mardi 18 décembre 2007

Messagerie mobile : tendances mondiales 2006-2011


Gartner vient de publier un rapport intitulé “Market Trends: Mobile Messaging, Worldwide, 2006-2011.

Voici les principales conclusions et prévisions :

« En 2008, 2 300 milliards de messages seront transmis sur les principaux marchés de téléphonie mobile dans le monde, soit 19,6% de plus qu’en 2007 (1 900 milliards). Quant aux revenus liés à la messagerie mobile, ils passeront de 52 milliards $ en 2007 à 60,2 milliards $ en 2008, soit une augmentation de 15,7%.

Pour autant, les marges des opérateurs devraient diminuer, vu la compétition accrue et la saturation progressive des services de messagerie. En fait, sur les principaux marchés mondiaux, le taux de croissance annuel composé (TCAC) des revenus liés aux SMS (Short Message Service), qui était de 29,8% sur la période 2002-2006, devrait être de 9,9% sur 2007-2011, soit une baisse de 33%.

Pour les services de messagerie texte, les marges sont soumises à de fortes pressions, vu la concurrence acharnée entre les opérateurs, déclare Nick Ingelbrecht, directeur de recherche chez Gartner. En parallèle, les consommateurs s'habituent à la pratique des forfaits, qui incluent un nombre illimité de SMS compris dans l’offre de base.

Les opérateurs devraient donc mettre en place des stratégies de développement des plateformes de messagerie, des portefeuilles de services et de tarification davantage orientées à l'acquisition et la fidélisation des clients, plutôt que d’essayer de dégager des marges à court terme.

Les principaux marchés pour la messagerie mobile sont :
  • La zone Asie / Pacifique et le Japon. Gartner estime que les 1 500 milliards de messages envoyés en 2007 devraient devenir 1 700 milliards en 2008, soit +13%.
  • En Amérique du Nord, les prévisions sont de 301 milliards de messages envoyés en 2008, contre 189 milliards en 2007, soit +60%.
  • En Europe de l’Ouest, la croissance devrait s’étendre jusqu'en 2010, avec plus de 6% de progression en 2008 (215 milliards de messages) par rapport à 2007 (202 milliards de messages mobiles ).
  • L’Afrique devrait connaître une croissance soutenue vu le faible prix des SMS comparés aux appels vocaux, ce qui en fait un service idéal sur ce continent où les gens ont un faible pouvoir d'achat, selon Stephanie Pittet, analyste senior chez Gartner.
L’usage des courriels via mobile est de plus en plus fréquent avec l'adoption des smartphones, idem pour la messagerie instantanée, qui va devenir une application massive sur les marchés développés, grâce à différents partenariats entre opérateurs mobiles et fournisseurs de solutions IM.

Dans les prochaines années, selon Mr. Ingelbrecht, les opérateurs devront exploiter le potentiel des réseaux sociaux pour générer du trafic et soutenir leur croissance, en collaborant dans ce sens avec les principaux réseaux.

La recherche via mobile et la pub devraient également booster considérablement le trafic et l’usage des SMS, même si la plupart des opérateurs sont mal positionnés pour gérer des campagnes de bout en bout et assurer le suivi des métriques nécessaires aux régies et aux annonceurs. »

Ces deux dernières prévisions, sur la collaboration opérateurs mobiles - réseaux sociaux et sur le mauvais positionnement des opérateurs en matière de gestion des campagnes publicitaires, feront certainement couler beaucoup d'encre dans les mois et les années à venir, vu les enjeux économiques considérables qu'il y a derrière. Des enjeux dont certains contestent le montant estimé par Gartner, vu que les revenus de la pub sur mobile ne sont pas toujours à la hauteur des attentes.

Décidément, le volet « contenus et usages Internet pour les mobiles » reste à découvrir...

Cela explique l'éclosion de nouvelles sociétés (Goojet, Qik, etc.), plateformes (Facebook, Android, etc.) et solutions (Netvibes, Webwag, etc.) dédiées, même si nous n'en sommes qu'au tout début !


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P.S. À signaler que Gartner publie également une étude sur le phishing, dont la courbe des attaques croît de façon exponentielle...

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samedi 15 décembre 2007

Unerencontre.com attaque DatingWatch.org en diffamation : pourquoi Adscriptor soutient DatingWatch ?

Unerencontre.com attaque DatingWatch.org en diffamation : pourquoi Adscriptor soutient DatingWatch ?


1. Introduction
2. Chronologie des événements
3. DatingWatch
4. La diffamation
5. Conclusion

* * *

1. Introduction

Je n'ai pas trop l'habitude de parler des sites de rencontre, mais l'actualité m'impose de faire exception ! Pour réagir sur un sujet chaud, très chaud, et qui me touche de près, de très près, même : la liberté d'expression, d'une part, la liberté d'informer, de l'autre. Tant dans la vie réelle que sur Internet.

La liberté d'expression me concerne au premier chef en tant que personne, et en tant que citoyen pour celles et ceux qui préfèrent ; la liberté d'informer me concerne au premier chef en tant que blogueur, ou en tant que journaliste-blogueur pour celles et ceux qui préfèrent, puisqu'il n'y a plus selon moi grande différence, tout au moins au plan déontologique.

Donc quand j'estime qu'un blogueur subit une intimidation, et qu'est bafouée sa liberté tant d'expression que d'informer, comme dans cette affaire, mon sang ne fait qu'un tour et l'envie de gueuler un bon coup jaillit, irrépressible. On n'est pas encore en Chine ici, quoique, il y a des moments où on se demande. Certes, c'est beaucoup plus pernicieux dans nos sociétés soi-disant "démocratiques", beaucoup plus masqué (et encore, pas toujours...), mais pas moins violent pour autant. [Début]

2. Chronologie des événements

J'ai découvert cette affaire le mois dernier sur le blog d'Emmanuel Parody, et j'avais été estomaqué en visionnant le reportage de Vincent Fourcade, intitulé « La face cachée des sites de rencontre », diffusé sur M6 le 11 novembre.

Je conseille d'ailleurs à celles et ceux qui souhaiteraient approfondir la question de visionner d'abord le reportage, c'est indispensable pour comprendre la suite.

