lundi 10 avril 2006

La pertinence des moteurs de recherche : Google vs. Exalead

Une dépêche étonnante circule depuis hier dans l'univers Internet : Google, arrivant une fois encore devant ses deux principaux concurrents, Yahoo et MSN, vient de négocier l'achat d'Orion, un nouvel algorithme de recherche sophistiqué inventé par Ori Allon, un étudiant israëlien, destiné à donner plus de pertinence textuelle aux résultats du moteur. Un signal fort !

Sur son Blog à part, Franck Poisson, ex-DG de Google France actuellement chez Exalead, y consacre deux phrases, laconique et un rien suffisant, en précisant :
La dernière acquisition de Google: un étudiant... ou plutôt ses algorithmes. Ouri Elon (sic!) programmateur d'Orion -ne cherchez pas il n'existe pas de site- a conçu un complément aux résultats par le biais d'une liste de sujets liés au mot recherché.
On avait le même en France depuis 6 ans...ça s'appelle la fonction REFINE sur Exalead
.
Je n'ai a priori aucune raison de douter de la bonne foi de M. Poisson, mais enfin, je me dis que si Google, Yahoo et MSN, les trois principaux moteurs de recherche planétaires, s'y sont intéressés, c'est quand même qu'il doit avoir du répondant l'algo de l'ami Ori ! Même s'il suscite déjà quelques interrogations légitimes...

Donc, dans cette course à la pertinence, déjà fort pertinemment (ce qui est la moindre des choses) analysée par Jean Véronis et ses élèves, ici et , je baserai ma réflexion sur la conclusion qu'en tire Jean :
« ...rien dans cette étude ne permet d’expliquer la préférence massive des internautes pour le moteur Google, puisque, globalement Google et Yahoo ont des performances à peu près équivalentes, et se détachent de leurs concurrents. Il faut donc supposer que les raisons en sont autres que des critères de pure pertinence des résultats. »
Je vais donc essayer de fournir ma propre réponse, perso, suggérée par mon « expérience utilisateur », elle-même basée sur ma seule intuition. Rien de scientifique là-dedans.

Examinons maintenant les pages d'accueil respectives et la première page de résultats des deux moteurs. Google :


Chez Google, la première chose qui me saute aux yeux c'est la simplicité, la sobriété, voire l'élégance. Un dépouillement d'autant mieux perçu que l'on connaît l'excellence qu'il y a derrière. Une qualité de l'offre servie par une image de modestie, en quelque sorte.

Exalead :


Chez Exalead, en revanche, une couleur dominante peu engageante et indéfinissable, on ne sait si c'est du vert, du bleu ou du turquoise, de la viande ou du poisson (sans mauvais jeu de mots). Avec juste en dessous quatre encadrés où s'inscrit le message suivant : « Ajouter un raccourci », d'emblée difficilement compréhensible, même si l'idée peut paraître séduisante à l'usage.
Et dessous encore des encarts publicitaires, faute de goût autant au plan graphique (apparente dissymétrie de la page) que du contenu.

Google 1 - Exalead 0

Ce que je veux en arrivant sur la page d'accueil d'un moteur de recherche, c'est un champ où saisir ma requête. Un point, c'est tout. Le reste n'est que superflu, un détournement forcé qui me déconcentre : quand j'arrive sur la page d'Exalead, mon attention est immédiatement sollicitée par ce « Ajouter un raccourci », qui me fait perdre de vue mon intention première, et je n'aime pas ça.

* * *

Passons aux pages de résultats. Google :

Version traditionnelle


Nouvelle mouture


Si vous voulez tenter l'expérience, placez-vous sur la page Google.com, copiez-collez en une seule ligne le code ci-dessous
javascript:alert(document.cookie="PREF=ID=
fb7740f107311e46:TM=1142683332:LM=1142683332:S=
fNSw6ljXTzvL3dWu;path=/;domain=.google.com")
dans la barre d'adresse de votre navigateur, tel quel, cliquez sur Entrée puis sur OK et refaites la recherche.
Chez Google, que vous visualisiez l'ancienne ou la nouvelle version, aucune discontinuité avec la page d'accueil, toujours le même amalgame de sobriété et de qualité, on s'y sent chez soi, rassuré, en terrain familier, pas d'envahisseur à l'horizon...

Exalead :


Chez Exalead, en dépit d'un effort poussé de rationalisation, c'est évident, une page-fouillis où le visiteur se sent bombardé par une multitude de messages. Pour faire un parallèle paysager, je dirais qu'il n'y a aucun espace vert (correspondance avec le blanc de Google), mais à l'opposé une nuisance visuelle qui impacte directement, en négatif, sur mon expérience de navigation.

Google 1 - Exalead 0


* * *

Conclusion

Chez Google on respire, c'est la campagne et le plein air, chez Exalead on étouffe, égaré en plein centre ville au milieu du trafic.

