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samedi 30 août 2008

Le graphe social selon Google

Le graphe social selon Google

Après le graphe social de Facebook, voici celui selon Google !



Google Profile now supports Social Graph API, par Chris Messina sur Vimeo.

Ainsi j'ai découvert que nous pouvions tous avoir un profil sur Google, voici donc le mien !

Vraiment, Google profileur en série se ... profile de plus en plus à l'horizon.

Pour autant, jusqu'à ce jour, il me semble que ce "profil Google" était plutôt resté dans l'ombre, mais comme le souligne justement Frederic Lardinois, si Google commence à booster son API, il pourrait éventuellement s'en servir pour présenter "notre profil" comme l'élément central, ou, si vous préférez, comme le référentiel principal de notre identité numérique.

Je ne sais pas trop vers quoi tout ceci peut nous mener, mais les implications pourraient vraiment être énormes, comme toujours avec Google...

Car même si a priori toutes les données prises en compte sont par définition "publiques", une fois qu'elles seront centralisées en quantité (voir ici), cela joint aux phénoménales capacités de Google d'indexer tout ce qui bouge, je vois encore difficilement qui pourra concurrencer la plus grande superpuissance de la planète ! À moins d'un changement radical de culture, mais c'est pas encore pour demain...


Car jamais autant de données "publiques" n'auront été réunies sur - et autour - chacun de nous, et soyez sûrs que Google sait s'en servir...

En attendant, si vous voulez suivre la démonstration :




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mardi 17 juin 2008

Microsoft - Yahoo! + Google = Google !

Microsoft - Yahoo! + Google = Google !

Il paraîtrait que c'est fini entre Microsoft et Yahoo!
Il paraîtrait (c'est même sûr) qu'un partenariat portant sur la pub a été signé entre Google et Yahoo!

Auquel cas Google gagnerait sur tous les tableaux, et, de façon inversement proportionnelle, Microsoft perdrait sur tous les tableaux.

Il était pourtant clair que Google craignait plus que tout une fusion entre Microsoft et Yahoo!, à laquelle Ballmer n'aurait JAMAIS dû renoncer ! Pourquoi ?

Tout simplement parce que l'apport de Yahoo! dans Microsoft était largement décisif, et même crucial vital, en représentant pour Redmond :
un gain allant des 3/4 dans les données collectées à près de 100% dans les affichages publicitaires !
  • 348,204 milliards d’événements de données collectées en + sur le réseau global (sites propriétaires + régie publicitaire étendue) (soit 88,61% pour Yahoo!, contre 11,39% à Microsoft seul) ;
  • dont 283,426 milliards d’affichages plubicitaires en + en régie étendue (soit 98,18% pour Yahoo!, contre 1,82% à Microsoft seul) ;
  • 2 165 événements de données collectées en + par personne (soit 75,3% pour pour Yahoo!, contre 24,7% à Microsoft seul).
En outre, à part la recherche et la vidéo, où l’avantage de Google restait net avec respectivement +53,58% et +84,29% aux États-Unis, toutes les moyennes mensuelles auraient été en faveur du conglomérat Microsoft + Yahoo! :
  1. +42,46% d’événements de collecte données sur le réseau (sites propriétaires + régie publicitaire étendue) (avant fusion) ;
  2. +42,78% d’événements de collecte données par personne ;
  3. +96,08% d’affichage d’annonces sur les sites ;
  4. +54,19% en total de pages vues ;
  5. +24,7% d’impressions en régie publicitaire (hors sites propriétaires) ;
  6. +48% de visiteurs uniques ;
  7. + Atlas...
Nous aurions donc eu un duopole, mais c'était toujours mieux qu'un monopole hégémonique...

Quant à Microsoft et Ballmer qui rêvaient de ne plus être troisièmes, leurs vœux sont exaucés puisque les voilà ... quatrièmes !

Derrière les conglomérats Time Warner Network + AOL + Advertising.com et Fox Interactive Media + MySpace.com !

Avec des écarts abyssaux en défaveur de Microsoft (euphémisme) vis-à-vis du binôme Google + Yahoo!, puisque chaque mois (données pour les US, décembre 2007), ce sont :

  • 11 fois moins d'événements potentiels de collecte des données par internaute visitant le site de la société ou les pages de son réseau publicitaire
  • 1 800 fois moins (!) d'événements de collecte des données sur les sites Web + événements potentiels de collecte des données sur les réseaux publicitaires (en millions)
  • 10 fois moins de recherches (en millions)
  • 3 fois moins de pages vues au total(en millions)
  • 20 fois moins de vidéos (en millions)
  • 100 fois moins d'impressions sur le réseau publicitaire (en millions)
  • 3 fois moins de visiteurs uniques au total (en milliers)
Or on savait déjà l'année dernière que Google écrasait la concurrence :
Analyse de la croissance soutenue des dépenses publicitaires en ligne entre 2006 et 2007 pour 17 médias majeurs, dont Google (GOOG), Yahoo (YHOO), Time Warner (TWX), Disney (DIS), Viacom (VIAB), CBS (CBS) et Clear Channel (CCO). Ces groupes couvrent les grands secteurs de la publicité : en ligne, TV, presse écrite, radio, affichage urbain.

Sur l’ensemble des 17 compagnies, les recettes aux États-Unis ont augmenté de 9% entre 2006 et 2007, en passant de 53 milliards $ à 58 milliards $.

La part des revenus en ligne grimpe de 28% à 4 milliards $ (de 14 milliards $ à 18 milliards $).

Dans le même temps, le hors ligne n’a gagné que 3%, de 39,5 milliards $ à 40,6 milliards $, avec une hausse des revenus induits limitée à 1 milliard $.

Sur les 4 milliards de revenus publicitaires générés en ligne, Google en capte 67,5% en réalisant 2,7 milliards $ de gains, soit une progression de ses résultats de 44% par rapport à 2006.

En revanche, la progession combinée de Yahoo, Microsoft et AOL n’est que de 15%, soit des revenus de 1,3 milliard $. Google réalise donc plus du double que ses trois concurrents réunis.

