Affichage des articles dont le libellé est marketing Web. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est marketing Web. Afficher tous les articles

samedi 8 février 2014

Contenu émotionnel vs. contenu rationnel, ou les deux ?

Dans le cadre des formations marketing que je dispense à l'intention des traducteurs / interprètes, mais qui sont parfaitement duplicables aux travailleurs de la connaissance en général, il y a un distinguo fondamental à faire entre marketing de services, et marketing de produits.

En effet, on ne peut pas vendre ses services comme on vend ses produits, du simple fait que l'acheteur potentiel peut voir immédiatement quel produit vous vendez, alors qu'un service est intangible par nature : rien à voir, rien à toucher, il faut juste imaginer. Mais imaginer quoi ?

C'est là où entre en jeu votre capacité de créer du contenu capable de faire "voir & toucher" votre service à l'internaute comme s'il s'agissait d'un produit : facile à dire, mais difficile à faire...

Or dans les grandes catégories de contenus que l'on peut créer, il y a ceux qui font intervenir la sphère émotionnelle, et ceux qui font intervenir la sphère rationnelle.

Donc pour délimiter plus clairement le sujet, j'ai senti la nécessité de faire appel au pragmatisme anglo-saxon, inégalable lorsqu'on parle de marketing. L'idée m'en est venue en lisant cet article d'Hannah Smith, intitulé : « 4 Types of Content Every Site Needs ». Je lui ai demandé la permission de le traduire, et elle me l'a gentiment accordée, très enthousiaste. Voici donc mon adaptation en français :
4 types de contenu que chaque site devrait mettre en œuvre 
La notion de contenu est plutôt vague, aux contours flous et mal définis.
En tant qu’experte en stratégies de contenu, on me pose souvent ce genre de questions nébuleuses, comme, par exemple : - « Quel type de contenu devrions-nous créer ? » 
D’abord, je suis fermement convaincue que la réalisation de tout contenu doit être pilotée par un objectif. J’entends par là que ce que vous créez doit répondre aux finalités que vous souhaitez atteindre. 
Or qu'est-ce que les gens souhaitent obtenir, en dernier ressort ? Ils veulent gagner de l’argent, faire du fric ! 
Peut-être aimeraient-ils qu’il y ait la paix dans le monde, mais en attendant, ils se contenteront du pognon ! 
Donc, chers lecteurs, si vous aussi souhaitez gagner de l'argent, voici les quatre principaux types de contenu que la plupart des sites ont besoin de mettre en place :
  1. du contenu pour divertir
  2. du contenu pour éduquer
  3. du contenu pour persuader
  4. du contenu pour convertir
Pour illustrer cette problématique, de sorte que vous puissiez voir où se situe votre site par rapport à la création de contenu, nous avons conçu le visuel suivant, en nous inspirant de la matrice créée par First10 & Smart Insights
1. Du contenu pour divertir, pourquoi ? 
Mais qu’est-ce que je raconte ? Quel besoin avez-vous de créer du contenu pour divertir si votre but est de gagner de l'argent ? Simplement parce que le contenu pour divertir vous permet de toucher les internautes qui se situent au sommet de l'entonnoir des ventes, voire celles et ceux qui ignorent encore qu'ils auraient tant besoin de vos produits/services.
Même si le contenu créé pour divertir peut éventuellement ne pas être lié à vos produits/services de façon directe, pour remplir sa mission il doit impérativement être attractif pour votre public cible.
Car comme le suggère la notion de « divertissement », ce type de contenu fait appel à l’émotion plutôt qu’à la rationalité. C'est un genre de contenu (résolument) partageable : plus il sera partagé, plus vous aurez de possibilités d’étendre votre audience.

2. Du contenu pour éduquer, pourquoi ? 
Le rôle du contenu pour éduquer est un peu le même que celui du contenu pour divertir : il vous permet d’atteindre les cibles tout en haut de l'entonnoir. Cependant, alors que le contenu pour divertir est attractif au plan émotionnel, le contenu pour éduquer a des visées plus rationnelles. Mais comme l’autre, il reste très partageable.

3. Du contenu pour persuader, pourquoi ? 
Le contenu persuasif pousse doucement les internautes sur la voie de la conversion (quel que soit le type de conversion que vous souhaitez pour votre site, qu’il s’agisse d’un achat, de répondre à un questionnaire, d’une demande de rappel, etc.). Ce type de contenu parle davantage à la sphère émotionnelle qu’à la sphère rationnelle.

