samedi 15 mars 2008

Scoop Adscriptor - Bloc contre bloc, l'internaute au centre...


Pourquoi Microsoft ne renoncera jamais à Yahoo!, et pourquoi Google craint-il cette fusion ?

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1. Background
2. « Data transmission events » : les événements qui déclenchent la collecte de données "privées" sur les internautes...
3. Analyse de l'étude New York Times / comScore
- Le scoop d'Adscriptor

4. Analyse des écarts chiffres/tableaux
5. La part de DoubleClick dans Google / La part de Yahoo! dans Microsoft
6. Comparaison Microsoft + Yahoo! / Google + Doubleclick
7. Conclusion
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1. Background
Facebook à part, mon scénario de guerre froide est en passe de se réaliser. Depuis près de deux ans, je n'ai perdu aucune occasion d'évoquer l'acquisition de Yahoo! par Microsoft, y compris quand personne d'autre n'en parlait, notamment en faisant remarquer dans une analyse de GYM :
Google « caracole en tête, les deux autres suivent, tant bien que mal. Une troisième place qui n'est certes pas dans la nature de Microsoft. »
Chose explicitement confirmée par Microsoft, quelques mois plus tard en programmant le plan "10, 20, 30, 40" :
  1. 10% des pages vues, contre 6% actuellement ;
  2. 20% du temps passé par l'internaute sur les sites de Microsoft, contre 17% actuellement ;
  3. 30% des parts de marché dans la recherche, contre moins de 10% actuellement ;
  4. 40% des parts de marché dans la publicité en ligne, contre 6% actuellement.
Ce que je commentais de la façon suivante :
...si les 2 premiers points ne semblent pas irréalisables, les 2 derniers posent problème. Un gros problème !
Côté publicité, je ne sais pas si l'acquisition d'aQuantive ou le partenariat avec Facebook vont suffire à M$ pour réaliser ses ambitions, à savoir encaisser 40 cents sur chaque dollar de pub dépensé en ligne, mais à la lumière de certaines analyses, c'est pas gagné d'avance...
Quant aux 30% des parts dans la recherche sur Internet, en l'état actuel des choses, ça paraît franchement hors de portée pour Microsoft. À moins de racheter Yahoo!...
Nous y sommes ! Or nous allons voir combien l'acquisition de Yahoo! est cruciale pour Microsoft, moins dans la recherche que dans la publicité, et moins encore dans la publicité que dans le ciblage comportemental.
J'ai déjà tenté d'analyser ce qu'est le ciblage comportemental, sommairement pour Facebook, et de manière beaucoup plus détaillée pour Google : dans la longue analyse que j'ai consacré en 2006 à la stratégie de Google (qui n'a pas bougé d'un pouce), notamment dans la description de l'approche 100% fichés, où je concluais ainsi :
Par conséquent dans cette logique, à terme plus ou moins rapproché, la prochaine étape consistera très probablement à s’éloigner de la catégorisation des annonces pour passer à leur individualisation. En bref :
fini les AdSenses ciblés, vive les AdSenses personnalisés !

Une (r)évolution qui me semble inéluctable, vu les ambitions affichées par Google : à partir du moment où la firme possède une énorme quantité d’informations sur vous et peut en extraire un profilage systématique et significatif, qu’est-ce qui l'empêchera de vous proposer des AdSenses en fonction de vos préférences ?
Ensuite dans Google, profileur en série, où j'essaie d'expliquer pourquoi sur Internet, la gratuité n'est pas gratuite, mais que sa contrepartie est la collecte de données personnelles, avec comme pendant "naturel", le profilage...
Ceci dit, jusqu'à aujourd'hui, toutes ces analyses n'étaient que des conjectures, vraisemblables certes, mais sans "données réelles" pour les étayer. Or maintenant nous disposons d'un échantillon significatif de ces fameuses données, grâce à une étude commanditée à comScore par le New York Times, dont Louise Story nous raconte ... l'histoire ! [Début]
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2. « Data transmission events » : les événements qui déclenchent la collecte de données "privées" sur les internautes...
Permettez-moi tout d'abord de féliciter les équipes qui ont voulu, conçu et mené à bien cette étude, cruciale pour comprendre les véritables enjeux - économiques, mais surtout de pouvoir - qui se cachent (pas tant que ça quand même) derrière les grandes manœuvres auxquelles on assiste en ce moment, et ce n'est que le début...
Dans la suite du billet, je ne parlerai que d'événements pour abréger, mais à chaque fois il faudra bien comprendre qu'il s'agit d'événements déclenchant la collecte de données "privées" sur les usages de l'internaute. Citons, à titre d'exemple, les données collectées :
  • lors des recherches de l'internaute ;
  • lors de ses achats ;
  • lorsqu'il clique sur une pub ;
  • lorsqu'il s'enregistre sur un service ;
  • grâce aux cookies, etc.
Tout ça permettant à qui les possède en bout de chaîne d'obtenir des informations précises sur nos habitudes, nos intérêts, et ainsi de suite. Le graal des publicitaires et des marketers de tout poil, en quelque sorte !
On pourra toujours s'interroger pour savoir si ces données sont collectées à notre insu ou non, bien que je me demande franchement quel internaute naviguant régulièrement sur Internet ne serait pas encore au courant !?
Par ailleurs, menée aux États-Unis en décembre 2007 sur le trafic imputable aux quinze plus gros acteurs américains de l'Internet, je ne doute pas que les résultats de l’étude puissent être extrapolés au Web mondial, puisque de toute façon la tendance est irréversible, autant le savoir...
Mais ce que je vois de véritablement nouveau dans cette étude quantitative, ce sont les proportions. Énormes comme dirait le Chauffeur... Inouïes, et qui nous réservent bien des surprises. Vous êtes prêts ? Accrochez-vous ! [Début]
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3. Analyse de l'étude New York Times / comScore
- Le scoop d'Adscriptor