Or comme le souligne fort justement le premier commentateur :
Capital aurait dû donner le nom du site de rencontres pour que le travail de journaliste soit bien fait.
D'autant plus que c'était vraiment facile de remonter jusqu'à ce fameux "client", grâce à tous les éléments généreusement fournis oralement et visuellement par un dénommé Stéphane Guillemin, avec grand luxe de détails.

Notamment parce qu'il accompagne un peu partout la caméra en déclarant, presque avec complaisance, que « le Maroc est deux fois moins cher que la France, et Madagascar deux fois moins cher que le Maroc... » (en se basant sur un coût horaire de 12 euros en France !), ou encore en expliquant devant son ordinateur allumé :


« Tout ce qui est en pastille rouge c'est des gens à contacter en priorité », au motif que « généralement c'est soit des gens qui sont en fin de période d'inscription, pour qu'ils se réinscrivent, soit le client a déterminé que c'étaient des cibles importantes »...

Or il ne me semble pas qu'il ait eu le couteau sous la gorge, ni que quiconque l'ait forcé d'une quelconque manière, ni que le journaliste opérait en caméra cachée ; non, à vrai dire, c'était plutôt du style "déclaration spontanée", tout comme on distingue très clairement dans la capture d'écran saisie sur le vif le pseudo de la "cible importante" marquée d'une "pastille rouge" (un certain rasky973...). Donc impossible de prétendre a posteriori qu'il s'agirait d'un trucage...

Du reste, deux mois avant la diffusion du reportage, le 13 septembre, Vincent Fourcade annonçait la couleur dans un forum dédié aux "rencontres" :

Si parmi les membres de ce forum se trouvent des webmasters qui (...) souhaiteraient decrypter pour moi (et les spectateurs) son mode de fonctionnement, qu'ils ou elles n'hésitent pas à me contacter !
(...)
je suis journaliste à M6 pour le magazine Capital. je prépare un reportage sur les sites de rencontre et m'intéresse donc aussi aux arnaques. je souhaiterais donc pouvoir en parler avec vous.
Difficile d'être plus clair. Ainsi commence l'histoire. [Début]

3. DatingWatch

C'est ensuite qu'intervient DatingWatch.org.

Or à ce stade, vous comprendrez aisément, chères et chers internautes qui me lisez, que devant une telle occasion il était impossible de rester muet pour un blog dont le principal objectif, pratiquement écrit noir sur blanc dans ses "statuts sociaux", est d'être un observatoire sur ... les sites de rencontres.

Dont acte.

En reprenant l'enquête là où s'était interrompu "le travail du journaliste" et en le parachevant pour qu'il "soit bien fait", DatingWatch fait une série de captures d'écran et rassemble un faisceau d'indices pour le moins troublants : liens avec la société interviewée par M6, pseudos retrouvés sur la base de données, similarité du messenger…, ce qui leur permet d'avancer avec conviction le nom qu'auraient voulu connaître tous les spectateurs ayant suivi le reportage à la télé : celui du site de rencontres. En toutes lettres : unerencontre.com !

Ce même site qui attaque maintenant DatingWatch en diffamation :
L’audience aura lieu le 19 Décembre à 13h30 à la 17ème Chambre (Chambre de la presse) du Tribunal de Grande Instance de Paris.

La demande de la partie civile

Netprod Corporation, société editrice de unerencontre.com, et Didier Ryckelynck nous assigne pour diffamation et réclament une somme d’environ 80 000 euros pour préjudices moraux et commerciaux à leur encontre et le retrait des articles incriminés.

Les sommes demandées ainsi que les frais d’avocat menacent l’existence de DatingWatch.
[Début]

4. La diffamation

J'ai voulu m'informer sur ce qu'était la diffamation en droit français avant d'entreprendre ce billet, histoire de ne pas dire trop de conneries. N'est pas Maître Eolas qui veut !

Et c'est sur le blog de Gueule de Loup que j'ai trouvé la source à laquelle j'ai puisé pour rédiger cet article : e-Juristes.

Je cite ce qui m'intéresse :
Ainsi, les éléments constitutifs de la diffamation sont :
  • L'allégation d’un fait précis ;
  • la mise en cause d'une personne déterminée qui, même si elle n'est pas expressément nommée, peut être clairement identifiée ;
  • une atteinte à l'honneur ou à la considération ;
  • le caractère public de la diffamation.
Pour reconnaître la diffamation publique, il faudra constater l'allégation ou l'imputation d'un fait précis de nature à porter atteinte à l'honneur ou la considération d'une personne devant être déterminée ou au moins identifiable.
Ainsi, même dénommé par un pseudonyme, une personne physique peut faire l'objet de propos diffamatoire, dès lors qu'elle est identifiable.

(...)

En cas de diffamation publique, l'auteur peut être condamné à 1 an de prison et/ou 45 000 euros d'amende (peines maximales). La diffamation est réputée commise le jour où l'écrit est porté à la connaissance du public et mis à sa disposition. Dès lors, le délai de prescription d'un an commence à courir.

  1. Exonération : l'exception de vérité (article 55)

    En matière de diffamation, l'intention coupable est présumée (L. 19 juillet 1881, art. 35bis), il appartient donc à l'auteur des propos prétendument diffamatoires d'apporter la preuve de sa « bonne foi ».
    La démonstration de la bonne foi est parfois difficile et exige la réunion de quatre critères :
  • la sincérité : l'auteur disposait d'élément suffisant pour croire à la vérité des faits relatés ;
  • la poursuite d'un but légitime : les propos visent à informer et non à nuire ;
  • la proportionnalité du but poursuivi et du dommage causé ;
  • le souci d'une certaine prudence.

En outre, si la preuve des faits jugés diffamatoires est rapportée, l'auteur de la diffamation peut être relaxé en vertu du principe « d'exception de vérité » (pouvant être exercé dans un délai de 10 jours).
Il conviendra d'apporter la preuve de la vérité des faits mais également celle de la légitimité du propos relatant le fait diffamatoire. Les éléments de preuve doivent avoir une origine licite, transparente et devaient être en la possession de l'auteur de la diffamation au moment de l'infraction.
Donc après ce préambule, il convient de se demander si les 4 éléments constitutifs de la diffamation sont effectivement réunis :
  1. Allégation d’un fait précis : oui, et même de plusieurs !
  2. Mise en cause d'une personne déterminée : oui, d'une personne "morale" expressément nommée 
  3. Atteinte à l'honneur ou à la considération : oui, probablement, dans la mesure où les faits précis sont très négatifs 
  4. Caractère public de la diffamation : oui, sur Internet, il serait difficile de prétendre le contraire !
Par conséquent, au regard du droit, si je comprends bien, il y a effectivement diffamation, compte tenu de la présence sans équivoque des 4 éléments constitutifs aux termes de l'article 29 alinéa 1 de la loi sur la Liberté de la Presse du 29 juillet 1881 !

