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dimanche 9 février 2014

Marketing de services pour consultants indépendants

L'atomisation continue du marché du travail génère toujours plus de travailleurs indépendants - nous les appellerons "consultants indépendants" - qui doivent se transformer en entreprises pour survivre au plan professionnel. Mais à la différence d'une entreprise, qui dispose de plusieurs personnes ressources pour différentes tâches, le consultant indépendant concentre à lui seul toutes ces tâches.

Beaucoup le font par choix, d'autres par obligation. Tous fournissent un service. Un traducteur-interprète fournit un service. En élargissant l'horizon, un travailleur de la connaissance fournit un service.

Afin de déployer une stratégie marketing pour vendre son service en se différenciant, le consultant indépendant a deux options maîtresses pour sortir du lot : offrir le meilleur prix, ou offrir le meilleur service.

Offrir le meilleur prix est IMPOSSIBLE : dans le nivellement par le bas de la concurrence mondialisée, il y aura toujours quelqu'un, quelque part, pour vendre à un prix plus bas que le vôtre. Nous ne sommes ni des marchands de pommes de terre ou de voitures, qui sont des biens tangibles, mais des prestataires de services intangibles, immatériels, où la notion de "service" signifie « la mise à disposition d'une capacité technique ou intellectuelle ».

Du reste, pour autant qu'un mauvais service coûte peu, il coûtera toujours trop cher ! À moins de reconnaître une valeur à ce qui est mauvais : une règle d'or que trop de prestataires et de clients oublient...

La compétition se joue ailleurs : offrir le meilleur service. Plus, éventuellement, offrir le meilleur prix ... en fonction du service fourni.

Mais le premier point auquel chaque prestataire conseil doit veiller avec un soin jaloux reste celui-ci : offrir le meilleur service. Toute sa stratégie marketing découlera de ce postulat de départ.

Donc chaque consultant indépendant sait (devrait savoir) quel service il propose. Or comment sait-il qu'il est le meilleur ? D'ailleurs meilleur 1) par rapport à quoi, et 2) par rapport à qui ?

1) Meilleur service par rapport à quoi ?

Par rapport aux services concurrents qui touchent un même public-cible. Cela implique de connaître le marché sur lequel on évolue en général, et le sien en particulier.

1 consultant indépendant = 1 marché 

Forcément différent de celui du voisin, puisque mon marché est constitué de mes clients (existants + potentiels), dans mon ou mes secteurs (plus mes langues de travail, qui sont transversales aux secteurs, pour les traducteurs-interprètes).

2) Meilleur service par rapport à qui ?

Par rapport à mes concurrents, qui proposent les mêmes services que moi et touchent potentiellement un même public-cible. Connaître le (son) marché implique connaître ses concurrents (et leurs services).

Enfin une autre alternative trop peu mise en œuvre consiste à fournir un service complémentaire, en s'associant avec certains de ses "concurrents" et/ou avec des partenaires de choix pour proposer ensemble un service global mieux adapté aux exigences du client, en transformant la compétition en coopétition...

* * *

De fait, chaque consultant indépendant est constamment au cœur de rapports de forces qui déterminent son environnement professionnel : une situation changeante, dynamique, qui exige une grande capacité d'anticiper, de réagir, de s'adapter, voire de s'associer au gré des situations pour saisir davantage d'opportunités...

Une idée des tensions qui alimentent en permanence ces rapports de forces nous est donnée par le modèle des 5 forces de Porter, adapté pour la circonstance aux consultants indépendants :


Où les fournisseurs / agences sont les intermédiaires éventuels entre le prestataire conseil et le client final.

Donc maintenant que je sais pourquoi mon service est le meilleur (par rapport à quoi, et par rapport à qui), je n'ai plus qu'à faire passer le message à mon public-cible : les clients existants et potentiels qui constituent mon marché.

Pas seulement ! Car le marketing consiste essentiellement à nouer des relations avec les clients, certes (entretenir les relations s'il s'agit de clients existants, les créer s'il s'agit de clients potentiels), mais aussi avec toutes les parties prenantes susceptibles de tenir un rôle, de près ou de loin, dans votre marché.

Et lorsqu'il est question de nouer des relations à l'époque des réseaux sociaux, cela signifie naturellement occuper le terrain sur ces mêmes réseaux, qui ne se limitent pas à Facebook, Twitter ou LinkedIn, loin de là : citons parmi d'autres, à titre d'exemples, Flickr (photos), YouTube (vidéos), Upcoming (événements), Deezer (musique), Storify (story telling), Pinterest (partage photos), Monster (emplois), Netflix (films), Slideshare (docs, présentations), Foursquare (géolocalisation), etc.

La liste est longue et le choix est vaste, qui dépend à la fois de mes goûts personnels et des cibles que je souhaite atteindre. Une fois que j'ai identifié les plateformes sur lesquelles créer du contenu, j'en reviens à cette question : quel type de contenu, émotionnel et/ou rationnel ?

Nous verrons cela prochainement, mais que de choses à raconter...


mardi 14 décembre 2010

Les chiffres de Twitter

[MàJ - 16 décembre 2010] J'ai lu hier que Twitter avait levé 200 millions $ supplémentaires, ce qui valorise l'entreprise à 3,7 milliards $.

