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mardi 6 novembre 2007

Facebook annonce Facebook Ads

Selon les communiqués de presse, Facebook Ads se décline en trois volets :
  1. les marques pourront créer leurs propres pages sur Facebook pour se connecter directement avec leurs audiences ;
  2. le système publicitaire mis en place facilitera la propagation virale des messages des marques via Facebook Social Ads™ ;
  3. une interface ad hoc permettra de connecter des infos sur les activités des membres cibles des marketers.
Marques notables : Blockbuster, CBS, Chase, The Coca-Cola Company, Sony Pictures, Verizon. Normalement, aucune info personnelle ne sera partagée avec les marques. Comme le souligne Nick O'Neill, je me demande ce qu'il entend par info personnellement identifiable (I wonder what sort of information qualifies as “personally identifiable.”)

Coca-Cola veut être ton ami, je vous dis pas, ça va faire des bulles !

Infect me. I'm yours.

Je m'en vais de ce pas relire les conditions d'utilisation de Facebook... Car de facto, les utilisateurs ne pourront pas désactiver ces pubs ou choisir de ne pas les voir, sauf à cesser de fournir leurs infos : Facebook, attention aux retours de manivelle...

Mais Zuckerberg insiste : c'est un service libre, supporté par la pub (“It is an ad-supported service. It is a free service”). Tandis que pour certains, ça devient limite spam...

Sur les autres sites, le projet Facebook Beacon permettra aux utilisateurs de choisir les activités qu'ils voudront partager avec leurs "amis" sur Facebook.

Les "Landmark partners", ou partenaires privilégiés dont j'ai déjà parlé dans Social Network, Social Graph & Social Ads mettent déjà en place leurs batteries promotionnelles pour donner corps à une soi-disant « nouvelle façon de faire de la pub » (a new way of advertising online). Et de lancer 100 000 nouvelles pages dans la foulée...

Parmi eux : eBay, Fandango, IAC brands, Travelocity, AllPosters.com, Blockbuster, Bluefly.com, CBS Interactive, ExpoTV, Gamefly, Hotwire, Joost, Kiva, Kongregate, LiveJournal, Live Nation, Mercantila, National Basketball Association, NYTimes.com, Overstock.com, Redlight, SeamlessWeb, Sony Online Entertainment, Sony Pictures, STA Travel, The Knot, TripAdvisor, Travel Ticker, TypePad, Viagogo, Vox, Yelp, WeddingChannel.com, Zappos.com.

Pour autant, les Social Ads ne seront pas servies par Microsoft mais contrôlées par Facebook avec un mécanisme d'enchère pour la tarification, au CPC ou CPM. Les pubs autres que les Social Ads seront également servies par le système, voir sur ce lien (actif à partir de demain) (en attendant...).

Question métriques, Facebook Insights fournira un accès libre aux annonceurs sur les données relatives aux activités, aux demographics, aux performances des pubs et aux tendances.

Selon les dernières stats, relevées hier, même si le rythme de croissance est à la baisse, puisque la progression est divisée par 3 (on passe de 3 308 580 nouveaux utilisateurs durant la semaine du 20 au 28-10, à 1 046 020 sur la semaine écoulée), ce système devrait quand même toucher entre 46 et 50 millions d'utilisateurs.

Selon Zuckerberg lui-même dans sa présentation :
“Nous avons déjà dépassé le seuil de 50 millions d'utilisateurs, et nous doublons tous les 6 mois. Je ne parle que d'utilisateurs actifs qui ont visité Facebook au cours des 30 derniers jours. Plus de 25 millions d'internautes viennent chaque jour sur notre site. Chaque personne visualise plus de 40 pages par jour, soit plus de 65 milliards de pages vues par mois.”

Or vu que l'influence des amis des amis est toujours plus déterminante, on va tous devenir des
confansommateurs...

Et dans la série "on a tous un ami Facebook", voici l'image qui cartonne :

on a tous un ami Facebook

Pour reprendre ma réponse à deux commentateurs, je sais bien que les chiffres communiqués par Facebook ne sont pas justes, certes, mais c'est par défaut et pas par excès. En clair, ça signifie que dans la réalité ils sont plus importants que ça. Idem pour le nombre des pays, limité à 31, alors qu'il y a d'autres communautés dans Facebook. Un seul exemple : le Maroc, dont la communauté me semble fournie et qui n'est pas pris en compte. Et il y en a sûrement d'autres.

Ceci dit, c'est la première fois que je vois des baisses du nombre d'abonnés au service dans plusieurs pays : Afrique du Sud, Nouvelle Zélande, Irlande, République Dominicaine. En revanche la Turquie enregistre une forte progression, au point qu'elle représente la cinquième communauté sur le site, en devançant la Suède et en se plaçant juste derrière l'Australie, avec plus d'1 million de membres.

