Affichage des articles dont le libellé est blog. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est blog. Afficher tous les articles

lundi 3 novembre 2008

Brève de l'AFP : Obama président des Etats-Unis !

Brève de l'AFP : Obama président des Etats-Unis !

[MàJ - 5 novembre 2008, 5h du matin]

AND THE WINNER IS... (l'AFP avait donc raison !)


Source : Neoformix

YES I CAN : Barack Obama est officiellement le 44e président des États-Unis !

Barack Obama est également le premier président noir des États-Unis !


Via Simon Talvard Balland

Même si a priori je suis d'accord avec Martin Varsavsky, cela représente quand même une véritable rupture culturelle, dans l'attente de voir s'il s'agira aussi d'une rupture politique, économique et sociale...

N.B. (5h20') Je suis en train d'écouter le discours de McCain qui reconnaît sa défaite, fantastique discours ! Chapeau Monsieur John McCain !!!

Lire le discours de Barack Obama en français !



* * *

[Mises à jour du 5 nov. 2008, 3h du matin]

Tendances

CNN




CBS




« Au point où on en est, il nous faudrait un miracle... » : un aide de campagne de John McCain ! [Début]

* * *

[Mises à jour du 4 nov. 2008, à partir de 17h] (il se pourrait qu'il y en ait plusieurs dans les heures à venir...) (si ma connexion ADSL tient le coup, parce qu'en ce moment il y a un gros orage ici :-)

Donc apparemment c'est plié... Même le Canard enchaîné a déjà plié sa une de demain en pariant sur une victoire d'Obama !


* * *

« L'Amérique latine espère trouver un véritable interlocuteur en Obama... »

Titre d'une dépêche de l'AFP qui commence ainsi :
La victoire présidentielle du démocrate américain Barack Obama fait naître l'espoir en Amérique latine de relations apaisées avec le puissant voisin du nord, alors que le sentiment anti-américain s'y est accentué face à l'unilatéralisme de l'administration de George W. Bush.
Lors de sa campagne électorale, Obama avait affiché sa volonté de réviser les relations de son pays avec l'Amérique latine.
Le nouveau maître des États-Unis va en effet se trouver d'emblée confronté à un délicat contexte de tensions qui s'étaient accrues récemment entre l'administration Bush et une Amérique latine aux gouvernements majoritairement de gauche.
La victoire présidentielle du démocrate américain Barack Obama... Le nouveau maître des États-Unis ! [Début]

Seul problème, la dépêche a été publiée hier (le Parisien indique à 10h04') :


sur Yahoo News, 10h12'


alors que les élections n'auront lieu que ... demain ! [Début]

Cela n'a pas empêché l'ensemble de la presse institutionnelle de se dépêcher pour reprendre en chœur la nouvelle. Ce qu'on appelle de l'info sourcée, validée et contre-vérifiée !


À croire que leurs journalistes et relecteurs se recoupent mutuellement :-)

Via Benjamin Sauzay et Luc Mandret [Début]



Partager sur Facebook

P.S. Liste des 10 sites "capturés" sur la première page de résultats de Google :

www.corsematin.com
www.24heures.ch
fr.news.yahoo.com
www.avmaroc.com
afp.google.com
www.lemonde.fr
www.lexpress.fr
www.la-croix.com
www.orange.cf
www.leparisien.fr

, , , , , , , , , , , , , , ,

vendredi 24 octobre 2008

La presse fait mal son travail, sauf...

La presse fait mal son travail, sauf...

Suite : Nouveaux modèles économiques pour la presse et l'information

Il y a eu hier, 23 octobre, une journée nationale de mobilisation des magistrats, avec la solidarité des avocats, afin de « garantir l’indépendance des magistrats, leur liberté de requérir et de juger, et de les mettre à l’abri de toutes les pressions, qu’elles émanent du ministère de la Justice ou de l’opinion. »

Cette initiative, largement relayée sur le blog d'Eolas, a donné à Narvic l'occasion de nous présenter ce « premier média du deuxième type », en présentant ce phénomène comme « totalement inédit, d’une ampleur sans précédent. »

Et d'ajouter :
(O)n cherchait le « journalisme citoyen ». On vient de le trouver dans ce qui forme au final une véritable enquête participative sur l’état de la Justice en France aujourd’hui, vue par ses propres acteurs.

J’y vois la preuve éclatante que les magistrats de ce pays sont les premiers à estimer qu’il y a quelque chose de pourri dans le royaume des médias et que seul le blog d’Eolas est aujourd’hui crédible à leurs yeux pour recueillir leur témoignage.

Il y aura d’énormes leçons à en tirer pour les médias et les journalistes. A moins d’un considérable sursaut, ces leçons pourraient bien être... définitives.

(...)

Les médias sont morts un peu plus aujourd’hui à l’occasion de cette expérience. Si les magistrats de ce pays n’accordent même plus aux médias le crédit suffisant pour recueillir leurs doléances et que seul le bog d’un avocat reste digne de confiance pour accueillir leur témoignage, c’est bien qu’eux aussi estiment aujourd’hui qu’il y a quelque chose de pourri dans le royaume des médias.

Parmi les journalistes « officiels », seule Pascale Robert-Diard, pour Le Monde, a vu monter ce phénomène. Elle est d’ailleurs une authentique blogueuse ! Les autres n’ont rien vu venir. Ce qui témoigne bien à quel point ils sont aujourd’hui... déconnectés des réalités.
Oui, déconnectés des réalités.

J'ajoute qu'ils ont un peu trop tendance à se croire le centre du monde Web, comme en témoigne l'anecdote rapportée par Jay Rosen à propos du Washington Post :
L'une des règles était de retenir l'utilisateur captif, l'idée sous-jacente étant qu'il pouvait TOUT trouver sur le site, donc à quoi bon l'envoyer ailleurs :

- don't send people away from your domain
- don't link out from the Washington Post to the rest of the Web
- why would we send you anywhere else ?

Jay Rosen concluant avec un sourire qu'en suivant cette logique cela revenait à dire que le site du Washington Post était TOUT le Web !

On voit bien là l'absurdité du raisonnement des journaux qui continuent à se comporter de cette manière.
J'ai donc analysé 30 articles d'organes de presse sur cette fronde contre la Garde des Sceaux, pour voir quels étaient ceux qui parlaient du blog d'Eolas, puisque dans cette affaire c'est devenu LA source où s'est exprimée, dans toute sa multiplicité, la parole des Juges.