« Loi sur la Liberté de la Presse du 29 juillet 1881 ». Ai-je bien lu ? Il me semble que oui : à l'heure d'Internet, en 2007, la justice se base encore, envers et contre tout, sur un texte rédigé plus de deux siècles auparavant ! C'est vraiment d'une modernité folle. Voire de la folie moderne. Et qui plus est, en matière de diffamation, l’intention coupable est présumée (L. 19 juillet 1881, art. 35bis) : il appartient donc à l’auteur des propos prétendument diffamatoires d’apporter la preuve de sa « bonne foi ». Un preuve basée sur la réunion de quatre critères :
  1. sincérité
  2. poursuite d’un but légitime
  3. proportionnalité du but poursuivi et du dommage causé
  4. souci d’une certaine prudence
Donc, là encore, ces 4 critères sont-ils réunis ?

Sur les 2 premiers points, sincérité et poursuite d’un but légitime, il me semble que Youri Régnier et Julien Marie fournissent une réponse exhautisve en expliquant pourquoi ils ont décidé de ne pas se soumettre servilement à la mise en demeure d'unerencontre.com, en ne retirant pas "les différents articles dans lesquels ce site est mis en cause", et d'assumer leurs responsabilités :
Il est également vraisemblable qu’unerencontre.com soit entouré d’avocats compétents et qu’un procès nous soit préjudiciable en termes de temps et d’argent. Dans le même temps, un procès ne ferait que mettre cette affaire sur la scène publique. Mais comme nous aimons à le dire, nous avons tous nos responsabilités.

La notre, c’est d’oeuvrer pour l’honneteté, l’éthique et la transparence des sites de rencontre. Nous pensons que le concept du site de rencontre est une bonne chose en soi, puisqu’il peut constituer une réponse moderne à la solitude grandissante.

Cependant, étant donné le caractère intime et impliquant de la rencontre amoureuse, nous pensons que les sites de rencontre ont un devoir moral, une intransigeance envers eux même à renouveller chaque jour.

C’est pourquoi nous sommes scandalisés lorsque nous apprenons que tel ou tel site se livre à des pratiques non éthiques et pouvant être assimilées à de la tromperie. Nous estimons qu’il est de notre devoir de publier ces informations, aussi bien pour alerter les consommateurs de ces sites que pour inciter les acteurs du secteur à mesurer leur responsabilité.

Aussi, si nous acceptions de nous résigner à supprimer les articles suite à la demande d’unerencontre, cela reviendrait à tolérer ce genre de pratiques, et DatingWatch.org n’aurait plus de raison d’être, à part celle d’être un simple relais d’information.

C’est pourquoi, en mesurant la conséquence de nos choix, nous avons décidé de ne pas répondre favorablement à la mise demeure d’unerencontre.com et de laisser ces informations accessibles à tout un chacun.

Toutefois, par souci d’exactitude et de correction, certains articles ont été modifiés afin de nous concentrer sur les faits. Car dans cette affaire, les faits se suffisent à eux mêmes.
Donc, tout comme cette déclaration répond clairement aux points 1 et 2 (selon moi, c'est juste un avis personnel émis en conscience, qui n'a certes ni la prétention ni le souhait de se substituer à l'avis du juge !), il me semble qu'elle fournit également des indications sur le point 3, à savoir la proportionnalité du but poursuivi et du dommage causé, et que s'il y a "dommage causé", la source serait plutôt à rechercher, toujours selon moi, du côté de l'individu qui a étalé si ingénûment (encore que ses motivations profondes m'échappent) et avec force détails certains secrets "inavouables" de ses clients, qui plus est devant des caméras de télévision dont il devait bien se douter que la teneur de ses propos, tenus de façon libre et volontaire, n'aurait pas manqué d'entraîner quelques conséquences !

Car si l'on peut évidemment considérer que sur le point 4 DatingWatch aurait peut-être mieux fait de ne rien dire, on pourra également suggérer à Monsieur Guillemin que c'est surtout lui qui aurait mieux fait de se taire, ne serait-ce que par souci d’une certaine prudence !!!

Par conséquent, si la preuve des faits jugés diffamatoires est rapportée, l’auteur de la diffamation peut être relaxé en vertu du principe « d’exception de vérité », c'est vraiment tout ce que nous leur souhaitons. Car en vérité, puisqu'on en parle, et vu les faits, l'action d'unerencontre.com me semble plutôt téméraire, voire limite abusive. [Début]

5. Conclusion

Au vu de cette histoire, je me demande quels enseignements pourrait en tirer unerencontre.com. En tout cas, je partage totalement le jugement de Versac :
Il semble qu'unerencontre.com n'ait pas bien pris la chose. Plutôt que de faire amende honorable, ou de faire évoluer leurs pratiques, leur manière de gérer cette crise semble plus avoir relevé de l'invective...

Pour unerencontre.com, ça sent le roussi. On imagine qu'ils ont dépensé beaucoup d'argent en "search engine optimisation", ils risquent d'apprendre, à leurs dépens, que les clients mécontents et blogueurs peuvent aussi réagir quand on tente de s'attaquer à la liberté d'expression de la sorte.

Un excellent cas d'école de gestion de crise ratée. Je leurs prédis un petit "buzz négatif" de derrière les fagots.
Et j'ajouterais même qu'ils devraient très sérieusement considérer l'option de faire machines arrière toutes avant de franchir le point de non-retour. Car pour l'instant ce ne sont que quelques réactions indignées ici et là, mais si les choses s'enveniment et que la blogosphère s'enflamme, ça risque de leur faire drôle.

Bon, et bien si vous avez eu la patience de lire jusque là, j'espère que vous aurez compris pourquoi Adscriptor soutient DatingWatch...