La France atteint 562 840 utilisateurs, soit "seulement" 32 140 de plus que la semaine dernière, on dirait qu'il y a une stagnation.

Donc quelle sera la déclinaison régionale de ce système de pub, ça reste à voir. D'autant plus que toutes ces marques étant US de façon prépondérante, elles s'intéresseront probablement davantage aux +20 millions d'utilisateurs américains. Au début. Et pendant ce temps, la concurrence...


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dimanche 4 novembre 2007

Guerres, batailles, brevets, S.O.S.

Guerres, batailles, brevets, S.O.S.

Les brevets

(Voir également les brevets de Google par Bill Slawski.)

Dans un récent billet sur Google Open Social & Facebook, Dave McClure conclut ainsi sur les réseaux sociaux : nous allons en parler pendant des années (we'll be talking about it for years :-)

En s'inspirant de son billet, Lee Lorenzen voit trois conséquences imprévues de la mise en place d'OpenSocial :
  1. la prolifération des réseaux sociaux ;
  2. le développement d'applis qui vont favoriser l'exode des utilisateurs de MySpace ou LinkedIn vers Facebook (the REAL THING and the WINNING NETWORK, comme il l'appelle) ;
  3. l'éclosion de procès pour violation des brevets détenus par Facebook sur les NewsFeeds (ce que j'ai appelé la traçabilité).
Franchement, si je ne saurais trop quoi dire sur les deux premiers points, le troisième m'a tellement interpellé que j'ai voulu en savoir plus sur ces brevets.

D'autant plus que dans une interview de Peter Chane, responsable Produits communautaires chez Google, à la question :
Facebook propose des fonctionnalités qui favorisent la propagation “virale” des applications entre membres de la communauté. Est-ce qu'OpenSocial prendra aussi en charge des fonctionnalités “à la Facebook”, comme les invitations, les notifications, les fils d'activités ?

(Facebook offers features that help applications spread “virally” to their friends. Will OpenSocial support features like Facebook’s invitations, notifications, and feed items?)
il répond :
À ce stade, l'API OpenSocial ne prévoit pas ce type de fonctionnalités, même si nous y pensons : beaucoup de sites et de développeurs nous l'ont demandé, et actuellement nous en discutons avec eux.

(There isn’t a feature like invitations in the OpenSocial API at this point. It’s something we’re considering — a lot of sites and developers have expressed interest in this, and we’ll be having conversations with them.)
Une réponse qui m'a étonné ! Car ce ne sont pas les applis embarquées sur la plateforme qui sont le point fort de Facebook, mais bien la traçabilité :
Facebook est une rupture dans les réseaux sociaux pour une raison simple : il permet de suivre à la trace ses "amis" : qui ils fréquentent, à quels groupes ils adhèrent, quelles applications ils installent, ce qu'ils font, où, quand, comment, etc. Dans un "flux" continu, sorte de par-chemin à suivre qui déroule le palimptexte des actions...
(...)
C'est justement cette fonctionnalité qui est en rupture avec ce qui se faisait jusqu'alors et qui décrète toute la nouveauté de Facebook. D'autant plus que si les gens s'inscrivent aujourd'hui, c'est essentiellement parce qu'ils sont en quête de visibilité, voire de reconnaissance, et non pas le contraire.
Donc sans tous ces flux qui charrient le flot des actions et des interactions sur Facebook, pas de viralité ! Ou très peu. En tout cas pas suffisamment pour justifier le développement d'applis ad hoc pour les réseaux sociaux. Comme le dit Tariq Krim, ça doit se compter en milliards ces petites bêtes...

Ce que je viens de décrire en termes poétiques, Lee Lorenzen le précise ainsi en termes techniques :
... the real key to Facebook’s utility is their permission-based, algorithmically optimized, personal-action monitoring, newsfeed. This innovation (and I predict the basis of several inventions) will turn out to be the true genius and defensibility of Facebook (like PageRank was/is for Google). Although it is not the key to their monetization, it is the fuel that powers the word-of-mouth (or as I call it “the word of mouse”) engine that ensures the viral spreading of and high level engagement with anything useful that is discovered in the facebook eco-system. Although “activity feeds” may exist in other systems and an API can be created in OpenSocial to submit items to it, my $64 billion question is: Which of all the OpenSocial partners are going to be in charge of deciding the specific subset of items that make it through to a given user’s newsfeed? Does Google get this right? If so, they will be the one sued by Facebook for billions of dollars for violating the upcoming Newsfeed Patents.