De plus Exalead, qui se présente volontiers comme un moteur d'avant-garde au plan technologique, souffre probablement d'être perçu par les internautes comme un moteur confidentiel, à la limite franco-français, or je doute que le slogan « small is better » soit très porteur pour un moteur de recherche qui ambitionne de jouer dans la cour des grands.

Il lui manque sûrement d'atteindre la taille critique, tant en termes d'index (même si François Bourdoncle vient d'annoncer le doublement de son index pour bientôt) que de pénétration auprès du grand public.

En outre, à l'heure où Google se diversifie à tout-va et souhaite toucher les PME en première ligne (exploiter la longue traîne), il serait peut-être bon qu'Exalead mette de côté cette image de moteur d'élite et se fasse un peu plus « peuple ».

Voilà. Mais ce n'est que le sentiment d'un internaute lambda.



P.S. Si j'avais un conseil à donner à Exalead, ce serait d'ajouter à leur fonction REFINE une nouvelle fonction AFFINER.

Affiner, selon le petit Robert : purifier, assurer le finissage, rendre plus fin, plus délicat. Contraire : alourdir, épaissir.

Google gagne le match, par 2 à 0. ;-)


Source : Philipp Lenssen

[MàJ - 12 octobre 2006] Pour être tout à fait honnête, Exalead vient de sortir une nouvelle interface tout à fait Web 2.0, simple, épurée, très agréable. Bravo !

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dimanche 9 avril 2006

Ecrire pour le Web : quand vos lecteurs sont des moteurs

Écrire pour le Web : quand vos lecteurs sont des moteurs...

Sur le Web actuel, l'approche journalistique 5W + 2H devient la règle G + 2H + 5W, la rédaction traditionnelle évolue en ingénierie de l'écriture Web, et le référencement fait place à l'optimisation pour les moteurs de recherche

Écrire pour le Web
La (vieille) règle des 5W + 2H
Ingénierie de l'écriture Web
SEO & SEOs

Écrire pour le Web exige la prise en compte d'un nouveau plublic, au-delà des lecteurs et des éditeurs, à savoir les moteurs de recherche.

Cette réflexion n'est pas récente, mais la lecture d'un article de Steve Lohr publié aujourd'hui dans le New York Times, intitulé This Boring Headline Is Written for Google (du genre : Titrer banal pour Google ; littéralement : Le titre ennuyeux est écrit pour Google), me donne l'occasion de réagir.

Le journaliste nous rappelle plusieurs évidences, essentielles, sur les moteurs :
  1. leurs algorithmes ne comprennent ni l'humour, ni les nuances, ni le style, leurs bots étant des agents logiques, séquentiels, robotisés, etc. En une formule, la sémantique sans le sens...
  2. ils génèrent plus de 30% du trafic vers les sites de presse (==> votre visibilité dans les pages de résultats dépend strictement de votre positionnement, ou pour mieux dire, de vos positionnements en fonction des mots clés pris en compte par chaque recherche...)
  3. à tel point que certains journaux (dont le site Web de BBC News, nous dit S. Lohr) n'hésitent plus à proposer deux titres pour le même article : un pour les moteurs, l'autre pour les lecteurs !
Aux uns le titre concis (concret + précis) et factuel, aux autres la « Une » jouant sur les mots et faisant appel aux non-dits et aux connaissances culturelles et contextuelles implicites. [Début]

En réalité, celles et ceux qui rédigent pour le Web ont tous quelque chose à apprendre des journalistes - l'expérience enseigne -, dont l'un des premiers canons du journalisme : la règle des 5W (who, what, where, when, why), à laquelle on peut ajouter celle des 2H (how, how much).

5W + 2H = qui, quoi, où, quand, pourquoi, comment, combien : autant de questions auxquelles tout rédacteur doit répondre, si possible de façon succincte et exhaustive, pour fournir un cadre d'ensemble à son lectorat.
Un paradigme qui a évolué aujourd'hui en 5W + 2H + G, et s'inverse même sous l'influence grandissante des moteurs de recherche, pour devenir la règle G + 2H + 5W
où G = Google, le moteur par antonomase !

Cela signifie que dans l'Internet du troisième millénaire, cyberespace marchand par excellence, où chacun/e peut commercer, acheter, vendre, louer ses services, s'informer, se former, etc. etc., les traditionnelles techniques rédactionnelles se transforment en ingénierie de l'écriture Web, où les critères invisibles (partie code de la page, apparemment non visible au lecteur mais lisible par le moteur) finissent par avoir plus d'importance que la partie visible, immédiatement appréhendable par le cerveau humain.

Un webmaster me disait récemment que depuis longtemps le développement de ses sites n'était plus dicté par ses envies, mais bien par l'appel du marché. Il se reconnaîtra :-)

C'est là qu'il convient d'être toujours à l'affût des tendances et des sujets chauds, pour anticiper et/ou rebondir à temps, par une veille de tous les instants. Il faudra un jour que je ponde un beau billet sur ce sujet constamment d'actualité : la VEILLE. [Début]

Donc, déjà qu'il était dur de devenir écrivain, passer de cet état à celui d'ingénieur de l'écriture Web (Webscripteur ?) - puisque désormais il s'agit moins de rédiger que de « construire » son texte, faute de quoi on risque l'invisibilité permanente -, il y a de quoi décourager les meilleures volontés.