4. Du contenu pour convertir, pourquoi ? 
Est-ce vraiment une question que vous vous posez ? :-) 
Ce type de création de contenu doit prendre en compte l’aspect « conversion » en vue de finaliser l’action, boucler l’achat, conclure l'affaire, c’est selon. En général, ce contenu parle davantage à la sphère rationnelle qu’à la sphère émotionnelle.

Mais pourquoi donc vous faut-il toucher ces deux sphères, émotionnelle et rationnelle ? 
C’est essentiellement parce qu’il s'agit de deux atouts distincts pour une même finalité : certaines personnes réagissent mieux à l’appel émotionnel, d’autres à l’appel rationnel. Donc pour couvrir toutes les situations possibles, mieux vaut diffuser des contenus capables d’agir sur un plan autant que sur l’autre.

Dans certains cas, vous devrez alterner ces deux types de contenu sur une même page. Par exemple, sur une page produits, vous fournirez probablement des détails sur les produits en question (sphère largement rationnelle) et des témoignages/avis de clients (sphère largement émotionnelle).

* Qu'en est-il du non-sens de la « majorité l’emporte » ?

En rédigeant ce billet, je me suis rendu compte qu'il y avait cependant des exceptions. Par exemple, des éditeurs de sites qui comptent uniquement sur la publicité pour réaliser leur C.A. (et qui ne cherchent donc pas à vendre des abonnements pour du contenu premium) créeront certes du contenu pour « persuader » et « convertir », mais qui sera très différent d’un contenu ayant les mêmes finalités sur un site traditionnel d’e-commerce. 
Pour les sites qui dépendent des revenus générés par la publicité, il est probable que leurs conversions « raisonnent » davantage en termes d’interactions sur les réseaux sociaux et d’affichage de pages vues supplémentaires. Pour autant, leur contenu pour « persuader » ou « convertir » sera plus axé sur un appel aux actions de partage social, de recommandations ou de renvois vers des billets liés (chose que Buzzfeed fait très bien puisque je ne pense pas avoir jamais réussi à lire un seul billet directement sur leur site).

Alors, très chers lecteurs, qu’en pensez-vous, êtes-vous d’accord ?
Pas d’accord ?
J’aimerais savoir également ce que vous pensez de notre visuel sur la matrice de contenu, n’hésitez pas à commenter.
Je remercie vivement Hannah de m'avoir autorisé à traduire son billet, qui a le mérite de mettre l'accent sur cette différence entre sphères émotionnelle et rationnelle, et maintenant que j'ai posé le problème, je tenterai de développer le sujet dans un projet billet centré plus spécialement sur le marketing de services, qui intéresse en particulier les "travailleurs de la connaissance" plus que les marchands.

samedi 6 décembre 2008

Internet Marketing 2009

Internet Marketing 2009 - Optimisez votre présence sur Internet

Billet sponsorisé, qui ne l'est pas :-)

C'est juste que j'ai récemment reçu ce livre magnifique, au format A4, un papier de qualité, un peu lourd à manipuler, certes, mais c'est le poids du contenu !


Car c'est du vrai contenu, c'est du lourd. Quiconque veut en apprendre davantage sur le Web marketing devrait se procurer ce guide, actualisé à l'année en cours, indispensable outil de travail qui recense :

Les dernières tendances
Ciblage comportemental - Interfaces riches - Web TV – Réseaux sociaux-  Site Iphone - Applications embarquées pour mobile -  Vidéos cliquables - Mondes virtuels pour une marque - Boutiques déportées - Agents conversationnels - Web sémantique...

Les trucs qui tuent pour réussir ses opérations de
Référencement naturel - Référencement payant - Campagne emailing – Affiliation - Buzz marketing – Marketing mobile - Infiltration des réseaux sociaux – Création de communautés….

+ 70 campagnes analysées en détails (mécanique, résultats, enseignements…)

Les « dernières tendances », et « les trucs qui tuent » sont ainsi accompagnés d’exemples pragmatiques, permettant de mieux comprendre les rouages d’une campagne innovante….


Lire une présentation du livre publié sous la direction de Martin Tissier. Ou feuilleter :





Et puisque mieux vaut prévenir que guérir, si j'en parle, sachez que ce n'est pas parce que j'ai reçu gratuitement le livre, mais parce que j'ai eu l'heureuse surprise de constater que c'est du 100% qualité. Si c'était de la daube, je n'en parlerais pas. Mais il y a une deuxième raison : je trouve parfaitement cohérente la démarche de l'éditeur, EBG, qui commence par appliquer à soi-même ses propres recettes avec la mise en ligne d'un site d'accompagnement pour faciliter la tâche à celles et ceux qui souhaitent en parler.

Plus une remise pour commander le livre à 48€ eu lieu de 58€ : code "adscriptor".