Louise Story nous fournit deux sources chiffrées de l'étude : l'une sur l'article du New York Times, l'autre sur son blog. Or la première chose qui m'a sauté aux yeux, c'est que ces deux sources, fournies par la même personne, divergent !
Sur son blog, une source renvoie au tableau suivant : .../images/2008/03/04/technology/Dec_accesspoints.jpg, où l'on voit clairement que Google a collecté globalement sur le mois de décembre 2007 (uniquement aux US), 1 645 événements par personne !

C'est sans équivoque :

Or dans la source suivante, modifiée, le "score" de Google, à critères identiques, est tombé à seulement 578 événements par personne, soit 1 067 de moins !

Tous les autres chiffres sont inchangés :

Donc la question est la suivante :
Pourquoi en moins d'une semaine (entre le 4 et le 10 mars), le nombre d'événements imputables à Google est-il tombé à 578, chiffre mentionné dans l'article original et repris par les médias du monde entier ?
La réponse coule de source : parce qu'au 10 mars, jour de la publication de l'article sur NYT, Google ne possédait pas encore formellement DoubleClick, puisque l'aval de l'UE n'est arrivé que ... le lendemain !
Donc de toute évidence, la différence nous indique clairement quelle est la part de DoubleClick dans Google !
Mais là n'est pas la seule surprise. Car de même que les chiffres de l'article publié le 10 mars font l'impasse sur DoubleClick, ils ne prennent pas non plus en compte les 180 milliards de pubs servies par Atlas (Microsoft), comme l'indique Louise Story sur son blog (Atlas serves 6 billion ads per day...).
Et, surtout, les statistiques mentionnées dans NYT et reprises en boucle partout sur le Net ne correspondent pas aux chiffres des tableaux. [Début]
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4. Analyse des écarts chiffres/tableaux
Voici d'abord les principaux chiffres fournis :
  • sur le mois, Yahoo! engrange 2 520 données uniques par visiteur et se classe en tête loin devant ses concurrents, Google arrivant en quatrième position (derrière MySpace et Fox Interactive Media) avec "seulement" 578 données ;
  • 110 milliards d’événements uniquement sur les propriétés de Yahoo! (hors régie publicitaire étendue), soit 811 infos par utilisateur ;
  • 336 milliards d’événements de données collectées uniquement sur les sites propriétaires (hors régie publicitaire étendue) des 5 premiers, que sont Yahoo!, Google, Microsoft, AOL et MySpace.
Or aucun de ces chiffres ne résiste à l'examen détaillé des tableaux !
Que j'ai réunis en un seul pour les besoins de mon exposé :

  1. la ligne 2 indique la version du 4 mars incluant DoubleClick ;
  2. la ligne 3, surlignée en jaune, correspond à la version publiée sur NYT le 10 mars ;
  3. sur les lignes 2 et 3, la partie de droite correspondant à ligne 2 non surlignée / ligne 3 surlignée indique les chiffres qui n'ont pas changé entre les deux versions ;
  4. ceux qui ont changé en ligne 2 sont graissés et correspondent à l'écart DoubleClick / Google ;
  5. la colonne 3 surlignée a été ajoutée dans la version du 10 mars.