The reason I’m confident several patents were filed and will ultimately be granted is that facebook is the first company in the world to encounter a very specific problem related to managing a Large Social Network Newsfeed — specifically too much news to print. Unlike other environments without a critical mass of users, Facebook had to decide how to feed only “the important” items into your and my newsfeed. The data I’ve heard is that only 1 in 500 items that could be of interest to me actually makes it into my feed. While I don’t know (and probably don’t care) what is left out, my sense is that Facebook mostly gets it right. In addition, Facebook is likely the first company in the world to develop “newsfeed tuning controls” for their users like me based on which of my friends I really want to know more about and which I’m less concerned with. They also have created a new type of “Sponsored Newsfeed” item (i.e., a CPM or CPC ad) that is woven into this highly valuable stream of data that has my full attention. Unlike the rest of the ads on facebook, I’ve heard that these types of ads have between 4% and 25% click-through rates!!!

Each of these newsfeed-related areas represent HUGE CHALLENGES from legal, financial and technology perspectives to the OpenSocial confederation who have joined forces to create an Axis of Engagement that will attempt to combat the existing Facebook / Microsoft alliance. In the case of Facebook / Microsoft, it is clear that facebook is in charge of all their user interface decisions and related technology and Microsoft’s sole role is to assist with ad monetization. In the case of OpenSocial, I predict a battle royale deciding who gets to sell ads in OpenSocial and who gets to control the newsfeed. Google will clearly want both of these roles, but why should MySpace and LinkedIn give up these crown jewels?
Il est tard, je suis fatigué, et pour une fois je renonce à la traduction intégrale. Mais le cœur du message est le suivant : les fils, ou les flux, ou les feeds, comme vous préférez, doivent pondérer parmi des milliers, millions, milliards d'actions et d'événements ce qui doit être visualisé, quand, à qui, etc.

Une sorte de FeedsRank algorithmique qui serait à la traçabilité ce que le PageRank est à la recherche. Or Lorenzen nous parle d'upcoming Newsfeed Patents, de brevets à venir (The reason I’m confident several patents were filed and will ultimately be granted is that facebook is the first company in the world to encounter a very specific problem related to managing a Large Social Network Newsfeed — specifically too much news to print.) [Début]

* * *

Donc, sans savoir si et combien de brevets seraient déposés dans un futur plus ou moins proche, je me suis intéressé à l'existant. Avec quelques surprises : sur les 5 brevets que j'ai trouvés, susceptibles de concerner la matière en question, 3 sont de Zuckerberg et 2 d'AOL !

Voici les titres et résumés.

Methods and aparati for recognizing a pattern of using information units and generating a stream of information units in accordance with a recognized pattern (Mark Elliot Zuckerberg, Adam Edward D'Angelo, déposé 14 mai 2003, obtenu 18 novembre 2004)
This invention relates to recognizing patterns in people's individual listening habits and creating streams of playback based on those listening patterns. This invention does this by observing what information units the persons use and calculating how much the person likes each information unit in their collection and what information units each unit uses in close proximity to it. This invention can be applied to both software and hardware MP3, CD, and other such media devices that would be recognized by one with knowledge in these arts. The invention can be used with such devices so that it learns the patterns of the person using that device.
Voici l’un des dessins de ce premier brevet, déposé le 14 mai 2003, jour de son 19e anniversaire !!! Tout y est déjà, viendront plus tard graphe social et ligne du temps (c'est nouveau, ça, le "calendrier social").

[Début]

Systems and methods for social mapping (Mark Zuckerberg, Aaron Sittig, déposé 14 décembre 2006, obtenu 16 août 2007)
A system, method, and computer program for social mapping is provided. Data about a plurality of social network members is received. A first member of the plurality of social network members is allowed to identify a second member of the plurality of social network members with whom the first member wishes to establish a relationship. The data is then sent to the second member about the first member based on the identification. Input from the second member is received in response to the data. The relationship between the first member and the second member is confirmed based on the input in order to map the first member to the second member.
Traduction de l'OMPI sur la mise en relation sociale :
L'invention concerne un système, un procédé et un programme informatique pour une mise en relation sociale. Des données concernant une pluralité de membres d'un réseau social sont reçues. Un premier membre de la pluralité de membres du réseau social est autorisé à identifier un second membre de la pluralité de membres du réseau social avec lequel le premier membre souhaite établir une relation. Les données concernant le premier membre sont ensuite envoyées au second membre sur la base de l'identification. Une entrée provenant du second membre est reçue en réponse aux données. La relation entre le premier membre et le second membre est confirmée sur la base de l'entrée afin de mettre en relation le premier membre avec le second membre.
[Début]

Systems and methods for generating a social timeline (Aaron Sittig, Mark Zuckerberg, déposé 26 décembre 2006, obtenu 13 septembre 2007)
A system, method, and computer program for generating a social timeline is provided. A plurality of data items associated with at least one relationship between users associated with a social network is received, each data item having an associated time. The data items are ordered according to the at least one relationship. A social timeline is generated according to the ordered data items.
Un dépôt qui se base sur un brevet précédent, traduit par l'OMPI comme calendrier social :
La présente invention concerne un système, un procédé et un programme informatique permettant de générer un calendrier social. Une pluralité d'éléments de données associés avec au moins une relation entre des utilisateurs associés à un réseau social sont reçus, chaque élément de donnée possédant un temps associé. Les éléments de données sont ordonnés en fonction d'au moins une relation. Un calendrier social est généré en fonction de ces éléments de données ordonnés.