Un bémol signalé par Diane :
absence complète de la culture dans les études de cas (non ! je ne parle pas ici des produits culturels comme Hachette ou Warner Music, mais de vraie culture comme les musées, le patrimoine, le spectacle vivant, les portails culturels).
En terminant par le coup d'œil du traducteur : foin d'« Optimiser votre présence sur Internet » sur la couverture, ça fait tache, préférer au choix, « Optimiser sa présence sur Internet » ou « Optimisez votre présence sur Internet » !

Règle :
Lorsqu'on emploie l'infinitif, on doit dépersonnaliser les pronoms et les adjectifs possessifs ou les utiliser à la troisième personne (éviter l'emploi de vous, votre, vos)...
Pour la prochaine édition, j'utiliserais l'impératif, plus personnel, plus direct, plus « marketing »...


Partager sur Facebook

, , , ,

jeudi 23 octobre 2008

Etude : les nouveaux influenceurs / prescripteurs

Étude sur les nouveaux influenceurs / prescripteurs

Voici une étude fort intéressante de la Society for New Communications Research, intitulée New Media, New Influencers & Implications for Public Relations (PDF - 2,8 Mo) : nouveaux médias, nouveaux influenceurs et implications pour les relations publiques (liens à la sauce Adscriptor).

Je vous en livre les principaux graphiques (tous clicables, ils pointent vers le PDF) et les légendes qui vont avec (où dans les notes de 1 à 5, 1 n'a aucune importance et 5 beaucoup d’importance).

Tableau 2 : parmi les solutions en ligne ci-dessous, quelles sont celles auxquelles votre organisation a eu recours au moins pour une campagne ?
  • Blogs
  • Vidéo en ligne
  • Réseaux sociaux
  • Podcasts
  • Partage de photos
  • Forums / Newsgroups
  • Wikis
  • Bookmarking social
  • Messagerie instantanée
  • Univers virtuels
  • Autres
  • Partage de musique
  • Jeux multijoueurs

Tableau 3 : veuillez noter de 1 à 5 l’efficacité de ces solutions par rapport à la réalisation des objectifs de votre campagne ?
  • Vidéo en ligne
  • Blogs
  • Forums / Newsgroups
  • Réseaux sociaux
  • Podcasts
  • Partage de photos
  • Wikis
  • Bookmarking social
  • Messagerie instantanée
  • Partage de musique
  • Univers virtuels
Exit les jeux multijoueurs. Et où la vidéo passe devant les blogs. Ah ! le pouvoir de l'image...


Tableau 4 : lorsque vous évaluez l’influence des initiatives entreprises par votre organisation dans les médias sociaux, quels sont pour vous les critères plus importants, de 1 à 5
  • positionnement dans les moteurs de recherche
  • nombre de hits/visiteurs uniques
  • degré de sensibilisation au programme de l’audience cible
  • positionnement dans les moteurs de blogs
  • liens entrants
  • hausse des revenus
  • publication de billets de blogs/commentaires positifs/négatifs
  • nombre d’abonnés au flux RSS
  • nombre de commentaires sur le blog/podcast
  • ratio billets de blogs/commentaires
  • nombre de rétroliens

Tableau 5 : quelles sont selon vous les métriques plus importantes afin de mesurer l’efficacité des efforts que vous avez globalement déployés pour communiquer avec les “nouveaux influenceurs” ?
  • amélioration des relations avec l’audience cible
  • amélioration de la réputation
  • positionnement du site institutionnel dans les moteurs de recherche
  • sensibilisation au programme des clients
  • taux de clics sur le site institutionnel
  • publication de billets de blogs/commentaires pertinents sur votre société ou vos produits
  • couverture dans les médias sociaux
  • visiteurs uniques provenant de sites d’influenceurs
  • couverture dans les médias traditionnels
  • liens entrants
  • positionnement dans les moteurs de blogs de votre blog/podcast
  • impressions provenant des sites d’influenceurs

Tableau 6 : dans l’évaluation de l’importance d’un blogueur/podcasteur pour vos RP ou vos actions/programmes de r communication marketing, quels critères prenez-vous davantage en considération, de 1 à 5 ?
  • qualité du contenu
  • contenu relatif à votre société
  • positionnement dans les moteurs de recherche
  • reconnaissance du nom
  • positionnement dans les moteurs de blogs
  • fréquence de publication
  • métriques audience/pages vues/visites
  • autres
  • citations ou interviews dans les médias traditionnels
  • affiliations médias/business
  • nombre de commentaires sur le blog/podcast
  • syndication de contenu
  • longévité
  • mécanisme de distribution des podcasts