Enfin, la croissance de Google d’une année sur l’autre (environ +2 milliards $) a été supérieure de plus du double des recettes publicitaires réalisées par l'ensemble des médias hors ligne de l’échantillon combiné, qui ne génère qu’environ 1 milliard de dollars.
Ballmer a beau jeu de s'inquiéter maintenant qu'il a perdu sur toute la ligne. It's a matter of scale!, qu'il disait... On voit ça !

J'ai toujours pensé que Jerry Yang était mauvais, mais après cette affaire lamentable, je suis convaincu que Ballmer est encore pire !

Surtout s'il en a fait une question d'argent ! Après plus de deux ans de négociations "secrètes", plus un "coming out" à partir du 1er février 2008, le voilà qui abandonne au dernier moment à 33$ alors que les plus gros actionnaires de Yahoo! étaient prêts à lâcher à 34...

Ballmer a vraiment négocié avec les pieds, mais qu'attendre de plus d'un vieux singe sur le retour ? Une transaction partielle dénuée de sens ?

Donc s'il en faudra plus à Yahoo qu'un nouveau logo et un nouveau CEO pour relancer la machine, s'ils y arrivent, il n'en faudrait pas moins à Microsoft qu'une mise à la retraite urgente de Ballmer. Bill Gates avait pourtant dit qu'il s'agissait d'hypercompétition, mais avec une vision de l'Internet restée figée depuis 1995, c'est plutôt lui qui est à la faute : la bataille de titans s'arrête ici, en manque d'hypercompétiteurs (encore faut-il qu'il y ait une concurrence, Emmanuel dixit).

Bill, Steve & Ray, errare humanum est, perseverare diabolicum...

Sauf cracher au pot en mettant de suite 40$ l'action sur la table (après tout, c'était le deal il y a un an et demi à peine...), Microsoft ne comptera plus grand chose sur Internet dans les années à venir, et Google deviendra le Microsoft du nouveau siècle.

Espérons juste que le trio Larry Page, Sergey Brin et Eric Schmidt soit moins ringard que les compères Bill Gates, Steve Ballmer et Ray Ozzie...


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samedi 15 mars 2008

Scoop Adscriptor - Bloc contre bloc, l'internaute au centre...


Pourquoi Microsoft ne renoncera jamais à Yahoo!, et pourquoi Google craint-il cette fusion ?

* * *

1. Background
2. « Data transmission events » : les événements qui déclenchent la collecte de données "privées" sur les internautes...
3. Analyse de l'étude New York Times / comScore
- Le scoop d'Adscriptor

4. Analyse des écarts chiffres/tableaux
5. La part de DoubleClick dans Google / La part de Yahoo! dans Microsoft
6. Comparaison Microsoft + Yahoo! / Google + Doubleclick
7. Conclusion
* * *

1. Background
Facebook à part, mon scénario de guerre froide est en passe de se réaliser. Depuis près de deux ans, je n'ai perdu aucune occasion d'évoquer l'acquisition de Yahoo! par Microsoft, y compris quand personne d'autre n'en parlait, notamment en faisant remarquer dans une analyse de GYM :
Google « caracole en tête, les deux autres suivent, tant bien que mal. Une troisième place qui n'est certes pas dans la nature de Microsoft. »
Chose explicitement confirmée par Microsoft, quelques mois plus tard en programmant le plan "10, 20, 30, 40" :
  1. 10% des pages vues, contre 6% actuellement ;
  2. 20% du temps passé par l'internaute sur les sites de Microsoft, contre 17% actuellement ;
  3. 30% des parts de marché dans la recherche, contre moins de 10% actuellement ;
  4. 40% des parts de marché dans la publicité en ligne, contre 6% actuellement.
Ce que je commentais de la façon suivante :
...si les 2 premiers points ne semblent pas irréalisables, les 2 derniers posent problème. Un gros problème !
Côté publicité, je ne sais pas si l'acquisition d'aQuantive ou le partenariat avec Facebook vont suffire à M$ pour réaliser ses ambitions, à savoir encaisser 40 cents sur chaque dollar de pub dépensé en ligne, mais à la lumière de certaines analyses, c'est pas gagné d'avance...
Quant aux 30% des parts dans la recherche sur Internet, en l'état actuel des choses, ça paraît franchement hors de portée pour Microsoft. À moins de racheter Yahoo!...
Nous y sommes ! Or nous allons voir combien l'acquisition de Yahoo! est cruciale pour Microsoft, moins dans la recherche que dans la publicité, et moins encore dans la publicité que dans le ciblage comportemental.
J'ai déjà tenté d'analyser ce qu'est le ciblage comportemental, sommairement pour Facebook, et de manière beaucoup plus détaillée pour Google : dans la longue analyse que j'ai consacré en 2006 à la stratégie de Google (qui n'a pas bougé d'un pouce), notamment dans la description de l'approche 100% fichés, où je concluais ainsi :
Par conséquent dans cette logique, à terme plus ou moins rapproché, la prochaine étape consistera très probablement à s’éloigner de la catégorisation des annonces pour passer à leur individualisation. En bref :
fini les AdSenses ciblés, vive les AdSenses personnalisés !

Une (r)évolution qui me semble inéluctable, vu les ambitions affichées par Google : à partir du moment où la firme possède une énorme quantité d’informations sur vous et peut en extraire un profilage systématique et significatif, qu’est-ce qui l'empêchera de vous proposer des AdSenses en fonction de vos préférences ?
Ensuite dans Google, profileur en série, où j'essaie d'expliquer pourquoi sur Internet, la gratuité n'est pas gratuite, mais que sa contrepartie est la collecte de données personnelles, avec comme pendant "naturel", le profilage...
Ceci dit, jusqu'à aujourd'hui, toutes ces analyses n'étaient que des conjectures, vraisemblables certes, mais sans "données réelles" pour les étayer. Or maintenant nous disposons d'un échantillon significatif de ces fameuses données, grâce à une étude commanditée à comScore par le New York Times, dont Louise Story nous raconte ... l'histoire ! [Début]
* * *