[Début]

Searching Recent Content Publication Activity (AOL, déposé 10 janvier 2007, obtenu 12 juillet 2007) / Indicating Recent Content Publication Activity By A User (AOL, déposé 10 janvier 2007, obtenu 26 juillet 2007)
Collecting and distributing information related to recent content publication activity of an instant messaging (IM) user provides other users in a network with timely, relevant information about people known to the user or within the same social network. A user participating in a social network can quickly and efficiently perceive new information related to other users (referred to as co-users) in a social network by reviewing the co-users' recent content publication activity. A user may be made able to do so without requiring the co-user to send a communication directly to the user regarding the new facts or new content, and also without requiring the user to actively browse or request information about the co-user.
L'OMPI sur Indicating and Searching Recent Content Publication Activity By A User :
La collecte et la distribution d’informations en rapport avec une activité récente de publication de contenu d’un utilisateur de messagerie instantanée (IM) procure à d’autres utilisateurs d’un réseau des informations pertinentes et opportunes sur des personnes connues de l’utilisateur ou appartenant au même réseau social. Un utilisateur participant à un réseau social peut rapidement et efficacement remarquer des informations nouvelles concernant d’autres utilisateurs (appelés co-utilisateurs) dans un réseau social en examinant l’activité récente de publication de contenu des co-utilisateurs. Il est possible de permettre à un utilisateur de ce faire sans que le co-utilisateur doive communiquer directement avec l’utilisateur à propos des nouveaux faits ou du nouveau contenu et sans que l’utilisateur doive activement parcourir ou demander des informations sur le co-utilisateur.

[Début]

Or ce n’est pas tout. Car Zuckerberg a également déposé des marques, sous lesquelles il protège non seulement les activités inhérentes à l’informatique et Internet, comme par exemple (Numéro de série 78920322, dépôt 29 juin 2006) :
IC 038. US 100 101 104. G & S: Providing online chat rooms and electronic bulletin boards for registered users for transmission of messages concerning collegiate life, general interest, classifieds, virtual community, social networking, photo sharing, and transmission of photographic images
IC 042. US 100 101. G & S: Computer services, namely, hosting online web facilities for others for organizing and conducting online meetings, gatherings, and interactive discussions; and computer services in the nature of customized web pages featuring user-defined information, personal profiles and information
IC 045. US 100 101. G & S: Internet based introduction and social networking services
IC 035. US 100 101 102. G & S: Providing an online directory information service featuring information regarding, and in the nature of, collegiate life, general interest, classifieds, virtual community, social networking, photo sharing, and transmission of photographic images; advertising and information distribution services, namely, providing classified advertising space via the global computer network; promoting the goods and services of others over the Internet; providing on-line computer databases and on-line searchable databases in the field of collegiate life, general interest, classifieds, virtual community, social networking, photosharing, video sharing, and transmission of photographic images
mais également toute une gamme de produits dérivés divers et variés, qui vont de l’habillement (Numéro de série 78962629, dépôt 29 août 2006)
IC 025. US 022 039. G & S: Clothing for men, women and children, namely, shirts, t-shirts, belts, jackets, coats, tops, vests, blouses, jerseys, bottoms, shorts, pants, trousers, boxer shorts, dresses, skirts, neckties, scarves, bandannas, night gowns, night shirts, pajamas, loungewear, socks, sweaters, sweat shirts, sweat pants, cummerbunds, aprons, headwear, hats, caps; sun visors; slippers
aux objets et accessoires (Numéro de série 77125103, dépôt 7 mars 2007)
IC 021. US 002 013 023 029 030 033 040 050. G & S: Beverage glassware; insulating sleeves for beverage cans; insulating sleeves for beverage bottles; portable can coolers; portable bottle coolers; thermally insulated containers for food and beverages; portable plastic coolers; portable metal coolers; coasters not of paper and not being table linen; bottle openers; pitchers; plastic buckets; plastic cups; serving trays not of precious metal; bottle stands; mugs; cups; foam drink holders; storage jars; glass and porcelain giftware, namely, vases, ornaments, plates, cups, jars, and decorative boxes; figurines made from glass, porcelain, ceramics, earthenware, and china
IC 018. US 001 002 003 022 041. G & S: Bags, namely, all purpose sports bags, all purpose carrying bags, bags and hold-alls for sports clothing, tote bags, duffle bags, backpacks, beach bags, belt bags, book bags, carry-all bags, clutch bags, cosmetic bags sold empty, gym bags; leather and imitations of leather; animal skins and hides; trunks for traveling and traveling bags; umbrellas; parasols; walking sticks; pocket books; handbags; wallets; credit card cases; drawstring pouches; attaché cases; briefcase-type portfolios
IC 020. US 002 013 022 025 032 050. G & S: Plastic key rings; plastic novelty license plates; indoor and outdoor furniture; picture frames; wood boxes; pillows; cushions; inflatable plastic signs; plastic boxes; non-electric fans for personal use; mirrors; figurines made of plastic, wood, ivory, fabric, plaster, wax, bone, and cold-cast resin; non-metal clips for bags
plus 2 ou trois autres, certains déposés très récemment (août, septembre 2007), dont le dernier en date : SocialAds !
IC 035. US 100 101 102. G & S: Advertising and information distribution services, namely, providing advertising space via the global computer network; promoting the goods and services of others over the Internet. FIRST USE: 20070920. FIRST USE IN COMMERCE: 20070920
Déposé le 24 septembre, première utilisation commerciale, le 20... [Début]