Et même deux fois plutôt qu'une ! [Début]


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Lien connexe : suivez l'affaire sur Wikio...

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jeudi 13 décembre 2007

Facebook ouvre l'architecture de sa plateforme

Facebook ouvre l'architecture de sa plateforme. Bebo fait de même.

Interface sociale

L'annonce a été publiée hier, ce qui veut dire en clair que la plateforme de Facebook va maintenant pouvoir servir de modèle pour d'autres sites sociaux.

La formule prévoit également de licencier les procédés et les tags actuellement utilisés par le site, ce qui veut dire que tous ceux qui développent des applications sur Facebook pourront aussi les placer sur d'autres réseaux sans devoir les retoucher.

La documentation, les consoles de test, l'implémentation des tags au format FBML et les spécifications sont donc disponibles pour les développeurs qui voudront s'en servir.

Par conséquent, en même temps que ça va permettre à la plateforme de se développer, tous les tiers qui le souhaitent pourront aussi construire des applications en tirant parti des outils marketing puissants de Facebook.

Il est évident qu'après l'ouverture d'Open Social, Facebook pouvait difficilement faire autrement que de s'ouvrir à son tour !

Une logique immédiatement adoptée par Bebo :
Grâce à l'implémentation des standards ouverts de Facebook par Bebo, les développeurs peuvent toucher une audience plus large, ce qui signifie davantage d'applications, et au final un plus grand bénéfice pour les utilisateurs de Bebo ET de Facebook.

"With Bebo's implementation of Facebook's open standards, developers can expand their reach, which will lead to even more application development, and ultimately benefit both Bebo users and Facebook users," (Adam D'Angelo, chief technology officer, Facebook).
La liste des partenaires associés à l'initiative de Bebo est longue :

Atomic Moguls, Astrology.com, Bantr, Befunky, Blurb, Bunchball, BunnyHero Labs, CBS, Chainn, Inc., Fashmatch, Flixster, Gaia Online, Gap, Inc., Goodreads, iLike, Jangl, Kadoink, Last.fm, MesmoTV, National Basketball Association (NBA), NBC Universal, Ooga Labs, Pickspal, Pocketbook, PokerSavvy, Presidio Media, Qloud, RockYou, Slide, Social Media, Wallop, Webs.com, WidgetBox, Where I've Been, Yahoo! (qui a également de nombreuses extensions intéressantes), Youweb, YouthNoise...

Nous avons donc deux principaux blocs qui s'affrontent dans la "guerre" pour la suprématie des réseaux sociaux, Facebook d'un côté, Google de l'autre (et le reste au milieu et à la périphérie...) :


Comme nous le signale Dave McClure en commentaire sur Flickr, il a intentionnellement laissé hors du graphique Yahoo, Microsoft, eBay, Amazon & AOL ... jusqu'à ce qu'ils annoncent quelque chose, et a oublié SixApart, Wordpress & Plaxo, qu'il compte bien ajouter dans sa prochaine version vision de Social Graph Platform Wars...

Et moi j'y ajouterais Netvibes ! (voir ici...)

Ce même graphe social que Tim Berners-Lee vient de nommer Giant Global Graph, comme me le signale Alex en commentaire, concept que Francis Pisani rend par le Graphe Global Géant ou la granularité connectée...

En attendant, cette invasion des plateformes sociales (également au sens de Social OS...) dans nos présences Internet va considérablement bouleverser la donne, tant pour les internautes que pour les entreprises. D'ailleurs il est déjà question de portabilité entre les réseaux sociaux et de droits des utilisateurs de ces mêmes réseaux. [Début]

* * *

Car pour faire un parallèle, la progression indiscutable du Web 1.0 vers le Web 2.0 s'accompagne de l'évolution inéluctable d'une présence individuelle (particulier ou entreprise) vers une présence "sociale". Finie la théorie du nœud papillon, avec des îlots épars et déconnectés du cœur du réseau, sans liens et sans circulation : « à présent les hyperliens ne sont plus des liens entre les sites mais des liens liaisons (hyperliaisons ?) entre les personnes, via les réseaux sociaux... » (cf. Brian Breslin et Alex de Carvalho).

J'entends donc par "social" une espèce de mash-up des différents outils et moyens de construire son positionnement et sa visibilité sur Internet, où chacun prendra ce qui lui sert au mieux de ses désirs et intérêts pour élaborer sa propre "interface sociale" :


Via Netviber. Et encore, les choses ne sont-elles pas figées, tout ça va aller en se complexifiant, pour que chacun/e remette de la simplicité là-dedans, ce ne sera pas une mince affaire !

L'époque où on pouvait affirmer "mon réseau social, c'est mon blog" est déjà révolue (certains pensent le contraire), désormais ce sera "mon réseau social, c'est Internet"...

Et mon interface sociale pour gérer ça, l'éventail des ingrédients que je choisirai comme composantes de ma présence sur Internet. Qui ne seront plus trois mais une myriade, en fonction des goûts et intérêts de chacun/e.

Avec pour corollaire que ce qui vaut pour l'individu est a fortiori encore plus vrai pour l'entreprise... Dont la présence ne pourra plus se limiter à un simple site, aussi sophistiqué soit-il, mais devra être multiforme, polyvalente et participative pour faire sens : sens = sémantique = Web 3.0...

Ce sera mon clin d'œil conclusif. ;-) [Début]


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mardi 11 décembre 2007

Logo de Facebook

Le logo de Facebook

[MàJ - 17h30'] Fausse alerte ! Eric commente en me signalant que c'est le logo d'une application, StudioLD Boost, que j'ai effectivement installée hier soir, pour tester. Ce que je ne comprends pas, c'est qu'en redémarrant Firefox aujourd'hui, l'appli ait modifié le skin par défaut sans rien me demander. On dirait que Facebook déteint...

* * *

Ce matin en me connectant, voici le logo qui est apparu sur Facebook :


Zoomé :


Il me semble que c'est nouveau, je n'ai pas vu ça hier. Ou ai-je des hallucinations ? L'aviez-vous déjà observé ?

Ça me fait bien sûr penser au FaceBook F8 event day, jour "mémorable" où Mark Zuckerberg a présenté sa nouvelle plateforme.