2. « Data transmission events » : les événements qui déclenchent la collecte de données "privées" sur les internautes...
Permettez-moi tout d'abord de féliciter les équipes qui ont voulu, conçu et mené à bien cette étude, cruciale pour comprendre les véritables enjeux - économiques, mais surtout de pouvoir - qui se cachent (pas tant que ça quand même) derrière les grandes manœuvres auxquelles on assiste en ce moment, et ce n'est que le début...
Dans la suite du billet, je ne parlerai que d'événements pour abréger, mais à chaque fois il faudra bien comprendre qu'il s'agit d'événements déclenchant la collecte de données "privées" sur les usages de l'internaute. Citons, à titre d'exemple, les données collectées :
  • lors des recherches de l'internaute ;
  • lors de ses achats ;
  • lorsqu'il clique sur une pub ;
  • lorsqu'il s'enregistre sur un service ;
  • grâce aux cookies, etc.
Tout ça permettant à qui les possède en bout de chaîne d'obtenir des informations précises sur nos habitudes, nos intérêts, et ainsi de suite. Le graal des publicitaires et des marketers de tout poil, en quelque sorte !
On pourra toujours s'interroger pour savoir si ces données sont collectées à notre insu ou non, bien que je me demande franchement quel internaute naviguant régulièrement sur Internet ne serait pas encore au courant !?
Par ailleurs, menée aux États-Unis en décembre 2007 sur le trafic imputable aux quinze plus gros acteurs américains de l'Internet, je ne doute pas que les résultats de l’étude puissent être extrapolés au Web mondial, puisque de toute façon la tendance est irréversible, autant le savoir...
Mais ce que je vois de véritablement nouveau dans cette étude quantitative, ce sont les proportions. Énormes comme dirait le Chauffeur... Inouïes, et qui nous réservent bien des surprises. Vous êtes prêts ? Accrochez-vous ! [Début]
* * *

3. Analyse de l'étude New York Times / comScore
- Le scoop d'Adscriptor

Louise Story nous fournit deux sources chiffrées de l'étude : l'une sur l'article du New York Times, l'autre sur son blog. Or la première chose qui m'a sauté aux yeux, c'est que ces deux sources, fournies par la même personne, divergent !
Sur son blog, une source renvoie au tableau suivant : .../images/2008/03/04/technology/Dec_accesspoints.jpg, où l'on voit clairement que Google a collecté globalement sur le mois de décembre 2007 (uniquement aux US), 1 645 événements par personne !

C'est sans équivoque :

Or dans la source suivante, modifiée, le "score" de Google, à critères identiques, est tombé à seulement 578 événements par personne, soit 1 067 de moins !

Tous les autres chiffres sont inchangés :

Donc la question est la suivante :
Pourquoi en moins d'une semaine (entre le 4 et le 10 mars), le nombre d'événements imputables à Google est-il tombé à 578, chiffre mentionné dans l'article original et repris par les médias du monde entier ?
La réponse coule de source : parce qu'au 10 mars, jour de la publication de l'article sur NYT, Google ne possédait pas encore formellement DoubleClick, puisque l'aval de l'UE n'est arrivé que ... le lendemain !
Donc de toute évidence, la différence nous indique clairement quelle est la part de DoubleClick dans Google !
Mais là n'est pas la seule surprise. Car de même que les chiffres de l'article publié le 10 mars font l'impasse sur DoubleClick, ils ne prennent pas non plus en compte les 180 milliards de pubs servies par Atlas (Microsoft), comme l'indique Louise Story sur son blog (Atlas serves 6 billion ads per day...).
Et, surtout, les statistiques mentionnées dans NYT et reprises en boucle partout sur le Net ne correspondent pas aux chiffres des tableaux. [Début]
* * *

4. Analyse des écarts chiffres/tableaux
Voici d'abord les principaux chiffres fournis :
  • sur le mois, Yahoo! engrange 2 520 données uniques par visiteur et se classe en tête loin devant ses concurrents, Google arrivant en quatrième position (derrière MySpace et Fox Interactive Media) avec "seulement" 578 données ;
  • 110 milliards d’événements uniquement sur les propriétés de Yahoo! (hors régie publicitaire étendue), soit 811 infos par utilisateur ;
  • 336 milliards d’événements de données collectées uniquement sur les sites propriétaires (hors régie publicitaire étendue) des 5 premiers, que sont Yahoo!, Google, Microsoft, AOL et MySpace.
Or aucun de ces chiffres ne résiste à l'examen détaillé des tableaux !
Que j'ai réunis en un seul pour les besoins de mon exposé :

  1. la ligne 2 indique la version du 4 mars incluant DoubleClick ;
  2. la ligne 3, surlignée en jaune, correspond à la version publiée sur NYT le 10 mars ;
  3. sur les lignes 2 et 3, la partie de droite correspondant à ligne 2 non surlignée / ligne 3 surlignée indique les chiffres qui n'ont pas changé entre les deux versions ;
  4. ceux qui ont changé en ligne 2 sont graissés et correspondent à l'écart DoubleClick / Google ;
  5. la colonne 3 surlignée a été ajoutée dans la version du 10 mars.