Analyse
  • Le chiffre 2 520 est donné en divisant la valeur en colonne 2 (Événements de collecte des données sur les sites Web + événements potentiels de collecte des données sur les réseaux publicitaires) par celle en colonne 9 (Total de visiteurs uniques), soit 399 544 000 000 / 158 573 000 = 2520.
  • Logiquement, les 811 infos par utilisateur annoncées devraient donc résulter de la division (valeur colonne 3) par (valeur colonne 9), mais il n'en est rien : 110 767 000 000 / 158 573 000 = 699, soit 112 de moins. D'où sort donc cette valeur de 811 ? Selon ValleyWag, ce serait le nombre de fois où Yahoo aura été informé du code postal de chaque internaute américain visitant ses sites en décembre 2007.
  • Idem pour les 336 milliards, censés être la somme des lignes 1, 3, 4, 6 et 8 en colonne 3. Résultat réel : 327 598 000 000, soit 8 402 000 000 événements de moins que les 336 milliards annoncés !
Donc, globalement, ça ne remet pas en cause le travail considérable fourni pour réaliser l'étude, mais je m'étonne que des résultats aussi fantaisistes aient fait le tour de l'Internet sans que personne, à ma connaissance, n'ait constaté qu'ils étaient pour le moins bizarres. Car soit ils sont vrais et les tableaux sont faux, soit les tableaux sont vrais et les chiffres sont faux. De deux choses, l'une !
Encore un cas d'école pour Gilles Bruno. Et non, l'asymétrie de la crédibilité dans l'information n'est pas morte... [Début]
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5. La part de DoubleClick dans Google / La part de Yahoo! dans Microsoft
Donc, nous en arrivons maintenant à l'analyse des parts respectives de DoubleClick dans Google et de Yahoo! dans Microsoft.
A. La part de DoubleClick dans Google représente pour Mountain View un gain supérieur à 64,8%, déterminant dans les affichages publicitaires et les données collectées en conséquence :
  • 168,364 milliards d’événements de données collectées en + sur le réseau global (sites propriétaires + régie publicitaire étendue) (soit 64,89% pour DoubleClick, contre 35,11% à Google seul) ;
  • 1 067 événements de données collectées en + par personne (soit 64,86% pour DoubleClick, contre 35,14% à Google seul).
B. La part de Yahoo! dans Microsoft est encore plus décisive, puisqu’elle représente pour Redmond un gain allant des 3/4 dans les données collectées à près de 100% dans les affichages publicitaires !
  • 348,204 milliards d’événements de données collectées en + sur le réseau global (sites propriétaires + régie publicitaire étendue) (soit 88,61% pour Yahoo!, contre 11,39% à Microsoft seul) ;
  • dont 283,426 milliards d’affichages plubicitaires en + en régie étendue (soit 98,18% pour Yahoo!, contre 1,82% à Microsoft seul) ;
  • 2 165 événements de données collectées en + par personne (soit 75,3% pour pour Yahoo!, contre 24,7% à Microsoft seul).
Pas besoin de longs commentaires pour saisir combien sont substantiels les avantages, autant pour Google que pour Microsoft. [Début]
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6. Comparaison Microsoft + Yahoo! / Google + Doubleclick

C'est là que les athéniens s'atteignirent !
À part la recherche et la vidéo, où l’avantage de Google est net avec respectivement +53,58% et +84,29%, aux États-Unis, toutes les moyennes mensuelles sont en faveur du conglomérat Microsoft + Yahoo!
  1. +42,46% d’événements de collecte données sur le réseau (sites propriétaires + régie publicitaire étendue) (avant fusion) ;
  2. +42,78% d’événements de collecte données par personne ;
  3. +96,08% d’affichage d’annonces sur les sites ;
  4. +54,19% en total de pages vues ;
  5. +24,7% d’impressions en régie publicitaire (hors sites propriétaires) ;
  6. +48% de visiteurs uniques ;
  7. + Atlas...
Plus le reste : car s'il est vrai que l'infériorité de Google dans l'affichage publicitaire peut être compensée par sa domination dans la recherche et la vidéo, Microsoft + Yahoo! ont déjà une forte position dominante dans le Webmail et l'IM, sans compter les parts de marché plus que majoritaires de Microsoft dans l'informatique "desktop", les suites bureautiques et la navigation sur le Web (IE 8 à venir).
Vous comprendrez mieux maintenant pourquoi Google s'inquiète d'une part, et pourquoi Microsoft ne renoncera jamais à Yahoo! de l'autre.
Et ce même si Google resterait le plus grand profileur post-fusion, puisqu'en fait il ne s'agit plus d'ajouter 2 520 + 355 (soit un total de 2 875 événements séparés avant fusion), mais de diviser la valeur de la colonne 2 (450 884 000 000) par celle de la colonne 9 (303 248 000), soit 1 487 événements, 158 de moins que Google. Donc, bien que tous ces événements ne soient ni utilisés ni utilisables, il restera toujours de quoi faire pour connaître les petits secrets de l'internaute... [Début]
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7. Conclusion
En revanche moi je m'inquiète pour l'Europe ! Tout ce qui précède se joue dans le pré carré des américains, de même que la gouvernance de l'Internet, les noms de domaines, le cloud computing et bientôt l'Internet des choses, etc.
Donc souhaitons au moins bon vent à Quaero et Theseus dans le Web sémantique, dont l'inventeur du Web tout court, Tim Berners-Lee, nous assure qu'une nouvelle génération de produits pourrait détrôner Google.
Ne reste qu'un petit problème, à mon avis : tous les services innovants dans le Web sémantique, de Twine à Powerset, et la recherche (cf. Searchme), sont encore et toujours ... américains !
Il serait peut-être temps de créer des alternatives, ou non ? Dites-moi si je me trompe. :-) [Début]

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jeudi 13 mars 2008

Adscriptor - Cinq choses importantes

Adscriptor - Cinq choses importantes

Guillaume Narvic me passe le flambeau pour narrer cinq choses sans importance à mon sujet, or en ce moment mon esprit est totalement accaparé par toute une série d'événements qui me prennent la tête, comme on dit si justement.