Il semble également qu'avec l'arrivée au directoire de Twitter de nouvelles pointures comme Mike McCue et David Rosenblatt, la société veuille booster la pub du site (Twitter Analytics est déjà disponible pour tous les annonceurs), et développer d'autres modèles économiques, comme la vente de ses données : 360 000 $ pour 50% de ses tweets via un partenariat avec GNIP, la société se réservant le droit de commercialiser en direct 100% des données, qu'elle évalue à environ 1 000 tweets par seconde !

Il semble donc que mes prévisions de 1 200 tweets par seconde (voir plus bas) étaient bien par défaut, puisque si l'on se base sur ces chiffres de Twitter, nous en serions déjà à plus de 31,5 milliards de tweets à l'année, soit une valorisation à 12 cents le tweet (31,5 milliards x 0,12 = +3,7 milliards $) !

Quant à analyser entre 15 et 16 milliards de tweets pour 360 000 $, cela fait moins de 1 000 $ par jour pour environ 1 500-1 600 milliards de caractères (en prenant une moyenne de 100 caractères par tweet), ce qui représente en gros 1 milliard de pages de texte (standard en traduction : 1 page = 1 500 caractères), un beau corpus !

* * *
Mon dernier billet est né en m'interrogeant sur les stats de Twitter, et notamment sur la faible proportion de tweets francophones, évalués à 0,64% de l'ensemble des messages par une étude que cite Lionel en commentaire.

L'étude originale, qui a exploré 13 millions de comptes en janvier 2010, montre une répartition fortement déséquilibrée, avec les États-Unis qui se taillent la part du lion (plus de la moitié), et les autres pays se partageant le reste.


Les comptes francophones seraient autour de 1%, pour une proportion équivalente de messages FR twittés chaque jour début 2010, selon ces autres chiffres : 500 000 sur près de 50 millions. Posons donc l'hypothèse de 1% de comptes et de messages FR, nous ne devrions pas être loin de la réalité.

Voyons maintenant quelques données fournies sur le blog de Twitter. En février 2010, la barre de 45 millions de tweets par jour était franchie :


mais en décembre nous en sommes à plus de 95 millions/jour (vs. 90 millions deux mois plus tôt), pour un total dépassant ... 25 milliards de tweets en 2010 !!!

La production journalière de tweets a donc plus que doublé depuis le début de l'année, en hausse constante, puisque si l'on divise 25 milliards par 365 jours, ça ne fait qu'une moyenne de 68,5 millions/jour, pratiquement à mi-chemin entre les 45 millions de février dernier et les 95 millions de ce mois-ci.

De ce pas on devrait donc largement dépasser 40 milliards de tweets en 2011, soit plus de 1 200 tweets par seconde, c'est-à-dire plus du double des performances enregistrées en février, et un quart des messages qui contiennent un lien !

Mais en rapportant ce chiffre au nombre de comptes, qui était de 175 millions en novembre, dont plus de 100 millions ouverts cette année et une moyenne actuelle de 370 000 nouveaux comptes chaque jour, si cette tendance se maintient, ça nous donnerait environ 200 millions de comptes ouverts dès janvier 2011 et probablement plus de 300 millions à la fin de l'année prochaine.

Or 40 milliards de tweets pour 300 millions de comptes, ça ne fait jamais que 133 tweets par compte sur l'année, disons 1 tous les trois jours ! Ce qui est totalement invraisemblable, et laisserait plutôt penser que la production annuelle de tweets fin 2011 sera plus proche de 60 milliards que de 40.

Certes, ce ne sont que des projections, probablement par défaut, mais qui donnent pourtant une idée de la croissance phénoménale de Twitter, dont le CEO, Dick Costolo, a déjeuné la semaine dernière avec ... Steve Ballmer !

Ça vous dit quelque chose ?

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lundi 4 octobre 2010

La sécurité des médias sociaux

Il y a quelques jours j'ai découvert sur le site de Fabio Ghioni, bien connu en Italie, et pas seulement en Italie, une présentation de 50 pages en italien, claire et bien faite, sur la sécurité des médias sociaux, qui est le chapitre manquant à l'optimisation pour les médias sociaux.

Signée iDialoghi, je les ai contactés pour leur demander l'autorisation de l'adapter en français, car je suis convaincu qu'elle a le mérite d'offrir une bonne synthèse de la situation, d'être à jour et de poser les bonnes questions. Auxquelles chacun/e devrait s'efforcer d'apporter ses propres réponses, puisque désormais nous sommes tous des personnages publics.

Je ne vais pas vous la détailler, vous pouvez la consulter directement en ligne ou en télécharger le PDF :
mais je voudrais juste souligner deux aspects qui me sont venus à l'esprit pendant que je la traduisais.

1. La partie 3. - Risques et menaces décrit très précisément la manière dont Hacker Croll a réussi à pirater Twitter et les comptes de Britney Spears et de Barack Obama : pas de grosses technologies de hack, mais simplement grâce à la collecte des données personnelles disponibles en ligne...