Analyse
  • Le chiffre 2 520 est donné en divisant la valeur en colonne 2 (Événements de collecte des données sur les sites Web + événements potentiels de collecte des données sur les réseaux publicitaires) par celle en colonne 9 (Total de visiteurs uniques), soit 399 544 000 000 / 158 573 000 = 2520.
  • Logiquement, les 811 infos par utilisateur annoncées devraient donc résulter de la division (valeur colonne 3) par (valeur colonne 9), mais il n'en est rien : 110 767 000 000 / 158 573 000 = 699, soit 112 de moins. D'où sort donc cette valeur de 811 ? Selon ValleyWag, ce serait le nombre de fois où Yahoo aura été informé du code postal de chaque internaute américain visitant ses sites en décembre 2007.
  • Idem pour les 336 milliards, censés être la somme des lignes 1, 3, 4, 6 et 8 en colonne 3. Résultat réel : 327 598 000 000, soit 8 402 000 000 événements de moins que les 336 milliards annoncés !
Donc, globalement, ça ne remet pas en cause le travail considérable fourni pour réaliser l'étude, mais je m'étonne que des résultats aussi fantaisistes aient fait le tour de l'Internet sans que personne, à ma connaissance, n'ait constaté qu'ils étaient pour le moins bizarres. Car soit ils sont vrais et les tableaux sont faux, soit les tableaux sont vrais et les chiffres sont faux. De deux choses, l'une !
Encore un cas d'école pour Gilles Bruno. Et non, l'asymétrie de la crédibilité dans l'information n'est pas morte... [Début]
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5. La part de DoubleClick dans Google / La part de Yahoo! dans Microsoft
Donc, nous en arrivons maintenant à l'analyse des parts respectives de DoubleClick dans Google et de Yahoo! dans Microsoft.
A. La part de DoubleClick dans Google représente pour Mountain View un gain supérieur à 64,8%, déterminant dans les affichages publicitaires et les données collectées en conséquence :
  • 168,364 milliards d’événements de données collectées en + sur le réseau global (sites propriétaires + régie publicitaire étendue) (soit 64,89% pour DoubleClick, contre 35,11% à Google seul) ;
  • 1 067 événements de données collectées en + par personne (soit 64,86% pour DoubleClick, contre 35,14% à Google seul).
B. La part de Yahoo! dans Microsoft est encore plus décisive, puisqu’elle représente pour Redmond un gain allant des 3/4 dans les données collectées à près de 100% dans les affichages publicitaires !
  • 348,204 milliards d’événements de données collectées en + sur le réseau global (sites propriétaires + régie publicitaire étendue) (soit 88,61% pour Yahoo!, contre 11,39% à Microsoft seul) ;
  • dont 283,426 milliards d’affichages plubicitaires en + en régie étendue (soit 98,18% pour Yahoo!, contre 1,82% à Microsoft seul) ;
  • 2 165 événements de données collectées en + par personne (soit 75,3% pour pour Yahoo!, contre 24,7% à Microsoft seul).
Pas besoin de longs commentaires pour saisir combien sont substantiels les avantages, autant pour Google que pour Microsoft. [Début]
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6. Comparaison Microsoft + Yahoo! / Google + Doubleclick

C'est là que les athéniens s'atteignirent !
À part la recherche et la vidéo, où l’avantage de Google est net avec respectivement +53,58% et +84,29%, aux États-Unis, toutes les moyennes mensuelles sont en faveur du conglomérat Microsoft + Yahoo!
  1. +42,46% d’événements de collecte données sur le réseau (sites propriétaires + régie publicitaire étendue) (avant fusion) ;
  2. +42,78% d’événements de collecte données par personne ;
  3. +96,08% d’affichage d’annonces sur les sites ;
  4. +54,19% en total de pages vues ;
  5. +24,7% d’impressions en régie publicitaire (hors sites propriétaires) ;
  6. +48% de visiteurs uniques ;
  7. + Atlas...
Plus le reste : car s'il est vrai que l'infériorité de Google dans l'affichage publicitaire peut être compensée par sa domination dans la recherche et la vidéo, Microsoft + Yahoo! ont déjà une forte position dominante dans le Webmail et l'IM, sans compter les parts de marché plus que majoritaires de Microsoft dans l'informatique "desktop", les suites bureautiques et la navigation sur le Web (IE 8 à venir).
Vous comprendrez mieux maintenant pourquoi Google s'inquiète d'une part, et pourquoi Microsoft ne renoncera jamais à Yahoo! de l'autre.
Et ce même si Google resterait le plus grand profileur post-fusion, puisqu'en fait il ne s'agit plus d'ajouter 2 520 + 355 (soit un total de 2 875 événements séparés avant fusion), mais de diviser la valeur de la colonne 2 (450 884 000 000) par celle de la colonne 9 (303 248 000), soit 1 487 événements, 158 de moins que Google. Donc, bien que tous ces événements ne soient ni utilisés ni utilisables, il restera toujours de quoi faire pour connaître les petits secrets de l'internaute... [Début]
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7. Conclusion
En revanche moi je m'inquiète pour l'Europe ! Tout ce qui précède se joue dans le pré carré des américains, de même que la gouvernance de l'Internet, les noms de domaines, le cloud computing et bientôt l'Internet des choses, etc.
Donc souhaitons au moins bon vent à Quaero et Theseus dans le Web sémantique, dont l'inventeur du Web tout court, Tim Berners-Lee, nous assure qu'une nouvelle génération de produits pourrait détrôner Google.
Ne reste qu'un petit problème, à mon avis : tous les services innovants dans le Web sémantique, de Twine à Powerset, et la recherche (cf. Searchme), sont encore et toujours ... américains !
Il serait peut-être temps de créer des alternatives, ou non ? Dites-moi si je me trompe. :-) [Début]

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mardi 6 novembre 2007

Facebook annonce Facebook Ads

Selon les communiqués de presse, Facebook Ads se décline en trois volets :
  1. les marques pourront créer leurs propres pages sur Facebook pour se connecter directement avec leurs audiences ;
  2. le système publicitaire mis en place facilitera la propagation virale des messages des marques via Facebook Social Ads™ ;
  3. une interface ad hoc permettra de connecter des infos sur les activités des membres cibles des marketers.
Marques notables : Blockbuster, CBS, Chase, The Coca-Cola Company, Sony Pictures, Verizon. Normalement, aucune info personnelle ne sera partagée avec les marques. Comme le souligne Nick O'Neill, je me demande ce qu'il entend par info personnellement identifiable (I wonder what sort of information qualifies as “personally identifiable.”)

Coca-Cola veut être ton ami, je vous dis pas, ça va faire des bulles !

Infect me. I'm yours.

Je m'en vais de ce pas relire les conditions d'utilisation de Facebook... Car de facto, les utilisateurs ne pourront pas désactiver ces pubs ou choisir de ne pas les voir, sauf à cesser de fournir leurs infos : Facebook, attention aux retours de manivelle...

Mais Zuckerberg insiste : c'est un service libre, supporté par la pub (“It is an ad-supported service. It is a free service”). Tandis que pour certains, ça devient limite spam...

Sur les autres sites, le projet Facebook Beacon permettra aux utilisateurs de choisir les activités qu'ils voudront partager avec leurs "amis" sur Facebook.

Les "Landmark partners", ou partenaires privilégiés dont j'ai déjà parlé dans Social Network, Social Graph & Social Ads mettent déjà en place leurs batteries promotionnelles pour donner corps à une soi-disant « nouvelle façon de faire de la pub » (a new way of advertising online). Et de lancer 100 000 nouvelles pages dans la foulée...