Ça fait comme une chape qui me comprime le crâne sans répit. Donc je me dis qu'après tout, en parler me libérera peut-être un peu le cerveau.

1. Il y a des moments où je n'ai plus envie d'écrire sur Adscriptor. Ce désintérêt est dû en partie à la rareté des commentaires sur ce blog. Presque 400 billets et aucun n'a jamais recueilli plus de 20 commentaires. D'où le sentiment diffus d'écrire le plus souvent pour les moteurs, qui sont incapables de dialoguer, ces cons ! De quoi éprouver aussi une certaine envie pour des blogueurs tels que Maître Eolas ou Laurent Gloaguen, dont les billets pulvérisent régulièrement le seuil des 100 commentaires (Beppe Grillo, lui, dépasse souvent les 1000...) ! Quant aux interrogations stériles de Mediapart, laissons-les à leur vacuité.
Et en partie au trop-plein de boulot qui fait que les priorités sont autres.

2. Il y a une autre raison, paradoxale, c'est que tout m'intéresse. Je m'informe sur tout, et j'ai envie d'écrire sur tout. Ou presque. Tous les sujets, tous les domaines. Notamment les noms de domaine. Donc au passage permettez-moi de saluer l'apparition d'un forum dédié, Domaineur.com. Résultat : j'ai plein d'idées de billets chaque jour, tout en sachant que pour un billet écrit, il y en a dix qui ne verront jamais le jour. Par manque de temps. Voilà pourquoi je me sens souvent découragé, et impuissant, face à l'ampleur de la tâche.
Seule la poésie pourrait me soulager, mais voici des années que la veine est épuisée.

3. Je m'inquiète chaque jour davantage d'une certaine mentalité procédurière à outrance dont font preuve certains de mes conpatriotes (orthographe délibérée), dont la fréquence augmente régulièrement et dont la légitimité des motivations m'échappent de plus en plus : économiques certes, destinées à faire peur, c'est évident, "légales", probablement, mais en aucun cas "justes". Tantôt c'est DatingWatch, tantôt lespipoles, une fois c'est la Web réputation, l'autre les entreprenautes, aujourd'hui c'est Presse-citron, et demain ?...
Faudrait peut-être revenir à la tradition avisée des sommations d'usage.

4. Il y autre chose qui m'inquiète encore plus, c'est la situation en Italie, où je suis intimement convaincu que, depuis Mussolini, en passant par la Démocratie chrétienne et Craxi (les initiés comprendront), personne n'a jamais fait autant de mal à ce pays que Silvio Berlusconi. Qui a toutes les chances d'être réélu une troisième fois Président du Conseil des Ministres dans environ un mois... Nous sommes donc à la veille d'en reprendre pour cinq ans, de force et non de gré, car comme le dit un représentant de sa propre majorité : Berlusconi est ce qu'il est, mais on n'a que lui ! Or de fait, en l'état actuel des choses, je ne vois aucune alternative possible ni crédible. Même si j'aimerais bien me tromper...
Ceci dit, je lui réserve un billet de mon cru, ad personam, en vue de sa réélection aussi triste que probable.

5. Enfin, cette année marque un tournant décisif dans ma vie professionnelle, avec de nombreux projets en cours qui me passionnent, du lancement imminent de Translation 2.0 Open Project avec Primoscrib à la création de marques avec Quensis...
Les priorités dont je vous parlais au point 1. :-)

En conclusion, que Narvic m'excuse si je m'écarte un peu du but original de la chaîne des choses sans importance, mais je ne me sens pas la fantaisie d'imposer le boulet de mes digressions à qui que ce soit. Et si quelqu'un tient absolument à reprendre une chaîne...


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P.S. @ Narvic, réflexion incidente : perso je crois qu'il me reste encore tout un tas de choses à transmettre... (notamment à mon fils ;-)

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mardi 11 mars 2008

Exalead lancerait un réseau social ?

Exalead lancerait un réseau social ?

[MàJ] C'est quand même bizarre que, sans le savoir, et pour la première fois depuis plusieurs mois, j'aie parlé d'Exalead le jour même où la Commission européenne a autorisé une subvention de la France en faveur de Quaero à hauteur de 99 millions d’euros !

