mode avec cette acception (voir ici et ), mais je le trouvais trop restrictif dans le cas présent.

Bon. Ensuite il y a le "and", qui lie les deux parties de la proposition en indiquant qu'on a les "posts" d'un côté et les "comments" de l'autre, les deux étant légèrement différents puisque, en principe (je dis bien en principe, car on peut toujours poster sur un blog hôte), on écrit "son" blog et on commente le blog de "l'autre".

Théoriquement, disons qu'avec l'écriture du message original (le "post" lui-même) on est dans le monologue, alors qu'avec le commentaire on est dans le dialogue (on répond généralement aux commentaires des autres).

Enfin on a le "compelling", très in dans le langage marketing anglo-saxon, puisque c'est lui qui est censé vous faire passer à l'acte, vous forcer la main et l'entendement, l'incitateur qui subjugue, irrésistible...

Maintenant qu'on a les principaux éléments de sens qui forment l'original, voyons comment rendre ça en français.

Primordial, en me focalisant sur le "blog qui tue", c'est tout mon titre que je conditionne, surtout par la présence du pronom relatif, qui. D'où mon choix de répéter trois fois la même structure : article + nom + pronom relatif + verbe :

  1. un blog qui tue
  2. des messages qui impactent
  3. des commentaires qui captivent

La répétition est souvent utilisée en langage publicitaire, ou, pour mieux dire, la redondance, justement parce qu'elle permet d'insister, de marteler, d'asséner (compel)...

Voilà, je vous fais grâce du choix des verbes et d'autres menus détails, pour en arriver à ma première solution :

Comment rédiger un blog qui tue, des messages qui impactent, des commentaires qui captivent ?

Si vous avez eu la patience de suivre mon explication jusqu'ici, vous aurez peut-être la curiosité de cliquer sur le lien pour lire tout l'article.

Juste une parenthèse : ce lien conduit à un autre blog, intitulé Adscriptor (Ads & Marketing Translator), que j'ai ouvert expressément pour écrire et parler des traductions, et dont le champ d'action sera plus limité que celui de Site Log.

Question : quelle est l'impression que vous laisse le titre ? Personnellement, elle se résume en un mot : lourd !

Formellement correct, sans perte de sens, mais lourd. Pas marketing pour un sou. Or ce serait quand même le but recherché. Mais comme je le précise en début de message : « Le titre n'est pas de moi » (ce qui ne veut sûrement pas dire qu'il n'est pas bon en anglais), et nous sommes dans un atelier de traduction, un laboratoire pourrait-on dire, fait pour expérimenter, chercher des solutions, tâtonner.

Dans ma tête j'ai donc repris le titre, initialement par des voies détournées, mais surtout parce qu'il me laissait un arrière-goût d'inachevé, je l'ai malaxé, j'ai changé les mots, etc., je vais pas vous en raconter la genèse, juste l'aboutissement :

Bloguer, commenter : rédiger, impacter, captiver !

Verbes, actions, significations.

Ça c'est mon titre ! Ciao,

Jean-Marie Le Ray

P.S. Toute cette digression pour un titre, franchement, on pourrait penser que j'exagère. Que nenni ! Mon but est seulement (d'essayer) d'expliquer la réflexion, longue et articulée, qui se cache derrière le choix des mots. Il n'y a jamais de choix innocent, ni pour le traducteur ni pour la traduction, et s'il en faut tant (temps !) pour trouver 5 mots, imaginez 100 pages !


Tags
, , , , , , , , ,

Signe du destin ?

Signe du destin ?

Je suis en train de traduire un contrat de l'italien au français, et j'ai eu besoin de faire une recherche sur "parti correlate" : je croyais me souvenir qu'on disait "parties liées" en comptabilité mais je n'en étais pas sûr à 100%.

J'ai donc fait une recherche sur Google en saisissant : correlate +"parties liées", et quand l'écran de résultat s'est affiché, mon oeil a immédiatement enregistré qu'il n'y en avait qu'un seul et je me suis dit, dans la fraction de seconde, « bon, c'est au moins ça » :

Index_Google

Ce n'est que quand j'ai vu l'URL que j'ai ressenti une grosse émotion ! De plus, hormis ma page d'accueil, aucune de mes pages n'était encore indexée la semaine dernière. Alors c'est vous dire...

Et le clin d'oeil du destin, c'est que cette page est la seule sur laquelle je voulais me positionner pour l'instant, à tel point que je m'étais lancé dans les Adwords :


Xbrl_adwords

Au moins, je suis certain que sur "parties liées" je suis positionné ! Enfin, ça fait rien, faire sortir comme ça ma page toute seule, sur quelque huit milliards de pages indexées, ça m'a fait un choc !

Quant à Adwords, vous voulez que je vous dise : ça doit être le B.A. BA pour les référenceurs, mais moi j'ai encore rien compris. Faudra que j'aille voir sur Comment ça marche :

Aucun résultat ne correspond à votre recherche

Bon, ben faudra peut-être que j'aille voir ailleurs. Et si quelqu'un a des tuyaux à me donner sur le fonctionnement des Adwords, je suis preneur.

Allez, à +

Jean-Marie Le Ray