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mercredi 30 mars 2011

Collaboration avec Presse-Citron

La semaine dernière, je suis tombé par hasard sur ce billet d'Éric Dupin, intitulé Devenir rédacteur sur Presse-citron, et en le lisant, je me suis dit : pourquoi pas ?

J'ai donc contacté Éric en lui demandant s'il était d'accord et en trois jours je publiais un bref billet de présentation.

Car depuis que j'ai annoncé mon changement de cap sur ce blog, il y a déjà deux ans (!), j'ai consacré une centaine de billets à l'Italie pour tenter d'expliquer ce pays à un lectorat francophone ayant trop souvent tendance à "ne voir de l'Italie que ce qu'il voit en France", mais j'avoue que je commence à fatiguer.

Non pas que j'aie l'intention d'arrêter, ça n'aurait pas de sens tant que Berlusconi continue à conditionner si tristement la vie du pays, et je continuerai donc jusqu'à un "retour à la normale", en espérant que cette "normalité" arrivera le plus vite possible.

Pour autant le salutaire billet d'Éric m'a permis de retoucher terre un instant, et je me suis dit qu'il n'était pas juste de consacrer toutes mes forces à un travail d'Hercule que je trouve de plus en plus inutile, et qu'il serait peut-être temps de revenir à mes premières amours, à savoir le Web. Or quel meilleur endroit que publier sur le premier blog français au classement high-tech de Wikio !?

Et puisqu'il est question de Wikio, mon premier véritable billet s'intéresse à la société de Pierre Chappaz, car je dois dire qu'il me trottait dans la tête depuis un moment.

Vous me direz que j'aurais aussi bien pu le publier sur Adscriptor, mais le mélange ne prend plus, ce commentaire l'explique fort bien :
Salut Jean-Marie, avant je suivais beaucoup tes articles mais depuis que tu cibles seulement l’Italie, j’ai arrêté de visiter ton blog. Dans tous les cas, Bienvenue !
Donc comme on dit, l'occasion fait le larron et je me sens bien la pêche pour entreprendre cette nouvelle aventure.

Alors merci à Éric, et qu'il me soit également permis de remercier Philippe Lagane, d'Accessoweb, qui m'a aussi invité à publier sur le sien. C'est assez gentil pour le signaler !

Donc en attendant, voici l'extrait de présentation de "Convergence totale des médias, Wikio et création de contenu" :
Chaque révolution dans la production de contenu s’accompagne d’une révolution correspondante dans la distribution de contenu. Or cette distribution est fortement impactée par la convergence totale des médias de plus en plus interconnectés (Web, TV, radio, films, téléphone, etc., voire, demain, l’Internet des choses), qui se décline à travers la multiplicité des supports (ordinateurs, tablettes, mobiles, etc.), des tailles d’écran (iPhone, iPad, Blackberry…), des résolutions (Androïd), sans oublier la localisation multilingue : seule une plateforme ouverte, libre et sociale pourra relever cet immense défi…
Lire la suite ici...


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samedi 19 février 2011

Eolas ... le juge avait tort !

Dans un billet publié en avril 2008, Maître Eolas, avocat de son état, se posait la question suivante : "Affaires Fuzz, Dicodunet, lespipoles et autres : et si le juge avait raison ?".

J'avais été interpellé par le ton du Maître qui s'en prenait de haut à la "secte du kiosque à journaux" :
Ha, l'analogie du kiosque à journaux. J'espère que celui qui a inventé la comparaison l'a déposé à l'INPI, il a des redevances à toucher. Comment espérez-vous comprendre si la première chose que vous faites est de changer les données du problème ? C'est assez amusant de voir qu'au reproche fait au juge de ne pas avoir compris les données technique se joint la comparaison d'un site internet à un kiosque à journaux (le trottoir, c'est le réseau, la chaussée le haut-débit, et les poubelles des pages 404, c'est ça ?). La seule réponse que j'ai à vous faire est : un site internet n'est pas un kiosque à journaux. C'est tout.
Ce à quoi je répondais, en commentaire :
On peut tout aussi bien dire avec le même aplomb : "un agrégateur n'est pas un éditeur. C'est tout."

Car si la jurisprudence naissante semble s'orienter sur l'équation agrégateur-blogueur = éditeur au seul motif d'afficher un lien sur lequel à la limite ils n'ont aucun contrôle, ni sur le contenu dudit ni sur son affichage (je rappelle quand même, s'il en était besoin, que s'abonner à un flux signifie être alimenté automatiquement par un flux - d'où le nom - d'infos, chose qui est loin d'être une lapalissade et qui a des conséquences évidentes, ou pour le moins qui devraient l'être, dans l'affaire Fuzz), en mettant indifféremment tout le monde dans le même panier - Dicodunet, Wikio, Fuzz et les autres, alors qu'en l'espèce aucun cas ne se ressemble -, j'ai la nette impression que cette orientation est due davantage à une sorte d'émulation, pour ne pas dire flemme intellectuelle, en vertu de quoi les juges ne font que répéter la même chose que le précédent sans vraiment prendre en considération ni les spécificités du cas particulier ni le texte de la LCEN, qui énonce exactement le contraire, comme je le dis dans mon billet.
 
Il est vrai que la LCEN ne prend pas du tout en compte ce que devrait être un éditeur, et encore moins un agrégateur, donc il est plus facile pour les juges de s'engouffrer dans ce vide juridique en disant que l'un égale l'autre sans qu'aucune loi ne dise encore, en 2008, ce qu'est un éditeur ou un agrégateur sur Internet.