Le site de Quaero ouvrira lundi, le 17 mars...

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Brève du jour : après Wikio, voici un nouvel acteur potentiel dans l'univers peuplé des réseaux sociaux ! Exalead annonce le lancement d’un nouveau site web, « à mi-chemin entre un moteur de recherche et un réseau social »...

Pour tester le service ils cherchent des volontaires qui recevront « un chèque cadeau d’un montant de 20€ » !

Moi je l'aurais fait gratis (je l'ai déjà fait...), mais bon, depuis Rome, faudrait quand même qu'ils me paient le déplacement. Ce qui n'est pas prévu ;-)


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jeudi 6 mars 2008

Wikio Europa : réseau social monétisable ?

Wikio Europa : futur réseau social européen monétisable ?

Wikio, réseau social européen
Wikio, réseau social européen monétisable
10 invitations pour tester Wikio Europa

À la lecture d'un billet de Nowhere Else, Découvrez Wikio Europa..., je me suis demandé : « Et si Wikio Europa était le prochain réseau social européen monétisable ? »

Il y a déjà plein d'autres retours des premiers bêta-testeurs et d'autres commentaires sur le billet dédié, mais pour l'instant je préfère rester sur mon intuition initiale : en arrière-plan de la montée en puissance de Wikio à l'échelle européenne, serait-ce la finalité de Pierre Chappaz, je n'en serais pas excessivement surpris. Je vais tenter de développer un peu mon raisonnement.

Tout d'abord laissez-moi dire que Wikio est une superbe réussite, notamment technique. Technique car elle rend l'utilisation des flux RSS transparente, ce qui est un progrès considérable. J'ai près de 1000 flux dans mon lecteur que je survole chaque jour, comment voudriez-vous faire autrement !?

Exemple : les pages d'infos Médiamétrie n'ont pas de flux (n'importe quoi !), qu'à cela ne tienne : on tape médiamétrie dans Wikio et on s'abonne, ça prend une seconde. Et de plus on a une multiplicité de sources qui fournissent une actu plus exhaustive que ne pourrait le faire le site Médiamétrie seul.

Cela permet de suivre n'importe quel thème d'intérêt parmi plus de 60 mille sources francophones (près de 190 000 globalement) - médias et blogs - avec une facilité déconcertante.

Un succès, donc. Même si Pierre Chappaz lui-même y met un bémol :
Wikio a été plutôt discret mais tout de même, 1,5 million de visiteurs uniques en Janvier, ce n'est pas rien. Nous en avons mesuré davantage avec nos outils internes (2,6 millions), mais ce genre d'écart est traditionnel. Surtout, je suis conscient des manques de la version actuelle de Wikio qui n'est pas encore assez grand public, attractive et facile d'emploi.

C'est tout l'enjeu d'Europa dont nous venons de commencer le beta-test. Nous voulons tirer partie à fond des technologies Web2, mais en masquant leur complexité. Il faut faire du Web2 comme Monsieur Jourdain faisait de la prose: sans le savoir.

A cette condition, Wikio sera un grand portail d'information véritablement pour tous les publics.
Gageons donc que la nouvelle mouture, justement, sera encore mieux, avec plus de fonctionnalités, etc. etc. Déjà au plan graphique et ergonomique, il me semble que c'est parfaitement réussi.

Mais, en fait, mon propos est ailleurs. D'après moi, plus que de rester un "simple portail d'information", Wikio aurait vocation à devenir un réseau social européen, monétisable.

Voyons de quoi il s'agit. Les deux principales portes d'accès sur Internet sont :
  1. la recherche
  2. l'actu
Si un acteur quelconque (suivez mon regard...) réussit à contrôler l'une de ces portes, il prend une grosse avance sur la concurrence en étant capable de drainer un trafic considérable sur ses "propriétés". Et à bâtir autour de ce noyau central toute une galaxie de services et fonctionnalités complémentaires.

Un noyau central qui fait office de contenant, de hub (Wikio est un portail d'information...) vers lequel convergent tous les services, outre la masse de contenu (dont une forte proportion d'UGC) que ces services et fonctionnalités contribuent à créer. Cela peut aller du classement Wikio à la production de widgets événementiels, par exemple. Les possibilités sont énormes, et les capacités de propagation virale propres au Web 2.0 font le reste... [Début]

Wikio, réseau social européen

Selon sa définition (mission) actuelle, Wikio est déjà un service participatif.


Européen car le service se décline désormais dans plusieurs pays (en allemand, espagnol, italien, anglais, ...), chacun accueillant le service à son rythme. Mais à mon avis, vu le binôme qualité-simplicité qu'il y a derrière, son adoption en masse n'est qu'une question de temps.