Pour citer un exemple au hasard, prenons mon cas ! Malgré les efforts que je déploie pour rendre ce blog intéressant, avec certains billets sur lesquels je n'ai aucune réaction j'ai souvent cette impression :
lorsque vous répondez « personne » à la question : « pour qui j'écris ? », vous en arrivez vite à vous demander : « pourquoi j'écris ? » !
C'est d'ailleurs le cas de mon précédent billet, synthèse plutôt complète de l'évolution prévisible de Google, alors que selon mes stats, il a été consulté à peine par quelques dizaines de personnes (18 aujourd'hui, pour un total de lecture de 47 secondes), en même temps que le nombre d'abonnés de mon flux RSS régressait de 32 à 22 ! Comme signal encourageant, on fait mieux, mais bon... [Début]

* * *

Les anglo-saxons, gens pragmatiques qui ont toujours plusieurs longueurs d'avance quand il s'agit d'Internet, ont forgé deux sigles qui correspondent à la nouvelle réalité du Web, SEO & SEOs : Search Engine Optimization & Search Engine Optimizers, soit l'optimisation pour les moteurs de recherche (et non pas « l'optimisation des » comme dit Google, qui a dû confondre son rôle et le nôtre...) et les optimiseurs, autrement dit les référenceurs (terme relativement plus flou en français).

En outre, l'optimisation d'un site pour les moteurs regroupe trois notions différentes :
  1. l'optimisation graphique
  2. l'optimisation technique
  3. l'optimisation linguistique
Or puisque le sujet est l'écriture sur le Web, je ne m'intéresserai qu'au profil de l'optimiseur linguistique et à son objectif principal :

bâtir un texte selon la règle G + 2H + 5W !

- Le paramètre G indique que vous allez cibler votre sujet autour des concepts et des mots clés les plus porteurs à un moment donné. Les critères sont un peu les mêmes que pour les AdWords, lorsque vous devez optimiser vos enchères, par exemple.

En gros, pour cet article, je pourrais identifier les mots clés suivants :
Positionnement, référencement, Web-écriture, rédactionnel, visibilité, SEO, Internet, moteurs de recherche, Google, blog, 5W + 2H, optimisation, optimiseur, etc.
- Comment ? Billet de blog, habillage avec :
  • titraille
  • chapeau, ou chapô (5W + 1) : résumé en une seule phrase du « qui, quoi, où, quand et pourquoi », pour présenter l'article en s'efforçant d'être informatif, ou mieux encore : incitatif ! Autrement dit, règle de la pyramide inversée, placer dès le début l'info clé pour susciter la curiosité et/ou l'intérêt du lecteur et lui donner envie d'en savoir plus... (exemples)
  • intertitres
- Combien ? De plus en plus, la présence des gens sur la Toile est liée à des visées économiques, d'où l'importance de définir le « combien ». Ici, rien à gagner, si ce n'est ma considération...
- Qui ? De qui je parle, ou à qui ? Dans ce cas, à un public que j'espère intéressé par ...
- Quoi ? Conseils d'optimisation d'écriture pour les moteurs de recherche
- Où ? Sur Internet, cet article n'est lié à aucun lieu en particulier. À noter qu'Internet abolit la funeste loi du mort kilométrique, qui consistait grosso modo à compenser l'éloignement émotionnel d'un fait en insistant sur son intensité (plus ça se passe loin de chez moi, moins ça m'intéresse, d'où la tendance à privilégier une certaine proximité de l'information)
- Quand ? Hic et nunc ! Sauf pour les actus liées à un moment précis, sur le réseau, le temps - comme l'espace - devient davantage virtuel que réel, à moins qu'il ne s'agisse d'un temps réel virtuel ! Pour un blog, un site ou autre, constance et fréquence des mises à jour sont les deux mamelles du succès ;-)
- Pourquoi ? Pour promotionner mon site, mon activité ou ma visibilité en ligne, tout texte peut et doit être promotionnel, l'important est qu'il reste pertinent et, surtout, crédible.

* * *

Vous êtes prêts pour écrire votre prochain article ? Alors à vos claviers ! Mais sachez que vos lecteurs sont des gens pressés, très occupés, qui vont rapidement survoler titre et sous-titre et lire en diagonale les premières lignes. Vous n'avez que quelques fractions de seconde pour capter leur attention, et le défi se renouvelle à chaque paragraphe, faute de les perdre avant la fin de l'article...

De fait, les stratégies d'écriture peuvent et doivent devenir des atouts de positionnement, au même titre que les stratégies de liens ou les stratégies de trafic. [Début]


Ressources connexes





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jeudi 6 avril 2006

Google : affiner le rapport signal-bruit

Google : affiner le rapport signal-bruit !