Du grand n'importe quoi, tout ça.
N'ayant pas répondu à mon commentaire, il répondit à mon billet dans "Affaires Fuzz et autres, réplique à Adscriptor", en commençant ainsi :
Je ne pensais pas pouvoir y répondre rapidement vu sa longueur, mais en fait, il s'avère que la partie argumentative, au demeurant intéressante, peut se résumer aisément, le reste n'étant que des scories atrabilaires contre le droit, accusé d'être contraire au “bon sens”, comprendre celui de Jean-Marie Le Ray, ou votre serviteur, accusé de n'être qu'un valet dudit droit. L'auteur me pardonnera de passer rapidement sur ces paragraphes qui n'ont d'autre intérêt que lui permettre de passer ses nerfs, et lui conseiller amicalement de se relire et élaguer la prochaine fois avant de poster, par respect pour son lectorat et surtout son interlocuteur, faute de quoi ce dialogue risque de terminer prématurément.
Et en terminant sur cette gentillesse :
Qu'il suffise de se rappeler que le droit s'apprend à l'université, et le bon sens, au bistro.
Ce qui me semble un peu dédaigneux, autant comme entrée en matière que comme conclusion ! Un peu trop, même. D'où ma riposte et la coda plutôt vénéneuse. Mais après ces aménités, il m'était difficile de croire Eolas lorsqu'il prétend :
... chaque fois que j'aborde les affaires Fuzz, Wkio et autres, désormais, j'attire l'attention de gens dont le comportement me déplaît profondément. Je ne parle pas pas de vous, dont la courtoisie est sans faille, hormis quelques moments d'échauffement aussi brutaux dans leur montée que dans leur redescente ; mais vous semblez apprécier leur compagnie. Je vous les laisse volontiers.

Mon blog, ai-je la prétention de croire, est un lieu de dialogue, de confrontation d'idées. Les controverses peuvent être vives. Les piques sont monnaies courantes, mais l'honnêteté intellectuelle est de de rigueur. Ceux qui n'ont ni le talent pour les premières ni les capacités des secondes ne sont pas les bienvenus. Or parler de ce sujet les attire comme des mouches, et je suis las.
Or après que la Cour d'appel ait infirmé la décision du juge des référés, en considérant :
Que c’est l’internaute qui utilisant les fonctionnalités du site, est allé sur le site source de l’information, www.célébrités-stars.blogspot.com, a cliqué sur le lien, l’a recopié sur la page du site de la société Bloobox Net avant d’en valider la saisie pour le mettre effectivement en ligne sur le site www.fuzz.fr et a rédigé le titre ; qu’ainsi, l’internaute est l’éditeur du lien hypertexte et du titre ;

Que le fait pour la société Bloobox Net créatrice du site www.fuzz.fr de structurer et de classifier les informations mises à la disposition du public selon un classement choisi par elle permettant de faciliter l’usage de son service entre dans la mission du prestataire de stockage et ne lui donne pas la qualité d’éditeur dès lors qu’elle n’est pas l’auteur des titres et des liens hypertexte et qu’elle ne détermine pas les contenus du site, source de l’infirmation, www.célébrités-stars.blogspot.com que cible le lien hypertexte qu’elle ne sélectionne pas plus ; qu’elle n’a enfin aucun moyen de vérifier le contenu des sites vers lesquels pointent les liens mis en ligne par les seuls internautes ;

Qu’au vu de ce qui précède, il résulte que la société Bloobox Net ne peut être considérée comme un éditeur au sens de la loi pour la confiance dans l’économie numérique, sa responsabilité relevant du seul régime applicable aux hébergeurs ;

Considérant qu’à l’exception de certaines diffusions expressément visées par la loi relatives à la pornographie enfantine, à l’apologie des crimes contre l’humanité et à l’incitation à la haine raciale que l’hébergeur doit, sans attendre une décision de justice, supprimer sa responsabilité civile ne peut être engagée du fait des informations stockées s’il n’a pas effectivement eu connaissance de leur caractère illicite ou si, dès le moment où il en a eu connaissance, il a agi promptement pour retirer les données ou en rendre l’accès impossible ;

Qu’il appartient à celui qui se plaint d’une atteinte à ses droits d’en informer l’hébergeur dans les conditions de l’article 6-l-5° de la loi n°2004-575 du 21 juin 2004 ; que dès cette connaissance prise, l’article 6-I-2 de la loi impose à l’hébergeur d’agir promptement” ; qu’en l’espèce, M. Olivier M. n’a adressé à la société Bloobox Net aucune mise en demeure en ce sens avant de l’assigner ;
un jugement confirmé en Cassation :
... attendu que la cour d’appel qui a relevé que l’activité de la société Bloobox-net, créatrice du site www.fuzz.fr, se bornait à structurer et classifier les informations mises à la disposition du public pour faciliter l’usage de son service mais que cette société n’était pas l’auteur des titres et des liens hypertextes, ne déterminait ni ne vérifiait les contenus du site, en a exactement déduit que relevait du seul régime applicable aux hébergeurs, la responsabilité de ce prestataire, fût-il créateur de son site, qui ne jouait pas un rôle actif de connaissance ou de contrôle des données stockées ;
il me semble, modestement, que les jugements d'Appel et de Cassation ont finalement rejoint mon raisonnement :
Là où le raisonnement de Jean-Marie Le Ray est erroné est qu'il n'accepte que l'hypothèse d'une responsabilité immédiate, conséquence directe d'une faute, toute autre hypothèse étant invalidée comme “contraire au bon sens”, ce qui est un peu léger dans un débat qui, ne lui en déplaise, est essentiellement juridique. Selon Jean-Marie Ray, seule la personne ayant publié une information illicite comme résultat d'un acte volontaire (donc soit le site qui rédige l'original de l'article soit l'usager qui le reprend sur Fuzz) seraient responsable de son contenu. Tous ceux qui reprendraient la nouvelle mécaniquement (Wikio) ou offriraient à quiconque les moyens de la faire figurer sur leur site (Fuzz) seraient irresponsables car ils n'auraient pas commis de faute ; tout au plus auraient-ils fait encourir le risque à des victimes de contenus illicites de donner une chambre d'écho à ces contenus, sans qu'on puisse les en blâmer parce qu'ils ne sont au courant de rien. Le triomphe de l'autruche, en somme.
Comme quoi le débat "essentiellement juridique" peut aussi fort bien s'accommoder du bon sens. Une façon comme une autre de rapprocher les bancs de l'université et du bistro.

Eolas, désolé, mais le juge avait tort, et vous aussi par la même occasion. Ça arrive parfois, même aux meilleurs.