Voici donc réunis les premiers ingrédients d'un réseau social : de l'audience, de la participation, de la qualité, de la simplicité, et l'adhésion des participants à un concept commun. Universel qui plus est, puisqu'on parle d'actu. Citez-moi quelqu'un qui n'est pas intéressé par l'actu !? L'actu instantanée, temps réel, à la vitesse de la lumière, même (au sens propre : les fibres optiques qui relient l'Internet), dans une spatiotemporalité omniprésente. Tout sur n'importe quoi, en tous temps, en tous lieux. Comme l'intégration du flux Wikio "live" qui fait penser à l'écran de Google où s'affichent à l'instant les requêtes saisies partout dans le monde...

Donc imaginez maintenant que viennent se greffer sur ce noyau central des services à la Facebook, avec une véritable page profil, déclinable en affichage public-privé et indexable de même, avec diverses fonctionnalités tout autour, des widgets, des applications tierces, des flux d'activités, etc.

Car à mon avis, l'un des atouts fondamentaux de Wikio, c'est sa verticalité. Entendez par là que toutes les thématiques sont traitables et syndicables à volonté, d'où la possibilité de fédérer facilement les utilisateurs par centres d'intérêts. Et en partant de là, quoi de plus facile que de bâtir une participation communautaire, ou plutôt des participations communautaires autour de passions partagées ?

Donc la seule critique que j'adresserai à la V2 de Wikio, d'après ce que j'ai pu voir d'emblée, c'est de ne pas encore aller assez loin dans l'interactivité pour permettre une participation renforcée des utilisateurs. Intégrer la vidéo, c'est bien, mais il faut faire plus dans différentes directions. Par exemple : Etc. J'imagine que des partenariats avec des solutions plus ou moins complémentaires - je pense à Seesmic, Goojet, Zlio, Synthasite, que sais-je - pourraient élargir le champ d'activités de Wikio, et donc, tant son audience globale que sa capacité d'impacter la monétisation de l'écosystème ainsi créé. [Début]

Wikio, réseau social européen monétisable

Lorsque l'idée d'un billet me vient à l'esprit, c'est souvent parce que j'associe dans ma tête différentes infos. Or l'engagement de Pierre Chappaz à la présidence de la plateforme ebuzzing est l'un des signes associables à l'émergence de Wikio comme réseau social (je rappelle que je n'ai aucune info de première main, tout ce raisonnement n'est que pure prospective qui pourrait être démentie par la réalité) européen.

Je ne sais pas trop quel est le "modèle économique" de Wikio pour l'instant, mais d'après moi cette tentative de monétisation de la blogosphère (Ebuzzing est une plateforme de mise en relation entre annonceurs et bloggeurs) devrait est amenée à évoluer bien au-delà de la rédaction de billets rémunérés plus ou moins chèrement.

Initialement je me suis inscrit sur la plateforme, mais sans y trouver ma place. En effet, pour l'instant les tarifs proposés sont censés refléter l' "influence" du blog hôte (càd celui qui publiera l'article sponsorisé), essentiellement calculée en termes d'audience. Or vous le savez sûrement si vous me suivez, mais l'audience d'Adscriptor a toujours été faible (statistiques de la dernière semaine : 367 visites/jour), contre un pouvoir de positionnement particulièrement fort (voir ce billet sur Facebook, ce classement Wikio ou encore celui-ci sur Microsoft-Yahoo!...).

Sur ce point, j'ai fait part de mes perplexités à l'équipe d'ebuzzing, et je salue au passage leur réactivité. Voici un extrait du message que m'a adressé Amaury Leconte :
... sachez que j’ai porté la plus grande attention à vos attentes et il me semble que nous pouvons les mettre en adéquation avec les besoins de certains de nos annonceurs.

Le prix par article est fixé par vous, et l’espace de description de votre blog peut tout à fait mettre en avant le pouvoir d’indexation de votre site. Sachez que nous ne négligeons absolument pas cet aspect, nous sommes mêmes les seuls, à ma connaissance, à intégrer des recommandations de mots-clés afin d’optimiser le positionnement des blogs participant à nos campagnes.

Je serais très heureux de pouvoir revenir sur ces éléments avec vous, mais aussi de vous proposer d’adapter notre outil à votre vision des articles sponsorisés et de nous faire les ambassadeurs de vos sites auprès de nos annonceurs.

Ebuzzing est un outil au service des annonceurs et des bloggeurs, notre ambition est justement de nous adapter à vos besoins. Vous pouvez par exemple parcourir les campagnes proposées et, indépendamment du brief, nous suggérer des moyens de relayer les offres de nos annonceurs. Nous proposerons alors ces articles à nos clients, au prix que vous aurez fixé. Etc.
Voici donc un exemple de souplesse dans la manière d'aborder le problème, qui ne ferme aucune porte a priori et reste à l'écoute des exigences et attentes de chacune des parties prenantes. Une approche vraiment positive et originale.