Et, couché, le 8 évoque bien sûr le signe de l'infini ! Tout un programme...

À comparer avec les précédents :





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lundi 10 décembre 2007

Effet de levier des marques sur les recherches

Effet de levier des marques sur les recherches

Dans une étude commissionnée par Google, intitulée The Brand Lift of Search :


Enquiro Research, grâce à sa fameuse technique d'oculométrie (eye-tracking, qui consiste à capturer les mouvements de l'œil face à l'écran), dégage trois conclusions :
  1. Investir dans la publicité de marque augmente les performances de vos résultats sur les moteurs de recherche (Your investment in brand advertising increases with search)
  2. Annoncez sur les mots clés non connotés marque et connotés marque (Advertise on unbranded and branded keywords)
  3. Personnalisez et ciblez vos pubs en fonction des prospects qui n'ont aucune affinité établie avec la marque (Tailor your ad to prospects, those with no established brand affinity)

Autre chose qui m'a frappé : il est important de "fixer" la marque dès l'URL et dans le titre du résultat (plutôt que dans sa description, et, dans celle-ci, dès les premiers mots). Car dans la traçabilité du regard, on voit bien que l'œil se pose davantage sur la marque dans l'URL !


Cela explique pourquoi on a une augmentation de 16% de la sensibilisation à la marque si celle-ci est présente dans la publicité sponsorisée placée en haut des résultats, avec une progression de 8% sur les intentions d'achat vs. une réduction de 16% lorsque la marque n'apparaît pas dans les résultats.

Et même lorsque la marque est explicitement mentionnée dans la requête de l'internaute, sa présence dans la pub sponsorisée booste de 7% la propension à l'achat !


D'où la leçon essentielle que tire l'étude : Annoncez sur des mots clés connotés marque !

Un enseignement dont Google sera satisfait puisque, traduit en clair, ça veut dire "investissez davantage dans les AdWords (et enchérissez ;-)".

Ce que vous confirmera tout bon référenceur : le positionnement contextuel dans les moteurs dépend toujours du binôme liens sponsorisés + liens organiques. Juste une autre manière de pousser un peu le marketing viral...


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dimanche 9 décembre 2007

Facebook et marketing viral

Facebook et marketing viral : 24 conseils pour booster votre présence commerciale

Introduction

I. Outils pour les marketers

1. Page profil
2. Groupes Facebook
3. Pages Facebook
4. Événements Facebook
5. Les notes et les photos Facebook
6. Messages Facebook
7. Place de marché Facebook
8. La fonction Share
9. Réseaux Facebook
10. Traçabilité : Mini Feed et News Feed


II. Outils pour les annonceurs

11. Annonces sociales
12. Annonces intégrées
13. Facebook Beacon
14. Sondages
15. Régies publicitaires sur la plateforme Facebook
16. Parrainages d'applications dédiées sur Facebook
17. Parrainages de groupes Facebook


III. Outils pour les développeurs d'applications

18. Box Appli sur les pages profils
19. Mini Feed
20. News Feed
21. Invitations
22. Notifications Facebook
23. Notifications par courriel
24. Répertoire des applications


Conclusion

* * *

Introduction

Après 55 conseils en faveur d'une présence "tout court", en voici 24 supplémentaires pour faire du marketing viral sur Facebook et booster votre présence "commerciale", que vous soyez marketers, annonceurs ou développeurs.

Cet article est une synthèse adaptée du billet de Justin Smith : 24 Ways to Market Your Brand, Company, Product, or Service in Facebook

I. Outils pour les marketers

Facebook offre différents canaux, dont la plupart sont gratuits, pour passer votre message de façon créative et toucher l'audience ciblée. À vous d'utiliser au mieux ces stratégies.

1. Page profil

Le point de départ de votre présence sur Facebook est votre profil, un point d'entrée fondamental où vous pouvez promouvoir en profondeur la marque, la société ou le produit que vous souhaitez faire connaître. Bien renseignés, les champs Infos personnelles, professionnelles, Photos et les différentes applications sont une opportunité à ne pas gâcher pour vendre votre marque.

D'ailleurs, si vous n'êtes pas prêt à associer identité personnelle et produit ou service que vous souhaitez promouvoir, alors Facebook n'est pas pour vous. Car c'est une place de marché qui privilégie une culture de transparence et d'authenticité, donc n'ayez pas peur de dévoiler qui se cache derrière votre campagne.

En outre, la plupart des gens ne réalisent pas combien de pages vues peut générer un profil. Or sur Facebook l'une des principales habitudes des utilisateurs consiste à naviguer de profil en profil pour découvir les personnes qu'ils veulent mieux connaître. Donc en vous connectant à des centaines de partenaires, de clients, de collaborateurs et d'amis sur Facebook, vous avez l'opportunité de booster considérablement le trafic sur votre profil. Ne ratez pas cette chance. [Début]

2. Groupes Facebook

Les groupes sont la façon la plus simple et plus ancienne de créer une communauté autour de votre marque ou votre société. Un groupe vous permet de fédérer autour d'un espace commun clients, partenaires, amis et contacts où participer à des conversations autour de votre marque. Chaque groupe dispose d'un panel où afficher thèmes de discussion, photos, vidéos, liens. Vous pouvez également informer collectivement tous les membres du groupe aussi souvent que vous le souhaitez, les messages arrivent directement dans leur boîte de réception Facebook.

C'est également l'une des façons les plus simples pour faire du marketing viral sur Facebook. Car une fois que les utilisateurs ont rejoint votre groupe, ils peuvent facilement inviter leurs amis à rejoindre le groupe grâce à la fonctionnalité Inviter. Donc si vous réussissez à transmettre un minimum d'enthousiasme, tout cela peut se développer très rapidement. Enfin, normalement, le nom de votre groupe apparaîtra sur les pages profils des membres, autant de liens supplémentaires susceptibles de générer des clics vers votre page.