2. La diapo qui m'interpelle le plus est la n° 40 :

  • Décider de ne pas créer son profil sur Facebook ou sur d’autres réseaux sociaux pour ne pas s’exposer reste malheureusement insuffisant.
  • On perd ainsi totalement le contrôle sur tout ce que les autres disent de nous, sur les tags nous concernant susceptibles d’étiqueter des photos ou sur les faux profils éventuellement créés à notre nom.
  • Mieux vaut se créer un compte et l’utiliser avec le plus grand soin pour garder le contrôle des “rumeurs” et maîtriser son image...
Cela pour répondre à tous les "no-names", qui pensent à tort, selon moi, échapper à un risque alors qu'en fait ils s'exposent ainsi à un risque encore plus grand : celui de ne plus rien contrôler ! Ni leur identité, ni leur réputation...

Car en réalité, refuser un risque ne permet pas toujours de l'éviter, et nier que désormais sur Internet l'homme est un animal social n'empêche pas qu'il le soit, nolens volens !

Regardez ça, pour mieux comprendre de quoi je parle :



Donc bonne lecture, et si la présentation vous plaît, passez le mot ! Plus les internautes prendront conscience des problèmes, plus Internet et les réseaux sociaux pourront être sécurisés. Obama dixit...



P.S. Si la version italienne vous intéresse, la voici :

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mercredi 8 juillet 2009

Grande première mondiale pour le Web et la démocratie participative


À quoi ça sert Facebook ? Je crois que sur Internet, tout le monde s'est posé cette question à un moment ou à un autre. Moi-même, en 2007, j'ai écrit l'un de mes premiers billets sur le phénomène Facebook en concluant par ces mots :
je suis présent sur Facebook « juste pour savoir de quoi je cause quand j'en cause, et j'avoue ne pas encore y avoir trouvé "mon" intérêt ».
Et puis le mois dernier il s'est passé une chose : une déclaration de Berlusconi, le 13 juin, qui invitait expressément les entrepreneurs italiens à boycotter les journaux qui critiquaient son gouvernement, sa personne, sa politique, et à ne plus y investir en publicité (en sachant que les principaux journaux et médias qui ne le font pas sont les siens...).

Une déclaration qui a fait réagir, entre autres, un consultant en communication de Milan, Geronimo Emili, qui a décidé dans la foulée de lancer un groupe sur Facebook pour proposer aux gens de se cotiser et d'acheter une pleine page de publicité sur Repubblica, journal symbole de la lutte contre Berlusconi et cible directe de ses attaques : « Repubblica a planifié une action subversive contre moi ! »

Donc en trois semaines à peine, la proposition a abouti et aujourd'hui - le jour de l'ouverture du G8 en Italie ! -, le journal "La Reppublica" publie NOTRE ANNONCE !


Comme vous pouvez le voir, ce n'est pas une pleine page (en taille naturelle, légèrement inférieur au format A4), et c'est relégué à la page 37 du journal. Mais c'est tout ce que les fonds recueillis ont permis de nous offrir.

Toute cette histoire m'inspire un certain nombre de réflexions.

1. La puissance du Web et du concept de "réseau social" lorsqu'il est utilisé dans le cadre d'une cause commune.

- Le groupe est né spontanément sur Facebook et 95% des gens qui ont versé leur contribution l'on fait via Paypal.

- Je crois que c'est la première fois au monde que les citoyens lambda s'offrent une telle publicité dans un quotidien à tirage national. Certains ont leur nom parmi les signataires en n'ayant versé qu'un seul euro !


2. Pour porter une idée sur le Web, il faut à l'origine un promoteur de l'idée et un groupe restreint qui prenne en main l'aspect "organisation".

- Dans le cas présent, Geronimo Emili s'est chargé de faire confluer les fonds sur un compte Paypal, de prendre contact avec la régie de Repubblica, de négocier le tarif de la page, de compiler la liste des noms (tout un travail, puisque sur 501 noms publiés, certains ont fait apporter des corrections, d'autres ont demandé leur retrait pour conserver leur anonymat, etc.), de trouver les volontaires pour la rédaction du message, la partie graphique, etc.

- C'est moi qui ai lancé l'idée de traduire la page, au début j'aurais aimé dans le plus grand nombre possible de langues, mais Geronimo (Jérôme en français) a préféré se limiter aux langues des participants au G8. Il s'est occupé de trouver les traducteurs pour l'allemand, le russe et le japonais, tous volontaires.

- J'ai pris en charge le français et l'anglais, et les deux traducteurs professionnels que j'ai contactés pour l'anglais n'ont pas voulu être payés. Qu'ils en soient remercié, leur nom n'apparaît pas sur la liste des contributeurs juste parce que Geronimo n'a pas réussi à tout faire, mais je tiens ici à réparer cet oubli. Ils s'appellent Nicholas Hunt et Gordon Fisher.

3. Entre adhésion idéale et contribution effective, il y a un pas que seuls 20% des gens franchissent !

- Au moment de clôturer les comptes, lundi soir à minuit, (j'arrondis) 500 personnes sur 2500 inscrits avaient versé environ 4500 €. Soit une moyenne de 9 € par personne qui aurait donné plus de 22000 euros collectés si chaque inscrit/e avait été jusqu'au bout de la logique ayant motivé son inscription...

- Cette marche arrière de 4 inscrits sur 5 a fortement diminué l'impact médiatique du message. En outre, si nous avions eu la pleine page, nous aurions pu publier les traductions directement sur le journal, et non en page 37 !, comme le montre le projet graphique original :


Qui a dû être redimensionné à cause du format de l'annonce, et qui est donc le fruit d'un compromis tenant compte de l'espace réduit à disposition.

