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jeudi 16 octobre 2008

Quensis dans le Wall Street Journal !

Que voulez-vous ? C'est pas tous les jours qu'on est cité dans le Wall Street Journal !

Quensis (newsletter...), la société avec laquelle je collabore en tant que rédacteur et créateur de noms (je vous en ai déjà parlé à propos des 17 millions de parkings...), vient d'être citée dans un article de Ben Worthen intitulé Naming Rights, qui s'inscrit dans un dossier consacré aux PME.

Or vu que la création des nouvelles extensions pour les marques ne sera pas à la portée de tout le monde, Delphine Parlier, co-fondatrice de Quensis, y signale très brièvement les difficultés que rencontrent de plus en plus fréquemment les sociétés qui souhaitent avoir un nom, ou une marque, disponible en .COM. Notamment sur les noms courts, en voie d'épuisement.

Ou comment résumer en une phrase ce que nous avons décrit en 4 pages dans la Revue des Marques du mois d'avril 2008 (n° 62), dans un article intitulé Cherche nom de marque ... disponible, co-signé par Jean-Philippe Hermand, créateur de Quensis, et moi-même.

Articulé autour des chapitres suivants :

- D'hier ... à aujourd'hui
- Production des noms
- Les cinq sens du créateur
- Le sixième sens du décideur
- Du bon usage du naming

Je vous en livre un extrait, histoire de vous mettre l'eau à la bouche :

- Le sixième sens du décideur

« Le processus décisionnel est un continuum du début (amont) à la fin (aval) de la création ; celle-ci intègre trois composantes, nous l’avons vu : du sens, de la forme, et du juridique.
  1. La production de sens revient à l’homme.
  2. La production formelle s’appuie sur la stupéfiante créativité algorithmique des logiciels. La raison en est simple : une machine à traitement formel n’a aucun tabou, elle produit des formes de toute nature, très rapidement et en très grande quantité.
  3. La vérification juridique est un passage obligé, dont l’issue échappe à toute démarche créative, puisque la première vertu d’un nom, c’est d’être disponible.
Un magazine à grand tirage fournit un bon exemple des rouages de la prise de décision : quelle photo publier à la une pour couvrir l’actu au plus près ? Une photo de reportage, c’est :
  • être là où il faut quand il faut : décisionnel amont ;
  • prendre 1000 photos : production formelle ;
  • choisir la meilleure : décisionnel aval.
Une seule photo : le choc de l’image. Un seul choix : le poids du nom.

Oui mais voilà : seul le décideur pondère. Grâce à sa culture, son expertise, sa sensibilité. Acquises par son expérience davantage que dans les livres. Il y a des règles, elles sont assimilées, mais aucune n’est figée a priori : la créativité décisionnelle peut jouer dans les règles (localisation d’une forme particulièrement brillante au sein d’un modèle conforme), ou se jouer des règles (rupture paradigmatique par le choix en amont d’un modèle de dénomination non conforme aux us et coutumes de l’univers considéré).

C’est la primauté de l’homme sur la machine. Jamais une machine n’aura conscience de respirer une fragrance. Seul le créateur sentira l’odeur des mots. Seul le décideur appellera son parfum N° 5. Ou plutôt, dans ce cas, la décideuse :
- Créateur de parfum à la cour des tsars de Russie, Ernest Beaux présenta à Coco Chanel deux séries d’échantillons numérotés de 1 à 5 et de 20 à 24. Elle choisit l’échantillon n° 5. À la question « Quel nom allez-vous lui donner ? », elle répondit : « Je lance ma collection le 5 mai, cinquième mois de l’année, laissons-lui le numéro qu’il porte et ce numéro 5 lui portera chance. »
Quelques gouttes de rupture, pour un parfum mémorable… »

Où l'on voit que pour une société, la création d'une marque est peut-être bien la première opération marketing, primordiale, celle qui conditionnera toute la suite...

J'espère que vous vous rappellerez de Quensis ! (newsletter...)


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jeudi 13 mars 2008

Adscriptor - Cinq choses importantes

Adscriptor - Cinq choses importantes

Guillaume Narvic me passe le flambeau pour narrer cinq choses sans importance à mon sujet, or en ce moment mon esprit est totalement accaparé par toute une série d'événements qui me prennent la tête, comme on dit si justement.

Ça fait comme une chape qui me comprime le crâne sans répit. Donc je me dis qu'après tout, en parler me libérera peut-être un peu le cerveau.