Pour l'instant, certaines restrictions s'appliquent aux groupes ayant entre 1000 et 1500 membres, mais Facebook devrait bientôt supprimer ces contraintes. D'autres groupes importants sont ciblés par les spammers, mais cela serait déjà la rançon du succès et le signe que vous devez franchir l'étape suivante pour mieux contrôler le spam et configurer toute une série de fonctionnalités plus robustes, en passant aux pages Facebook. [Début]

3. Pages Facebook

Lancées en novembre 2007, les pages Facebook ont quelques différences essentielles par rapport aux groupes :
  • Elles sont plus personnalisables que les groupes. Vous pouvez ajouter du HTML, du Flash ou des applications Facebook afin d'en étendre les fonctionnalités et d'enrichir l'expérience utilisateur vis-à-vis de votre marque ;
  • Vous pouvez les enrichir d'applications de type "Bumper Stickers" qui sont plus visibles les profils de vos membres ;
  • Aucune limite n'est imposée au nombre de membres à qui vous pouvez envoyer vos messages
  • Les membres qui rejoignent votre groupe ne peuvent pas inviter leurs amis à devenir "fans" à leur tour, mais soit ils doivent "Partager" votre page avec leurs amis, soit leurs amis voient à travers leurs profils ou la fonctionnalité "News Feed" qu'ils sont "fans" de votre Page ;
  • Facebook contrôle et réprime activement la création de Pages fictives.
Les pages Facebook sont une excellente option pour les PME ou les TPE locales qui veulent établir une présence sur Facebook. Et tout comme les groupes, c'est un autre moyen facile et gratuit de se lancer dans le marketing viral. [Début]

4. Événements Facebook

L'application gratuite Événements a été développée par Facebook pour que n'importe qui puisse promouvoir la commercialisation, le parrainage ou le lancement de produits et d'événements commerciaux en tous genres.

La création d'un événement sur Facebook s'accompagne d'une page neuve ayant les caractéristiques des groupes, comme tableau d'affichage, discussions, photos, vidéos et liens. Vous pouvez inviter vos amis et contacts à l'événement, qui recevront une notification demandant leur accord (RSVP). Vous pouvez également ajouter des "administrateurs" de l'événement, qui pourront à leur tour inviter leurs amis et contacts.

Ainsi, un événement Facebook vous facilite la tâche pour faire découvrir votre promotion à des centaines de personnes, gérer votre liste d'invités, créer une communauté autour de votre prochain événement, etc. [Début]

5. Les notes et les photos Facebook

Voici deux types d'applications qui vous permettent de partager des messages et des photos, des fonctionnalités que vous pouvez utiliser pour afficher du contenu sur votre marque, etc. Attention cependant à rester dans l'authenticité pour que ça ne tourne pas au spam commecial, vous y perdriez votre image et votre crédibilité.

Une autre fonctionnalité trop souvent négligée dans les applis Notes et Photos de Facebook est le "tagging". Lorsque vous publiez une note ou une photo, vous pouvez la taguer avec le nom de vos amis et contacts, qui se retrouvent ainsi "inclus" dans la note ou la photo correspondante et reçoivent une notification dédiée. C'est une fonctionnalité à utiliser avec discernement pour ne taguer que les amis et contacts dont vous souhaitez attirer l'attention sur un événement particulier. Ce tri sélectif des amis et contacts peut contribuer à donner une touche d'exclusivité. [Début]

6. Messages Facebook

Les Messages Facebook peuvent être une alternative de choix au courriel et s'avérer un puissant vecteur de marketing ciblé.

Car même si les paramètres de confidentialité par défaut vous empêchent de voir le profil intégral de la plupart des utilisateurs de Facebook, vous pouvez quand même envoyer des messages aux utilisateurs avec qui vous n'avez aucun lien, un peu comme si c'était un simple courriel. Attention au spam, cependant, en cas d'envoi massif, Facebook peut bloquer votre message, voire votre compte. [Début]

7. Place de marché Facebook

La fonction Marketplace de Facebook est une liste d'annonces classées. Vous pouvez afficher une annonce vente ou recherche gratuitement sur l'un de vos réseaux. Si vous voulez en activer plusieurs, vous devez payer 1 $ par annonce listée et par réseau supplémentaire.

Là encore, interdit de spammer sous peine de suppression de compte et d'annonces, le jeu n'en vaut vraiment pas la chandelle.

Contrairement à d'autres applications développées pour Facebook, la fonctionnalité Marketplace n'est pas très utilisée. Toutes vos annonces via cette fonction sont liées à votre compte. [Début]

8. La fonction Share

La fonction Share vous permet de promouvoir un groupe quelconque, un événement, des photos, des liens ou des applications que vous trouvez sur Facebook, soit en leur donnant visibilité sur la liste "Posted Items" de votre profil, soit en les transmettant directement au courrier de vos amis et contacts, même si cette seconde solution est préférable à la première dès lors que vos messages sont ciblés avec discernement. [Début]

9. Réseaux Facebook

Les réseaux Facebook sont comme les pages Groupes pour chacun des membres d'un réseau (éducation, travail, géographique). Les pages réseaux ne sont spécifiques à aucun membre en particulier, mais proposent une autre façon de découvrir des événements, des éléments postés, des listes d'annonces sur les places de marché, ainsi que sur les forums de discussion et les tableaux d'affichage (walls) utilisables par tous les membres du réseau.

Ces réseaux sont généralement reconnus comme les lieux où il est plus facile de spammer sur Facebook, donc il peut arriver que même si vos messages sont réels et pertinents, il peuvent être perçus comme spam. [Début]

10. Traçabilité : Mini Feed et News Feed

Alors que tous les canaux décrits jusqu'à présent sont utiles à votre marketing viral sur Facebook, ce sont les flux d'activités et d'infos qui vont propager ce que vous avez semé. Bien que n'étant pas directement accessibles par l'utilisateur (à moins de payer), grâce à la syndication les fonctionnalités Mini Feed et News Feed véhiculent les actions effectuées via les canaux ci-dessus vers vos amis, contacts, réseaux et au-delà en démultipliant la portée de vos campagnes.

Dès qu'un utilisateur rejoint votre groupe, participe à un événement, devient "fan" de votre page, partager vos photos ou s'implique d'une manière ou d'une autre via ces canaux, Facebook ajoute automatiquement un flux au Mini Feed. Ce flux, qui devient alors visible aux yeux de tous, est souvent bien placé sur les pages de profil.

Quant à la page News Feed, la première qui s'affiche lorsque vous vous connectez à Facebook, elle amalgame les Mini Feeds des différents utilisateurs et amis en un flux "unifié", où vos activités peuvent être vues par des centaines de contacts.