Résultats : seuls 10%, c'est-à-dire 3 sur 30, parlent du Journal des magistrats en colère !

Les trois sont Le Monde, Le Post et @rrêt sur images, par la voix de Gilles Klein. Silence total pour les 27 autres :
  1. Actualite-Francaise.com
  2. AFP
  3. France Info
  4. France24
  5. Gala
  6. La Voix du Nord
  7. Le Figaro
  8. Le journal du dimanche (version en ligne)
  9. Le Parisien
  10. Le Point
  11. Le Télégramme
  12. Le Temps
  13. Les Échos
  14. L'Express
  15. Libération
  16. L'Union
  17. M6.fr
  18. Nord Eclair.fr
  19. nouvelobs.com
  20. L'Humanité
  21. Ouest-France
  22. RFI
  23. RTL.fr
  24. La Nouvelle République du Centre Ouest
  25. Sud-Ouest
  26. Var-Matin
  27. TF1
C'est à peine si on trouve sur le NouvelObs un lien vers « La réforme vue par "Me Eolas" sur Le Journal d'un avocat », mais ce n'était pas vraiment l'info du jour.

Non, l'info du jour c'était bien cette prise de parole massive des magistrats, concentrée sur un blog, certes, mais ô combien plus pertinente que les titres des journaux ou des dépêches qui semblaient copiés les uns sur les autres, de même que, très probablement, le contenu des "articles"...

Une belle occasion perdue par la presse "officielle", même si, après tout, nous voyons peut-être bien là une véritable progression vers l'émergence d'un nouveau contre-pouvoir de l'information...


Partager sur Facebook

, , , , , , , , , , , , ,

lundi 22 septembre 2008

State of the Blogosphere 2008

État de la blogosphère 2008

Suite : Pourquoi je blogue ?
France : premier rang mondial en nombre de blogs par internaute
cf. The How of Blogging (Technorati)


* * *

Plus d'un an après les dernières statistiques de Technorati, voici les nouvelles sur l'état de la blogosphère en 2008 :


+37 millions de blogs tracés en mai 2006
+70 millions de blogs tracés en mars 2007
+133 millions de blogs tracés en septembre 2008

Soit une croissance de près de 400% en 28 mois !

De plus, cette nouvelle mouture propose une répartition plus fine des blogueurs, par genre, par situation personnelle ou professionnelle, par blogs avec ou sans pub, etc., et par zone géographique :



Les stats sont détaillées sur plusieurs pages, et l'intégralité de l'analyse commence ici. On y apprend même ce qu'est le blogging, ce qu'est un blog et qui sont les blogueurs. Vaste programme !

Car comme le dit si joliment l'ami Xavier : ouvrir un blog c’est facile. C’est ensuite que cela se complique…

Cela étant, ce tableau est très intéressant :


Où l'on voit que près de 60% des blogueurs bloguent depuis plus de deux ans, avec une durée moyenne de trois ans dans la tenue de leur blog.

Or si l'on pose une valeur totalement arbitraire de 100 millions de blogueurs (sur 133 millions de blogs, puisque certains en tiennent plusieurs), cela donnerait quand même une soixantaine de millions de blogueurs actifs depuis ce temps dans les nombreuses blogosphères, tant linguistiques que sectorielles.

Donc, décidément, le blogging n'est pas - n'est plus, n'a jamais été (rayer la mention inutile) - un phénomène de mode, mais une réalité dont il faudra bien tenir compte, chère Mme Giazzi !



Partager sur Facebook

, , , , , , , , , ,

jeudi 10 juillet 2008

Médiatisation de la libération d'Ingrid Bétancourt sur le Web

Médiatisation de la libération d'Ingrid Bétancourt sur le Web

Suite : en 2008, l'information se cherche un contre-pouvoir...

* * *

En France, l'annonce officielle a été confirmée par l'Élysée à 21h16' le 2 juillet.

[Rectificatif - 19h] Réactif ;-), TomHtml commente qu'il a « posté un petit article sur (s)on blog... à 21h35 (d'après FeedBurner, 21h28 selon Blogger). Otto fera mieux la prochaine fois. »

Tom, il faut dire aussi que 52', ça me semblait un peu long pour une info de cette ampleur...

* * *

Sauf erreur de ma part, le premier billet que j'ai trouvé sur le Web a été publié chez Chauffeur de Buzz à 22h08', soit 52 minutes plus tard (si vous connaissez d'autres sources, merci de me les signaler). Ici aussi, une histoire de sa libération, toujours datée du 2 juillet.

Ingrid Bétancourt est libre !, à 23h14', puis à 23h30', 9 captures d'écran de quotidiens, dont seuls 6 en parlent dans leur "une" : 20minutes.fr, lemonde.fr, parisien.fr, liberation.fr, mediapart.fr et tf1.fr (ceux qui n'en parlent pas encore : bakchich.info, lexpress.fr et rue89.com, qui réagira à 23h57').

Signalons également lefigaro.fr, absent de la liste, mais très réactif entre une coupe et l'autre... pour acheter les Adwords correspondants à Ingrid Bétancourt et se positionner dans les Adsense avec ce message :
Fin de la détention pour Ingrid Bétancourt. Tout sur le Figaro

Source : Thierry Weber

À 0h15', les premières images tombent sur les écrans. Cela nous amène au lendemain, le 3 juillet, où là c'est l'explosion, en ligne et hors ligne, avec cependant un point commun : tous les articles sont rédigés autour de la libération spectaculaire mise en avant par les autorités colombiennes. Comme je l'ai lu ici, Les informations étant quasiment identiques dans les différents médias.

Il semble même qu'une catastrophe ait été évitée de justesse...

Pour autant, parmi la reprise en boucle de l'info telle quelle sur les médias "traditionnels", y compris à la radio et la télé, où partout on colle à la version "officielle", le 4 juillet, alors même que le "rassemblement du bonheur" était déserté, un premier article va faire brèche dans ce tableau huilé à la perfection, peint et repeint : il est publié chez Médiapart, sur le Web, donc, et c'est précisément un premier écart entre l'info traitée hors ligne et son traitement en ligne.

Un scoop 100% Web, intitulé « Libération d'Ingrid Betancourt : ce que ne dit pas la version officielle ».