- Ironie du sort, l'annonce est publiée à côté d'un article censé retracer l'histoire de Facebook...

Conclusion

En termes de communication, je crois que cette initiative est une grande première mondiale et qu'elle ouvre des perspectives...

Par contre, le fait que 4 personnes sur 5 se soient abstenues de contribuer, en contradiction évidente avec les intentions publiquement professées, est un ÉCHEC manifeste, qui donne à réfléchir. J'ai laissé plusieurs message sur le mur de la page, en comparant ce qui s'est passé avec un voyage en train, où pour chaque voyageur qui a pris le train, quatre autres sont restés sur le quai à regarder.

Une passivité de cyberspectateurs sur laquelle il me semble déceler l'héritage d'une culture télévisuelle où la seule interaction possible consiste à zapper en restant le cul sur sa chaise.

Non ! Les réseaux sociaux et le Web ouvrent d'immenses perspectives encore presque totalement inexplorées, et plutôt que de légiférer à droite et à gauche sur des conneries qui sont l'expression de lobbies monopolistes jurassiques, cette initiative est l'exemple frappant des possibilités que le Web ouvre à tout-un-chacun.

Apprenons à nous en servir, et parlons-en autour de nous !

* * *

Liens connexes en français (si vous en connaissez d'autres, merci de me le signaler en commentaire) :


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P.S. Cf. l'article de Repubblica, signalé en page d'accueil du journal, qui rend compte de l'initiative :


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vendredi 13 février 2009

La "vraie" valeur de Facebook ?


La valeur de Facebook est un mystère.

Au fil du temps on est passé de 1 milliard $ à 8 milliards $, puis de 15 milliards $ à 12 milliards $ ou à 10 milliards $, voire de 5 milliards $ à 4 milliards $, ou encore de 6 milliards $ à 3 milliards $, etc.

En cherchant bien on trouverait plein d'autres estimations plus sérieuses les unes que les autres. La réalité, c'est que « la "vraie" valeur de Facebook », personne n'en sait rien, pas même Zuckerberg.

En 2007, la fourchette était comprise entre 7 et 10 milliards $ (à noter que dans cette interview Peter Thiel annonçait la cotation en bourse en 2009 : Thiel said the 'earliest' Facebook would go public is 2009, 'and hopefully not until significantly after that.), en 2008 entre 3,75 et 15 milliards $ (au moins), et en 2009 ?

Car entre 2007 et 2009, Facebook a dépassé MySpace (ce qui était loin d'être acquis au départ), avec un nombre d'utilisateurs multiplié par 4, de 40 à 160 millions ! Et probablement par [plus de] 5 d'ici à la fin de l'année...

[MàJ - Saint Valentin 2009] Les utilisateurs de Facebook seraient officiellement 175 millions...


* * *

Donc même si cette valeur est impossible à chiffrer tant que Facebook n'est pas introduit en bourse (l'année prochaine ?), opération difficile à réaliser sans avoir trouvé d'abord un modèle économique qui tienne la route, il n'en demeure pas moins qu'elle est énorme. Notamment si l'on tient compte des critères de progression, de fréquentation, de potentialités, notamment dans le mobile, etc.

Mais au fond, de la "vraie" valeur de Facebook, qui s'en soucie, me direz-vous. Ben, en premier lieu, ceux qui détiennent les actions, à commencer par les frères Winklevoss, dont la participation peut valoir entre 45 millions $ et 11 millions $, divisée par 4, donc, suivant que vous calculez l'action à 35,90 $ ou à 8,89 $, qui était la valorisation interne de Zuckerberg et du CdA de Facebook, tel que le confirme le document du tribunal rendu public :
AND YOUR HONOR, WHAT WAS THE FAIR MARKET VALUE ACCORDING TO THE BOARD OF DIRECTORS AT THAT TIME? IT WAS $8.89. SO AT THAT FAIR MARKET SHARE WE SHOULD HAVE GOT FOUR TIMES, NOT 1.2 BUT 5 MILLION OF SHARES OF FACEBOOK STOCK.
Voire à 9,27 $ dans le meilleur des cas...

Ensuite, selon ValleyWag, vous avez Zuckerberg, qui devrait avoir une participation d'environ 30%, Sean Parker (± 5%), Peter Thiel (entre 5 et 7%), Microsoft (1,6%), Li Ka-shing, les autres membres de la société, etc.

Et enfin, les utilisateurs du service. Car selon moi, la "vraie" valeur de Facebook n'est pas uniquement économique, c'est aussi une valeur d'usages et de socialisation sur le Web qui existe déjà, même si beaucoup reste encore à découvrir et à inventer, à éliminer, à peaufiner, etc.

Conclusion :
Il y a deux ans, il fallait y être. Aujourd'hui, il faut en partir. Malgré 150 millions d'utilisateurs, Facebook n'a toujours pas trouvé de modèle économique et pratique une forme de fuite en avant : s'il devient payant, tout le monde va en partir. La pub ne rapporte pas de quoi couvrir les frais grandissants d'hébergement et de bande passante. Et Mark Zuckerberg, décrit comme un nouveau Bill Gates, est maintenant sérieusement critiqué.
Alors, selon vous, Facebook en voie de ringardisation ? Personnellement, je ne crois pas.