Parmi eux : eBay, Fandango, IAC brands, Travelocity, AllPosters.com, Blockbuster, Bluefly.com, CBS Interactive, ExpoTV, Gamefly, Hotwire, Joost, Kiva, Kongregate, LiveJournal, Live Nation, Mercantila, National Basketball Association, NYTimes.com, Overstock.com, Redlight, SeamlessWeb, Sony Online Entertainment, Sony Pictures, STA Travel, The Knot, TripAdvisor, Travel Ticker, TypePad, Viagogo, Vox, Yelp, WeddingChannel.com, Zappos.com.

Pour autant, les Social Ads ne seront pas servies par Microsoft mais contrôlées par Facebook avec un mécanisme d'enchère pour la tarification, au CPC ou CPM. Les pubs autres que les Social Ads seront également servies par le système, voir sur ce lien (actif à partir de demain) (en attendant...).

Question métriques, Facebook Insights fournira un accès libre aux annonceurs sur les données relatives aux activités, aux demographics, aux performances des pubs et aux tendances.

Selon les dernières stats, relevées hier, même si le rythme de croissance est à la baisse, puisque la progression est divisée par 3 (on passe de 3 308 580 nouveaux utilisateurs durant la semaine du 20 au 28-10, à 1 046 020 sur la semaine écoulée), ce système devrait quand même toucher entre 46 et 50 millions d'utilisateurs.

Selon Zuckerberg lui-même dans sa présentation :
“Nous avons déjà dépassé le seuil de 50 millions d'utilisateurs, et nous doublons tous les 6 mois. Je ne parle que d'utilisateurs actifs qui ont visité Facebook au cours des 30 derniers jours. Plus de 25 millions d'internautes viennent chaque jour sur notre site. Chaque personne visualise plus de 40 pages par jour, soit plus de 65 milliards de pages vues par mois.”

Or vu que l'influence des amis des amis est toujours plus déterminante, on va tous devenir des
confansommateurs...

Et dans la série "on a tous un ami Facebook", voici l'image qui cartonne :

on a tous un ami Facebook

Pour reprendre ma réponse à deux commentateurs, je sais bien que les chiffres communiqués par Facebook ne sont pas justes, certes, mais c'est par défaut et pas par excès. En clair, ça signifie que dans la réalité ils sont plus importants que ça. Idem pour le nombre des pays, limité à 31, alors qu'il y a d'autres communautés dans Facebook. Un seul exemple : le Maroc, dont la communauté me semble fournie et qui n'est pas pris en compte. Et il y en a sûrement d'autres.

Ceci dit, c'est la première fois que je vois des baisses du nombre d'abonnés au service dans plusieurs pays : Afrique du Sud, Nouvelle Zélande, Irlande, République Dominicaine. En revanche la Turquie enregistre une forte progression, au point qu'elle représente la cinquième communauté sur le site, en devançant la Suède et en se plaçant juste derrière l'Australie, avec plus d'1 million de membres.

La France atteint 562 840 utilisateurs, soit "seulement" 32 140 de plus que la semaine dernière, on dirait qu'il y a une stagnation.

Donc quelle sera la déclinaison régionale de ce système de pub, ça reste à voir. D'autant plus que toutes ces marques étant US de façon prépondérante, elles s'intéresseront probablement davantage aux +20 millions d'utilisateurs américains. Au début. Et pendant ce temps, la concurrence...


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vendredi 2 novembre 2007

OpenSocial : s'ouvrir au social

OpenSocial : s'ouvrir au social

Maintenant qu'OpenSocial va monter en puissance, notamment avec l'arrivée de MySpace (John Battelle connaît une partie de la réponse à sa question), l'optimisation pour les médias sociaux va y gagner ses lettres de noblesse.

Il y a 10 ans, le problème de l'internaute moyen, c'était de créer son site. Aujourd'hui on ne crée plus un site, tout le monde sait - devrait savoir - le faire, on crée son propre réseau social (115 000 sur Ning !).

Comme le suggère très intelligemment Brian Breslin dans sa conversation avec Alex de Carvalho, à présent les hyperliens ne sont plus des liens entre les sites mais des liens liaisons (hyperliaisons ?) entre les personnes, via les réseaux sociaux. Nous n'en sommes qu'au début mais je crois que ça fait partie de l'évolution naturelle des choses.

Compete appelle ça les affinités.


Rien d'original dans la terminologie, me direz-vous, pourtant ce qui change c'est la façon dont peuvent - et pourront - être mises en œuvre ces affinités.

Passer d'un réseau à l'autre en toute transparence, sans logiques propriétaires ni conditions abusives telles que celles qui caractérisent Facebook et Microsoft.

Et à nouveaux réseaux, nouveaux influenceurs... Ou préférerez-vous être asocial ?

Comme le dit justement Google, le Web est mieux - et meilleur - s'il est social (The web is better when it's social)...



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P.S. Ne reste plus qu'à inventer, collectivement, et à s'inventer, individuellement, les réseaux sociaux de demain, dont nous ne savons pas encore, à mon avis, ce qu'ils seront. Ce que nous en ferons, certes, mais quoi ?...

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mercredi 31 octobre 2007

Google Search, Ads & Social

Google Search, Ads & Social

Suite de Google Search, Apps & Maps, ce deuxième volet étant consacré, d'une part, à l'étroite corrélation entre Search & Ads et, de l'autre, à OpenSocial.

Pour une lecture plus confortable, j'ai réuni les deux fichiers en un seul PDF téléchargeable (645 Ko) : Google Search, Apps, Maps, Ads & Social.

* * *

Sergei Brin affirme non sans raison que Google est le meilleur sur la monétisation par la pub ([We] are able to better monetize advertising than any competitor), notamment avec la pub contextuelle ciblée sur le contenu. Voilà pourquoi les deux éléments du binôme Search & Ads sont indissociables l'un de l'autre.

Schmidt évalue globalement le marché publicitaire entre 750 et 1000 milliards de dollars (voir Didier Durand sur ce point) et envisage rapidement de mettre en place des nouveaux modes de tarification pour les pubs, le paiement sur les ventes, par exemple (We would like to see people pay for the sale). Brin ajoute que pour les achats importants, Google voudrait donner la possibilité aux annonceurs de déterminer leurs tarifs (Want to offer advertisers opportunity to pay however they want).