Où le journaliste Claude-Marie Vadrot nous explique par le menu que « le gouvernement colombien tente de vendre au monde entier comme un fait d'armes, ce qui n'est qu'une reddition d'un groupe des FARC. »

Ceci sans « remettre en cause le courage d'Ingrid Betancourt, le plaisir d'apprendre enfin sa libération, ni son extraordinaire volonté de surmonter ses souffrances. »

Face à un tel scoop (l'article est fort bien étayé, et Claude-Marie Vadrot y ajoutera de nouveaux éléments trois jours plus tard), on pourrait penser que cette version argumentée va pour le moins prendre de l'ampleur et contre-balancer un peu la version "officielle", plus "hollywoodienne" dans son essence.

Que nenni ! J'ai fait une recherche sur les liens pointant vers l'article de Médiapart, il y en a en tout et pour tout une quarantaine, la plupart venant de quelques blogs, quelques forums, quelques commentaires, autant dire un beau zéro pointé pour une information de cette valeur. Le seul titre de presse un peu important à relayer le sujet est le site suisse TSRInfo.ch, qui fait état le 5 juillet de « flou et doutes sur sa libération » !!!

Mais aucun titre de presse nationale, aucun site Web notoire, même si, le 6 juillet, on pourra lire dans un résumé sur Bakchich « les quelques informations vite diffusées sur les ondes ou dans la presse écrite » :
- L’opération aurait duré seulement 22 minutes.
- Les FARC auraient touché 20 millions de dollars pour permettre la libération d’Ingrid Betancourt et quatorze de ses compagnons d’infortune.
- Les services spéciaux colombiens n’ont été que les petites mains des Américains et des Israéliens.
Mais, en fait, rien de ce qui fait le fond de l'article de Médiapart. Tout juste si une dépêche de l'AFP fera état, trois jours plus tard, de « zones d'ombres sur l'opération »... Et pourtant, entre infiltration et reddition, il n'y a qu'un mot qui change ! Voir cet article un peu plus sérieux, en portugais, et en anglais...

* * *

[MàJ - 17h50'] En suivant le dossier de contre-feux.com, à l'origine de ce billet, j'ai découvert cet article de l'express.fr, qui signale le "scoop" de Mediapart avec ce lien perfide (cliquer ici pour lire l'article, payant), quand c'est justement l'un des seuls articles en libre accès sur Médiapart (je vous le demande : qui va cliquer sur un lien renvoyant vers un article "payant"...) !!!

* * *

Alors pourquoi ? Dans la presse traditionnelle, tout d'abord, probablement noyautée peu ou prou à différents niveaux, j'ai trouvé une explication "interne" plutôt déconcertante, venant d'un blog de journaliste, Pierre, qui reconnaît « C'est tout de même un gros scoop » (j'aimerais citer le billet en entier, mais allez plutôt le lire, je vous livre la conclusion) :
Mais des informations de MediaPart, il n’en a été question nulle part, sauf brièvement sur France Info. Je connais un moustachu qui a dû désespérer. Il a probablement appelé l’AFP, comme il doit en avoir l’habitude maintenant. J’ai moi-même mené un lobbying auprès de ma rédaction pour qu’il y soit fait mention, au moins dans l’article consacré aux informations de la RSR, dans un bloc sur les “doutes sur la version officielle”. Le responsable de service, bien qu’ayant fait l’effort de lire l’article de MediaPart, a choisi de ne pas en parler. “MediaPart, personne ne connait”, m’a-t-il dit.

Personne ne connait, donc on s’en fout.

Eeeeh ben c’est triste. Car ce conformisme, ce suivisme, cette uniformité de l’information, est le fondement de la critique formulée par les Français d’aujourd’hui à propos de leurs médias. Tout se déroule comme si nous étions des dinosaures au bord de l’éradication. On a pourtant l’avantage de voir la météorite arriver, mais on ne fait rien. En Floride, le Tampa Tribune s’apprête à licencier une bonne partie de son personnel. Dans un billet très remarqué, une stagiaire a pris la plume pour clamer que le journalisme méritait qu’on se batte pour lui. Un journaliste plus ancien, lauréat du Pulitzer, lui a répondu que seule l’innovation pourrait nous sortir de ce marasme. Une innovation qui ne risque pas d’arriver, dit-il, puisque ceux qui nous ont mis dans cette situation sont les mêmes que ceux qui sont aux commandes aujourd’hui.
Sans appel !

Cela étant, le scoop n'a pas non plus été largement repris sur la blogosphère, et pourtant c'était probablement un terreau fertile pour assurer un contre-pouvoir médiatique salutaire... Alors pourquoi ?

Je pense que cela est dû à la position ambiguë de Médiapart, dont le "modèle économique par abonnement" ne fait pas l'unanimité (je ne porte aucun jugement là-dessus, consultez plutôt l'analyse qualifiée d'Emmanuel Parody), et qui a recueilli nombre d'avis négatifs, ou pour le moins dubitatifs.

Un peu comme si l'on était face à une créature hybride, ni viande ni poisson, qu'on ne sait trop où caser. Il est d'ailleurs significatif d'observer que le fameux scoop a été publié en libre accès...

Dommage ! Puisque cet article mérite, à mon avis, et aurait dû incendier le Web francophone comme une traînée de poudre.

Car en fait, la blogosphère n'a pas été avare de billets sur Ingrid Bétancourt depuis sa libération, on en compte déjà plus de 35 000 sur le moteur de recherche de blogs de Google, pourtant dès que l'on approfondit un peu la teneur des billets, beaucoup partent dans des envolées anticléricales parce qu'elle a osé parler de Dieu et de sa foi, alors que selon moi cela ressort exclusivement de sa sphère privée, et qu'elle a juste dit ce qu'elle avait à dire.

C'est à elle, ça lui appartient, il y a dans ce drame une dimension personnelle et familiale face à laquelle la seule chose à faire, ô vous tous qui tirez dans tous les sens sans penser plus loin que le bout de votre plume, c'est de fermer votre gueule !

D'ailleurs j'aimerais bien en discuter avec celles et ceux qui balaient tout ça d'un revers de conscience à leur retour après 2401 jours de captivité dans la jungle colombienne aux mains des FARC...

Sans parler du trash de chez trash, mais là c'est moi qui la ferme, sans quoi je partirais dans une litanie d'insultes à n'en plus finir. Y en a d'autres à qui ça plaît, comme quoi il faut de tout pour faire un monde...

Que la lassitude de cette hypermédiatisation se fasse sentir, d'accord. Mais ça ne justifie pas tout. Je n'accepte pas qu'on se lance dans de tels outrages à la douleur et la solitude des gens, y compris lorsqu'on se permet d'évoquer les insupportables enfants d'Ingrid Bétancourt, sans penser une seconde au désarroi de deux adolescents face à une situation si atroce, et pendant si longtemps.