Je pense plutôt que Zuckerberg conserve des marges de manœuvre importantes, et vu les enjeux énormes qu'il y a derrière, financiers mais pas seulement, gageons que tôt ou tard Facebook réussira à traduire ses nombreux atouts en espèces sonnantes et trébuchantes.

Vos avis ?


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mardi 10 février 2009

Médias sociaux & Marketing



Via Compete. Premier constat, bien que ce soit le rush sur les réseaux sociaux, je n'en connais vraiment que 3 sur 25 (Facebook, Twitter et Ning) !

La montée en puissance de Twitter est remarquable, il faut dire que le service mérite, j'y consacrerai bientôt tout un billet. Ceci dit, l'écart entre les deux premiers de la liste et les suivants est vraiment énorme !

Je vous disais dernièrement que Facebook avait nettement dépassé MySpace, mais presque 400 millions de visites en plus par mois, ça fait quand même beaucoup !

Je n'ai pas le temps d'approfondir, j'en profite donc pour vous donner quelques liens que j'ai twittés aujourd'hui sur les réseaux sociaux (en anglais) :
  1. Top 150 Social Media Marketing Blogs
  2. 10 of the Smartest Big Brands in Social Media
  3. Introducing Google's new Social Web Blog
Sans oublier cet excellent guide de 40 pages qui aborde le marketing via les médias sociaux :


Tiens, ça me rappelle quelque chose... Voilà ! Le billet est bref, mais si vous suivez tous les liens, vous en avez au moins pour la semaine :-)



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mercredi 4 février 2009

Facebook : 5e anniversaire et 7 millions de français


Comme je l'ai relaté dans deux billets, Zuckerberg a annoncé le lancement de Facebook le 4 février 2004.

Il y a 5 ans aujourd'hui !


Que de chemin parcouru ! Que de records battus. Que d'évolutions graphiques. Et ce n'est pas fini. La progression semble inarrêtable. Hier les statistiques officielles (relevées sur le site entre 18h et 18h40') annonçaient +7 millions de français (sur plus de 10 millions de francophones) et un peu moins de 150 millions d'utilisateurs : 148 310 940 pour être précis (tableau détaillé en P.S.) (voir également ici).

Or on sait qu'il y a toujours un décalage entre les stats disponibles sur le site et celles "officiellement" annoncées, puisque selon Zuckerberg lui-même, le cap des 150 millions aurait été franchi début janvier et, selon d'autres sources, celui des 160 millions en fin de mois... Avec désormais plus de 200 millions de visiteurs uniques par mois (222 en décembre), dont 4 millions s'y connectent chaque jour via leur mobile !

Ceci dit, en utilisant Wordle pour visualiser la répartition par pays, un coup d'œil suffit pour voir le poids des principaux :


En chiffres, voici en effet les dix premiers pays :

1. États-Unis (45 500 240)
2. Royaume-Uni (15 827 160)
3. Canada (11 016 920)
4. Turquie (8 111 780)
5. France (7 008 060)
6. Italie (6 474 940)
7. Australie (4 552 940)
8. Chili (3 966 900)
9. Colombie (3 843 420)
10. Espagne (3 023 180)

Les proportions sont respectées ! Donc, avec un taux d'adhésion constant supérieur à 30 millions d'adhérents (d'amis ?, de friends ?) au service chaque année (tous âges confondus), le problème reste encore celui de la rentabilité du site.

En fait, il semble que les choses commencent à bouger de ce côté-là aussi, et si par chez nous certains jugent sévèrement Facebook Connect, outre-Atlantique d'autres observateurs sont plus optimistes sur les chances de réussite de ce nouveau modèle économique...

Qui ferait essentiellement levier sur l'extension du graphe social (voir ici aussi), ce qui se traduit concrètement par une monétisation des données de l'utilisateur à l'intention des annonceurs (et des entreprises), choses que Zuckerberg essaie de faire depuis longtemps sans encore avoir trouvé la bonne formule jusqu'à ce jour !


Dernièrement, on peut même constater des ouvertures qui peuvent aussi laisser perplexes (bien que ce type d'approche soit très américain)...

Ceci dit, quoi qu'on puisse dire ou penser de Facebook, il est clair que c'est l'une des premières destinations du Web, capable de mettre MySpace dans le vent en moins de deux ans !


En concluant sur une étude qui tombe à point nommé :





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P.S. Répartition détaillée des 95 pays actuellement décomptés :


[Début]

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lundi 15 décembre 2008

Facebook : dix millions de francophones ?

Facebook : dix millions de francophones !?

Depuis plus d'un an, de temps en temps je fais le point sur la progression de Facebook, qui atteint aujourd'hui plus de 133 millions d'utilisateurs ! (140...)

Soit 550% de croissance en un an et demi, depuis les 24 millions d'utilisateurs actifs recensés le 24 mai 2007...

Pulvérisée, la croissance dépassant 300% en un an...

Et pulvérisée, ma seule prévision pour 2008...

Par contre, avec désormais plus de 6 millions de français inscrits, cinquième présence après les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada et la Turquie, la France connaît à son tour une hausse supérieure à 300% en 6 mois, depuis le cap des deux millions franchis fin mai dernier.