Ce mode de traçabilité a révolutionné la manière dont l'information est partagée sur Facebook. Ce peut donc être une opportunité à saisir pour promouvoir votre campagne et votre marque. [Début]

[MàJ - 10 décembre 2007] Vous pouvez également tenter d'influencer votre Mini Feed grâce à Bonfire (via Techcrunch) :


II. Outils pour les annonceurs

Si vous avez un budget à consacrer à votre campagne, en fonction de son montant vous pouvez toucher une audience plus ou moins large sur Facebook. Voici les différentes options de ciblage démographique et comportemental.

11. Annonces sociales

Facebook a remplacé les Flyers par les Social Ads en novembre 2007, en concomitance avec le lancement de ses Pages. Avec les annonces sociales, Facebook offre aux annonceurs un mécanisme d'enchère pour la tarification au CPC ou CPM, selon ce qu'ils préfèrent. Le ciblage est poussé, vous pouvez ainsi limiter vos annonces par âge, sexe, lieu, mots clés, niveau d'éducation, lieux de travail, idées politiques, situation relationnelle, etc.

Vous pouvez programmer cette fonctionnalité de manière totalement autonome, et avoir un feedback en temps réel sur la taille de votre audience ainsi que des suggestions d'enchère sur les impressions.

Vous pouvez également vous positionner sur les News Feeds, voire cibler des contacts plus précis ou encore via Facebook Beacon (voir plus loin). [Début]

12. Annonces intégrées

En partenariat avec Microsoft, Facebook permet aux marketers ayant des budgets de campagnes supérieurs à 50 000 $ d'annoncer également sur le réseau Microsoft. [Début]

13. Facebook Beacon

Facebook Beacon est le nouveau programme qui fait couler beaucoup d'encre. En bref, cela permet aux sites tiers, disons Amazon pour prendre un exemple, d'alimenter en données les flux de Facebook - Mini Feeds et News Feeds - pour s'assurer une présence sur le site et permettre à tous les utilisateurs de voir que vous venez d'acheter un livre sur Amazon.

Fonctionnant initialement en opt-out, le système considérait votre accord implicite par défaut et ne demandait rien à personne pour alimenter les flux retraçant vos activités sur les sites tiers adhérant au programme.

Pressé de réagir de tous côtés sur le tollé général soulevé en matière de confidentialité des données et de protection de la vie privée, Mark Zuckerberg vient de faire marche arrière en publiant un billet d'excuse sur Facebook Beacon.

Fonctionnalité à suivre donc, selon la tournure que prendront les événements dans les semaines à venir. [Début]

14. Sondages

Les sondages sont un excellent moyen pour mener facilement et rapidement des recherches auprès d'un public ciblé. Les résultats sont diffusés en temps réel sur votre tableau de bord et peuvent être segmentés par sexe et par âge. Selon vos préférences de ciblage, vous pouvez obtenir des centaines de réponses dans l'heure qui suit le lancement du sondage. [Début]

15. Régies publicitaires sur la plateforme Facebook

Le lancement de la plateforme Facebook en mai 2007 s'est accompagné de la promesse de permettre aux développeurs de monétiser leurs applications en encaissant 100% des revenus. Ce nouveau marché a débouché sur la naissance d'un nouveau créneau de régies publicitaires grâce au développement d'applications dédiées à la plateforme Facebook.

Même si la qualité de ces régies n'est pas toujours homogène, cela reste un bon moyen d'atteindre des audiences thématiques. Les inventaires sont vendus selon différentes tarifications (CPM, CPC, CPA, CPi - coût par installation de VOS applications). Les principales régies sont SocialMedia, RockYou, Lookery, Slide, etc. [Début]

16. Parrainages d'applications dédiées sur Facebook

Les annonceurs peuvent contacter directement régies et développeurs pour tenter de sponsoriser des applications dédiées, aux couleurs de leur marque, société, etc. [Début]

17. Parrainages de groupes Facebook

Avant le lancement des Pages Facebook, la seule option disponible pour les annonceurs souhaitant établir une présence qualifiée sur Facebook consistait à sponsoriser un Groupe. Cette option de parrainage permet de personnaliser le code HTML sur certaines zones de la page.

Ceci dit, avec un ticket d'entrée à 100 000 $ par mois, ce n'est pas pour toutes les bourses. Je parie qu'avec les déboires de Beacon, certains prix pourraient être revus à la baisse... [Début]

III. Outils pour les développeurs d'applications

Pour ceux qui sont capables d'exploiter les ressources techniques, la plateforme Facebook offre un moyen puissant d'accrocher l'audience que vous ciblez. Des milliers d'applications tierces ont déjà été développées en permettant de créer de nouveaux types d'expériences utilisateurs. Voici donc quelques-uns des canaux que votre application doit absolument activer pour obtenir une visibilité et une réussite maximales.

18. Box Appli sur les pages profils

Fait surprenant, la façon la plus répandue dont les utilisateurs trouvent de nouvelles applications est en consultant les profils de leurs amis et contacts. Le double défi à relever lors de la conception de votre box appli, c'est de séduire suffisamment les gens pour qu'ils mettent l'appli sur leur profil, et de la rendre suffisamment attrayante pour que de nouveux utilisateurs cliquent dessus et l'installent sur leurs pages. Faute de pouvoir justifier la présence de votre appli sur un profil, un utilisateur peut la dissimuler, la mettre en bas de page, ou, pire encore, la désinstaller. Un beau challenge à résoudre ! [Début]

19. Mini Feed

Le Mini Feed est une fonctionnalité puissante de l'API de développement Facebook qui permet aux développeurs de publier des infos sur l'implication des utilisateurs avec leurs applications. Les mêmes conseils qu'au point précédent doivent s'appliquer pour les infos que vous publiez dans votre flux. [Début]

20. News Feed

La fonctionnalité News Feed démultiplie le potentiel de votre Mini Feed en syndiquant votre flux sur des milliers de pages utilisateurs dans Facebook. Au point qu'on ne parlera plus de SEO, puisque les règles applicables aux moteurs traditionnels comme Google ne valent rien sur Facebook, mais plutôt de NFO (News Feed Optimization), à savoir une stratégie d'optimisation propre à la plateforme Facebook, qui vous permet également de voir les News Feeds modélisés hors de vos applications.