1. Il y a des moments où je n'ai plus envie d'écrire sur Adscriptor. Ce désintérêt est dû en partie à la rareté des commentaires sur ce blog. Presque 400 billets et aucun n'a jamais recueilli plus de 20 commentaires. D'où le sentiment diffus d'écrire le plus souvent pour les moteurs, qui sont incapables de dialoguer, ces cons ! De quoi éprouver aussi une certaine envie pour des blogueurs tels que Maître Eolas ou Laurent Gloaguen, dont les billets pulvérisent régulièrement le seuil des 100 commentaires (Beppe Grillo, lui, dépasse souvent les 1000...) ! Quant aux interrogations stériles de Mediapart, laissons-les à leur vacuité.
Et en partie au trop-plein de boulot qui fait que les priorités sont autres.

2. Il y a une autre raison, paradoxale, c'est que tout m'intéresse. Je m'informe sur tout, et j'ai envie d'écrire sur tout. Ou presque. Tous les sujets, tous les domaines. Notamment les noms de domaine. Donc au passage permettez-moi de saluer l'apparition d'un forum dédié, Domaineur.com. Résultat : j'ai plein d'idées de billets chaque jour, tout en sachant que pour un billet écrit, il y en a dix qui ne verront jamais le jour. Par manque de temps. Voilà pourquoi je me sens souvent découragé, et impuissant, face à l'ampleur de la tâche.
Seule la poésie pourrait me soulager, mais voici des années que la veine est épuisée.

3. Je m'inquiète chaque jour davantage d'une certaine mentalité procédurière à outrance dont font preuve certains de mes conpatriotes (orthographe délibérée), dont la fréquence augmente régulièrement et dont la légitimité des motivations m'échappent de plus en plus : économiques certes, destinées à faire peur, c'est évident, "légales", probablement, mais en aucun cas "justes". Tantôt c'est DatingWatch, tantôt lespipoles, une fois c'est la Web réputation, l'autre les entreprenautes, aujourd'hui c'est Presse-citron, et demain ?...
Faudrait peut-être revenir à la tradition avisée des sommations d'usage.

4. Il y autre chose qui m'inquiète encore plus, c'est la situation en Italie, où je suis intimement convaincu que, depuis Mussolini, en passant par la Démocratie chrétienne et Craxi (les initiés comprendront), personne n'a jamais fait autant de mal à ce pays que Silvio Berlusconi. Qui a toutes les chances d'être réélu une troisième fois Président du Conseil des Ministres dans environ un mois... Nous sommes donc à la veille d'en reprendre pour cinq ans, de force et non de gré, car comme le dit un représentant de sa propre majorité : Berlusconi est ce qu'il est, mais on n'a que lui ! Or de fait, en l'état actuel des choses, je ne vois aucune alternative possible ni crédible. Même si j'aimerais bien me tromper...
Ceci dit, je lui réserve un billet de mon cru, ad personam, en vue de sa réélection aussi triste que probable.

5. Enfin, cette année marque un tournant décisif dans ma vie professionnelle, avec de nombreux projets en cours qui me passionnent, du lancement imminent de Translation 2.0 Open Project avec Primoscrib à la création de marques avec Quensis...
Les priorités dont je vous parlais au point 1. :-)

En conclusion, que Narvic m'excuse si je m'écarte un peu du but original de la chaîne des choses sans importance, mais je ne me sens pas la fantaisie d'imposer le boulet de mes digressions à qui que ce soit. Et si quelqu'un tient absolument à reprendre une chaîne...


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P.S. @ Narvic, réflexion incidente : perso je crois qu'il me reste encore tout un tas de choses à transmettre... (notamment à mon fils ;-)

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vendredi 1 février 2008

Microsoft - Yahoo, mon analyse


Dénouement proche... FIN !



(cf. Dossier Adscriptor sur Microsoft-Yahoo! en un PDF, 100 pages, 2Mo)



À lire :

Dans la foulée de l'acquisition probable de Yahoo! par Microsoft, je vous livre rapidement mes idées sur la question, car ça fait longtemps que j'y pense.



Disons pour simplifier que nous avons deux entités totalement étrangères l'une à l'autre, Microsoft ayant globalement une forte culture d'entreprise mais une présence floue sur le Web, et Yahoo l'inverse : une faible culture d'entreprise mais une présence Internet forte.