Entre-temps, nous sommes passés de 31 pays recensés en octobre 2007, à 47 en janvier 2008, 54 début mai, 81 fin mai, 93 en août et 95 à présent :


Pour estimer le nombre de francophones inscrits, j'ai procédé comme suit.

Canada : 10 654 500 inscrits

En me basant sur les dernières statistiques que j'ai pu trouver (En 2001, 22,9 % des Canadiens ont déclaré avoir le français comme langue maternelle), j'ai supposé une répartition identique sur Facebook : 22% = 2 343 990.

Puis en prenant les autres pays ayant la francophonie en partage ou dont j'ai estimé qu'au moins 50% des inscrits parlaient probablement le français :
  1. Belgique : 1 581 960
  2. Suisse : 1 071 220
  3. Liban : 397 560
  4. Maroc : 326 980
  5. Tunisie : 200 000
  6. Luxembourg : 84 800
  7. Île Maurice : 55 360
Soit 3 717 880 : 50% = 1 858 940 .

Total : 6 147 020 + 2 343 990 + 1 858 940 = 10 349 950 !

Ce qui ne représente que 7,5% des +133 millions d'inscrits sur Facebook, la chose paraît vraisemblable !

Alors, plus de 10 millions de francophones sur Facebook, qu'en dites-vous ?




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P.S. Sur Scoopeo, un trollesque hurluberlu m'a accusé de manipulation. Je ne vois pas trop où elle serait !

Car penser qu'il y a plus de 6 millions de français, plus 2 millions de canadiens francophones, plus 2 millions d'autres inscrits ayant la langue française en partage, soit globalement 10 millions de personnes et plus, au vu des chiffres officiels communiqués par Facebook, je ne vois pas vraiment où est l'arnaque. Ou alors, si manip il y a, ce serait plutôt Facebook qu'il faudrait accuser de truquer les chiffres !

Si vous voulez des stats plus fines...



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jeudi 23 octobre 2008

Etude : les nouveaux influenceurs / prescripteurs

Étude sur les nouveaux influenceurs / prescripteurs

Voici une étude fort intéressante de la Society for New Communications Research, intitulée New Media, New Influencers & Implications for Public Relations (PDF - 2,8 Mo) : nouveaux médias, nouveaux influenceurs et implications pour les relations publiques (liens à la sauce Adscriptor).

Je vous en livre les principaux graphiques (tous clicables, ils pointent vers le PDF) et les légendes qui vont avec (où dans les notes de 1 à 5, 1 n'a aucune importance et 5 beaucoup d’importance).

Tableau 2 : parmi les solutions en ligne ci-dessous, quelles sont celles auxquelles votre organisation a eu recours au moins pour une campagne ?
  • Blogs
  • Vidéo en ligne
  • Réseaux sociaux
  • Podcasts
  • Partage de photos
  • Forums / Newsgroups
  • Wikis
  • Bookmarking social
  • Messagerie instantanée
  • Univers virtuels
  • Autres
  • Partage de musique
  • Jeux multijoueurs

Tableau 3 : veuillez noter de 1 à 5 l’efficacité de ces solutions par rapport à la réalisation des objectifs de votre campagne ?
  • Vidéo en ligne
  • Blogs
  • Forums / Newsgroups
  • Réseaux sociaux
  • Podcasts
  • Partage de photos
  • Wikis
  • Bookmarking social
  • Messagerie instantanée
  • Partage de musique
  • Univers virtuels
Exit les jeux multijoueurs. Et où la vidéo passe devant les blogs. Ah ! le pouvoir de l'image...


Tableau 4 : lorsque vous évaluez l’influence des initiatives entreprises par votre organisation dans les médias sociaux, quels sont pour vous les critères plus importants, de 1 à 5
  • positionnement dans les moteurs de recherche
  • nombre de hits/visiteurs uniques
  • degré de sensibilisation au programme de l’audience cible
  • positionnement dans les moteurs de blogs
  • liens entrants
  • hausse des revenus
  • publication de billets de blogs/commentaires positifs/négatifs
  • nombre d’abonnés au flux RSS
  • nombre de commentaires sur le blog/podcast
  • ratio billets de blogs/commentaires
  • nombre de rétroliens

Tableau 5 : quelles sont selon vous les métriques plus importantes afin de mesurer l’efficacité des efforts que vous avez globalement déployés pour communiquer avec les “nouveaux influenceurs” ?
  • amélioration des relations avec l’audience cible
  • amélioration de la réputation
  • positionnement du site institutionnel dans les moteurs de recherche
  • sensibilisation au programme des clients
  • taux de clics sur le site institutionnel
  • publication de billets de blogs/commentaires pertinents sur votre société ou vos produits
  • couverture dans les médias sociaux
  • visiteurs uniques provenant de sites d’influenceurs
  • couverture dans les médias traditionnels
  • liens entrants
  • positionnement dans les moteurs de blogs de votre blog/podcast
  • impressions provenant des sites d’influenceurs