En conclusion, dans un autre billet, Lorenzen nous dit de l'allié de Facebook que Microsoft a combattu - et continue de combattre - toutes les guerres :

1. La guerre des systèmes d’exploitation
2. La guerre des interfaces graphiques
3. La guerre des tableurs
4. La guerre des traitements de texte
5. La guerre des bases de données
6. La guerre des suites bureautiques
7. La guerre des navigateurs
8. La guerre des serveurs de BdD
9. La guerre des serveurs Web
10. La guerre des portails
11. La guerre de la recherche sur le Web
12. La guerre des régies publicitaires

Auxquelles j'ajouterais les guerres des consoles, des jeux vidéos, de la musique en ligne, de la SOA, la virtualisation, etc. etc., sans oublier ce nouveau théâtre des opérations que représentent les réseaux sociaux et les plateformes sociales : Social Operating Systems, S.O.S.

Oui, Save Our Souls de toutes ces batailles à venir : l'UGC et son appropriation indue (voire sa confiscation...), l'identité numérique, le profilage et le ciblage comportemental, l'hypercompétition, etc. etc.

Et merde ! [Début]


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P.S. Moi qui voulais faire court, pour une fois, c'est encore loupé :-)

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mercredi 31 octobre 2007

Google Search, Ads & Social

Google Search, Ads & Social

Suite de Google Search, Apps & Maps, ce deuxième volet étant consacré, d'une part, à l'étroite corrélation entre Search & Ads et, de l'autre, à OpenSocial.

Pour une lecture plus confortable, j'ai réuni les deux fichiers en un seul PDF téléchargeable (645 Ko) : Google Search, Apps, Maps, Ads & Social.

* * *

Sergei Brin affirme non sans raison que Google est le meilleur sur la monétisation par la pub ([We] are able to better monetize advertising than any competitor), notamment avec la pub contextuelle ciblée sur le contenu. Voilà pourquoi les deux éléments du binôme Search & Ads sont indissociables l'un de l'autre.

Schmidt évalue globalement le marché publicitaire entre 750 et 1000 milliards de dollars (voir Didier Durand sur ce point) et envisage rapidement de mettre en place des nouveaux modes de tarification pour les pubs, le paiement sur les ventes, par exemple (We would like to see people pay for the sale). Brin ajoute que pour les achats importants, Google voudrait donner la possibilité aux annonceurs de déterminer leurs tarifs (Want to offer advertisers opportunity to pay however they want).

Vinton Cerf anticipe que l'activation des zones sur des écrans tactiles pourra aussi être exploitée pour la pub (You can sensitize the digital image in the screen, and click on things, open a window, and give you information; can even allow purchases).

Ainsi, sur YouTube (où, selon Rosenberg, les utilisateurs chargent 8 heures de vidéos chaque minute !), les pubs se transforment en gadgets, ou widgets, et Brian Axe assure que vous pouvez suivre à la trace une soixantaine d'interactions diverses avec ces pubs (Can also track over 60 interaction types with the ads). Un paramètre particulièrement important, puisqu'il n'y a pas de pub possible sans mesure a posteriori.

Toujours à propos des gadgets Google, Jessica Ewing précise que le système de personnalisation des pages iGoogle en propose 20 000 pour l'instant (plus 200 000 flux), avec possibilité d'importer des applis tierces (un compte courriel Yahoo, par exemple). Une nouvelle version d'iGoogle a d'ailleurs été lancée le matin même de la présentation. [Début]

* * *

Du reste, les API sont à la base de l'ouverture de Google vers les réseaux sociaux, comme nous allons le voir avec la présentation d'OpenSocial.