Je ne lui ai pas répondu car à vrai dire ma "vision des articles sponsorisés" n'est pas encore très claire, ça fait longtemps que j'y pense mais j'ai des difficultés à mettre mes idées en ordre et en forme.

Je ne suis pas contre sur le principe, sauf le respect de mon lectorat. Si je le fais un jour, ce sera clair et en adéquation avec la ligne éditoriale d'Adscriptor. Il faut juste que je trouve l'occasion.

Dans mon idée la formule idéale de monétisation de la blogosphère ou des réseaux sociaux doit encore être trouvée, mais de même qu'un jour la pub contextuelle a révolutionné la façon discrète de promouvoir ses produits/services sur Internet, l'heure viendra où il sera possible de rentabiliser de manière non envahissante ce formidable "inventaire" que représente la blogosphère, à la fois dans l'intérêt des blogueurs, des annonceurs et des lecteurs, ce n'est qu'une question de temps. Avec un horizon plutôt court-moyen terme que long terme. La formule de Blogbang est d'ailleurs intéressante en soi (coucou Lucie  ;-), même si d'après moi au début la plateforme a beaucoup souffert d'une technologie non aboutie et d'un back-end catastrophique (les choses vont probablement mieux aujourd'hui, mais je pense que certaines pertes initiales d'image et de confiance sont dures à rattraper).

Ce qui n'est certes pas le cas de Wikio. Donc pour conclure, je pense qu'il ne manque plus à Pierre Chappaz et son équipe qu'à trouver le bon mix pour agréger tout ça de façon harmonieuse, il a décidément toutes les cartes en main pour abattre ses atouts, changer la donne, jouer un joli coup et remporter la mise. L'enjeu est considérable...

Sans compter que l'arrivée sur le média Internet d'un nouveau canal promotionnel pourrait offrir une alternative, quand bien même partielle, à la toute-puissance publicitaire de Google. [Début]

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Un dernier mot : j'ai 10 invitations à disposition de celles et ceux qui souhaiteraient tester Wikio Europa, profitez-en, envoyez-moi un courriel @ jmleray - at - studio92.net, les premiers arrivés seront les premiers servis. Comme toujours sur Internet ! [Début]


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P.S. À propos de contenant et de fonctionnalités...

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lundi 3 mars 2008

Social List Bookmark

Social List Bookmark

Voici un service "social" par excellence : SocialList.org, qui vous permet d'ajouter d'un coup un lien à tous les services de favoris possibles.

Et ce qui est génial, contrairement à ce genre de service, où les ressources sont le plus souvent anglophones, c'est disponible en dix langues, dont le français :


Vous pouvez également ajouter un bouton au bas de vos billets :

Bookmark and Share

Un widget et un plugin Wordpress sont également disponibles.

Outre le français (77 ressources), voici les autres langues par ordre décroissant (avec, entre parenthèses, le nombre de sites correspondants) :
  • espagnol (66)
  • russe (53)
  • allemand (44)
  • italien (32)
  • portugais (27)
  • japonais (17)
  • chinois (13)
  • néerlandais (4)
La liste des 476 ressources en anglais est impressionnante !


Via Maestro Alberto.

À vos signets, prêts, partez !


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dimanche 2 mars 2008

Adscriptor, premier du classement Wikio, catégorie ... marketing !

J'étais déjà dans le top 50, me voici premier blog marketing ! Cherchez l'erreur. ;-)


Seul problème, je n'aborde l'argument que de très loin, et de temps en temps. Donc non seulement ça fait du tort aux autres blogs qui parlent vraiment de marketing (notamment à Marketing Alternatif, à qui je pique la place), mais en plus j'imagine quelqu'un ne connaissant pas Adscriptor et venant ici pour la première fois, autant dire un lecteur définitivement perdu.

Les internautes n'aiment pas l'incohérence, ça les fâche.

Dès avant-hier j'ai contacté l'équipe Wikio pour leur signaler l'erreur, aussi bien sur leur formulaire de contact que sur leur blog, où j'ai laissé le commentaire suivant :
Bonjour,

Depuis plusieurs mois que mon blog est dans la catégorie High-Tech (depuis le début du classement Wikio, en fait), c'est avec une grande surprise que je me retrouve aujourd'hui dans la catégorie marketing !
J'aimerais bien savoir qui a pris cette décision et, surtout, en vertu de quoi ?
Parce qu'il y a écrit "Ads & Marketing Translator" sur mon blog ? Mais ça c'est mon métier. En revanche je n'écris que très très peu sur le marketing et beaucoup sur l'High-Tech. La bonne partie du slogan, c'est "Le Web à la loupe". Jetez un oeil sur mes billets, je n'y parle que d'Internet, du Web 2.0, Web 3.0, de Google, Microsoft, Yahoo, Facebook, etc.
Ça me désole de perdre la place de numéro 1 dans le top marketing (ou comment devenir numéro 1 en marketing sans trop traiter le sujet), mais ce n'est vraiment pas la bonne catégorie !
Remettez-moi vite dans l'high-tech :-)
Merci d'avance,
Jean-Marie
J'espère juste qu'ils vont pas me laisser poireauter tout le mois de mars dans la catégorie marketing, non pas parce que j'ai horreur du marketing, au contraire, mais tout simplement parce que je n'y ai pas ma place.