Préambule

Rapport signal-bruit

Signaux forts
1. La largeur et la profondeur
2. La diversification
3. La reconnaissance de la marque

Conclusion

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Préambule

Dans un précédent billet consacré à la probable stratégie de portail de Google, je commençais ainsi :
Il ne se passe pas un jour (très rarement plus) sans que l’Internet n’annonce quelque événement ayant trait à Google : (...). L'important c'est d'alimenter le buzz...
Franchement, je me trompais ! Ces derniers jours, c'est heure par heure que les actus se succèdent, sans répit. Tout le monde parle de Google, dans toutes les langues, sous toutes les latitudes. Donc, comment faire le tri dans ce fouillis, comment discerner le bon grain de l'ivraie ?

* * *

Dans un autre billet, brièvement intitulé : de l'ADN du Web 2.0 à la rupture du Web 3.0 en passant par le Web sémantique, même Dædalus se perdrait dans le Webyrinthe, écrit sur invitation de Jean-François Ruiz, je concluais en disant qu'un des enjeux majeurs de cette évolution, outre réussir l’intégration entre les différentes sphères de l’humain et assurer la portabilité des technologies, allait consister à affiner le rapport signal/bruit (Less noise, more signal).

Voyons comment j'interprète ce postulat dans le cas de Google. [Début]

* * *

Rapport signal-bruit

En termes simples, affiner le rapport signal-bruit signifie qu'à l'heure de l'infobésité (où trop d'information tue l'information), nous devons pondérer et apprendre à extraire l'info utile au moment opportun.

Pour la commodité de la démonstration, disons que l'énorme masse de stimuli qui nous envahit en permanence (Internet, radio, télé, journaux, pubs, etc.) est peuplée de bruits informationnels, dont je dois extrapoler les signaux forts qui vont servir à me forger une opinion, à prendre une décision, et ainsi de suite.

Or quand il s'agit de Google, pour s'entendre il ne faut plus parler mais crier, voire URLer ;-), tellement le bruit est assourdissant, paradoxalement presque autant que le silence (c'est-à-dire qu'on sait que l'info ou l'actu qu'on cherche existe, qu'elle est là, tapie quelque part, mais on ne la trouve pas...).

Et en interférant démesurément, le bruit perturbe notre capacité à discerner, il parasite notre entendement : un éclat + un éclat + un éclat, etc., ne produisent... que confusion et cacophonie, même s'il convient toujours de les garder en mémoire, puisqu'au gré des évolutions de Google, ce qui n'est qu'une rumeur aujourd'hui peut très bien devenir un signal fort demain. :-)

[MàJ - 09-04-06] Dernière heure, un signal émergent destiné à faire grand bruit : Google, qui était en concurrence avec Yahoo et MSN, a eu le dessus et négocié l'achat d'un nouvel algorithme de recherche sophistiqué inventé par Ori Allon, un étudiant israëlien, destiné à donner plus de pertinence textuelle aux résultats du moteur. Pour que la triade s'y soit intéressé, il faut vraiment que cet algo soit exceptionnel ! [Début]


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Les signaux forts (tels que je les perçois)

Toujours en me référant, d'une part, à la mission proclamée de et par Google, et, de l'autre, aux fondamentaux qui se dégagent de la stratégie officielle de la firme, j'en citerai 3 :

1. La largeur et la profondeur
2. La diversification
3. La reconnaissance de la marque


en ajoutant pour être tout à fait clair que Google, qui mène désormais de pair de front une stratégie double unique de fins et de moyens, ne se contente plus seulement de prétendre « indexer » d'une manière ou d'une autre, essentiellement à des fins commerciales, toute l'information et la connaissance du monde, mais semble aussi vouloir, [et c'est nouveau, couvrir l'ensemble des activités humaines.] [Début]

1. La largeur et la profondeur

Dans le cadre de la stratégie de fins mise en place par la société, j'associerais au binôme largeur-profondeur, dont l'objectif est de râtisser le plus large et le plus loin possible, la troisième dimension manquante, à savoir la hauteur. Or Google en 3D est maintenant chose faite, puisque la stratégie de verticalisation tant annoncée commence à prendre forme.

Nous n'en sommes qu'au tout début, mais la montée en puissance de Google Base, anticipe un concept à proprement parler RÉVOLUTIONNAIRE !

Je suis réellement impressionné, estomaqué même, voire carrément bluffé, par l'altitude, l'étendue et la portée de la vision de Google, qui AMHA relègue Microsoft loin, très loin derrière..., en se positionnant d'un coup sur tous les domaines/secteurs/services/produits les plus porteurs de l'Internet, et en réussissant le tour de force de concurrencer à la fois et sur leur propre terrain des acteurs mondiaux tels qu'eBay, Amazon, Meetic, Monster, Realtor, Craigslist, etc. etc.