Mais bon, il est clair qu'il y en a qui ne font pas dans la dentelle. Pas vrai mon hiboo :-)

Enfin, tout ça pour dire que dans le cas présent, il me semble que le vrai sujet de fond n'est traité nulle part, que personne n'en a envie, et qu'on préfère faire de l'info spectacle, du kitch bien dans l'air du temps.

L'autre ombre au tableau étant bien sûr la récupération politique tous azimuts autour de L'OTAGE, plus impardonnable encore que les dérives malheureuses susmentionnées, et sur laquelle je ne souhaite pas m'étendre, sinon sur un constat consensuel de torts équitablement partagés entre droite, gauche, centre, etc., tous courants confondus.

Saluons donc dans ce brouhaha médiatique quelques trop rares accents de sincérité, un merci sobre, un regard sur les coulisses de l'info, et un billet qui dit ce qu'il en est.

J'arrête ici ma revue de presse, car c'est bien ce dont il s'agit, hors ligne et en ligne, en concluant amèrement que trop souvent la masse préfère s'entendre dire les choses qui ne fâchent point, qui n'obligent personne à trop réfléchir, surtout pas. J'espère que cela va s'améliorer dans les jours qui viennent, il n'est pas encore trop tard pour tenter d'aller à l'essentiel dans cette tempête de poudre aux yeux.

Faute de quoi ce sera une belle occasion de perdue par la blogosphère, qui devrait vite s'en saisir pour faire entendre une voix autre que le discours convenu et condescendant de la presse en place, plutôt que de continuer à se regarder complaisamment le nombril.

D'ailleurs n'est-ce pas à cette vocation que sont appelés les médias de demain : vous et moi, TOUS JOURNALISTES !?


Partager sur Facebook

P.S. Un phénomène à part : la libération d'Ingrid Bétancourt sur Twitter...

Plus deux liens signalés en commentaires, qui font état d'une diffusion de la nouvelle avant même la confirmation officielle de l'Élysée, et de la mise à jour de l'article sur Wikipedia EN ... dans la minute qui a suivi !

Autres liens en rapport avec cette histoire (j'ajouterai au fur et à mesure de mes découvertes) :

- Bétancourt : le mari oublié...
- Ingrid Bétancourt vue d'ici...
- Ingrid Bétancourt, otage de nous-mêmes
- Show must go on...
- Quelques repères pour une tentative de décryptage des enjeux politiques de l'affaire Ingrid Bétancourt

, , , , , , , , , , , , ,

mardi 8 juillet 2008

Versac ferme son blog : info ou intox ?

Versac ferme son blog : info ou intox ?

Il l'a annoncé cette nuit : fin de ce blog ! Emporté par la tempête blogueur = journaliste (ou pas), blogueur influent ou pas, to be or not to be classé sur Wikio, Challenges, etc., malentendus, trop de bruit, trop de délire :
Il est donc temps pour moi de passer à autre chose. Ça ne se passera sans doute pas ici. Oubliez "versac.net", nom et identité que je ne maîtrise plus, avatar stupide que des journalistes et des blogueurs ne veulent pas comprendre, totalement fixés sur la blogostar et le concept fumeux de blogueur influent, qui n'existe pas. Dans cette économie ridicule de la visibilité à outrance, héritée de ces media qui meurent à petit feu, devenir une star est un sport que je n'aime pas pratiquer.

(...)

En attendant, je publierai, ailleurs. Sous mon vrai nom, sans pseudo. Et avec d'autres modes d'interaction. J'ai des projets heureux de ce point de vue, qui me permettront de travailler autrement à l'expression de cette passion et cette connaissance de ce qui se passe, ici, sur le web. J'ai quelques propositions de tribunes, ici ou là, de collaborations, d'autres projets. Ça sera sous mon nom, et pas ce truc qu'est devenu versac. Il y a un livre, aussi, que je vais terminer cet été.

Me libérer de ce blog pesant m'ouvre des horizons nouveaux.
Perso, je parie pour l'info. Bon vent, Monsieur Nicolas Vanbremeersch.


Partager sur Facebook

, , , , , ,

mercredi 2 avril 2008

Que sont les blogs aujourd'hui ?

Que sont les blogs aujourd'hui ?

Réflexion suscitée par la lecture d'un billet de Narvic, dans lequel il rapporte ses commentaires au billet de Laurent Gloaguen, qui pointe lui-même vers un billet de Francis Pisani, etc.

La question que j'en retiens : qu'est-ce qu'un blog aujourd'hui ?

Pisani tente une analyse de ce que peut rapporter un blog - rien, sauf dans certains cas, jugés atypiques :
... je pense que, même s’ils utilisent la technologie de publication du blog, nous ne saurions appeler “blogs” des publications comme le Huffington Post, TechCrunch ou GigaOm. Il s’agit d’entreprises de presse qui publient exclusivement online (pour le moment en tous cas) et dont l’écriture est plus agréable à lire, plus “opinionated”, que le ton compassé, froid, hypocrite et ultra prudent de la plupart des publications traditionnelles.
C'est d'ailleurs la citation reprise par Laurent, qui a provoqué une série de commentaires très intéressants, dont ceux d'Hubert Guillaud, de Narvic (ici et ), de GreG ou de Damien B.

Mais si vous lisez déjà ces trois billets et tous les commentaires, y a de quoi réfléchir !

Pour me limiter uniquement au binôme blog/blogueur, mon point de vue est proche de celui d'Hubert Guillaud :
Jusqu'à présent on avait tendance à s'en tenir à une définition technique pour dire ce qu'était ou n'était pas un blog. Mais est-ce que cela peut être pertinent encore à un moment où tous les sites deviennent des blogs (généralisation du commentaire et du fil RSS, voir même de la navigation ante-chronologique) ?
Ceci dit, essayons de répondre à la question posée plus haut.

Pour moi, qu'est-ce qu'un blog aujourd'hui ?

Un blog, c'est d'abord ce que chacun/e en fait. Entre Chauffeur de Buzz et Huffington Post, pour citer un exemple, il y a différence de stratégie, différence de personnalité, différence de moyens, etc.

Entre Eolas et Media & Tech, il y a différence de compétences, d'intérêts, etc.

Entre Tristan Nitot et les blogs Microsoft, il y a différence de culture !

Entre Adscriptor et Search Engine Land il y a ... un océan de différence, et ainsi de suite !