Tableau 7 : quels sont, de 1 à 5, les critères majeurs que vous avez retenus pour identifier, au sein des réseaux sociaux, les influenceurs/prescripteurs pertinents par rapport à vos activités ?
  • autres
  • niveau de participation des membres de la communauté
  • fréquence de publication de questions/réponses aux sujets discutés
  • reconnaissance du nom
  • nombre d’internautes auxquels sont liés les membres de la communauté
  • profil démographique des membres de la communauté
  • affiliations médias/business
  • citations ou interviews dans les médias traditionnels
  • niveau de participation à d’autres sites communautaires
  • profil démographique des membres liés

Tableau 8 : d’après vous, quels sont les clients/employés/fournisseurs des secteurs ci-dessus susceptibles d’être le plus influencés par les médias sociaux ?

De +45% à 85% :
  • Médias
  • Arts & Divertissement
  • Internet
  • Communication
  • Logiciels
  • Éducation
  • Loisirs / temps libre
  • Informatique (matériels)
  • Secteur public/gouvernemental
De 0 à 45% :
  • Télécommunications
  • Secteur ONG/sans but lucratif
  • Boissons-Alimentation
  • Santé
  • Électronique
  • Vente au détail
  • Services financiers
  • Détail de niche
  • Produits de consommation durable
D'autres détails sur cette page. Donc un seul mot clé : optimisez, optimisez !



Partager sur Facebook

, , , , , , , , , , , , ,

samedi 4 octobre 2008

Influence des blogueurs

L'influence des blogueurs

Suite : Marques, blogs et classements

P.S. Je suis franchement étonné...

J'ai découvert cette semaine un billet intitulé Bloggers Increase HP Laptop Sales 85%. Impressionnant !

L'histoire : en 2007, HP a sorti le Dragon, un portable "lourd" (7 kg) dont les ventes n'ont pas franchement décollé.

HP s'est donc adressé à Buzz Corps, société spécialisée dans le marketing via les réseaux sociaux.

C'est ainsi qu'est née la campagne Les 31 jours du Dragon, organisée du 9 mai au 8 juin derniers.

Buzz Corps a contacté 31 blogueurs high-tech influents (influence calculée selon le nombre de liens, le ranking Google et les recommandations des autres blogueurs), chacun disposant d'un Dragon à faire gagner à son lectorat, tout en étant libre d'organiser son propre concours, d'une durée de 7 jours.

Une promotion croisée était également prévue entre les blogs participants.

Globalement, après un mois de concours, voici les résultats :
  • Sur les requêtes HP et HP Dragon, les cinq premières pages de résultats de Google pratiquement trustées par les billets des blogueurs participant au concours !
  • Selon Buzz Corps, les 31 blogs ayant organisé les concours ont généré plus de 380 000 liens (sur la requête “31 Days of the Dragon”) !
  • Pour les blogueurs participants, plus de 25 000 occurrences dans les moteurs et un trafic augmenté en moyenne de 150% !
  • Pour HP, une hausse des ventes de 85% sur un produit lancé presque un an auparavant...
  • Mais plus impressionnant encore, des ventes globales en progression de 10% et plus 15% de visites sur HP.com !
Énorme ! Tout ça pour le prix modique de ... 31 portables !

En outre, les blogueurs, qui n'ont pas été payés pour cette campagne, auraient touché une audience estimée dépassant 49 millions d'internautes ! Impressionnant, vous dis-je.


Comme quoi le marketing via les blogs ou les réseaux sociaux a de l'avenir...

Cela pourrait-il se produire chez nous ? En tout cas à méditer par les annonceurs : avec la France au premier rang mondial en nombre de blogs par internaute, je vous dis pas le carton. :-)



Partager sur Facebook

P.S. Je suis franchement étonné que cette histoire ne soit pas davantage relayée dans la blogosphère française ! En effet, je la trouve surprenante à tous points de vue, et porteuse d'enseignements variés :
  • Voilà des années que tout le monde glose et s'interroge sur la soi-disant "influence des blogueurs". Or pour une fois que nous avons des résultats tangibles de cette "influence", presque personne n'en parle ! Cherchez l'erreur...
  • Des résultats, et quels résultats ! Si les chiffres parlent d'eux-mêmes et racontent une histoire, alors pourquoi les marketers ne s'en emparent-ils pas pour nous raconter cette même histoire de leur point de vue ?
  • J'ai le sentiment que cette aventure est une première, mais qu'elle sera suivie, enrichie et déclinée partout sur le Web, sous de nombreuses formes et de nombreux formats. Le binôme blogosphère-réseaux sociaux est encore loin d'avoir donné sa pleine mesure...
[Début]

, , , , , , ,

dimanche 7 octobre 2007

Facebook : le décalogue !