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P.S. Qu'il me soit permis de remercier ici Pierre Chappaz, qui a assuré de son soutien Eric Dupin dans cette longue bataille. J'aime particulièrement sa conclusion :
C'est le bon sens qui a gagné.

Liens connexes : série de billets publiés en 2008 sur les questions flux RSS, Fuzz, LCEN, etc.
  1. Flux RSS : la jurisprudence en marche... (18 mars)
  2. Olivier Martinez, l'acteur le plus en vue du moment (20 mars)
  3. Olivier Martinez et la vieille Dame (28 mars)
  4. Affaire Martinez/Fuzz : un jugement critiquable (30 mars)
  5. Eolas et la Secte du Kiosque à Journaux (19 avril)
  6. Eolas – Adscriptor : riposte (23 avril)
  7. L'affaire Martinez - Gala (27 avril)
  8. LCEN : les juges détournent-ils la loi ? (7 septembre)
  9. LCEN : entendons-nous sur les mots ! (8 septembre)
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jeudi 12 février 2009

Ce qui intéresse les gens sur le Web

Le high-tech et la politique sont les deux mamelles des internautes !


Suivent des thématiques diverses, puis les loisirs, les médias, la culture et le marketing, comme vous le voyez sur le nuage.

Ces 7 catégories représentent 97% de l'ensemble.

Ça peut vous sembler simpliste à première vue, et pourtant...

J'ai pris le TOP 30 Wikio dans 5 langues et 6 pays (US, UK, DE, ES, IT, FR) pour analyser les thématiques dominantes des 180 Top blogs, les 30 premiers de chaque blogosphère.

La première division qui s'impose, c'est que les pays anglo-saxons s'intéressent d'abord à la politique et ensuite au high-tech, alors que les autres pays européens sont beaucoup plus éclectiques dans leurs sujets de prédilection.


De haut en bas et de gauche à droite, nous avons :
US - UK
ES - FR
DE - IT

Les nuages traduisent les catégories les plus représentées ci-après :

US
Politics:19
Technology:8
Other:2
Business:1

UK
Politics:25 (impressionnant !)
Other:3
Technology:2

ES
Tecnología:22
Otro:3
Política:2
Ocio:2
Cine:1

FR
High-Tech:11
Divers:6
Politique:5
Loisirs:5
Droit:1
Littérature:1
BD:1

DE
High-Tech:11
Media:7
Kultur:4
Marketing:3
Politik:2
SEO:1
Sonstige:2

IT
Altro:14
High Tech:11
Politica:3
Cultura:1
Tempo Libero:1

Synthèse globale :

High-Tech : 65 (36%)
Politique : 56 (31%)
Divers : 30 (17%)
Loisirs : 8 (4,5%)
Media : 7 (4%)
Culture : 5 (3%)
Marketing : 3 (1;5%)

Droit : 1
Littérature : 1
Ciné : 1
SEO : 1
Business : 1
BD : 1


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P.S. Si vous voulez faire vos propres nuages, vous choisissez un pays, et vous faites un copier-coller tel quel, dans Wordle advanced...

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dimanche 14 décembre 2008

Le Web 08 - le retour !

Le Web 08 - le retour !

Je vous avais dit que j'y allais, me voici de retour.

Commençons tout d'abord par quelques instantanés pris sur le vif : Paulo Coelho, Pierre Chappaz, Chris Anderson (TED), Nicolas Charbonnier, Maurice Lévy, PDG de Publicis, Marissa Mayer interviewée par Michael Arrington et Loïc Le Meur, des Mariachis qui chantent Besame mucho et la remise des prix aux start-ups par Christine Lagarde en personne.



La qualité est pas super, mais bon, si vous voulez du pro, voyez les vraies vidéos...

Beaucoup de photos (plus de 5 000 !) également sur Flickr et Fotonauts.

À part ça, que dire ? Laissons de côté les inévitables polémiques (prix du billet, le froid, la disette, LLM vs. MA, etc.) pour quelques impressions d'ensemble.

I. L'amour

Le thème du Web 08, c'est le business, pas l'amour. Les gens vont à cette conférence, incontournable, pour y faire des affaires, c'est tout. Le reste c'est bien gentil, mais l'essentiel est moins dans ce qui se dit sur scène que dans ce qui se passe autour.

D'ailleurs les conférences, d'une qualité fort inégale, ne sont suivies que par une minorité de participants, la majorité préférant réseauter à qui mieux mieux.

II. Les rencontres

Heureusement que le public est international, car un tel congrès franco-français serait insupportable ! Avec l'establishment des gens qui comptent ne daignant pas même jeter un œil condescendant sur l'illustre inconnu que vous êtes... Quant à vous adresser la parole, n'y pensez pas !

Plusieurs rencontres sympas : Chauffeur de Buzz, Nicolas Charbonnier, Franck Perrier, quelques membres des Explorateurs et de Twiger, d'autres encore. Plus une certaine jubilation lors de la soirée MySpace, de voir Eric Dupin s'en donner à cœur joie en dansant sur un tube de ... Kelly Minogue !

Enfin, des discussions prometteuses avec Laurent Binard, qui m'a invité à déjeuner dans un cadre vraiment super (qualité du lieu et des mets), et l'équipe de Freddy Mini, puisque l'Italie intéresse fortement aussi bien Wikio que Netvibes...

L'Italie, tiens, ça me dit quelque chose :-)

Et pour finir, bravo à Loïc Le Meur d'organiser un tel événement, d'ailleurs je partage beaucoup des mots prononcés dans cette vidéo :

À l'année prochaine ... j'espère !


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mardi 7 octobre 2008

Classement Wikio : le Top 70 !

Classement Wikio : le Top 70 !

La discussion autour des classements de blogs par Wikio fait rage sur la blogosphère, autant chez ses partisans que chez ses détracteurs, mais qu'on en parle en bien ou en mal, l'important c'est qu'on en parle !

Je ne dis pas ça d'un ton ironique, mais juste parce que je suis convaincu que la "mesure" du Web (indépendamment des critères retenus) est une nécessité pour de nombreux acteurs, et il ne sert à rien de dire ... que ça ne sert à rien, puisqu'en fait ces classements sont toujours utiles à quelqu'un, à un moment ou à un autre, pour une raison ou pour une autre.