Derrière un blog il y a une personnalité (qui n'est pas incluse dans la plateforme), qui va donner un ton unique, une empreinte originale, différents de ceux du voisin. Tout au moins c'est à espérer...

Donc, première chose, il n'y a pas "un blog" mais "des blogs". Et même si l'aspect technique est une composante fondamentale de notre présence sur Internet, cela n'est guère utile pour répondre à la question : « que sont les blogs aujourd'hui ? »

Des conversations ?

Ce qui est sûr, par contre, c'est que le phénomène est profond, diffus, et d'une manière générale qu'on assiste à une professionnalisation du blogging, qui va de pair avec la professionnalisation du contenu sur Internet. Moi-même, dans Adscriptor, c'est quoi ?, j'insiste un minimum sur la sphère professionnelle.

Et cela bien que la sphère personnelle semble sortir gagnante dans mon analyse des motifs pour lesquels les gens bloguent (portant sur 70 internautes ayant fourni cinq raisons pour lesquelles je blogue), où les principales raisons invoquées étaient, à :
  • 57%, le partage au sens large (35 fois le verbe, 5 fois le substantif)
  • 38,6%, les rencontres occasionnées, virtuelles ou réelles (17 fois le verbe, 10 fois le substantif)
  • 30%, l'écriture (16 fois le verbe, 5 fois le substantif)
  • 27,1%, l'échange (15 fois le verbe, 4 fois le substantif)
  • 22,9%, le plaisir de bloguer (16 fois le substantif)
En effet, en donnant une valeur arbitraire de 100% à ces cinq raisons, la répartition était la suivante :
  1. partage, 32,5%
  2. rencontres, 22%
  3. écriture, 17%
  4. échange, 15,5%
  5. plaisir, 13%


Or l'un des principaux reproches fait à cette analyse fut que l'argent semblait absent, alors qu'en réalité de plus en plus de blogueurs auraient bien aimé retirer quelques revenus de leurs blogs. Ce qui nous renvoie au billet de Francis Pisani...

Voir également ce billet, et l'étude ci-dessous, à laquelle j'ai répondu en son temps.


Pour autant, il y a encore un différentiel notable entre ce côté-ci de l'Atlantique et l'autre, où il serait pratiquement inconcevable qu'un blogueur du calibre de Fred Cavazza ne monétise pas son blog, selon la terminologie consacrée, alors qu'ici tout le monde trouve ça normal.

Personnellement, mon blog s'inscrit dans une stratégie de présence (y compris sur les moteurs) plus que d'influence, très très loin de la conception que s'en font encore certains journalistes, tel que celui qui m'a contacté il y a deux mois en attaquant ainsi : « Je suis journaliste et aimerais vous posez (sic!) quelques questions sur les volontaires d'Internet. »

Les volontaires d'Internet ! N'importe quoi ! Je ne sais pas si c'est le ton de ma réponse qui l'a fait fuir, mais il ne s'est plus manifesté. En tout cas il m'a bien fait rire, le gueux.

Toutefois un peu moins que ce cher Amaury de Rochegonde, pour qui des « millions de sites ou de blogs » « font de l’audience en propageant rumeurs et commérages », en faisant « une concurrence un peu déloyale » aux médias traditionnels, ces « vieux habitués de la responsabilité éditoriale »...

Et de se réjouir du jugement dans l'affaire Olivier Martinez, « une très mauvaise nouvelle pour les internautes amateurs de potins » !

Ça m'a tellement énervé que je lui ai envoyé un mail que je vous livre in extenso :
Votre article est un tissu d'âneries qui fait de la superficialité vertu.
Par contre, si je comprends bien, vous êtes "journaliste". C'est bizarre, je croyais que les journalistes fouillaient un peu leurs arguments avant d'en parler. Or en lisant ce "papier", on a plutôt l'impression qu'il ne fait que colporter les potins et ragots qu'il semble vouloir dénoncer.
Il ne m'a pas répondu. Mais bon, il est pas trop tard...

En conclusion, ce qui me désole le plus de voir tant d'incompétence bornée, c'est que souvent elle émane de ceux-là mêmes qui devraient expliquer ce qu'est le Web 2.0 (ce cher Amaury est tout de même responsable du service médias du magazine hebdomadaire Stratégies et s'exprime ici sur France Info...), sa complexité, sa richesse, ses subtilités, ses enjeux, etc.

Des enjeux qui sont gigantesques, soit dit en passant. Or avec des arguments pareils, c'est pas demain la veille qu'on va aider les gens à appréhender correctement la situation...

Alors voilà, que sont les blogs aujourd'hui ? La même chose qu'hier et que demain, mais d'abord ce que chacun/e en fera. Et pour vous, c'est quoi les blogs ?


Partager sur Facebook

P.S. Vous pouvez répondre en commentaire, bien sûr, mais un billet complet sur l'argument vous permettrait sûrement de développer une réflexion plus aboutie, si je puis me permettre :-)

, , , , , ,

jeudi 20 mars 2008

Commentaires anonymes sur Adscriptor

Commentaires anonymes sur Adscriptor

Une brève piqûre de rappel pour celles et ceux qui me laissent des commentaires anonymes. Chacun/e a ses raisons de préférer l'anonymat et je n'ai absolument rien à redire là-dessus.

S'ils sont élogieux ou neutres, ça ne mange pas de pain, en ce sens que je ne suis pas obligé d'y répondre.

Mais lorsqu'un anonyme a pour tout commentaire "ce billet est nul à chier" ou autre gentillesse du même acabit, qu'il ou elle ne s'étonne pas de ne jamais le voir apparaître sur mon blog.

Chacun/e a le droit d'être con, et je n'entends certes pas vous nier ce droit. Ou cette liberté, si vous préférez. Les intéressé(e)s se reconnaîtront.

Mais sachez que pour pouvoir lire un commentaire du genre "ce billet est nul à chier" sur mon blog, il vous faudra réunir deux conditions sine qua non :
  1. Signer votre message, sans quoi vous me réfutez par avance mon droit de réponse. Or si je dois répondre à quelqu'un, je prétends savoir à qui !
  2. Argumenter votre message : dire d'un article qu'il est nul à chier, c'est bien beau, mais encore faut-il expliquer pourquoi, étayer son avis par des arguments... convaincus (ce qui ne devrait pas vous être très difficile...).
Donc celles et ceux qui penseront ça de mes billets sans motiver leur opinion ni assumer nommément la responsabilité de leur propos n'ont qu'à aller chier seuls dans leur coin, c'est pas moi qui irais les déranger. J'ai un bon milliard de choses plus constructives à faire.