Facebook : le décalogue !

English version / Version anglaise

55 conseils en faveur d'une présence sur Facebook, ça peut toujours servir...

1 seul conseil pour Facebook

Y être (s'il fallait résumer...)

* * *

2 changements indispensables pour Facebook :
  1. Développer des applis pour permettre aux utilisateurs de définir leurs propres catégories d' "amis"
  2. Trouver un meilleur mot que le terme "amis", qui n'est plus adapté à la réalité de Facebook aujourd'hui
* * *

3 catégories principales de réseaux publicitaires sur Facebook :
  1. Les développeurs d'applis : conception et promotion croisée de leurs propres applis
  2. Les réseaux de promotion : payer pour promouvoir ses applis ou être payés pour promouvoir celles des autres
  3. Les régies : faire se rencontrer l'offre et la demande, les annonceurs et les utilisateurs
* * *

4 façon de faire de l'argent avec les applis :
  1. Vendre de la pub
  2. Attirer les sponsors
  3. Vendre des services
  4. Vendre des produits
* * *

5 critères indispensables pour développer une bonne appli :
  1. Simple
  2. Social
  3. Universel
  4. Viral
  5. Collecter les données utilisateur
* * *

6 autres critères indispensables pour développer une bonne appli :
  1. Pour obtenir un viralité maxi : affiner le plus possibile le concept en amont
  2. Créer une excellente interface
  3. Inventer un modèle économique viable
  4. Tester / adapter / garder des traces – Tester / adapter / garder des traces (courriels, stats comparatives, etc)…
  5. Faire touner plusieurs applis en même temps pour choisir les meilleures (sur le Web il faut 9 mois pour comprendre si vous avez réussi, sur Facebook 2 semaines !)
  6. Bien appréhender la niche que l'on veut occuper pour cibler le bon public
* * *

7 étapes pour grapher votre stratégie Facebook :
  1. Créez votre graphe
  2. Créez vos connexions
  3. Suivez vos flux
  4. Partagez votre contenu : distribuez vos histoires, vos médias, taguez…

  5. Pariez sur les applis, c'est l'avenir : Plateforme Facebook, API & Applications
  6. Investissez sur la pub en aidant à sa diffusion : voir le point 3 ci-dessus
  7. Faites sortir le lapin du chapeau: cadeaux, points, devise virtuelle
* * *

8 sociétés "à risque" impliquées dans la pub et les widgets sur Facebook :
  1. Lookery
  2. fbExchange
  3. Cubics
  4. Social Media
  5. Appfuel
  6. RockYou
  7. Slide
  8. VideoEgg
* * *

9 raisons pour lesquelles vous devriez utiliser et suivre de près Facebook :
  • 6 raisons en tant qu'utilisateurs :
    1. Une conception graphique sobre et uniforme
    2. Des règles claires pour taguer
    3. Une importation facile du flux de votre blog
    4. Une publicité discrète, pas de présence envahissante
    5. Des capacités de stockage des photos dignes d'un compte pro sur Flickr
    6. Un meilleur respect de la vie privée et de la confidentialité des données, non accessibles en dehors de Facebook
  • 3 raisons en tant qu'observateurs du Web marketing :
    1. Le taux de progression impressionnant de Facebook, avec un retard sur MySpace qui se resserre sensiblement au fil des mois :

    2. L'alliance nouée avec un partenaire emploi, Jobster, est une alliance intelligente
    3. Facebook semble mieux se positionner là ou d'autres réseaux sociaux ont lamentablement échoué, en donnant quelques signes d'avoir compris que la rentabilisation de ses actifs (essentiellement la masse d'informations collectées via les profils utilisateur) passe par de gros partenariats
* * *

10 applications Facebook au top selon Robert Scoble et Techcrunch :
  1. iLike
  2. Graffiti
  3. Where I’ve Been
  4. Zoho Online Office
  5. Fantasy Stock Exchange
  6. Flickr Photos
  7. Honesty Box
  8. Box.net files
  9. Superpoke
  10. Friend match
* * *

Maintenant, si vous avez un 56ème conseil, ajoutez-le en commentaire, on allongera la liste !

Et si vous souhaitez dresser un liste équivalente d'arguments "contre", signalez-le moi, je vous mettrai volontiers un lien...