Donc classer des blogs, ça peut servir... et ce n'est pas seulement un impératif économique. En effet, cela correspond assez bien à notre manière de raisonner, où nous avons toujours besoin de classer, ordonner, cartographier, conceptualiser, etc., histoire d'y voir un peu plus clair dans nos univers personnels.

J'ai fortement été frappé par la série de billets de Vincent Vicnent, que j'ai eu le plaisir de rencontrer lors du Wikio Lab...ouffe, et notamment par son dernier (ça y est, j'ai casé les trois ;-), pour moi indéchiffrable :


Mais dont la conclusion en forme de métaphore est la suivante : « nous saurons désormais calculer la vitesse moyenne d'un blog, et son accélération... »

Ce qui m'a fait penser à regarder de plus près les principales hausses et baisses de cette nouvelle mouture. Ce n'est pas un jugement de valeur sur la qualité des blogs liés, que je ne connais pas tous mais que je vais m'empresser de découvrir, c'est plutôt un clin d'œil à celles et ceux qui ont marqué les plus fortes amplitudes (avec entre parenthèses les gains et les pertes de place d'un mois sur l'autre) :

[MàJ - 23h15'] Mention spéciale à Thierry, qui me signale en commentaire avoir battu tous les records : passé de 21 426 à 113 en top, et de 1 737 à 56 en high-tech, soit respectivement 21 313 et 1 681 places en plus ! Mais à ce niveau-là, c'est du hors-concours !!!

Les 35 plus fortes progressions

  1. Lily et ses livres (+100)
  2. Jeremie Berrebi (+99)
  3. Le Journal du Gamer (+98)
  4. PoCarles.com (+93)
  5. Chez Gawou la libraire (+93)
  6. Partageons mes âneries (+92)
  7. Centre de Ressources des Espaces Publics... (+91)
  8. Les écrits d'Antigone (+91)
  9. Guillaume Bizet (+90)
  10. Journal d'une lectrice (+90)
  11. Sylire (+89)
  12. Le blog de Cédric Deniaud (+87)
  13. Padawan.info/fr (+86)
  14. Jean-Marie Gall.com (+82)
  15. rMen's blog (+78)
  16. chatperlipopette (+76)
  17. Abadinte (+76)
  18. Mes lectures (+74)
  19. Akihabara (+70)
  20. VincentAbry.com (+70)
  21. Le blog du modérateur (+70)
  22. Gaduman (+70)
  23. Des Livres et des Champs (+69)
  24. ZERO SECONDE (+68)
  25. Happy Few (+67)
  26. Tubbydev (+67)
  27. Le blog iPhone (+64)
  28. Homo Sapiens Internetus (+62)
  29. Saveur Passion (+61)
  30. Des Jeunes libres de s'engager (+60)
  31. Chez Clarabel (+59)
  32. Blogeek (+53)
  33. Ulrich Jambrin-Rozier (+50)
  34. Buzz and People (+50)
  35. Pensées d'outre-politique (+47)

Les 35 plus fortes régressions

  1. Netvibes.com Blog (-150)
  2. cuisine guylaine (-150)
  3. Tendance High-Tech (-142)
  4. Chez Inoule (-127)
  5. Thomas Clément (-126)
  6. Radical chic (-120)
  7. Damdam's World (-118)
  8. Vincent Jauvert (-113)
  9. Le Blog Auto (-111)
  10. Aeiou (-99)
  11. Bozarblog (-99)
  12. Le Blog du Marketing 2.0 (-99)
  13. Biologeek (-96)
  14. mrboo.fr (-94)
  15. Christian Fauré (-88)
  16. Hebi Flash Blog (-88)
  17. Le Monolecte (-83)
  18. Culture-buzz (-82)
  19. SAVOIRS EN RESEAU (-80) (à suivre...)
  20. Kick & Blog (-77)
  21. Loïc le Meur (-76)
  22. Cuisine plurielle (-76)
  23. Capitaine Commerce (-75)
  24. Michel de Guilhermier (-73)
  25. Outils Froids (-73)
  26. Référencement, design et Cie (-72)
  27. Libertes et Internets (-70)
  28. Une poule à petits pas (-70)
  29. Passion...Gourmandise ! (-68)
  30. TrendsNow (-66)
  31. Jacques Froissant (-66)
  32. Commentaires & vaticinations (-65)
  33. Les Zed (-61)
  34. Vinvin (-57)
  35. Roycod.com (-56)
Et bon vent à toutes et à tous pour la suite...


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P.S. Jean ou Pierre, si vous me lisez, on aimerait bien connaître les stats de cette page entre le 30 septembre et aujourd'hui, ça doit être impressionnant...

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vendredi 19 septembre 2008

Wikio : deux cartons jaunes = un rouge

Wikio : deux cartons jaunes = un rouge

Titre emprunté à la conclusion de ce billet :
2 jaunes = 1 rouge. Même si vous modifiez votre robots.txt. Adieu.
Sans appel ! Heureusement que sur une saison un championnat est fait de plusieurs parties et que le carton rouge ne vaut que pour deux matchs.

Un reverse buzz est donc en train de monter en puissance derrière un certain nombre de blogueurs, suite au billet de Thomas intitulé Pourquoi je n'aime pas wikio ?

Donc après un ternissement de l'image de Wikio lié à deux précédents épisodes :
  1. celui des mauvaises redirections, où, comme l'expliquait le Chauffeur, la redirection 301 est interprétée par les moteurs comme une page web déplacée de façon permanente, et comme déplacement temporaire en cas de redirection 302, auquel cas la redirection 302 entraine que la page du site qui fait la redirection - Wikio - remplace la page d'origine aux yeux des moteurs de recherche.
  2. celui du framing de contenu, où, comme l'expliquait Sergi, en cliquant sur un lien depuis Wikio, vous n'arrivez pas sur le site publiant l'article, mais vous restez sur Wikio qui 'recopie' votre page à l'intérieur de la sienne, quelque chose tellement 'web 1.0' dont on pensait être débarrassé (voir également ici).
En voici un troisième qui ajoute à la perception négative d'un nombre grandissant de blogueurs.