Vinton Cerf anticipe que l'activation des zones sur des écrans tactiles pourra aussi être exploitée pour la pub (You can sensitize the digital image in the screen, and click on things, open a window, and give you information; can even allow purchases).

Ainsi, sur YouTube (où, selon Rosenberg, les utilisateurs chargent 8 heures de vidéos chaque minute !), les pubs se transforment en gadgets, ou widgets, et Brian Axe assure que vous pouvez suivre à la trace une soixantaine d'interactions diverses avec ces pubs (Can also track over 60 interaction types with the ads). Un paramètre particulièrement important, puisqu'il n'y a pas de pub possible sans mesure a posteriori.

Toujours à propos des gadgets Google, Jessica Ewing précise que le système de personnalisation des pages iGoogle en propose 20 000 pour l'instant (plus 200 000 flux), avec possibilité d'importer des applis tierces (un compte courriel Yahoo, par exemple). Une nouvelle version d'iGoogle a d'ailleurs été lancée le matin même de la présentation. [Début]

* * *

Du reste, les API sont à la base de l'ouverture de Google vers les réseaux sociaux, comme nous allons le voir avec la présentation d'OpenSocial.


Mais voyons d'abord ce que disent Schmidt et Brin de ces réseaux sociaux, même s'ils se refusent à commenter le deal non conclu avec Facebook, en ne laissant percer que des petites phrases :

Brin : certains de nos concurrents peuvent être tentés de mettre des sommes énormes dans des partenariats. Nous préférons finaliser des accords économiquement viables. (...) S'ils veulent dépenser des milliars de dollars, grand bien leur fasse. (Some of our comeptitors might be willing to spend large amounts of money on some partnerships. We are interested in doing sustainable economic deals... If someone wants to throw billions of dollars out there, they can spend those billions of dollars.)
Question : On social networking, what is your goal? What is the opportunity?

Schmidt : We have both, and more is better. Very clearly, social networks as a phenomenon is very real… there are companies, Ning comes to mind, which are using the notion of a social community as part of some broader agenda. I would encourage you to take the phenomenon seriously.

Question : Sur les réseaux sociaux, quels sont vos objectifs ? Quelles sont les opportunités à saisir ?

Schmidt : Nous avons les objectifs autant que les opportunités, et le plus est le mieux. En clair, les réseaux sociaux sont un véritable phénomène… Il y a des sociétés, comme Ning, qui inscrivent la notion de communauté sociale au sein d'un programme plus vaste. J'encourage tout le monde à considérer ce phénomène très sérieusement.
Ce que veulent les utilisateurs, c'est plus de partage, plus d'accessibilité (Users want sharing, accessibility).

Vinton Cerf voit les réseaux sociaux et les principes d'organisation qui vont avec comme un enjeu primordial pour Google (Social networking is a very important organizing principles. Space is. Time is. Your social network is another organizing principle. Seeing all three representing big opportunities to Google.)

Pour Brian Axe, les réseaux sociaux sont également un nouvel "inventaire" dont il faudra apprendre à cueillir les signaux, moins évidents que pour la recherche, afin d'en rentabiliser la monétisation par la pub (Signals are not as clear as on search... New types of signals: turn into a science... Also new inventory types, including social networking. High usage, but not high monetization).

C'est très probablement ce que Google se propose de faire avec le lancement d'OpenSocial, le scoop révélé par Techcrunch, dont Sergi nous dit que ce ne sera pas, « comme beaucoup le pensait, un énième réseau, mais un dénominateur commun à tous les réseaux (ou en tous cas un certain nombre d'entre eux). »

Lire le communiqué de presse chez John Battelle, qui s'interroge : Facebook et MySpace joueront-ils le jeu ? (here's the big question: Will Facebook and Myspace play?).

Parmi les parties prenantes à l'initiative (réseaux et développeurs, liste très probablement destinée à s'étoffer, cf. Zlio) : Orkut, Salesforce, LinkedIn, Ning, Hi5, Plaxo, Friendster, Viadeo, Oracle, Flixster, iLike, RockYou, Slide (ces derniers étant les premiers pourvoyeurs d'applis sur Facebook...).



OpenSocial, le troisième espace, comme le définit fort à propos Richard MacManus, est le pari de l'ouverture (y compris avec la messagerie instantanée) contre une logique fermée et propriétaire, celle de Facebook (qui développe son propre langage et son propre environnement de développement), pour mettre en commun les données utilisateur (les profils), le graphe social (ou SocialStream) et la traçabilité des activités, le tout provenant évidemment d'une grande variété de sources.

Car Google ne va pas s'arrêter en si bon chemin, puisqu'il va résolument vers la centralisation des données, notamment avec son tableau de contrôle marketing, comme nous l'explique Google Operating System :


Et oui, je vous le disais il y a plus d'un an : nous sommes tous fichés !

Nous l'étions déjà, mais les données afférentes restaient éparpillées, pas ou peu exploitées.

Alors que maintenant elles seront décortiquées, analysées, soupesées, évaluées, monétisées, etc.

Donc la question est : entre le profilage signé Facebook et le profilage signé Google, lequel choisirez-vous ?

Allez, moi je prends les deux ! Ils vont bien me faire un prix...

Ce qui est sûr, c'est qu'entre une approche propriétaire, fermée, et une logique ouverte (Facebook + Microsoft vs. Google, dans ce cas), le Web a toujours opté pour la seconde en dépit des fortes résistances - voire des monopoles - des tenants de la première. [Début]


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P.S. À noter que l'action Google, qui a terminé hier à 694,77 $ après avoir atteint 699,91 $ !, va très probablement pulvériser le seuil des 700 $ aujourd'hui, en continuant comme si de rien n'était sa progression insolente...


Done!

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dimanche 28 octobre 2007

Facebook : statistiques fin octobre 2007

Facebook : statistiques fin octobre 2007

Plus de 50 millions d'utilisateurs dans le monde !
Plus de 3,3 millions de nouveaux utilisateurs en 8 jours !
Plus de 530 mille utilisateurs français aujourd'hui !

Vu le taux de croissance exponentiel des utilisateurs de Facebook, même leurs statistiques de fréquentation deviennent difficiles à suivre. D'autant plus qu'elles varient selon les sources, non pas externes, mais internes à Facebook !