Sans compter le reste... [Début]

* * *
2. La diversification

Quant à la stratégie de moyens, outre l'approche « no constraints » pour booster l'aspect technique et les nouvelles opportunités identifiées, l'évolution de Google porte la société à inverser sa règle des 70/20/10



pour recentrer ses cœurs de métier par le biais soit de partenariats, dans les annuaires (AOL, Verizon), la téléphonie mobile (Wi-Fi), la radio (Clear Channel Radio), la vidéo (Discovery Video, et bientôt la télé...), soit d'acquisitions (dMark Broadcasting, juste pour en citer une, car la liste est un peu longue...), et ce en synergie avec ses capacités de géolocalisation et de géorecherche, qui sont gigantesques.

Autre signal fort, la tentative de Google de servir d'intermédiaire entre la presse (journaux, magazines) et ses annonceurs. Bien que les résultats semblent peu concluants, il faut relativiser le prétendu « échec » rapporté par les observateurs et replacer cette info en perspective, surtout à la lumière de l'influence considérable qu'exerce la société « en ligne », notamment sur la presse (selon cet article du New York Times, l'impact des moteurs va croissant, puisqu'ils canalisent plus de 30% du trafic vers les sites des journaux, d'où le gain probable de lecteurs, d'abonnés, d'annonceurs...), et « hors ligne », comme nous le révèle une étude de comScore commissionnée par Google, selon laquelle les recherches en ligne impactent fortement les comportements d’achat hors ligne.

Après autorisation de comScore Networks de traduire le communiqué de presse, pour ne pas surcharger cet article, je l'ai publié sur un autre blog où vous pouvez le consulter dans sa version intégrale.

Les enseignements qu'on peut en tirer sont impressionnants. Réalisée pendant 2 mois (nov.-déc. 2005) sur un panel de 83 millions d’internautes américains qui ont effectué plus de 552 millions de recherches (sur un ou plusieurs des 24 moteurs de recherche majeurs) dans les 11 catégories analysées (électronique grand public ; ordinateurs, périphériques & assistants personnels ; logiciels, livres & magazines ; musique, vidéos & films ; jouets & temps libre ; jeux & consoles vidéo ; bijouterie & horlogerie ; confection ; fleurs & étrennes ; maison & jardinage), la recherche nous dit que :

* toutes catégories confondues, suite à leurs recherches, 8,6 millions d’internautes ont fait un achat en ligne (instantané ou différé),
* ce groupe ne représente que 37 % du total des acheteurs,
* les 63 % restants (soit près de 15 millions de personnes) ont finalisé ensuite leur achat « hors ligne », directement dans un magasin,
* La recherche sur Internet est la deuxième source d’informations la plus importante pour les acheteurs potentiels, pratiquement sur le même plan que les magasins en ligne, les amis et la famille, et n'arrive qu'un peu en retrait derrière le lèche-vitrine.

C'est énorme ! [Début]

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3. La reconnaissance de la marque


Construire la reconnaissance de la marque est l'un des objectifs stratégiques de Google, cette diapositive et les deux qui précèdent sont extraites de la troisième partie de la désormais célèbre présentation de Google aux analystes financiers, que je n'ai pas traduite car ce n'était pas mon but.

Or qu'une entreprise comme Google, qui est aujourd'hui l'une des marques les plus connues au monde, inscrive au cœur de ses objectifs stratégiques la nécessité de construire la reconnaissance de sa marque ne manque pas de m'interpeller !

Pourquoi et en quoi est-ce nécessaire au point d'être un objectif stratégique ?

Mon intuition est que Google souhaite implicitement se démarquer de son image auprès du public, qui continue à le percevoir (de moins en moins, il est vrai) comme un « simple » moteur de recherche, ce qui pourrait nuire à la politique de l'entreprise dès lors que celle-ci vise à conquérir de nouveaux territoires et fidéliser toujours plus d'utilisateurs, sur Internet et hors Internet.

C'est peut-être aussi l'une des raisons (autres que purement commerciales) pour lesquelles Google s'intéresse aux autres médias et supports, notamment à la presse. Mise à part toute considération technique, cela lui permettrait de toucher un immense public pour qui l'Internet n'est encore qu'une vue de l'esprit, au mieux un gadget et au pire un danger...

À noter enfin que depuis la fin de l'année dernière, l'entreprise a fait ses premiers pas, visibles quoique fort discrets, dans le lobbying... [Début]

* * *

Conclusion

Ceci est le deuxième long billet que je consacre à mon analyse de Google, j'ai l'impression que petit à petit je commence à faire le tour et à mieux appréhender l'entité Google, aussi mystérieuse que fascinante.

Je ne crois plus qu'à l'avenir il sera possible de vivre sans Google, donc autant faire avec en essayant d'apprivoiser le monstre, même si la tâche sera rude. Car pour essayer de comprendre la bête, mieux vaut pouvoir et savoir faire preuve d'anticipation, autant que de réactivité. Un véritable travail de veille, à plein temps !