De quoi s'agit-il ? Comme le dit Thomas dans son billet, la ligne Disallow: /webinfo placée dans le fichier robots.txt de Wikio (elle n'y est plus, correction effectuée dans la journée), empêchait les moteurs de suivre les liens vers les articles / billets originaux.

En clair, pour reprendre les explications de Jérôme :
Lorsqu'on clique sur une actu Wikio, pour se rendre sur le site d'origine on passe par une page intermédiaire de wikio (plutôt qu'un lien direct) :

http://www.wikio.fr/webinfo?id="identifiant_de_la_news"

C'est tout à fait légitime, car cela permet à wikio de tracker les clics sortant et donc de faire des stats pour utilisation interne (mais aussi certainement calculer le top des blogs). Cependant, avec le Disallow: /webinfo dans le robots.txt, les moteurs ne suivent pas ce lien => le site source ne bénéficie pas du PageRank de wikio.

Mieux vaudrait faire un lien standard vers la news d'origine (il sera ainsi suivi par les moteurs et donc les bloggeurs bénéficieront de la propagation du PageRank), et de rajouter un code javascript sur le onclick du lien pour pouvoir continuer à tracker les clics.
En résumé, ce que les blogueurs attendent de Wikio, ce serait surtout des liens directs vers les sources. En toute transparence.

Car tant que Wikio sera perçu comme un scrapper par une partie des internautes, qui assimilent ça purement et simplement à du pillage de contenu, il sera difficile - sinon impossible - pour Pierre Chappaz et son équipe de prouver la valeur ajoutée de Wikio.

Et selon moi, la valeur ajoutée de l'outil Wikio est grande, pour plusieurs raisons : l'outil est unique, et ses nombreux potentiels encore inexploités. Ou pas suffisamment. Ou mal. Ce n'est pas un jugement, c'est une critique que j'espère constructive. Et tant l'arrivée de Jean dans l'aventure que la création des Wikio Labs autorisent tous les espoirs que de grandes choses puissent être réalisées.

Pour conclure, le mot clé dans toutes ces affaires est le suivant : TRANSPARENCE.

En jouant à fond la transparence, Pierre a tout à gagner. Mais tout à perdre dans le cas contraire. Or lorsque l'on reproche à Wikio de ne jouer ni le jeu ni la transparence, comme dans les trois épisodes précédents, il me semble qu'à chaque fois Wikio a su réagir, vite, et corriger dans la foulée. Ce qui indique - indépendamment de ce que peuvent en dire ses détracteurs - une forte réactivité, et implique d'être à l'écoute de ses utilisateurs.

Mieux vaudrait ne pas prêter le flanc aux critiques, certes, mais que ceux qui n'ont jamais pêché en matière de SEO jettent la première ... pierre. :-)

* * *
[MàJ - 18h30'] En parlant de jeter la pierre, la réaction d'Olivier Duffez qui va troller sur les différents billets (ceux de Thomas, de Jean ou de Fred, par exemple) en commentant d'un air faussement perplexe que cette affaire ne le convainc pas me fait doucement rigoler. Il doit juste être jaloux que Dicodunet fasse un peu moins bien que Wikio sur Google...


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P.S. Le deuxième mot clé, étroitement lié au premier, c'est : CONFIANCE.

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jeudi 18 septembre 2008

Wikio Labs

Suite à l'annonce conjuguée de la création des Wikio Labs par Pierre Chappaz et Jean Véronis, Jean avait lancé une invitation à une dizaine de blogueurs pour se rencontrer autour d'une bonne table. Ça s'est passé mardi soir.

Tous n'ont pas pu venir, notamment Thierry et Vincent, qui habitent beaucoup plus loin que moi, l'un au Brésil, l'autre au Canada, mais même si Rome n'est pas la porte à côté, je me suis dit que je ne pouvais vraiment pas manquer une telle occasion.

J'ai donc réservé vite fait un vol aller-retour (parti le 16 et rentré hier), et franchement, je ne regrette pas le déplacement. Un vrai plaisir !

Une soirée très stimulante et enrichissante, où j'ai découvert des personnes que je ne connaissais pas ou peu, sinon par blog interposé, comme Jérôme Charron, avec qui nous échangeons depuis déjà quelques années.

Jérôme Charron et Emilie Ogez (motrech.com)
Voici Emilie et Jérôme, les animateurs de MotRech, créé par Jérôme il y a quelques années puis relancé avec la participation d'Emilie Ogez, dans une formule originale où les deux dialoguent au sein de chaque billet. J'aime beaucoup cette façon de bloguer, où ils s'interpellent et se répondent mutuellement.

Ce fut également l'occasion de rencontrer un "pays", Guilhem Fouetillou, directeur général et cofondateur de RTGI, qui m'a fait venir un instant la nostalgie de Bordeaux. Avec Vincent, ils se sont livrés à des échanges particulièrement brillants sur de nouvelles formes de classement. Vincent nous a tracé à la volée une formule mathématique sur la nappe en papier qui valait son pesant de cacahuètes. J'étais tellement largué que je n'ai eu le réflexe ni de la prendre en photo ni de la lui faire signer et de déchirer le précieux bout de nappe. Du vrai Picasso... Les voici en grande discussion avec Pierre :

Vicnent, Pierre Chappaz et Guilhem (rtgi.fr)
Les discours de Guilhem sur les continents documentaires m'ont également beaucoup impressionné (voir ici pour avoir une petite idée de ce dont il s'agit), et je suis sûr qu'Olivier aurait été ravi d'entendre ça... On le voit ici en compagnie d'Alexis (Wikio) :

Guilhem et Alexis (Wikio.fr)
Juste à côté d'Alexis se trouvaient Julien et Jean :

Julien (Marianne2.fr) et Jean Véronis
et à l'autre bout de la table Christophe et Olivier :

Christophe (OuiNon.net) et Olivier (VeillePerso.com)
Et pour finir, vu qu'en règle générale, celui qui prend les photos n'est jamais dessus, Jean a voulu y remédier :

Pierre Chappaz (Wikio) et Jean-Marie Le Ray (Adscriptor.com)
Me voici à côté de Pierre, où j'ai quand même l'air fort étonné ... d'être là !