Mais je peux vous certifier que ma prose a d'excellentes propriétés laxatives. À tel point que la lecture de ce blog devrait être prescriptible, voire remboursable. Ça ferait même un bon slogan : Adscriptor, le blog qui favorise le transit intestinal... :-)


Partager sur Facebook

P.S. Je viens de découvrir par le plus grand des hasards qu'Additious est totalement OUT ! Quelqu'un a de plus amples détails ? Est-ce temporaire ou définitif ?

, , , , , ,

jeudi 13 mars 2008

Adscriptor - Cinq choses importantes

Adscriptor - Cinq choses importantes

Guillaume Narvic me passe le flambeau pour narrer cinq choses sans importance à mon sujet, or en ce moment mon esprit est totalement accaparé par toute une série d'événements qui me prennent la tête, comme on dit si justement.

Ça fait comme une chape qui me comprime le crâne sans répit. Donc je me dis qu'après tout, en parler me libérera peut-être un peu le cerveau.

1. Il y a des moments où je n'ai plus envie d'écrire sur Adscriptor. Ce désintérêt est dû en partie à la rareté des commentaires sur ce blog. Presque 400 billets et aucun n'a jamais recueilli plus de 20 commentaires. D'où le sentiment diffus d'écrire le plus souvent pour les moteurs, qui sont incapables de dialoguer, ces cons ! De quoi éprouver aussi une certaine envie pour des blogueurs tels que Maître Eolas ou Laurent Gloaguen, dont les billets pulvérisent régulièrement le seuil des 100 commentaires (Beppe Grillo, lui, dépasse souvent les 1000...) ! Quant aux interrogations stériles de Mediapart, laissons-les à leur vacuité.
Et en partie au trop-plein de boulot qui fait que les priorités sont autres.

2. Il y a une autre raison, paradoxale, c'est que tout m'intéresse. Je m'informe sur tout, et j'ai envie d'écrire sur tout. Ou presque. Tous les sujets, tous les domaines. Notamment les noms de domaine. Donc au passage permettez-moi de saluer l'apparition d'un forum dédié, Domaineur.com. Résultat : j'ai plein d'idées de billets chaque jour, tout en sachant que pour un billet écrit, il y en a dix qui ne verront jamais le jour. Par manque de temps. Voilà pourquoi je me sens souvent découragé, et impuissant, face à l'ampleur de la tâche.
Seule la poésie pourrait me soulager, mais voici des années que la veine est épuisée.

3. Je m'inquiète chaque jour davantage d'une certaine mentalité procédurière à outrance dont font preuve certains de mes conpatriotes (orthographe délibérée), dont la fréquence augmente régulièrement et dont la légitimité des motivations m'échappent de plus en plus : économiques certes, destinées à faire peur, c'est évident, "légales", probablement, mais en aucun cas "justes". Tantôt c'est DatingWatch, tantôt lespipoles, une fois c'est la Web réputation, l'autre les entreprenautes, aujourd'hui c'est Presse-citron, et demain ?...
Faudrait peut-être revenir à la tradition avisée des sommations d'usage.

4. Il y autre chose qui m'inquiète encore plus, c'est la situation en Italie, où je suis intimement convaincu que, depuis Mussolini, en passant par la Démocratie chrétienne et Craxi (les initiés comprendront), personne n'a jamais fait autant de mal à ce pays que Silvio Berlusconi. Qui a toutes les chances d'être réélu une troisième fois Président du Conseil des Ministres dans environ un mois... Nous sommes donc à la veille d'en reprendre pour cinq ans, de force et non de gré, car comme le dit un représentant de sa propre majorité : Berlusconi est ce qu'il est, mais on n'a que lui ! Or de fait, en l'état actuel des choses, je ne vois aucune alternative possible ni crédible. Même si j'aimerais bien me tromper...
Ceci dit, je lui réserve un billet de mon cru, ad personam, en vue de sa réélection aussi triste que probable.

5. Enfin, cette année marque un tournant décisif dans ma vie professionnelle, avec de nombreux projets en cours qui me passionnent, du lancement imminent de Translation 2.0 Open Project avec Primoscrib à la création de marques avec Quensis...
Les priorités dont je vous parlais au point 1. :-)

En conclusion, que Narvic m'excuse si je m'écarte un peu du but original de la chaîne des choses sans importance, mais je ne me sens pas la fantaisie d'imposer le boulet de mes digressions à qui que ce soit. Et si quelqu'un tient absolument à reprendre une chaîne...


Partager sur Facebook

P.S. @ Narvic, réflexion incidente : perso je crois qu'il me reste encore tout un tas de choses à transmettre... (notamment à mon fils ;-)

, , , , , , , , , , , , ,

vendredi 31 août 2007

Blog Day 2007

Blog Day 2007


Aujourd'hui c'est la journée des blogs (et la fête des blogueurs :-), une occasion non pas de succomber à la mode éphémère des mèmes, mais plutôt de célébrer l’incomparable richesse de la blogosphère pour signaler des blogs qui sortent des sujets que je traite d’habitude mais qui valent le détour…

Mon choix a porté sur le graphisme et l’esthétique, point commun à 4 blogs sur 5, pour le cinquième je vous laisse la surprise…

Et d'abord pourquoi le 31 août ? Simplement parce que le logo est la conjugaison alphanumérique du mot blog et du chiffre 31-08, comme je l'ai appris chez Techcrunch.

Blog Day 2007

Cette mise au point établie, commençons par le blog Design et typo de Peter Gabor, je vous conseille fortement d'aller vous y perdre, la surprise est assurée. Classe !

Bon pied bon œil, gardons l'œil ouvert, pour un peu de « poésie et rêverie sur le monde ». La poésie est un peu mon jardin secret, celles et ceux qui fréquentent ce blog le savent : plus de 500 à ce jour, quand même, je vous en remercie, même si vous devriez commenter plus souvent. Je ne réponds pas toujours, surtout en ce moment où j'ai une surcharge pas seulement pondérale (aussi...), mais de travail.



Passons à Oui/Non.net, le « spécialiste de rien du tout » comme il se définit plaisamment lui-même, bien qu’il soit à l’origine d'une fantastique carte de la blogosphère. On attend avec impatience la V. 2.0 ! Un bel exemple d'évolution... J'aime bien les gens qui se prennent pas trop au sérieux, déjà qu'on est obligé de se prendre la tête tous les jours, la perdre de temps en temps ne peut qu'être salutaire.