Enfin, le blog officiel de Google en version française va bientôt démarrer, espérons qu'ils nous aideront à y voir plus clair. En tout cas, bonne route à eux, et qu'ils gardent le bon cap !

Qu'on aime ou qu'on déteste, Google ne laisse pas indifférent.

Tiens, s'ils acceptent les contributeurs, j'ai déjà le titre de mon prochain billet sur la question : « Les couleurs de Google »...

À bon entendeur ! [Début]


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mercredi 5 avril 2006

Le futur du positionnement sur Internet : rebondir !

Le futur du positionnement sur Internet : rebondir (vite) !

Billet qui fait pendant au précédent, dicté par l'actualité d'hier.

J'ai déjà eu l'occasion de parler du cas Silvio Berlusconi, premier ministre indigne d'un pays civilisé, encore à propos d'un de ses habituels écarts de langage. Mais enfin, on peut pas toujours être derrière, vu qu'il en fait tous les jours, volontairement ou involontairement. Il y a pourtant des fois où il exagère vraiment, l'exemple le plus connu étant sa fameuse tirade au Parlement européen, en juillet 2003, lorsqu'en plein hémicycle il traita de « Kapo » un Eurodéputé allemand, Martin Schulz.

Il y a quelques jours, il a presque créé une crise diplomatique avec Pékin, après avoir affirmé que les « communistes chinois faisaient bouillir les enfants »...

Hier en revanche, alors qu'il s'adressait aux électeurs italiens, à moins d'une semaine de l'élection de dimanche prochain, il eut cette phrase charmante :
« Ho troppa stima per l'intelligenza degli italiani per poter credere che siano in giro così tanti coglioni che possano votare contro i propri interessi »
Avant de se reprendre, gauchement et en butant sur les mots : « Scusate è un linguaggio rozzo ma efficace... » !

Le peuple remercie pour l'estime...

La presse internationale s'est bien sûr emparée de l'affaire, voir ici le Guardian :
« I have too much respect for the Italians to think there are that many dickheads around who'd vote against their own interests. »
Quant à moi, je me suis intéressé à la traduction française, ici ou , reprise de la dépêche de Reuters.

La traduction proposée est la suivante :
« J'ai trop d'estime pour l'intelligence des Italiens pour penser qu'ils puissent être couillons au point de voter contre leurs propres intérêts », a-t-il dit. « Pardonnez-moi mon langage abrupt certes, mais efficace. »
Le point de traduction que je souhaite soulever concerne le terme « coglioni », rendu par « couillons » dans la presse française, qui est une traduction exacte mais littérale, et ne prend nullement en compte ce qu'on appelle « le registre de la langue ».

La connotation anatomique de « coglioni » (couilles) explique l'étymologie de « couillons », mais si l'on veut conserver le ton, il faudrait traduire par « cons », ou mieux encore, « connards ».

Transposé à notre situation politique franco-française, imaginez le scénario suivant, où une semaine avant les élections présidentielles, Villepin s'adresserait à l'électorat hexagonal en déclarant fièrement :
« J'ai trop d'estime pour l'intelligence des français pour penser qu'ils puissent être cons au point de voter contre leurs propres intérêts »...
* * *

Maintenant, pour en revenir au sujet de ce billet, je voudrais vous citer l'exemple de M. POL, qui a ouvert dans la foulée un blog sobrement intitulé « Je suis un con » (sonouncoglione), qui a reçu plus de 3 000 commentaires dès le jour de son ouverture (MàJ - 1-10-08 : ça continue et nous en sommes à plus du double aujourd'hui). Ou encore cet autre exemple, avec la vidéo en prime et plus de 2 000 commentaires. Qui dit mieux ?

Comme toujours, une mention spéciale au blog de Beppe Grillo, avec son billet intitulé Déchaîne-toi, connard !.

Scatenati, coglione!
Voilà donc un exemple éclatant de la façon dont une veille attentive peut et doit s'exercer, autant a priori (anticiper) qu'a posteriori (rebondir).

Jean-Marie Le Ray


P.S. Pour une fois je suis d'accord avec Antonio di Pietro : « meglio coglioni che Berlusconi » (mieux vaut être un con que Berlusconi), avec toutes nos excuses aux cons pour la comparaison, ajouterai-je...

Ça me rappelle une petite phrase d'un comique transalpin, Paolo Rossi, qui dit à peu près ceci : « Pour autant que Berlusconi mette des talons hauts, il ne sera jamais à la hauteur de la situation » -:)

Berlusconi est une honte pour le peuple italien en particulier, et pour le genre humain en général, c'est mon avis et je le partage...

Si quelqu'un souhaite approfondir l'argument (en italien) :



[MàJ - dans l'après-midi (05-04-06)] Toujours dans le chapitre REBONDIR, les premiers t-shirts sont déjà disponibles :



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mardi 4 avril 2006

Le futur du positionnement sur Internet : anticiper !