Mais voyons d'abord ce que disent Schmidt et Brin de ces réseaux sociaux, même s'ils se refusent à commenter le deal non conclu avec Facebook, en ne laissant percer que des petites phrases :

Brin : certains de nos concurrents peuvent être tentés de mettre des sommes énormes dans des partenariats. Nous préférons finaliser des accords économiquement viables. (...) S'ils veulent dépenser des milliars de dollars, grand bien leur fasse. (Some of our comeptitors might be willing to spend large amounts of money on some partnerships. We are interested in doing sustainable economic deals... If someone wants to throw billions of dollars out there, they can spend those billions of dollars.)
Question : On social networking, what is your goal? What is the opportunity?

Schmidt : We have both, and more is better. Very clearly, social networks as a phenomenon is very real… there are companies, Ning comes to mind, which are using the notion of a social community as part of some broader agenda. I would encourage you to take the phenomenon seriously.

Question : Sur les réseaux sociaux, quels sont vos objectifs ? Quelles sont les opportunités à saisir ?

Schmidt : Nous avons les objectifs autant que les opportunités, et le plus est le mieux. En clair, les réseaux sociaux sont un véritable phénomène… Il y a des sociétés, comme Ning, qui inscrivent la notion de communauté sociale au sein d'un programme plus vaste. J'encourage tout le monde à considérer ce phénomène très sérieusement.
Ce que veulent les utilisateurs, c'est plus de partage, plus d'accessibilité (Users want sharing, accessibility).

Vinton Cerf voit les réseaux sociaux et les principes d'organisation qui vont avec comme un enjeu primordial pour Google (Social networking is a very important organizing principles. Space is. Time is. Your social network is another organizing principle. Seeing all three representing big opportunities to Google.)

Pour Brian Axe, les réseaux sociaux sont également un nouvel "inventaire" dont il faudra apprendre à cueillir les signaux, moins évidents que pour la recherche, afin d'en rentabiliser la monétisation par la pub (Signals are not as clear as on search... New types of signals: turn into a science... Also new inventory types, including social networking. High usage, but not high monetization).

C'est très probablement ce que Google se propose de faire avec le lancement d'OpenSocial, le scoop révélé par Techcrunch, dont Sergi nous dit que ce ne sera pas, « comme beaucoup le pensait, un énième réseau, mais un dénominateur commun à tous les réseaux (ou en tous cas un certain nombre d'entre eux). »

Lire le communiqué de presse chez John Battelle, qui s'interroge : Facebook et MySpace joueront-ils le jeu ? (here's the big question: Will Facebook and Myspace play?).

Parmi les parties prenantes à l'initiative (réseaux et développeurs, liste très probablement destinée à s'étoffer, cf. Zlio) : Orkut, Salesforce, LinkedIn, Ning, Hi5, Plaxo, Friendster, Viadeo, Oracle, Flixster, iLike, RockYou, Slide (ces derniers étant les premiers pourvoyeurs d'applis sur Facebook...).



OpenSocial, le troisième espace, comme le définit fort à propos Richard MacManus, est le pari de l'ouverture (y compris avec la messagerie instantanée) contre une logique fermée et propriétaire, celle de Facebook (qui développe son propre langage et son propre environnement de développement), pour mettre en commun les données utilisateur (les profils), le graphe social (ou SocialStream) et la traçabilité des activités, le tout provenant évidemment d'une grande variété de sources.

Car Google ne va pas s'arrêter en si bon chemin, puisqu'il va résolument vers la centralisation des données, notamment avec son tableau de contrôle marketing, comme nous l'explique Google Operating System :


Et oui, je vous le disais il y a plus d'un an : nous sommes tous fichés !

Nous l'étions déjà, mais les données afférentes restaient éparpillées, pas ou peu exploitées.

Alors que maintenant elles seront décortiquées, analysées, soupesées, évaluées, monétisées, etc.

Donc la question est : entre le profilage signé Facebook et le profilage signé Google, lequel choisirez-vous ?

Allez, moi je prends les deux ! Ils vont bien me faire un prix...

Ce qui est sûr, c'est qu'entre une approche propriétaire, fermée, et une logique ouverte (Facebook + Microsoft vs. Google, dans ce cas), le Web a toujours opté pour la seconde en dépit des fortes résistances - voire des monopoles - des tenants de la première. [Début]


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P.S. À noter que l'action Google, qui a terminé hier à 694,77 $ après avoir atteint 699,91 $ !, va très probablement pulvériser le seuil des 700 $ aujourd'hui, en continuant comme si de rien n'était sa progression insolente...