Ce qui m'amène dans une transition toute en douceur à ce blog, dédié aux féministes, qui m'a franchement fait rigoler. Un zeste de misogynie, deux doigts d'humour et un brin de vérité… Femmes acariâtres s’abstenir ! Rassurez-vous mesdames, si parmi mes adorables lectrices il y en a une qui connaît un blog équivalent au féminin, je me ferai un plaisir de le signaler à mes non moins adorables lecteurs de la gent masculine. :-)

Un détour pour vous dire comment j'y suis arrivé. Je voulais mettre dans ma sélection un Skyblog, car pour paraphraser Technorati, sur 7 millions de blogs, « some of them have to be good ! »

Parenthèse, puisque je parle de Technorati. En une semaine, je suis passé d'un score d'autorité de 140 (qui correspond en gros à la 30 millième place) à 90 (soit environ la 60 millième place). Donc perdre 30 000 places en une semaine, c'est bien que j'ai dû déconner ! À moins que ce soit Technorati...

Et maintenant, pour finir cette promenade en beauté, voici un blog riche en vues splendides de Sydney, une ville que j'aime beaucoup pour avoir eu le privilège de la visiter (j'en ai gardé pas mal de souvenirs, notamment des grottes de Jenolan Caves - Blue Mountains, New South Wales), dont ce cliché qui semble retouché par Van Gogh :


Légende : « Le Musée d'art moderne (l'immeuble roux en arrière plan) combiné avec une peinture aborigène exposée en vitrine dans une galerie d'art de Circular Quay. »

J'ai contacté Nathalie pour lui demander l'autorisation de publier la photo, elle ne m'a pas encore répondu, mais je suppose qu'elle ne m'en voudra pas, elle qui aime partager. Et puisqu'elle ferme son blog sur l'Australie pour cause de retour au pays, profitons-en pour lui souhaiter bon retour. En tout cas, nous pourrons continuer à la suivre sur son nouveau blog qui sent bon le terroir, elle a vraiment un sens artistique extraordinaire.

C'est fini pour aujourd'hui, j'espère que l'itinéraire vous aura plu autant qu'il m'a emballé…


P.S. J'en profite pour vous signaler que le verbe "bloguer" vient de faire son entrée dans le Petit Robert, l'attribution du verbe revenant à nos cousins canadiens. Par contre les français conservent "blog" comme substantif, alors qu'à l'occasion les carnetiers de Québec appellent ça un "blogue". :-)


, , , , , , , , ,

vendredi 1 décembre 2006

Localisation et autres publications de mon cru

Localisation et autres publications de mon cru

En traduction, lorsqu'on parle de localisation, cela sous-entend l'adaptation du contenu à un pays, une culture, soit par traduction - c'est malheureusement le cas le plus fréquent -, soit par rédaction directe dans la langue cible, ce que Monsieur Daniel Gouadec nommait fort justement, il y a déjà quelques années, « naturalisation », en la définissant de la façon suivante :
La meilleure façon de traduire est peut-être bien de rédiger d’abord et même de rédiger seulement.
J'ai déjà eu l'occasion d'en parler dans un billet intitulé Pour une nouvelle pratique contrastive de la traduction technique professionnelle, qui présente ma vision de ce que devrait devenir la traduction technique professionnelle aujourd'hui, même si nous en sommes encore loin...

Il y a donc un peu plus d'un an, je me suis lancé dans une aventure à la faveur des derniers jours de vacances (nous étions fin août 2005) que j'intitulais « Présence en français sur Internet de 100 groupes US d’envergure mondiale ».

Avec comme point de départ l'idée d'identifier et d'analyser la localisation de ces mastodontes en français, juste pour tenter de dresser un bref inventaire de la situation. J'ai donc réfléchi à l'angle d'approche et à la manière de traiter le sujet.

Or début septembre, le travail a repris à plein régime, et c'est contre mon gré que j'ai dû abandonner mon projet, plutôt chronophage. Ceci étant, je continue de trouver le concept séduisant, bien qu'ignorant totalement si j'aurai l'occasion de le reprendre un jour.

J'ai donc réuni dans un seul document les résultats de mon travail, qui sait ?, ça pourra peut-être inspirer quelqu'un d'autre, à qui je passe volontiers le relais.

Sur les 100 groupes retenus, je n'ai rédigé que 18 fiches, dans lesquelles j'analyse le site institutionnel des multinationales suivantes :
  1. 3M
  2. Abbott Laboratories
  3. Accenture Ltd
  4. AIG - American Intern. Group
  5. Alcoa
  6. Allstate
  7. Altria Group
  8. American Express
  9. Amgen
  10. Anheuser-Busch
  11. Apple Computer
  12. Archer Daniels Midland
  13. Avon
  14. Bank of America Corp.
  15. Berkshire Hathaway
  16. Best Buy
  17. Boeing
  18. Honeywell Intern.
En dispensant à chaque fois des notes allant de 0 à 4 avec les équivalences suivantes :
  • 0 = Cancre
  • 1 = Mauvais élève
  • 2 = Élève moyen
  • 3 = Bon élève
  • 4 = Promu avec mention
J'ai pu ainsi décerner quelques bonnets d'âne, il faut dire qu'il y en a qui méritent. La méthodologie suivie est expliquée en fin de document, Localisation_fr.pdf (4,56 Mo). Bonne lecture !

* * *

Celles et ceux qui ont la patience de suivre l'évolution d'Adscriptor savent peut-être (j'en parle de temps en temps) que j'essaie de tenir d'autres blogs, même si c'est davantage un vœu pieu qu'une réalité.

Ce dont je parle plus haut devrait en théorie être publié sur Localizator, créé à cette fin, mais à ce jour c'est plutôt une coquille vide que personne ne lit...

Le problème, c'est que faire vivre un blog demande de l'énergie, du temps et de la constance, donc c'est déjà difficile pour un, alors imaginez deux, trois ou quatre ! C'était pourtant l'intention que j'avais en créant Emantics et Les éditions de moi-même, ce dernier étant plus spécialement destiné à publier trente ans de poésie.

Or j'ai vite dû me rendre à l'évidence, je n'ai pas le temps. Ainsi, au lieu de publier un poème par billet, j'ai fait un billet regroupant 140 poèmes...

En fait, ce sont deux recueils composés de 70 sonnets chacun, Du Travail... et L'Île, que j'ai aussi réunis en un seul pour les pressés, An 2000. Et bien, croyez-moi si vous voulez, mais après 8 mois qu'ils sont en ligne, j'ai consulté les statistiques, pour la première fois aujourd'hui : et là, surprise, globalement, ils ont été téléchargés 1 130 fois !