Tableau 6 : dans l’évaluation de l’importance d’un blogueur/podcasteur pour vos RP ou vos actions/programmes de r communication marketing, quels critères prenez-vous davantage en considération, de 1 à 5 ?
  • qualité du contenu
  • contenu relatif à votre société
  • positionnement dans les moteurs de recherche
  • reconnaissance du nom
  • positionnement dans les moteurs de blogs
  • fréquence de publication
  • métriques audience/pages vues/visites
  • autres
  • citations ou interviews dans les médias traditionnels
  • affiliations médias/business
  • nombre de commentaires sur le blog/podcast
  • syndication de contenu
  • longévité
  • mécanisme de distribution des podcasts

Tableau 7 : quels sont, de 1 à 5, les critères majeurs que vous avez retenus pour identifier, au sein des réseaux sociaux, les influenceurs/prescripteurs pertinents par rapport à vos activités ?
  • autres
  • niveau de participation des membres de la communauté
  • fréquence de publication de questions/réponses aux sujets discutés
  • reconnaissance du nom
  • nombre d’internautes auxquels sont liés les membres de la communauté
  • profil démographique des membres de la communauté
  • affiliations médias/business
  • citations ou interviews dans les médias traditionnels
  • niveau de participation à d’autres sites communautaires
  • profil démographique des membres liés

Tableau 8 : d’après vous, quels sont les clients/employés/fournisseurs des secteurs ci-dessus susceptibles d’être le plus influencés par les médias sociaux ?

De +45% à 85% :
  • Médias
  • Arts & Divertissement
  • Internet
  • Communication
  • Logiciels
  • Éducation
  • Loisirs / temps libre
  • Informatique (matériels)
  • Secteur public/gouvernemental
De 0 à 45% :
  • Télécommunications
  • Secteur ONG/sans but lucratif
  • Boissons-Alimentation
  • Santé
  • Électronique
  • Vente au détail
  • Services financiers
  • Détail de niche
  • Produits de consommation durable
D'autres détails sur cette page. Donc un seul mot clé : optimisez, optimisez !



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samedi 18 octobre 2008

Facebook et localisation

Facebook et localisation

Dans la série « on crowdsource », voici l'annonce "traduite par la communauté" d'un concours d'applis a priori destinées aux utilisateurs français de Facebook. Ça commence par un tonitruant...
Salut Développeurs Français!

Nous sommes fiers d’annoncer le Concours d’Applications Facebook Français ! Ce concours débat les développeurs tout autour du monde de créer les apps engageant pour nos utilisateurs français.

Nous accorderons trois prix aux applications qui sont le plus innovateur et le plus engageant.

Le Grand Prix : 5.000,00 Euros
1er Prix : 3.000,00 Euros
2e Prix : 2.000,00 Euros

Pour l’information et des mises à jour, regardez la page pour le Concours d’Applications Français : http://www.facebook.com/french-app-contest?ref=ts

Pour plus de détails, veuillez voir : http://www.facebook.com/notes.php?id=25195724885

Toutes les œuvres doivent arriver avant le samedi, 31/1/09.

Bonne chance et nous attendons vos applications avec plaisir.
Si vous ne me croyez pas :


J'aime particulièrement le : « Ce concours débat les développeurs tout autour du monde de créer les apps engageant pour nos utilisateurs français. »

C'est très clair et engageant. Merci Facebook ! Tiens, à propos, ils n'ont pas dû me lire en croyant que c'était un poisson d'avril...

Et pourtant, l'application existe déjà !

Enfin, si vous souhaitez y aller, développeurs français, cliquez sur l'image :


Règlement français ici, en fin de page.



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P.S. Si vous voulez d'autres exemples de localisation "francisée" par des multinationales (PDF - 4,56 Mo)...

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jeudi 9 octobre 2008

Marques, blogs et classements

Marques, blogs et classements

Dans un contexte où les marques doivent et s'attendent à trouver de grandes idées MMM (multimédias, multicanaux et multiplateformes), commençons par cette citation de Shelly Lazarus (numéro 1 d'Ogilvy) :
Non seulement les clients sont ouverts, mais ils ont soif de découvrir tous les possibles. Pour un peu, ils sont déçus si vous leur soumettez un plan média semblable à ce qu'ils auraient pu voir deux ans auparavant. Ils veulent des idées neuves. Ils veulent savoir comment se comporter avec la blogosphère.

(There's not just an openness, but a hunger to see what's possible. There's almost disappointment when you bring a client a media plan that looks like something they would have seen two years ago. They want new ideas. They want to know how to deal with the blogosphere.)
Des idées neuves, et savoir comment se comporter avec la blogosphère : LA blogosphère.

Mondiale, celle qui englobe toutes les blogosphères, linguistiques et sectorielles. Les marques sont mondiales. Internet aussi. Et donc même les marques qui n'étaient pas mondiales avant Internet le deviennent forcément sur le Web. Restent les barrières linguistiques et culturelles, qui s'estompent chaque jour un peu plus...

Ainsi les marques sont fortement intéressées par le phénomène des réseaux sociaux, même si elles n'ont pas encore trouvé la clé pour transformer ces plateformes en "vecteurs commerciaux".

Ce n'est d'ailleurs pas de leur faute, car en fait les utilisateurs de Facebook, MySpace & Co. ne cliquent pratiquement jamais sur les pubs. Ou si peu. D'où l'apparition des widgets...