Partager sur Facebook

, , , , , ,

dimanche 9 septembre 2007

Moteurs de recherche 2010


Suite et fin des trois billets consacrés à Gord Hotchkiss, après Search Engine Results 2010 et Les moteurs de recherche innovent, pourquoi les marketers Web n’en font-ils pas autant ?

L'occasion m'en est donnée par la publication du deuxième volet (premier) de ses interviews sur « à quoi ressemblera une page de résultats dans trois ans ? ».

Nous avons d'abord vu que la traditionnelle page de résultats va être révolutionnée, tant sur la forme que sur le fond :
  • sur la forme, avec une présentation des liens non plus linéraire mais intégrant, ou, pour mieux dire, amalgamant (blending) photos, vidéos, cartes géographiques, commentaires, etc. (côté pub on peut très bien envisager la présence de widgets interactifs en plus des habituels liens contextuels, d'autres formats riches...) ;
  • sur le fond, avec l'émergence de la recherche universelle (celle qui va puiser dans les différents index, ou inventaires), de la personnalisation (celle qui tient compte de vos préférences et de votre profil) et de la verticalisation (celle qui décide des thématiques auxquelles appliquer personnalisation et recherche universelle).
En fait, si je devais hiérarchiser, je dirais que c'est cette dernière qui passe en premier et subordonne les deux autres, avec par ordre d'importance :
  1. Verticalisation
  2. Personnalisation
  3. Recherche universelle
La verticalisation est cruciale « ... au moment où la recherche est plus que jamais destinée à devenir le véritable système d'exploitation de l'Internet (Search is the OS...), au moment où le référencement tel qu'on le connaît est appelé, non pas à disparaître, mais à évoluer et se transformer en profondeur, au moment où dans le couple intégration / synchronisation Desktop - Webtop, le premier régresse chaque jour davantage derrière le second (l'ère de l'information quitte le bureau pour passer sur Internet), (...), au moment où l'heure est venue de changer nos modes de travail... ».

D'autant plus qu'elle peut s'avérer très efficace, j'ai eu l'occasion de le vérifier à plusieurs reprises avec Translations2.com, vu le gain de temps important sur des recherches terminologiques ciblées : là où les résultats apparaissent dès la première page sur Translations2.com, ils sont relégués sur les pages suivantes avec Google.

Mais ce n'est pas tout, car il faut désormais ajouter à ces formidables innovations des moteurs la montée en puissance de la recherche sociale et autres concepts liés, outre l'apparition de nouveaux moteurs ayant pour nom MySpace (575 millions de recherches en juillet !), Facebook, eBay, Amazon ou encore Grub...

Que de bouleversements en perspective, donc !

* * *

Dans son livre blanc (un must, 61 pages, 3,2 Mo) qui regroupe les deux séries d'interviews et les analyses d'oculométrie, Gord Hotchkiss et son équipe nous donnent une idée des implications pour le positionnement des liens, puisque la forme en F majuscule chère à Tom évolue vers celle d'un E majuscule :


L'attention de l'œil étant d'abord capturée par l'image (encore faut-il qu'elle remplisse le critère de la pertinence par rapport à la recherche de l'internaute), cela déplace le "centre de gravité" du point d'entrée, c'est-à-dire là où se pose le regard en premier, d'où il commence ensuite à balayer la page.

Avec une conséquence importante au plan du positionnement : imaginez que vous ayez payé une fortume pour occuper le premier rang (promesse qui fait encore partie de l'offre de trop de référenceurs aujourd'hui), désormais une simple image peut suffire à faire bypasser votre lien ! C'est caricatural, certes, mais témoigne cependant de la nécessité de penser le référencement autrement, globalement, comme nous en donne un avant-goût Arkantos ou comme le signale Arnoweb en commentaire :
Nous basculons dans une ère où l'intelligence artificielle des algorithmes (...) utilise finalement des données portant sur une population d'internautes...

Par conséquent je pense que nous nous dirigeons vers une mutation du métier de référenceur qui va laisser la place à chef de projet de création de site Web.

Ce dernier sera en charge de rendre un site attirant afin de générer des backlinks naturellement et aussi fidéliser.

Car rappelons-le : CONTENT IS KING.
Exemple pratique avec les images : je dois en avoir pas loin d'un millier sur Adscriptor, mais je compte sur les doigts de la main (allez, disons des deux mains) celles qui sont optimisées.

Optimiser une image veut dire lui donner un nom pertinent et renseigner comme il faut les balises ALT et TITLE, si possible avec des mots clés en rapport avec le contexte, puisque dans le palimptexte qu'est devenue la page Web, le paratexte occupe une place prépondérante, probablement supérieure au texte pur pour les moteurs.