Mais pourquoi t'étonner, me direz-vous ? C'est simple, sur ce millier de lecteurs potentiels, je n'ai jamais eu un seul retour ! Jamais reçu un courriel pour me dire, c'est de la merde, c'est gentillet, c'est couillu, c'est du pur chef-d'œuvre (mon avis, et je le partage...), que sais-je encore ? La proposition d'un éditeur en vadrouille...

Il est vrai que commentaires et trackbacks sont fermés sur ces blogs pour cause de spam, mais quand même, un petit message de temps en temps, ça va pas vous fouler le poignet :-)


Tags , , , , , , , , , , , , ,

lundi 16 octobre 2006

Les blogs et la pub : pour ou contre

Les blogs et la pub : pour ou contre ?

Ça va encore jaser dans la blogosphère, à défaut des chaumières. Moi je vous le dis. Il faut dire que c'est surprenant. Ce matin en lisant mon fil de flux, tout d'abord je vois que le dernier billet de Loïc Le Meur s'intitule Publicité et je survole d'un œil distrait les premiers mots « Train, avion, voiture ? Avant de partir... ». Instantanément je pense « il voyage beaucoup, probable que c'est lié à ça ». Puis je poursuis ma lecture, le hasard voulant que le flux suivant soit celui de Pointblog. Titre du billet : Publirédactionnel. Premiers mots « Train, avion, voiture ? Avant de partir... »


Alors là, je tique, comme dirait la Miss. Je tique et puis je clique. C'est plus plug & play, c'est tique & clique (prononcer tique'n clique :-)

Pour découvrir que ces deux blogs sont désormais sponsorisés par Voyages-SNCF.com ! Pour combien de temps, allez savoir ? Le temps d'un billet (de train), d'un trajet, ou à vie ?



À noter qu'entre-temps chez Pointblog ils ont apparemment ressenti la nécessité de se justifier et d'enlever le lien au billet (qui n'est plus cliquable depuis la page d'accueil, et qu'on ne peut plus commenter directement, alors que c'est quand même la règle du jeu, sauf ici, mais pour combien de temps encore...), et que Bloïc a modifié le fond de son message :


Je ne sais si c'est en réponse au commentaire de Thierry Bézier (dont le blog est à visiter, formule très originale), qui lui fait remarquer « quitte a faire une pub autant faire une plus grosse image? parce que là on voit rien... », ou parce qu'il s'était planté dans la charte graphique convenue avec le sponsor (voir le fond du message sur Pointblog, qui se différencie nettement de celui des autres billets), mais quoi qu'il en soit mon sentiment est très bien résumé dans le premier commentaire de JUL :

De la pub dans des billets de blog, je crois vraiment mais alors vraiment que l'on s'égare là !
C'est la première pensée qui m'est venue à l'esprit. Et puis en y réfléchissant bien, je m'interroge. Car comme l'observe si finement Loïque, l'important, c'est quand même de garder « sa précieuse liberté de pen$er, (...) et ce n'est pas parce qu'on n'a rien à dire qu'on n'a rien à vendre » !

Donc, est-ce vraiment condamnable ? Est-ce vraiment étonnant ? Ou serait-ce plutôt dans la logique des choses ? Sur Internet, les dérives publicitaires et la pollution promotionnelle ne sont-elles pas partout, et ne le seront-elles pas de plus en plus ? Que dire et penser en voyant un article-sandwich comme celui-ci :


ou un billet de blog ainsi conçu :


Comme l'avoue Jean-François avec la plus grande franchise :
...J’ai calé la publicité ou elle est censé transformer le mieux. Cette publicité n’est visible que pour les visiteurs occasionnels (zappeurs ?), les abonnés disposent de l’intégralité du flux sans pub et enrichi de mon bookmark collaboratif (...) Et les autres, vous en pensez quoi ?
Oui, j'en pense quoi ? Pas grand chose, à vrai dire. La même chose que quand je suis dans la rue avec un peu partout des affiches qui m'agressent, la même chose que quand je vois un film à la télé abondamment entrecoupé de pubs (en Italie, en gros c'est 5 minutes de pubs tous les quarts d'heure), la même chose que quand je lis un magazine avec les infos coincées entre les formats publicitaires, etc. etc.

J'en pense que tout ça pollue mon atmosphère et mon environnement, j'en pense que ce sont des nuisances visuelles et/ou acoustiques dont je me passerais volontiers, mais faudrait que j'aille sur la lune ou sur une île déserte, et encore...

Et j'en pense aussi que la frontière entre pollueurs et pollués n'est pas si marquée qu'on voudrait bien le croire, qu'il y a un incessant va-et-vient entre les deux pôles, où les pollués deviennent tantôt les pollueurs et les pollueurs les pollués, j'en pense encore que moi aussi je me mettrais peut-être à polluer si ça me rapportait suffisamment, mais j'attends encore les sponsors. C'est bizarre, Voyages-SNCF ils m'ont pas contacté, je comprends pas, pourtant c'est fléché depuis la Porte d'Orléans qu'il disait le Coluche, il est vrai que je suis pas dans le classement d'Edelman.

J'en pense enfin qu'il y a des moments où tout et tous me font chier, mais bon, faut pas le dire, d'ailleurs je l'ai pas dit. Ou alors je l'ai pas dit fort.


P.S. Mais je l'ai pensé tout haut...

Et vous, vous en pensez quoi ?

Tiens, pour finir sur une TRÈS belle note, voici une pub totalement désintéressée pour la future Céline Dion, découverte sur le blog de JUL, allez-y voir absolument (je vous mets pas la vidéo, juste pour vous obliger à cliquer le lien). Trop géniale la petite, un talent immense qui se fout du nombre des années. Et à la différence du grand dadais, moi je dis que sa coiffure, sa robe et ses chaussures lui vont très bien. Il faut laisser les enfants grandir, surtout pas chercher à leur inculquer des principes marketing à la con dès l'enfance, et vouloir à tout prix les faire apparaître comme des gravures de mode, ils n'auront malheureusement que trop le temps de découvrir ça tout seuls...

Qu'y a-t-il de plus beau que l'innocence des enfants en ce monde misérable ? Et entre l'innocence et le look, vous préférez quoi ? Quand je pense qu'ils se sont même mis à faire défiler les mômes, quelle horreur ! À choisir entre deux maux, je préfère encore la pub sur les blogs :-)

Tags , , , , , , , ,