Lors des discussions il fut également beaucoup question de nuages sémantiques, un peu à la Wordle ou Quintura, mais adaptés aux autres langues que l'anglais. J'espère qu'on en aura bientôt des nouvelles...

Une excellente soirée durant laquelle nous avons également bu un coup, et même plusieurs :-), à la santé des absents que je n'ai pas encore mentionnés : Philippe, Christophe et Nicolas.

Voilà, s'il y a d'autres soirées, n'y manquez pas. Je n'aurai sûrement pas l'occasion d'y revenir de sitôt, mais cette fois-là ce sera vous qui boirez un coup ... à ma santé !

Liens connexes sur les Wikio Labs et sur ce spécial Wikio Lab... ouffe :

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P.S. Vu que j'étais à Paris, j'en ai profité pour rencontrer dans l'après-midi quelques Explorateurs du Web, dont je fais partie. C'était la première fois, et ce fut avec grand plaisir que j'ai fait connaissance "en face à face" avec Xavier de Mazenod, Luc Legay et Franck Dumesnil :

Xavier de Mazenod, Luc Legay et Franck Dumesnil (Explorateurs du Web)
Décidément, on en fait des choses en une journée !

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vendredi 25 juillet 2008

Wikio, un sondage surprenant !

Wikio, un sondage surprenant !

Paru sur PCInpact, les résultats de ce sondage sur Wikio sont pour le moins surprenants !


Sur près de 2 000 votants, 52,69% déclarent absolument ne pas savoir de quoi il s'agit, auxquels s'ajoutent presque 800 autres qui ont un avis pas franchement enthousiaste (un portail d'info parmi les autres, pas trop amateur, sais pas trop de quoi on cause, gadget parfaitement inutile...).

Seuls 58 votants (3,25%) déclarent que « Wikio est une référence incontournable du Web ».

Et les +130 commentaires sont à l'avenant.

C'est d'autant plus bizarre qu'on peut considérer PcInpact - dédié aux actualités informatique et multimédia - comme un site de geeks, dont il est vraiment difficile de penser qu'autant de visiteurs ignoreraient Wikio.

J'ai eu quelques échanges avec Nicolas Patte, auteur du sondage, auprès de qui je me suis étonné de la teneur des questions, puisque :
...sur 6 questions, mise à part la première, les 5 suivantes ont plus ou moins une connotation négative.
Donc vu qu'il s'agit d'un questionnaire à réponses obligées, ça laisse peut-être moins de chances pour dégager une opinion moins orientée.

Par exemple, sur une échelle de 5 questions, j'aurais choisi une formulation de ce genre :

1. très positive
2. positive
3. neutre
4. négative
5. très négative
Il m'a répondu en reconnaissant :
...une inclinaison légèrement négative du sondage, quoiqu'il ne soit pas forcément très loin de l'échelle logique que vous évoquez ("référence incontournable"/très positif, "j'y jette un oeil"/positif, "pas amateur"/neutre moins, "entendu parler"/neutre moins moins, "ignore absolument"/négatif, "gadget inutile"/très négatif). J'aurais pu sans doute faire un item avec "pas amateur" et "entendu parler" en neutralisant davantage, vous avez raison.

Reste, comme vous le dites, que la tendance lourde et les commentaires (plus de 100 à cette heure) sont très étonnants.
Nicolas, que je cite en ayant son accord, y voit également une analogie avec « l'histoire du cordonnier mal chaussé », où Wikio ne parvient pas, au final, « à bénéficier de ce qui fait sa raison d'être sinon son business model : le buzz », et où « le "buzzmaker" n'en génère aucun pour lui-même ».

J'ai personnellement une conclusion un peu différente, tout à fait subjective, en pensant que les résultats franchement peu flatteurs de ce sondage résonnent davantage comme un désaveu de Wikio plutôt que comme une ignorance généralisée de l'audience de PCInpact pour le portail de Pierre Chappaz.

L'une des raisons de ce "désengouement" devant probablement être recherchée dans la perception qu'ont beaucoup des commentateurs sur l'absence de valeur ajoutée du site.

J'ai déjà tenté plusieurs analyses de Wikio, notamment ici et , mais il me semble que ce sondage, même s'il est clair qu'il est à prendre avec les précautions d'usage, pose avec force cette question :
Quelle est aujourd'hui la valeur ajoutée de Wikio ?

Si Pierre ou quelqu'un de son équipe me lit, j'aimerais bien connaître leur opinion sur ce sondage et leurs réponses à la question ci-dessus.


En attendant, je pose cette même question au lectorat d'Adscriptor, à laquelle j'essaierai moi-même de répondre dans un prochain billet.



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jeudi 26 juin 2008

Statistiques, trafic et mesure d'audience : l'exemple de Wikio

Statistiques, trafic et mesure d'audience : l'exemple de Wikio

L'annonce rapprochée du lancement de Google Trends Websites et de Google Ad Planner (voir ici également) fait couler beaucoup d'encre, notamment sur la mise à mort programmée des Comscore, Nielsen, etc.

Il y a quelques jours, une infographie du Monde sur les 15 premiers sites d'information français, proposait un classement où les deux premiers étaient lemonde.fr (3,125 millions de VU) et lefigaro.fr (3,115 millions de VU), où l'on entend par VU (Visiteur Unique), un "individu ayant visité un site au moins une fois", sans cumul sur le mois (ceux qui sont venus à plusieurs reprises ne sont comptés qu'une fois).

Source : Nielsen Net Ratings, sur un échantillon de 9954 personnes représentatives de la population française.

Or aujourd'hui, je vois apparaître dans mes flux ce top 100 des sites français selon Google, où les valeurs équivalentes sont respectivement 2,1 millions de VU pour lemonde.fr (soit un bon tiers de moins) et 1,4 millions de VU pour lefigaro.fr (soit plus de la moitié en moins) !

Première question : au-delà de la différence des critères pris en compte, que croire ? Et qui croire ? Voir un premier élément de réponse (via Emmanuel).