Il est vrai que je ne m'en suis jamais trop soucié sur mon blog, mais sûrement ai-je eu tort. Dans mes stats l'un de mes référents habituels est sur pervers ou ... doigtage (cf. Les confessions d’un hétérotextuel) !

* * *

La conclusion de ce qui précède est qu'il faut donc penser en termes de multipositionnement, non plus simplement sur le texte mais sur tous les éléments du palimptexte, une réalité qui n'a jamais existé jusqu'à présent, et dont nous avons encore bien des difficultés à appréhender toutes les implications pour notre présence Internet...

Ce n'est plus de simple écriture Web qu'il s'agit, mais plutôt d'ingénierie "scripturale" (linguistique, sémantique, technique, etc.). Interactive, et donc réactive. Adaptative. Selon les buts, les retours d'information, les événements, les destinataires, etc. Sans parler de localisation...

Franchement, quelle est aujourd'hui l'entreprise qui met son site en ligne en pensant à ce qui précède ? Et pourtant ! Donc, si vous cherchez un consultant en contenu, vous savez où me trouver. Pour conclure, je vous laisse avec cette question : où sera positionné votre site sur la page de résultats de Google en 2010 (ce n'est qu'une projection, mais on comparera dans trois ans...) ?



P.S. Bien qu'il ne le sache pas, je remercie vivement Gord Hotchkiss de m'avoir inspiré cette série de trois billets, même si je ne peux que vous encourager à approfondir, soit en lisant ses billets sur Search Engine Land soit en téléchargeant le livre blanc intitulé Search Engine Results: 2010. Un must-have & must-read !

, , , , , , , , ,

jeudi 6 septembre 2007

Les moteurs de recherche innovent, pourquoi les marketers Web n’en font-ils pas autant ?


Suite du précédent billet et deuxième consacré à Gord Hotchkiss.

Depuis que je tiens ce blog, je me suis toujours intéressé au référencement. Le référencement est au centre de notre expérience sur Internet. Les anglo-saxons appellent ça le Search Engine Marketing (SEM), littéralement le marketing pour les moteurs de recherche, et les référenceurs sont les marketers pour ces mêmes moteurs, ou Search Engine Marketers (SEMs).

Je choisis un compromis en utilisant marketing Web pour rendre l'idée du binôme référencement / SEM et marketers Web pour référenceurs / SEMs. Je trouve en effet que le concept anglais rejoint la notion française en ce que tous deux sont trop limités, l'un faisant trop explicitement référence aux moteurs de recherche et l'autre ayant une connotation trop "experte", puisque dans mon idée l'optimisation du positionnement d'une présence Web va bien au-delà des seules techniques du référencement (notamment avec l'émergence des médias sociaux).

Donc pour en revenir à Gord, il a publié fin juillet un billet intitulé Search Engines Innovate, Why Not SEMs?, qu'il m'a autorisé à traduire. En français, ça donne :

Les moteurs de recherche innovent, pourquoi les marketers Web n’en font-ils pas autant ?
J’ai beaucoup pensé à l’avenir de la recherche ces derniers temps. Je viens de terminer une série d’interviews auprès de certains des plus gros influenceurs et observateurs du Web - Marissa Mayer, Danny Sullivan, Greg Sterling, Michael Ferguson, Steven Marder, Jakob Nielsen et d'autres -, avec qui nous avons parlé de ce à quoi pourrait ressembler une page de résultats en 2010. Cet automne j'essaierai de rassembler le résultat de nos conversations dans un livre blanc. Avec quelques autres, nous avons également parlé du futur du marketing Web. La conclusion tient en une formule : « Accrochez-vous, vous n'avez encore rien vu ! »

La constante, c’est le changement

Ces jours-ci, j'ai fait remarquer à pas mal de personnes que j'ai vu plus de changements intervenir sur nos pages de résultats au cours des six mois écoulés que pendant les dix dernières années. Et tous semblaient d’accord sur un point : ce n’est qu’un début. Qu'il s’agisse de personnalisation des résultats, de recherche universelle, de fonctionnalités Web 2.0 ou mobiles, notre expérience en matière de recherche sur Internet est en passe d’être radicalement modifiée. La recherche deviendra plus pertinente, plus fonctionnelle, plus polyvalente (ubiquitaire) et plus intégrée. Elle sera de plus en plus omniprésente (via nos mobiles) et utile. Notre offre de loisirs va s’étoffer considérablement, de même que nos possibilités d’achats. Et tout cela va se produire rapidement.