Cette possibilité de tester, de tracer et d'optimiser vos applications est une ressource fondamentale pour tout développeur. [Début]

21. Invitations

L'un des plus puissants canaux de propagation virale disponible sur Facebook pour les développeurs est la fonctionnalité Invitations, qui permet aux utilisateurs ayant installé votre appli d'inviter jusqu'à 20 amis et contacts par jour pour l'installer à leur tour. Si vous réussissez à maximiser cette fonctionnalité, les invitations peuvent être un facteur de croissance très rapide.

Toutefois, ne croyez pas qu'encourager les utilisateurs à inviter leurs amis est aussi facile qu'on pourrait le croire. Vous devez scénariser votre appli de façon suffisamment convaincante... [Début]

22. Notifications Facebook

Bien qu'elles soient un outil efficace de rétention des utilisateurs actuels de votre appli, pour des raisons mystérieuses Facebook assigne à vos applications un coefficient de spam en fonction du nombre de notifications que vous envoyez. Ainsi, de nombreux développeurs préfèrent ne les utiliser qu'avec modération pour éviter que leur canal notification ne soit fermé par Facebook. [Début]

23. Notifications par courriel

Les notifications par courriel ont les mêmes caractéristiques que les Notifications Facebook, sauf qu'elles sont délivrées directement à l'adresse email de vos contacts et non sur la boîte de réception interne à Facebook. Alors qu'initialement Facebook avait prévu d'abandonner cette fonctionnalité, les développeurs ont maintenant droit d'envoyer chaque jour jusqu'à 5 notifications par courriel. [Début]

24. Répertoire des applications

Bien qu'il soit difficile à trouver, un nombre surprenant d'installations proviennent directement du Répertoire des applications. Donc lorsque vous soumettez votre application pour l'inscrire dans le répertoire, soignez la rédaction du texte à lister ainsi que celui de votre page About Application. En effet, ce premier impact peut faire toute la différence vu le nombre d'utilisateurs qui ajouteront votre appli directement depuis le répertoire ! [Début]

Conclusion

Facebook me fait penser aux suites bureautiques dont l'utilisateur lambda n'utilise que 20% des fonctionnalités, quand tout va bien. Après tout, le graphe social selon Facebook n'est peut-être pas totalement dénué de fondement... C'est une plateforme d'une richesse technique exceptionnelle, qui ne demande qu'à être apprivoisée. Là encore, les anglo-saxons sont largement en avance sur le reste de la planète.

Donc, comme le souligne Justin Smith :
Jamais à ce jour une plateforme sociale n'a réussi à associer la culture d'authenticité de Facebook avec la force brute d'autant de canaux de marketing viral, en fournissant une opportunité de promotion commerciale sans précédent.

Même si certains sont pessimistes sur le potentiel des réseaux sociaux de devenir des canaux viables de marketing direct, je crois que les acteurs sachant mettre au point des stratégies intelligentes dans un environnement tel que Facebook - qui exige bien plus de créativité que pour des campagnes SEM - connaîtront le succès. Dans un même temps, Facebook offre aux marketers et annonceurs des paradigmes de commercialisation entièrement nouveaux pour concevoir des expériences de branding immersives et persuasives.

En outre, nous n'en sommes qu'au tout début et il nous reste beaucoup à apprendre. Ce n'est que lorsque les marketers apprendront à maîtriser une plateforme aussi novatrice que Facebook, que les marchés réaliseront toute sa valeur et son potentiel commercial.
[Début]


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P.S. So Chouette a eu la même idée que moi ! Il faut dire que le billet en vaut la peine...

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samedi 8 décembre 2007

Netvibes et le contenu

Netvibes et le contenu

J'ai parlé à plusieurs reprises de Netvibes sur ce blog, notamment du lancement de Ginger, le remix de Netvibes autour des services sociaux, pour employer les mots de Tariq Krim.

Or j'apprends via Accessoweb que Tariq nous en dévoile davantage, quelques jours avant le lancement de la bêta privée à l'occasion de la conférence Le Web 3 (programme), dont la galerie de logos est un parfait exemple de créativité Web 2.0 ;-)


En clair, c'est un mélange de Netvibes et Facebook, qui va vous permettre d'agréger vos widgets préférés et de suivre les activités de vos amis et contacts à la trace. Même LinkedIn implémente les flux d’activités, c'est la tendance du moment.

Pourtant, malgré les services très intéressants qu'offre Netvibes, il me semble que la solution dans son ensemble ne décolle pas vraiment dans une optique "grand public". Et comme Tariq Krim est plutôt avare sur les chiffres, difficile de se faire une opinion. On aimerait bien au Web 3 une série de stats à jour sur la fréquentation de Netvibes, sur le taux d'adoption par pays, par businesses, etc.

À Berlin, Tariq annonçait 25 millions de pages uniques personnalisées dans 69 pays, dans son billet d'aujourd'hui ce seraient plus de 100 pays, plus de 100 000 widgets disponibles, la prise en charge des écritures de droite à gauche, mais on reste toujours sur notre faim pour avoir des stats à la Facebook, détaillées...

Donc je partage l'avis d'un netviber, pour qui le principal moteur qui manque à Netvibes, paradoxalement, c'est le CONTENU. Je n'ai pas moi-même ma page Netvibes, mais j'ai pas mal de visiteurs qui l'utilisent, et j'aimerais bien connaître leur avis sur les principales raisons qui les poussent à préférer Netvibes, mise à part la lecture de flux en tous genres.

Et je ne parle pas d'un contenu signé Netvibes, mais d'un contenu pertinent multisources, segmenté par langue, qui serait agrégé par des "experts" plutôt qu'en automatique.

La conclusion de Netviber est parfaite :
Netvibes is waiting for the GINGER release to become social but, I insists, it is Content, Human Content, that will make the difference!

Netvibes est dans l'attente de lancer Ginger pour mettre en avant ses fonctionnalités "sociales", mais j'insiste, c'est le Contenu, le contenu humain, qui fera la différence !
Tariq, si tu me lis, j'espère que tu pourras nous en dire plus dans ta présentation au Web 3...


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