Dans La valeur de Facebook, j'ai cité Dave Morin, responsable plateforme de la société, qui donnait les chiffres suivants dès le 9 octobre :
  • + 43 millions d'utilisateurs actifs
  • + 225 000 nouveaux utilisateurs par jour
  • un taux de croissance hebdomadaire de 3% et une population qui double tous les 6 mois
Donc sur ces bases, le 20 octobre, soit 11 jours plus tard, les utilisateurs auraient dû être environ 45,5 millions : 43 + (225 000 x 11).

Or dans Facebook Demographics, publié le 20, le nombre des utilisateurs dépassait à peine 42 millions (42 047 520), toujours selon des projections internes.

Le même jour, Valentin me faisait observer en commentaire que les "statistiques officielles" donnaient plus de 49 millions d'utilisateurs actifs...

De plus, il y a deux jours, le 26, Mike Murphy, Vice-Président Ventes Médias de Facebook, intervenait devant l'Association Marketing Canadienne en déclarant ce qui suit : « Ce matin même, Facebook a passé la barre de 50 millions d'utilisateurs dans le monde » (Just this morning Facebook surpassed fifty million worldwide community members, via Mitch Joel)

Et d'ajouter :
  • En moyenne, un utilisateur reste +21 minutes par jour sur Facebook
  • La fréquence moyenne est de 4 visites par jour et par utilisateur
  • 65% des utilisateurs reviennent le lendemain
  • À présent, nous comptons environ 350 000 nouveaux utilisateurs chaque jour
Autres stats...

Maintenant, si on se limite à la France, en prenant le rythme de progression que j'avais calculé il y a 8 jours, le cap des 500 000 utilisateurs serait bel et bien franchi.

Et en effet, les français sont "officiellement" 530 700, soit 101 160 nouveaux utilisateurs décomptés par Facebook depuis le 20 (moyenne de 12 645 chaque jour).


Entre parenthèses, le réseau France (je viens de m'inscire) compte 200 000 membres de moins que les inscrits français (329 757 hic et nunc) :


Donc, 530 700, à peine plus d'1% du total de 45 356 100 utilisateurs. À noter que les locuteurs anglophones ne représentent plus que 84%, contre 86% il y a huit jours.

Les 7 pays où la progression est la plus forte sont :
  • États-Unis, + 713 680
  • Royaume Uni, + 567 740
  • Turquie, + 498 900
  • Canada, + 307 820
  • Australie, + 248 920
  • Suède, + 155 700
  • France, + 101 160
Quant au gain global de nouveaux utilisateurs sur la semaine, il est de 3 308 580, soit +413 500/jour, une moyenne bien supérieure aux 350 000 mentionnés par Murphy !

La conclusion de ce qui précède est qu'il y a un décalage entre les chiffres communiqués par les dirigeants de Facebook en diverses occasions (+50 millions le 26 octobre), plus proches des statistiques officielles, et celles que chacun peut consulter sur la page Flyers Pro, légèrement plus en retrait (+45 millions le 28 octobre).

Pour autant un écart de 5 millions d'utilisateurs entre ces deux sources internes à Facebook est fortement significatif (10%) et difficilement explicable. Peut-être cette page ne prend-elle pas en compte tous les pays (pourquoi seulement 31, au vu de la liste des pays représentés ?), et laisse-t-elle de côté les moins représentatifs. Ou les moins intéressants au niveau de l'impact publicitaire. Mais ce n'est qu'une hypothèse.

Quoi qu'il en soit, qu'on prenne les uns ou les autres, ça reste quand même très impressionnant. Apparemment, ni les dangers du ciblage comportemental ni les conditions d'utilisation en vigueur sur le site ne rebutent les internautes. Heureusement qu'il y a encore des réfractaires...


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samedi 27 octobre 2007

Facebook : conditions d'utilisation

MàJ - 18 février 2009 : Conditions d'utilisation de Facebook, ça bouge !

1. Relatives au contenu utilisateur transféré sur le site (User Content Posted on the Site). Conditions actualisées au 24 mai 2007 (Terms of Use / Date of Last Revision: May 24, 2007), jour de la fameuse déclaration de Zuckerberg : « Aujourd'hui, ensemble, nous allons créer un mouvement ! »...

2. Relatives aux informations obtenues par Facebook sur les utilisateurs, tel qu'exposé dans la politique adoptée par le site, Facebook Principles, en vigueur depuis le 12 septembre 2007 (This policy is effective as of September 12, 2007).

Les extraits que j'ai choisis, qui correspondent aux passages surlignés, sont d'abord présentés in extenso, puis traduits. Je conclus ensuite sur un bref commentaire, mais la discussion reste ouverte...

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1. Conditions d'utilisation relatives au contenu utilisateur transféré sur Facebook

By posting User Content to any part of the Site, you automatically grant, and you represent and warrant that you have the right to grant, to the Company an irrevocable, perpetual, non-exclusive, transferable, fully paid, worldwide license (with the right to sublicense) to use, copy, publicly perform, publicly display, reformat, translate, excerpt (in whole or in part) and distribute such User Content for any purpose on or in connection with the Site or the promotion thereof, to prepare derivative works of, or incorporate into other works, such User Content, and to grant and authorize sublicenses of the foregoing. You may remove your User Content from the Site at any time. If you choose to remove your User Content, the license granted above will automatically expire, however you acknowledge that the Company may retain archived copies of your User Content.
Traduction

En transférant votre Contenu utilisateur où que ce soit sur le site, automatiquement vous accordez, déclarez et garantissez que vous avez le droit d'accorder à la Société une licence - irrévocable, perpétuelle, non exclusive, transférable, libre de droits, mondiale (assortie du droit de sous-licencier) - d'utiliser, de copier, d'exécuter et d'afficher publiquement, de reformater, de traduire, d'extraire (en tout ou en partie) et de distribuer ce Contenu utilisateur à quelque fin que ce soit, en relation avec le site ou avec sa promotion, ainsi que de mettre au point des produits dérivés et d'incorporer tel Contenu dans d'autres produits, de même que vous accordez et autorisez l'exploitation de sous-licences sur lesdits produits. À tout moment, vous pouvez retirer votre Contenu utilisateur du site. Si vous choisissez de le faire, la licence accordée ci-dessus s'éteindra automatiquement, même si vous reconnaissez que la Société peut archiver et conserver des copies de votre Contenu utilisateur. [Début]

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Ce que Vincent Gautrais appelle une clause abusive, contractuellement nulle.