Le futur du positionnement sur Internet : anticiper !

Avis aux référenceurs !

Oyez, oyez, bonnes gens ;-)
Si aujourd'hui le positionnement dépend encore beaucoup du référencement, demain il pourrait bien passer par la veille !
Je m'explique :

Souvent le référencement est le remède miracle de l'internaute pressé, qui n'a ni le temps ni l'envie mais les moyens, et délègue contre espèces sonnantes et trébuchantes à un conseil indépendant ou une agence la tâche de le « positionner » dans les moteurs de recherche...

Tâche ingrate, il est vrai, vous n'avez qu'à tester votre ou vos mots clés préférés dans Google Suggest, qui vous donne le nombre d'occurrences d'un mot ou d'une phrase clé au fur et à mesure que vous les saisissez dans le champ de recherche :


Sur « Google strategy », l'exemple du graphique, le moteur nous signale 6 220 000 résultats. Donc quelqu'un qui voudrait se positionner dans les 20 premiers résultats aurait 1 chance sur 311 000 d'y arriver. La concurrence est rude, d'autant plus que les premiers n'ont pas vraiment l'intention de laisser leur place comme ça. Et encore, il y a des termes bien plus concurrentiels : Internet donne 619 millions de résultats, marketing 170, translation 42, traduction 7 160 000, à peine plus que l'exemple ci-dessus.

Donc il est clair que les techniques de positionnement peuvent aider, mais pas suffire ; rapportées aux différents âges du Web, je dirais qu'au Web 1.0 correspond le référencement, au Web 2.0 l'optimisation, et au Web 3.0 l'anticipation, avec pour dénominateur commun LE CONTENU.

Or rien ne vaut un exemple pour illustrer mon propos.

* * *

Connaissez-vous le « Live Query » ? J'ai découvert ça récemment, lancez la vidéo ci-dessous, vous allez vite comprendre :



Il s'agit d'un grand écran installé dans le hall du Googleplex, si j'ai bien compris, où sont visualisées en temps réel les requêtes (filtrées), saisies partout dans le monde à la milliseconde près !

Joël de Rosnay en parlait dès 2003, donc ce n'est pas nouveau, et pourtant ! D'après moi Google devrait en faire un site, je suis persuadé qu'il aurait une audience formidable. Dans son blog, Mikiane nous interroge :
Ça ne vous rappelle rien comme petit jeu ? Un gigantesque divan ? Un cerveau planétaire ouvert à tous ? L’accès à la conscience collective ?
Fantastique instantané de nos fantasmes, nos fantômes et nos fantaisies, voire nos fatrasies... Mais au-delà de cette spectacularisation de nos recherches (qui se déroulent généralement dans la solitude et le secret), une équipe Google dédiée, la « logs team », examine minutieusement ces tranches de psyché-analyse.

C'est d'ailleurs en lisant cette info, dont l'article original a été publié dans le New York Times, que j'ai eu l'intuition de rédiger ce billet.

En effet, après nous avoir expliqué que les actualités médiatisées s'accompagnent toujours d'un pic correspondant dans les recherches - d'autant plus important que les faits considérés ont un fort retentissement -, la journaliste explique clairement que l'étude prospective de ces logs peut nous en apprendre beaucoup sur certains événements à venir, et donne l'exemple des soeurs Las Ketchup, dont l'ascension fulgurante au firmament des stars était facilement prévisible en suivant simplement leur progression dans les charts d'un pays à l'autre.

Voilà donc révélée la clé d'un positionnement intelligent (au sens d'intelligence économique) : ANTICIPER.

Et seule une veille active et tactique peut nous permettre de mettre en place une véritable stratégie d'anticipation : veiller, être éveillé, curieux, aux aguets, rester alerte, s'informer, se tenir au courant, lire, naviguer, fureter, identifier les tendances du ou des secteurs que l'on veut « tracer », et ainsi de suite.

Je sais de quoi je parle, puisque c'est une veille de ce genre qui m'a permis de sortir le scoop sur Google, et d'être aujourd'hui positionné au 13ème rang sur stratégie de Google, juste devant www.01net.com (!) et les quelque huit autres millions de suiveurs... Alors qu'il y a deux mois à peine, j'avais un PR de 0 et tout au plus une vingtaine de lecteurs par jour !

En conclusion, bien au-delà de mon cas personnel, je vois là un formidable potentiel de « positionnement intelligent », lié à un contenu anticipateur de tendances, de modes, d'événements, etc. En un mot : JOURNALISTIQUE !


Jean-Marie Le Ray


P.S. Dans l'article cité plus haut, paru le 28 novembre 2002 et signé JENNIFER 8. LEE, la journaliste demande à Sergey Brin si Google n'a jamais été assigné à comparaître sous peine d'amende à cause de la teneur des infos que l'entreprise détient :
- So, does Google ever get subpoenas for its information ?
« Google does not comment on the details of legal matters involving Google », Mr. Brin responded.