Done!

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mardi 30 octobre 2007

Google Search, Apps & Maps

Google Search, Apps & Maps

À venir : Google Search, Ads & Social
En post-scriptum, voir également l'anticipation du nouveau système de pub de Facebook...

Pour une lecture plus confortable, j'ai réuni les deux fichiers en un seul PDF téléchargeable (645 Ko) : Google Search, Apps, Maps, Ads & Social.

* * *

Le jour de la présentation de ses résultats du 3e trimestre 2007, Google, qui ne nous avait pas habitué à ça, se fait voler la vedette par Microsoft.

Qui inflige même un double camouflet à son rival de Mountain View : lui ravir le partenariat dans Facebook, et afficher des résultats trimestriels florissants (+27%), avec une action dont la valeur part en flèche dans la foulée. De quoi mettre un peu de jus dans l'encéphalogramme !

Si cette orientation continue, il va falloir que je révise mon jugement...

C'est ainsi que la présentation des résultats financiers de Google, qui fait volontiers débat, semble avoir été totalement éclipsée par l'annonce quasi-contemporaine par Microsoft de sa participation dans Facebook, à mon avis son deuxième plus gros coup réalisé à ce jour sur le Web (le premier fut l'indécente éviction de Netscape). Hier j'ai eu Steve le fac...étieux au téléphone, il arrivait plus à parler tellement il rigolait, c'est vous dire !

Mais bon, ça ne signifie pas pour autant que les infos communiquées par Google en cette occasion sont sans importance, loin de là. Voyons un peu de quoi il retourne.


La plupart des commentaires sont tirés des entretiens de Google avec la presse financière, retranscrits sur le blog Tech Trader Daily de Barron's : Source : Google Meets the Financial Press

J'ai mixé les différentes réponses en fonction des arguments considérés...

* * *

Sur la recherche universelle, Eric Schmidt prévient que Google avait parié sur un effet positif pour l'utilisateur final et négatif pour les recettes publicitaires. En fin de compte, les résultats se sont avérés entre neutres et positifs pour les annonceurs et Google, mais très positifs pour l'internaute.

Il ajoute que les problèmes liés à la recherche sont considérables, fondamentaux et pas encore résolus : « Nous n'avons encore aucun moyen de thésauriser les connaissances des experts pour les réinjecter immédiatement dans la recherche. Comment pourrions-nous rapatrier les immenses connaissances de la masse des internautes qui utilisent Google au quotidien. L'une des réponses transversales au Web est naturellement le contenu de qualité, par exemple comme Wikipedia ou d'autres. »
Search is not a solved problem. We have no way of capturing your expert insights immediately back into search. How could we take the knowledge from the enormous number of people who use Google every day and put it into search. Makes sense for us to get higher quality content; the kind of insightful thing we are seeing all over the Web, thinking of Wikipedia and other examples.


Jack Menzel, responsable sur le project Universal Search, s'est même adonné à paraphraser le Seigneur des Anneaux : une recherche pour tout indexer, une recherche pour tout trouver, une recherche pour remonter tous les résultats et les mixer entre eux.

Le triptyque "search, ads & apps" se décline déjà en 40 langues chez Google… Schmidt rappelle que la société n'a pas ménagé ses efforts pour tenter de proposer 99% des langues aujourd'hui utilisées sur Internet. (Google has spent a lot of time trying to get 99% of the languages used on the Internet today).

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Sur les applis, le mot d'ordre est créer, collaborer, partager et trouver toutes les informations possibles, toujours et partout. Beau programme...


Schmidt : sur les applications, l'une des conséquences du modèle actuel de développement d'applis est que les gens ne développent plus pour une seule plateforme. De notre côté, nous encourageons tout ce qui peut rendre les réseaux plus ouverts et partageables. (On application side, one of consequences of application development model is people develop for more than one platform. Anything to make networks more open, more shareable, we are in favor of that.)

Sergey Brin : la vitesse est un élément central pout tout ce que nous avons réalisé jusqu'à présent. Nous continuons à travailler sur la vitesse, et plus spécialement au niveau capacités des navigateurs. Beaucoup doit encore être fait pour adapter nos applis aux différents navigateurs. Les mobiles sont aussi un autre enjeu. (On speed. Central to everything we’ve done since the start of the company. We continue to work on speed, and especially in the context of capability of browsers. Need to do a lot of special things to tailor our applications in the context of different browsers. Mobile presents other challenges).

En outre la vitesse est un facteur primordial pour les applications cartographiques de Google, intégrées à 100% dans la recherche universelle, avec en plus une touche d'UGC.