Deuxième découverte surprenante, tout au moins pour moi, Wikio.fr est absent du top 100 ! Tout comme de l'infographie du Monde, alors que Wikio se définit "portail d'information". Bizarre, vous avez dit bizarre ?

J'associe immédiatement cette absence à des déclarations récentes de Laurent Binard sur le modèle économique de Wikio et son trafic :
Laurent estime l’audience pour mai 2008 à 8 millions de VU dont 3 millions sur la France, à 4 pages vues par Visiteur Unique. L’audience se répartit sur 265 000 thématiques et ils en visent 1 000 000 d’ici la fin de l’année. Calculez la croissance potentielle, ils peuvent facilement atteindre fin 2008 plus de 12 millions de VU et de 5 millions de VU sur la France.
Vérifications.

Wikio France : moyenne de 100 000 VU/j x 31 = 3,1 M


Wikio Italie : moyenne de 50 000 VU/j x 31 = 1,55 M


Wikio Espagne : moyenne de 40 000 VU/j x 31 = 1,24 M


Wikio Allemagne : moyenne de 20 000 VU/j x 31 = 0,62 M


Wikio en langue anglaise : moyenne de 20 000 VU/j x 31 = 0,62 M


Pour un total de 7,3 millions de visiteurs uniques sur l'ensemble du réseau Wikio le mois dernier, ce qui corrobore totalement et parfaitement les estimations (le billet a été publié le 20 mai) de Laurent Binard.

Dont 3,1 millions pour wikio.fr, qui n'est pourtant pas présent dans le Top 100 alors qu'il devrait être en 25e position, à égalité avec voila.fr et juste devant infos-du-net.com, ce qui représente environ 8% de l'audience totale des internautes français.

Donc deuxième question : pourquoi cette différence de valeurs entre Google Trends Websites et Google Ad Planner ?

Enfin, pour en revenir à Wikio, sur les espérances de Laurent Binard d'atteindre globalement plus de 12 millions de VU par mois fin 2008, dont 5 millions de VU uniquement sur la France en décembre 2008, je serais plus prudent, vu que la tendance des 5 sites sur les 12 derniers mois ne permet pas d'extrapoler une telle montée en puissance d'ici la fin de l'année.


Je parierais davantage sur 10 millions de VU fin 2008, soit une quarantaine de millions de pages vues en décembre prochain, quoi qu'il en soit un très très beau score et une belle réussite pour le réseau Wikio : actuellement +235 000 VU et environ 1 million de pages vues par jour !

Si vous voulez participer au sondage sur le niveau de monétisation journalier de Wikio, cliquez sur l'image :


Même si ça reste encore un peu en-deçà des stats d'Adscriptor, qui sont tellement énormes que j'ai réussi à faire sauter le compteur de Google... :-)




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P.S. Suite au commentaire d'Arnaud, qui me faisait observer que la réponse à la première question tient au fait que l'on a les visiteurs uniques mensuels dans un cas, et les visiteurs uniques journaliers cumulés sur un mois dans l'autre, d'où l'absence probable de Wikio des deux classements.

En fait, si l'on prend l'exemple de lemonde.fr sur le même mois de mai 2008, admettons qu'une moyenne de 800 000 visiteurs uniques par jour donne seulement 3,125 millions VU par mois, comme si chaque visiteur unique revenait 8 fois dans le mois :


Donc si l'on applique la même aune à Wikio, cela ferait une moyenne inférieure à 1 million de VU mensuels (912 500 pour être précis).

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samedi 31 mai 2008

Web 2.0, contenu et partage des revenus - II

Introduction
1. Quelles valeurs porte le Web ?

2. Les réseaux sociaux
3. Les réseaux tout court
4. Les agrégateurs verticaux : de l'agrégation quantitative à l'agrégation qualitative
5. Où sont les outils qui nous aideront à prendre les chemins de traverse ?
Conclusion

* * *

2. Les réseaux sociaux

Dans le sillage de ma série sur Web 2.0, contenu et partage des revenus, voici la deuxième étape sur les réseaux sociaux.

Mis à part GYM, les premiers sites au monde en termes de fréquentation sont Wikipédia, MySpace, Facebook, YouTube, eBay, etc., dont le point commun est d'être des sites UGC, c'est-à-dire alimentés en contenu par l'utilisateur. En faisant ici abstraction de toute « maturité "critique" de ces "données 2.0". »

D'autres, qui suivent la même logique, deviennent de plus en plus populaires : Flickr, Twitter, ..., l'élément charnière de ces sites étant bien la contribution volontaire des internautes adhérant au service, qui le font généralement pour partager, mais aussi pour étendre leur empreinte sur le Web, en échangeant contribution contre service + visibilité.

Le problème aujourd'hui, c'est que de moins en moins de ces contributeurs vont continuer à se satisfaire longtemps que des parties tierces s'approprient de leur contenu et en retirent des avantages financiers sans leur reverser la moindre partie de leurs gains, parfois faramineux.

Donc à l'instar d'un capitalisme avisé où la socialisation des pertes va de pair avec la privatisation des bénéfices, au plan strict de la monétisation, l'UGC semble avoir pris le même chemin de la socialisation des contenus couplée à la privatisation d'énormes bénéfices par certains grands prédateurs distributeurs, en faisant des contributeurs les nouveaux métayers 2.0 selon Nicholas Carr.

Cependant les choses ne sont pas si simples : peut-on dire de Wikipédia qu'ils naviguent sur l'or ? Non, n'est-ce pas ? Et par ailleurs, si un service prend de telles dimensions qu'on peut lui reconnaître une certaine "utilité publique", quoi de plus normal qu'il gagne de l'argent ? Chose d'ailleurs plus difficile qu'il n'y paraît...

Comme le constate Emmanuel avec son habituelle rudesse concise :
Messieurs il y a un moment où il faut bien faire parler les chiffres et comprendre que ce n'est plus un débat d'opinion. On peut être optimiste sur le long terme mais croire qu'Adsense paye les contenus c'est une plaisanterie. Donc rien de tel qu'un économiste pour nous dire en effet un peu brutalement que la force de travail n'est pas rémunérée. Parce que c'est un fait.
Donc, le problème étant posé, et fort bien, comment le résoudre ?