Pas encore de réponse pour l'instant.

[MàJ - 3 mars 2008] Je viens de recevoir un message de Wikio.fr :
Suite à vos remarques, nous avons donc revu cela et le mois prochain, vous devriez retourner dans le classement high-tech plus approprié.
Bon, et bien ils sont réactifs, mais je vais quand même poireauter. Dommage ! Je pourrai toujours me consoler dans mes vieux jours (ça va vite arriver ;-), en racontant à qui voudra bien l'entendre qu'au moins une fois dans ma vie j'aurais été premier au classement Wikio !

Merci également à Agnès, de Wikio.fr, qui intervient en commentaire :
@ tous : je prends bonne note de votre souhait d'avoir de plus amples informations sur notre classement. Après la sortie de Wikio Europa, retravailler notre algorithme sera un de nos chantiers. Nous espérons pouvoir alors communiquer sur une nouvelle mouture plus transparente.

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jeudi 28 février 2008

Microsoft - Yahoo! : GYM 2007

Microsoft - Yahoo! : GYM 2007

Après avoir calculé certains indicateurs économiques de Yahoo! pour l'année 2007, sur la base de cette analyse, il m'était impossible de ne pas m'attaquer aux mêmes indicateurs pour Microsoft et Google, les deux autres composants de GYM, surtout en vue d'une fusion possible - et probable - de Microsoft et Yahoo!

D'abord parce qu'une analyse des données 2007 sera très vraisemblablement la dernière que l'on pourra faire de GYM, dont le sigle destiné à passer aux oubliettes rappellera peut-être quelque chose des débuts de l'Internet grand public aux générations futures.


(D'ailleurs avec la fusion, GYM deviendra peut-être MYG, Message to Young Generations...)

Ensuite, parce qu'il est intéressant, voire éclairant, de sommer les indicateurs du couple Microsoft-Yahoo! pour les comparer à ceux de Google...

Les trois indicateurs retenus sont les suivants :
  1. le ratio Cap./C.A. [Price / Sales (P/S) ratio, ou Value/Revenue (V/R) ratio], qui divise la capitalisation boursière d'une société par son chiffre d'affaires sur une année donnée, donne un multiple M indiquant que la société a créé M ¥/€/$ de capitalisation pour chaque ¥/€/$ de chiffre d’affaires généré ;
  2. le coût par dollar (CPD), qui divise les coûts marketing de l’entreprise (EME - Enterprise Marketing Expenses) (à savoir tous les coûts supportés en termes de ressources humaines et de programmes destinés à influencer le comportement des clients, des investisseurs, et leur façon de penser, d’agir et de sentir vis-à-vis d’une entreprise, d'une marque, etc) par le C.A., en dégageant le multiple CPD : en termes simples, combien coûte à l'entreprise chaque ¥/€/$ de chiffre d’affaires généré ;
  3. la productivité par employé, qui divise le C.A. par le nombre de salariés pour obtenir la part de C.A. généré par chaque employé dans l'entreprise.
  1. ratio Cap./C.A. : Microsoft 6,48 ; Yahoo! 4,54 ; Google 13,04. Cela veut dire que Google crée 13,04 $ de capitalisation pour chaque $ de chiffre d’affaires généré, et que les performances ajoutées de Microsoft-Yahoo! (11,02) seraient toujours inférieures de 12% à celles de Google !
  2. coût par dollar (CPD) : Microsoft 0,428 ; Yahoo! 0,478 ; Google 0,293. En faisant la moyenne du CPD pour Microsoft et Yahoo! on obtient 0,453, soit une valeur inférieure de 35% à celle de Google, à qui il en coûte 29,3 cents pour générer 1 $ de C.A. Autrement dit un différentiel de 16 cents. En clair, cela veut dire que si Microsoft-Yahoo! réalisaient leur C.A. cumulé de 58,091 milliards de dollars avec le ratio de performance de Google, ils économiseraient ... 9,3 milliards de dollars, plus d'1/4 de l'actuelle capitalisation boursière de Yahoo!
  3. la productivité par employé : là encore, Google explose ses concurrents, avec près d'1 million $ généré par employé (en progression de 13,65% par rapport à 2006), soit presque 35% de mieux que Microsoft et 50% de mieux que Yahoo!
Qui dit mieux ?

Comme quoi, même en supposant que les discussions aboutissent, que l'OPA soit finalisée et que l'intégration successive soit parfaite, une entité fusionnée Microsoft-Yahoo! a encore un long chemin à parcourir pour rattraper Google...


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