Par ailleurs, selon Dave Girouard, les applications embarquées - courriel, calendrier, tableur, etc. - pour les entreprises sont promises à un bel avenir. Une grande opportunité à saisir pour peu qu'on y ajoute d'autres éléments clés : sécurité, facilité de gestion, mise en application des politiques de produits/services, etc. Autant d'applications logicielles (cf. Prism de Mozilla) qui rejoignent le concept puissant de Software as a service...

Vinton Cerf nous rappelle également qu'il y aura des milliards de dispositifs divers sur Internet, bien plus que 3 milliards de mobiles et 1 milliard de PC utilisés aujourd'hui, bien plus de dispositifs qu'il n'y a gens sur terre

Du reste le nombre d'internautes a été multiplié par 25 en 10 ans, de 50 millions en 1997 (autant que les membres de Facebook aujourd'hui !) à près de 1,250 milliard en 2007.


Des utilisateurs qui ne veulent plus seulement consommer de l'info, mais qui veulent en créer. Comme sur YouTube, par exemple.


D'où la nécessité d'appuyer les 3 niveaux traditionnels de la recherche - Intranet, sites, Web - sur une nouvelle voie lactée de communication, que Vinton Cerf appelle l'Internet interplanétaire.


Un projet du Jet Propulsion Laboratory de la NASA pour standardiser les protocoles de communication dans l'espace, et permettre la prise en charge des communications spatiales entre les dispositifs.

Sur ce, je vais y aller aussi de mon voyage au pays des rêves, et reviendrai bientôt avec la suite de cette passionnante exploration pour vous conter l'aventure de Google Search, Ads & Social... [Début]


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P.S. Dans mon prochain billet sur Google Search, Ads & Social, je pourrai vous en dire plus sur l'annonce probable de ses SocialAds par Facebook, prévue pour le 6 novembre (Google, qui devait initialement présenter son nouveau réseau social le 5, aurait remis à plus tard dans la semaine, par un heureux hasard...), et anticipée par Lee Lorenzen en ces termes :
This technology (fbCash) works by using non-personally identifiable data that Facebook has on 50 million users (growing to 200 million by Dec. 2008) to selectively target the ads on a web publisher’s site in a manner that generates a higher click-thru and higher CPC-rates and higher revenue share for web publishers than Google’s proprietary, closed AdSense solution.
Ce que Nick O'Neill résume ainsi :
Facebook will be leveraging the cookies installed in users’ browsers after logging into Facebook in order to target them across the web.
Je vous fais grâce des détails techniques (In this new system, Facebook will turn over to an Open-Source group the ad monetization algorithms that will dynamically test Google AdSense ads against Facebook-enhanced Microsoft ads against Yahoo Ads, etc. to determine the particular ads that are best suited for a particular user of any given web site.), mais en gros, ça voudrait dire que Facebook a trouvé un système pour tracer ses utilisateurs aussi hors de son site, c'est-à-dire partout sur le Web. Pour la plus grande joie de Microsoft... [Début]

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mercredi 24 octobre 2007

Facebook : Social Network, Social Graph & Social Ads

Facebook : Social Network, Social Graph & Social Ads

Au triptyque de Google - Search, Apps & Ads - va bientôt correspondre celui de Facebook : Social Network, Social Graph & Social Ads.

Un article sur AdAge annonce la couleur : Facebook devrait dévoiler "SocialAds" le 6 novembre, le lendemain de la présentation par Google de sa montée en puissance probable dans les réseaux sociaux.

Ah ! Les hasards du calendrier...

Selon le journaliste, Abbey Klaassen, la marque SocialAds aurait été déposée le 24 septembre dernier avec la description suivante :
advertising and information distribution services, namely, providing advertising space via the global computer network [and] promoting the goods and services of others over the internet.

services de distribution d'information et de publicité, et plus précisément, fournir des espaces publicitaires via le réseau informatique mondialisé [et] promouvoir les biens et services de tiers sur l'Internet.
On comprend mieux pourquoi Facebook a mis au point son outil de ciblage démographique et comportemental, même si ce système n'aura véritablement de sens que s'il peut être déployé hors de Facebook.

Zuckerberg soigne également ses annonceurs / développeurs d'applis en mettant à leur disposition d'autres outils statistiques, tels que ce Application Adds by Facebook Referrer


qui fournit des stats sur la source du trafic des applications installées sur la plateforme.

En outre Zuckerberg aurait invité 9 groupes leaders — Condé Nast, Nike, Apple, Sony, General Motors, Coke, CBS, Chase et Verizon — à faire partie d'un partenariat privilégié (Landmark Partners), en versant un ticket d'entrée de 300 000 $ chacun, selon une exclusivité de Radar Online (via Silicon Alley Insider).

Tout cela étant censé nous représenter « a new way of advertising online. »

Qu'en pensez-vous ?


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