La recherche et le marketing Web vont de pair

Pour ce qui nous concerne, la vraie question c’est quelles sont les implications de tout ce qui précède pour le marketing Web ? On m’a récemment demandé d'où viendrait l'innovation principale pour la recherche. À noter qu’à la même question, un analyste réputé avait d’abord répondu qu'il ne voyait pratiquement aucune innovation du côté des référenceurs, qui « vivaient de leurs rentes. » Mon premier réflexe fut de défendre les gens du métier, avant de m’apercevoir que c’était plus facile à dire qu’à faire.
En fait, j'ai réalisé que je n'avais pas beaucoup vu d'innovations récentes en la matière. Certes, les moteurs eux-mêmes sont les premiers à innover, ainsi que d’autres secteurs connexes (mesures d’analyse, veille et intelligence économique). Mais à vrai dire, pas grand chose de nouveau dans le monde du marketing Web. On a vu ces dernières années toute une série de solutions propriétaires et d’outils d’enchères dans la publicité contextuelle, mais depuis les choses n’ont guère bougé. On dirait que les référenceurs font comme les autruches : ils mettent la tête dans le sable. Et au lieu de favoriser le changement, nous l’entravons activement.
Il y a probablement beaucoup de raisons à cela. En premier lieu, je pense qu'un certain nombre d’acteurs majeurs ont perdu la flamme. La fatigue se fait sentir. J'ai déjà rédigé une série d’articles sur la question. Deuxièmement, c’est dur dur de développer de nouveaux outils ou de nouvelles technologies lorsque vous êtes complètement dépendants des API ou (pire encore) des résultats que vous fournissent les moteurs de recherche.
Ainsi, c'est très risqué de dépenser du temps, de l’énergie et des ressources pour développer des outils ou des technologies susceptibles d’être dépassés sur un simple choix technique arbitraire de Google ou Yahoo, voire rendus complètement obsolètes par l’évolution rapide des innovations.

Collaborer ou couler !

Le fait est que (en disant ça, je suis sûr que bon nombre de lecteurs ne manqueront pas d’objecter et de réfuter mon argumentation), même si pour l’instant les référenceurs continuent de surfer sur la vague, il se pourrait que bientôt ils aillent droit dans le mur. La nécessité d’innover et de faire évoluer votre positionnement stratégique est plus importante que jamais. Car au fur et à mesure que les moteurs changent les règles, les référenceurs doivent s’adapter s’ils veulent survivre. Aujourd’hui, il est impératif d'innover.

Et au final, ce sera une bonne chose.

Les bouleversements qui se produisent dans la recherche ne font que refléter ceux qui sont à l’œuvre dans le marketing et la publicité en général. C'est la constante évolutive d’un marché qui gagne en efficience, où les interconnexions entre vendeurs et consommateurs sont de plus en plus efficaces grâce à une circulation bidirectionnelle de l'information plus fluide.
Les incertitudes traditionnelles de la publicité s’effacent peu à peu, en grande partie grâce à l’accroissement considérable de la pertinence de la recherche. Et plus la recherche devient pertinente et utile, plus les interconnexions se font fiables et moins envahissantes, dans un cycle vertueux pour les deux parties en présence. L'occasion se présente donc aux référenceurs d’aider les publicitaires à mieux négocier le virage d’un marché chaque jour plus efficace sur le Web. Serons-nous capables de relever le défi ?

Bien. Cet article m’a frappé parce qu’il illustre deux des aspects de la présence Web qui m’intéressent au plus haut point :

1. Comment être présent ?
2. Comment être trouvé ?


Les deux choses semblent couler de source, et pourtant : vous ne serez jamais trouvé si vous n’êtes pas présent, c’est clair, mais être présent ne signifie pas automatiquement être trouvé. Deux stratégies qui doivent se rejoindre et s'alimenter réciproquement.

1. Être présent, c’est la stratégie amont.
2. Être trouvé, c’est la stratégie aval.


Internet est un territoire de conquêtes, à proprement parler, qui exige d’occuper le terrain sur le long terme pour conquérir une présence parmi un nombre de sites et de pages Web qui augmentent de façon exponentielle.

Il y faut toujours du travail et de la constance, à défaut de moyens. Ce qui est sûr c'est que les techniques de positionnement et autres ne peuvent être que la conséquence d'une stratégie réfléchie et conçue a priori, et non pas une fin en soi. Chose dont les clients des référenceurs ont rarement l'air d'être conscients. Heureusement pour eux, d'ailleurs ! Tant que ça dure...

En conclusion, pour paraphraser le titre, les moteurs de recherche innovent, comment chacun de nous peut-il ou elle innover pour donner visibilité à sa propre présence sur Internet ? C'est ce que nous verrons dans le troisième billet de cette série.


, , , , , , , , ,