À noter, juste pour l'anecdote, qu'une précédente version ne parlait ni d'archivage ni de rétention des données, puisque le paragraphe se terminait ainsi : If you choose to remove your User Content, the license granted above will automatically expire (si vous choisissez d'éliminer votre Contenu utilisateur, la licence accordée ci-dessus s'éteindra automatiquement).

Et même lorsque vous désactivez votre compte Facebook... [Début]

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2. Conditions d'utilisation relatives aux informations obtenues par Facebook sur les utilisateurs

Facebook may use information in your profile without identifying you as an individual to third parties. We do this for purposes such as aggregating how many people in a network like a band or movie and personalizing advertisements and promotions so that we can provide you Facebook. We believe this benefits you. You can know more about the world around you and, where there are advertisements, they're more likely to be interesting to you. For example, if you put a favorite movie in your profile, we might serve you an advertisement highlighting a screening of a similar one in your town. But we don't tell the movie company who you are.

We may use information about you that we collect from other sources, including but not limited to newspapers and Internet sources such as blogs, instant messaging services, Facebook Platform developers and other users of Facebook, to supplement your profile. Where such information is used, we generally allow you to specify in your privacy settings that you do not want this to be done or to take other actions that limit the connection of this information to your profile (e.g., removing photo tag links).
Traduction

Facebook peut utiliser les informations de votre profil sans vous identifier individuellement auprès de tiers. Nous le faisons, entre autres, pour quantifier les personnes au sein d'un même réseau, rassemblées par communautés d'intérêts (musique, films, etc.), de façon à pouvoir personnaliser les messages publicitaires et promotionnels qui vous seront adressés sur Facebook. Nous pensons que cela vous est bénéfique. Ainsi vous en saurez plus sur le monde qui vous entoure, et, là où il y aura pub, elle sera davantage ciblée, et donc, plus intéressante pour vous. Exemple : si vous mentionnez un de vos films préférés dans votre profil, nous pourrons vous "servir" une pub signalant la projection d'un film semblable dans votre ville. Sans toutefois communiquer qui vous êtes à la compagnie cinématographique.

Nous pouvons également utiliser des informations sur vous que nous collectons auprès d'autres sources, y compris (sans que la liste soit exhaustive) dans les journaux et sur Internet, dans les blogs, les services de messagerie instantanée ou auprès des développeurs d'applis sur notre plateforme et d'autres utilisateurs de Facebook, ceci afin de compléter votre profil. De manière générale, lorsque nous utilisons ces informations, nous vous permettons de spécifier - dans les paramètres concernant la protection de vos données et de votre vie privée - que vous refusez ce genre de traitement ou que vous souhaitez que nous limitions la mise en relation de ces informations avec votre profil (par exemple en supprimant les liens des tags sur vos photos). [Début]

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C'est clair et net, écrit noir sur blanc, en toute franchise : nous voilà prévenus ! Nul ne pourra dire « je ne savais pas »... J'aime bien aussi le « Nous pensons que cela vous est bénéfique. » (We believe this benefits you). La phrase qui suit est pas mal non plus, dans le genre faux-cul.

C'est tout à votre avantage, si vous préférez. C'est votre intérêt, quoi ! Et accessoirement le nôtre...

Dernière traduction : « ... utiliser des informations sur vous que nous collectons ... (including but not limited to) ... dans les journaux et sur Internet », ça veut dire EN LIGNE et HORS LIGNE.

Google profileur va finir par ressembler à un enfant de chœur ! À bon entendeur... ;-) [Début]




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P.S. Pour le plaisir, voici le texte de Google, traducteur automatique :
En affichant Contenu de l'utilisateur à n'importe quelle partie du site, vous accordez automatiquement, et vous représentez et garantissez que vous avez le droit à la subvention, à la Société irrévocable, perpétuelle, non exclusive, transférable, entièrement libérées, dans le monde entier licence (avec le Droit à la sous-licence) d'utiliser, copier, exécuter, afficher publiquement, reformater, de traduire, de l'extrait (en totalité ou en partie) et distribuer ces Contenu de l'utilisateur à n'importe quelle fin ou qui sont en relation avec le site ou de la promotion, de préparer des produits dérivés Oeuvres d', ou l'incorporer dans d'autres travaux, tels Contenu de l'utilisateur, et d'accorder et d'autoriser des sous-licences qui précède. Vous pouvez retirer votre nom d'utilisateur du contenu du site à tout moment. Si vous choisissez de supprimer votre Contenu de l'utilisateur, la licence accordée ci-dessus sera automatiquement expirer, mais vous reconnaissez que la Société peut conserver des copies de vos archives Contenu de l'utilisateur.

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Facebook peut utiliser des informations dans votre profil sans vous identifier comme un individu à des tiers. Nous le faisons à des fins telles que l'agrégation combien de personnes au sein d'un réseau comme un groupe ou un film et la personnalisation des publicités et des promotions, afin que nous puissions vous fournir Facebook. Nous croyons que cette avantages. Vous pouvez en savoir plus sur le monde qui nous entoure, et où il ya des annonces, elles sont plus susceptibles d'être intéressants pour vous. Par exemple, si vous placez une film préféré dans votre profil, nous pourrions vous servir d'une publicité mettant en évidence la projection d'un accord similaire dans votre ville. Mais nous ne sommes pas dire le film société qui vous êtes.

Nous pouvons utiliser les informations vous concernant que nous recueillons auprès d'autres sources, y compris mais non limité à des journaux et des sources sur Internet dans les blogs, les services de messagerie instantanée, Facebook Platform développeurs et autres utilisateurs de Facebook, pour compléter votre profil. Lorsque cette information est utilisée générale, nous vous permettent de spécifier dans les paramètres de votre vie privée que vous ne voulez pas que cela soit fait ou de prendre d'autres mesures qui limitent l'égard de cette information à votre profil (eg, enlever la photo marquer les liens).
[Début]

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