Mais comme tout nouveau support, ça demande du temps pour être apprivoisé. Ça exige que les marques soient à l'écoute, qu'elles prennent les bonnes décisions au bon moment, etc. Or la plupart du temps elles fonctionnent sur un mode de raisonnement 1.0, c'est-à-dire avec une bonne génération de retard, quand ce n'est pas plusieurs... Voir à titre d'exemple l'incroyable gâchis de Scrabulous, où Mattel et Hasbro ont littéralement cassé une dynamique qu'elles ne pourront plus - ni ne sauront plus - recréer. Une opportunité unique ... à jamais perdue !

Donc les marques aussi, et surtout, devraient apprendre à s'optimiser pour les médias sociaux, et bien au-delà à co-brander leurs contenus avec les acteurs - blogs, sites, réseaux sociaux, forums, etc. - en place (sans toutefois prétendre une illusoire exclusivité : aucun blogueur ne s'attachera jamais à une marque sous peine de perdre son identité). C'est-à-dire avec les acteurs qui touchent déjà LEUR public. Le public des marques, j'entends.

Mais pour co-brander du contenu, encore faut-il le faire finement ! Foin de bourrinage, c'est l'intelligence qui doit parler.

Je ne veux pas dire par là que la moyenne des internautes est moins con que la moyenne des non-internautes, je veux dire par là que si l'interactivité trouve sur Internet son environnement naturel, alors les marques doivent d'abord tenir compte de cette interaction. Et y jouer une part active (ou pro-active, puisque c'est à la mode). Ce qui suppose :
  1. qu'elles soient actives sur Internet : être actif, ça veut dire être présent, être à l'écoute, être curieux de tout, dialoguer, affronter la critique plutôt que de la fuir en se mettant la tête dans le sable comme si elle n'existait pas, participer, s'impliquer, s'informer, agir, réagir, interagir, etc. Voir ici, quelques premiers pas.
  2. pour que cette présence se transforme en visibilité, il faut donc dépasser le développement du seul site institutionnel pour s'engager dans les dialectiques à l'œuvre sur le Web. Exemple.
  3. enfin, pour que cette visibilité s'épanouisse en notoriété, il faut moduler une redondance des messages et des initiatives, conjuguée à leur fréquence et leur couverture, culturelle, sectorielle et linguistique.
Un cycle en trois étapes (écouter, participer, contribuer) fort bien expliqué ici et représenté sur le graphique suivant :


Mais reprenons l'exemple frappant d'HP et ses 31 jours du Dragon. Et imaginons qu'ils ne déclinent plus cette campagne uniquement aux États-Unis, mais dans le monde entier. En lançant simultanément l'opération dans toutes les blogosphères. C'est-à-dire en touchant les internautes de toutes les langues et tous les pays. Ce n'est plus de 10% qu'augmenteraient leurs ventes globales, mais de 20, 30 et plus.

En outre, pour un prix modique si on compare le coût des portables au budget publicitaire "monde" de ces colosses. Si vous calculez sur l'exemple des 31 portables, vendus de 4 à 5 000 $ pièce, quel est le prix de revient à l'unité pour HP ? 1 000$, 2 000$ ?

Faisons une moyenne et disons 1 500$. Imaginons maintenant qu'ils ne contactent pas 31 blogueurs mais 1000 ! Budget : 1 500 000$. Imaginons également qu'ils pensent aussi à rémunérer les blogueurs. Pourquoi pas, après tout ?!

Multiplions le budget par 2 (1 portable pour le blogueur, 1 portable pour le gagnant du concours) : 3 000 000$.

Ça fait beaucoup d'argent, me direz-vous ! Pour ces marques, pas tant que ça, vous répondrai-je : 3 millions $, c'est le prix d'un spot TV de 30 secondes durant le Super Bowl !

Or si vous me permettez, en termes d'impact, les résultats d'une campagne planétaire impliquant 1 000 blogueurs sur Internet et ceux d'un spot de 30" diffusé durant le Super Bowl ne seraient en rien comparables...

De cet exemple, premier dans son genre, nous pouvons tirer plusieurs enseignements : Donc impliquer 1 000 blogueurs d'un coup, imaginez le carton ! Et en plus, vous savez quoi ? La première marque qui fera ça, qui osera faire ça, rentrera de plein droit dans l'histoire d'Internet !

Ce qui démultiplierait la portée de son message, de son image. Par conséquent, les marques doivent innover en dépassant le partage traditionnel des revenus publicitaires, et faire preuve de créativité en inventant de nouveaux mix.

Car si tout le monde s'accorde sur le constat qu'il y a déjà, et qu'il y aura toujours plus dans les années à venir, transfert des budgets publicitaires "old economy" vers le Web, les marques sont également conscientes que cela implique d'avoir :
- des spécialistes, évidemment, capables de développer des volets digitaux au sein de campagnes 360°
- des solutions publicitaires crédibles (vidéos cliquables avec du placement produit, etc)
- surtout, d’avoir la possibilité de mesurer les interactions avec les publics de manière qualitative et quantitative – et de manière indiscutable ! C’est ce dont ont besoin les patrons du marketing (et de la communication) pour pouvoir justifier en interne le transfert de budgets vers du concret.
Mesurer les interactions avec les publics de manière qualitative et quantitative – et de manière indiscutable !

D'où - nous y revoilà - la nécessité de disposer de classements de blogs et d'autres indicateurs fiables...

La boucle est bouclée. Enfin, presque. :-)


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