Donc si l'on regarde bien, ce seraient deux entités parfaitement complémentaires, pour peu que Microsoft ne prétende pas engloutir Yahoo! corps et biens, selon la mauvaise habitude de Redmond.



Il y aurait par ailleurs dans ce nouveau binôme une duplication importante de produits/services qu'il faudra rationnaliser à la hache ! Ce n'est pas du toilettage qu'il faut, mais des coupes franches dans chaque produit/service dupliqué. En passant le moins bon par pertes et profits et en ne gardant à chaque fois que le meilleur des deux. Voire, quand le moins bon n'est pas totalement mauvais, en fusionnant ce qui peut l'être.



À commencer par MSN et toute la branche Web de Microsoft, qui devrait faire une spin-off comme on dit en français courant, c'est-à-dire scinder complètement toute la partie Web en y incorporant Yahoo!



Et si l'on veut poursuivre dans la logique de la nouveauté pour s'attaquer sérieusement à Google, en chapeautant cette nouvelle entité sous une nouvelle marque qui comprendrait tout l'inventaire et l'éventail de produits/services, actuellement dispersés à travers une bonne centaines d'identités différentes et de logos variés, certes très Web 2.0, mais tout ça fait vraiment fouillis !



Voici donc l'idée centrale de mon analyse :
Fondre cette richesse phénoménale de contenu dans une nouvelle entreprise (qui ne serait ni Microsoft ni Yahoo, et encore moins MicroHoo, YaSoft ou autre subtilité à deux balles), capable de mettre sur le Web une offre unitaire de produits-services regroupés sous une marque forte, avec une identité visuelle cohérente, fédérées par un nouveau nom.
Et si pour ça ils veulent faire appel à Quensis, The New Way of Creating Brand Names, société avec laquelle je collabore, ils ne trouveront personne au monde en mesure de leur fournir un tel service si rapidement et avec un tel niveau d'exigence et de qualité : une marque originale et distinctive, à la fois disponible au plan juridique et en .COM, .NET, etc.



Voilà, c'était mon interlude publicitaire, qui n'en demeure pas moins extrêmement sérieuse.



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Je conclurai en disant que ce concept - nouvelle entreprise, nouveau nom, nouvelle marque, nouvelle identité visuelle, etc. - est selon moi une condition sine qua non pour aller affronter Google sur son terrain avec quelques chances de jouer à armes égales.



Pour autant ce serait pour Microsoft-Yahoo! une révolution exigeant impérativement le courage de tout remettre à plat pour partir sur de nouvelles bases. Tout cela demandera du temps, de la constance, de l'inventivité, etc. etc.



Car ce ne sont pas deux transparents bâclés à la va-vite pour projeter d'hypothétiques résultats :





ou parler de synergies :





qui suffiront pour impressionner Google. Quatre « piliers » sur lesquels Ballmer insiste dans la lettre qu'il a adressée au directoire de Yahoo :
  1. Scale economics: This combination enables synergies related to scale economics of the advertising platform where today there is only one competitor at scale. This includes synergies across both search and non-search related advertising that will strengthen the value proposition to both advertisers and publishers. Additionally, the combination allows us to consolidate capital spending.
  2. Expanded R&D capacity: The combined talent of our engineering resources can be focused on R&D priorities such as a single search index and single advertising platform. Together we can unleash new levels of innovation, delivering enhanced user experiences, breakthroughs in search, and new advertising platform capabilities. Many of these breakthroughs are a function of an engineering scale that today neither of our companies has on its own.
  3. Operational efficiencies: Eliminating redundant infrastructure and duplicative operating costs will improve the financial performance of the combined entity.
  4. Emerging user experiences: Our combined ability to focus engineering resources that drive innovation in emerging scenarios such as video, mobile services, online commerce, social media, and social platforms is greatly enhanced.
Perso, je crois surtout qu'il y faudra du sang neuf. À commencer par le départ de Steve Ballmer, qui au lieu d'envisager les risques potentiels de l'intégration (any large integration process has risks associated with it and I know we have all thought about it), ferait mieux de programmer d'aller sous le soleil des tropiques faire une pétanque avec Terry Semel...



En lui rappelant volontiers cette observation, qu'en réalité, la somme de deux échecs ne fait pas une réussite. Qu'on se le dise !





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P.S. Et je ne suis pas seul à le penser...



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