Si ça s'appelle pas de l'actu anticipée, ça !?

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samedi 1 avril 2006

Le petit Prince et les traductions


Suite (9 mars 2010) : traduction automatique du petit Prince...

Joyeux anniversaire au petit Prince, qui vient de fêter la soixantaine et ne les fait vraiment pas, il n'y a qu'à voir son dernier portrait !


En fait, si Adscriptor est un lieu de réflexion (tout au moins, c'est ce que j'essaie d'en faire...) plutôt hétéroclite qui traite indifféremment d'Internet ou du marketing, de Google ou de la grippe aviaire, en passant par les IDN, the million dollar home page ou autre..., je n'oublie pas que sa vocation première est celle d'un laboratoire de traduction, c'est pourquoi il m'a semblé intéressant d'aborder cette œuvre sous l'angle de ses traductions, qui seraient globalement, à ce jour, entre 150 et 160.

Vaste matière pour un sujet encore plus vaste, aussi me limiterai-je à en donner un bref aperçu, juste pour inciter qui me lit à en savoir plus, Internet est inépuisable sur la question...

Une première approche judicieuse : Wikipedia, qui décline sa définition en plusieurs langues (en bas à gauche) :


Le petit Prince, the little Prince, el Principito, o Principino, il piccolo Principe, etc., vous trouverez en page 53 de ce document une annexe dans laquelle Gallimard, éditeur historique du livre de Saint-Ex, donne semble-t-il une liste assez complète des traductions, même s'il est probable qu'on peut en ajouter d'autres :


y compris des idiomes peu courants, tels que la langue amazighe, par exemple :


ou exotiques :


Avouez que le dépaysement est garanti ! Quand la langue se fait poésie...

* * *

Enfin, après avoir visité le site de référence :


si vous vous en sentez capables, vous pourrez toujours vous attaquer à la traduction du grand livre d'activités du Petit Prince :


où vous trouverez en ligne le formulaire sur les droits de traduction...


Mais si vous voulez plus simple tout en faisant une bonne œuvre, un couple souhaitant « inscrire une phrase du Petit Prince sur (son) faire part de mariage » recherche la traduction en provençal de la phrase suivante :
Si quelqu'un aime une fleur qui n'existe qu'à un seul exemplaire dans les millions et les millions d'étoiles, ça suffit pour qu'il soit heureux quand il les regarde. Il se dit: « Ma fleur est là, quelque part... »
Votre réponse ici.

Je ne connais pas le provençal, mais à défaut de mieux je peux la leur donner en italien :
Se qualcuno ama un fiore, di cui esiste un solo esemplare in milioni e milioni di stelle, questo basta a farlo felice quando lo guarda. E lui si dice: « Il mio fiore è là in qualche luogo... »
Source :

Et votre fleur à vous ?...

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Google à la pêche aux gogos ?

Google à la pêche aux gogos ?

Selon Reuters, les deux fondateurs et l'administrateur délégué de Google percevront en 2006 ... 1$ !


Et la dépêche d'expliquer que MM. Sergey Brin, Larry Page et Eric Schmidt ont décidé de poursuivre la « politique salariale » les concernant, déjà définie en 2005, et qui consiste à percevoir un salaire annuel de $1 en plus d'un bonus de 1 723 $ pour le premier et de 1 630 $ pour les seconds.

Ce qui ne les empêche pas de rester souriants :-)


Heureusement qu'ils ont la cantine au Googleplex, sinon ça ferait un peu juste pour manger !


Dans un même temps, j'apprends sur Zorgloob que Google embauche !


Vous pouvez donc devenir Administrateur exécutif de Google si vous le souhaitez.

Bon, merci bien, mais d'après moi, avec ces salaires de misère, mieux vaut continuer à faire le traducteur ! Quoique...

Bon 1er avril :-)

(on va bien voir aujourd'hui s'ils vont nous sortir un joli logo avec un gros poisson...


... voire un poisson-lune !
)



Jean-Marie


P.S. Une précision s'impose : ces deux actus ont été publiées le 31 mars, donc il est plausible qu'il ne s'agisse pas d'un poisson d'avril. Ceci étant, même avec un léger décalage, qu'une telle info sorte un 1er avril, on peut légitimement douter :-)

Et puis d'ailleurs, ça pourrait aussi être vrai, genre poisson d'avril a contrario ! Donc, soit ils sont vraiment très fort chez Google pour ferrer le poisson, soit ils font semblant, mais le résultat est le même !

Alors, qu'est-ce que vous en dites ? Info ou intox ? Moi, ce que j'en dis, tiens, je vais aller me coucher, il paraît que la nuit porte conseil. Ciao...

[MàJ - 3 avril] Bon, et bien je me suis misérablement planté, l'info sur les salaires est confirmée, le fameux poisson était ailleurs. Ça m'apprendra  !
Et pour finir en beauté, voir un bref aperçu des vrais poissons d'avril :-)

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