Je vous rassure de suite : je n'ai pas la réponse miracle. Et à part Google pour lui-même, je crois que personne ne l'a encore trouvée. Pas plus que les différents modèles existants, à des dosages différents, ne sont satisfaisants. Et même si certains commencent à mettre en pratique une politique de revsharing (partage des revenus), ça tourne encore et toujours autour de Google Adsense :
- Create a profile with a picture - 100% of the Google ad rotations
- Build a Weblist - 50% of the Google ad rotations
- Add a listing to an existing ratings list - 50% of the Google ad rotations
- Refer a friend - 10% of the Google ad rotations on their qualifying pages
- Write a review - 50% of the Google ad rotations
Or Emmanuel le dit clair et net : croire qu'Adsense paye les contenus c'est une plaisanterie...

Oui mais voilà. Aucune alternative digne de ce nom n'existe encore. Les widgets sont prometteurs, mais s'ils prennent le même chemin que les bannières et la pub contextuelles telles qu'on les connaît aujourd'hui, cela ne fera que perpétuer l'esclavage 2.0 ou le modèle économique du rémora selon Don Dodge !

Or depuis plusieurs mois que je pense intensément à ces problématiques, j'ai eu le temps d'élaborer ma petite idée, résumée en partie dans ces mots de Jeff Mignon (c'est moi qui graisse) :
J'appelle de mes voeux, depuis un moment et avec d'autres, la création d'une plateforme publicitaire open source pour ESSAYER de contrer Google... et les autres géants. Et permettre aux médias d'avoir un outil de conquête des petits (très petits) budgets publicitaires. Tous ces annonceurs qui n'ont ni besoin de parler à 150 000 personnes, ni les moyens d'annoncer dans les médias traditionnels. Et aussi un outil pour diffuser de la pub géociblée. Dans la majorité des sites locaux, dont je connais les chiffres de trafic, les visiteurs sont extérieurs à la zone de diffusion du journal. Google, lui, a bien tout ça en tête.
Il y avait selon moi quatre acteurs français ayant les moyens - humains, techniques et financiers - de faire quelque chose :
  1. Exalead
  2. Skyrock
  3. Netvibes
  4. Wikio
Exalead va désormais s'empêtrer dans Quaero et me semble plutôt hors jeu malgré quelques velléités à la limite du ridicule. Restent Skyrock, qui continue sa très forte croissance (plus d'1 million de nouveaux blogs créés depuis le 14 avril, soit plus de 20 000/jour !), Netvibes et Wikio. C'était pourtant bien parti puisque ces deux-là collaboraient et avaient un potentiel de pénétration d'Internet extraordinaire.

Et puis voilà que chacun a pris son chemin de son côté, disons pour simplifier Wikio côté commercial et Netvibes côté social. Or certains signes donnent à penser qu'on assiste maintenant à un chassé-croisé, où Wikio prendrait bien un virage social et Netvibes se recentrerait volontiers sur le commercial !

Ce qui est logique : le social, c'est l'audience, la taille critique. Voir l'introduction du billet : le point commun des sites plus fréquentés au monde est d'être des réseaux sociaux, des sites où l'UGC s'exprime à plein. Les stats de Youtube en sont l'illustration manifeste. Et dans ce sens l'ouverture jouée par Netvibes devrait lui donner un avantage concurrentiel formidable, alors que la politique actuelle de Wikio a des points de faiblesse, puisque qu'après avoir fort heureusement abandonné le framing, la réticence actuelle à mettre des liens en dur continue de faire grincer des dents :
... si ce n'est qu'un lien direct serait plus appréciable pour les personnes qui vous fournissent votre fond de commerce : leur contenu.

Mais si il y a bien une chose que j'apprécierai, et je ne pense pas être le seul, c'est que dans les flux thématiques que vous diffusez, vous intégriez un lien
(en dur de préférence bien sur) vers l'article d'origine en plus du lien vers la source Wikio, parce-que, franchement entre nous, j'en ai ras la patate des milliers de sites parasites qui reprennent vos flux, avec nos articles sans qu'il n'y ait rien de plus qu'une vague citation de la source d'origine.
Car même si Wikio est une plateforme technique magnifique, je trouve les ambitions de Pierre Chappaz trop limitées par rapport à ses capacités de déploiement potentiel et aux nécessités.

Dont la nécessité première est de créer des modèles économiques alternatifs aux orientations actuelles, ce qui exige, pour pouvoir faire face aux besoins et répondre aux enjeux, la mise en œuvre d'énormes ressources - humaines, techniques et financières.

Les acteurs que j'ai nommés en disposent, mais tant que chacun continuera à faire sa cuisine dans son coin sans concertation collective apte à fédérer et mobiliser les ressources en question derrière un projet commun ambitieux, les américains resteront maîtres du jeu.

Et par projet commun ambitieux j'entends la réalisation d'une régie publicitaire globale, alternative à l'hégémonie de GYM (voir ici comment se traduit cette hégémonie, entre autres), capable d'exploiter la longue traîne en innovant sur le partage des revenus.

Comme l'observe fort à propos Scott Karp dans Why Traditional Advertising Formats Fail On The Web :
Online advertising must create value for users or it will create little or no value for advertisers.
Or comment créer de la valeur pour l’utilisateur et l'annonceur mieux qu’en valorisant l’apport du contenu des utilisateurs pour offrir un inventaire plus pertinent et varié aux annonceurs ?

Par conséquent, il ne s'agirait pas d'un projet commun où les acteurs en présence seraient des concurrents ne pensant qu'à se tirer dans les pattes, mais d'un projet transversal où chacun amènerait son expertise propre à la création de nouveaux modèles, ce que le monde entier cherche à faire. Et tôt ou tard, quelqu'un finira bien par y réussir. Surtout que le mobile frappe aux portes...

Les retombées seront phénoménales, donc point d'utopie là-dedans, c'est juste une question de volonté : nos champions du Web auront-ils cette volonté ? Je l'espère ! Et vous, qu'en pensez-vous ?


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