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jeudi 29 mai 2008

Netvibes : from Widget Business Model to Widget Economy

Netvibes : from Widget Business Model to Widget Economy

Des modèles économiques liés aux widgets à l'économie du widget...

Je dédie ce billet à ma mère, Jacqueline Le Ray, partie pour un monde meilleur il y a 33 ans aujourd'hui.

Il y a un an, je ne savais pratiquement rien des widgets. C'est Tariq Krim qui m'en a parlé pour la première fois. En me faisant comprendre entre les lignes que la rentabilisation de Netvibes était liée au binôme Univers + Widgets.

J'ai alors tenté de décrire les modèles économiques liés aux widgets et les interactions entre les trois pôles concernés :
  1. les développeurs ;
  2. les diffuseurs ;
  3. les utilisateurs.
À chaque pôle une "entité" pouvant recouvrir plusieurs acteurs : par exemple, le "développeur" peut être un individu, un réseau de distribution, une régie, etc. La présence du trait haché de la flèche reliant le "développeur" à l' "utilisateur" indique que le premier peut parfois toucher le second sans passer par le "diffuseur", même si dans ce modèle tripartite, c'est ce dernier qui se taille la part du lion. Quelques diffuseurs : MySpace, Facebook, eBay ou ... Netvibes, GYM, etc.

En effet, 99% des fois, seul le diffuseur garantit la visibilité et l'exposition suffisantes pour créer l'effet de taille nécessaire à la satisfaction de l'annonceur. Le diffuseur joue un rôle central en accueillant/affichant le widget sur sa plateforme. Or si vous imaginez le widget - à la fois contenant et contenu - comme une fonctionnalité créée par le développeur à destination de l'utilisateur, il est clair que plus la plateforme d'accueil est importante, plus le nombre d'utilisateurs touchés est élevé.

De même il est probable que ces éléments, plateformes et widgets, vont vite devenir deux des piliers sur lesquels se bâtira le futur écosystème de l'Internet, déjà en route. Avec des plateformes de plus en plus puissantes mais ouvertes, complètes mais faciles à prendre en main, sophistiquées mais gratuites, où l'utilisateur n'a plus qu'à créer/publier/diffuser son contenu (le fameux UGC) dans un environnement intégré, collaboratif.
Or comme le mentionne Pierre Chappaz un an plus tard, contrairement aux attentes, le marché du widget est encore immature. Tariq Krim, lui, s'attend à une forte montée en puissance courant deuxième semestre 2008 et à l'explosion en 2009 de la "widget economy", ou l'économie du widget et des nouvelles opportunités liées à ce marché, pour rendre enfin possible la monétisation du Web social...

Même s'il ne peut s'empêcher de s'interroger : How big is this market ? Comme beaucoup d'autres se posent la même question, du reste. Y compris Adscriptor !

C'est d'ailleurs vraisemblablement pour cela que Tariq quitte aujourd'hui le navire : tiraillé entre la nécessité des investisseurs de valoriser leur mise et son désir de voir un Netvibes volant de ses propres ailes, il doit préférer que la vente probable de Netvibes se fasse via un autre intermédiaire que lui, Freddy Mini en l'occurrence. Ce raisonnement est pure prospection de ma part, c'est clair.

Pour autant, la réalité des widgets a fortement progressé depuis un an et commence à donner des résultats concrets. Ainsi que des « revenus encore modestes, mais en croissance », nous dit Pierre. Qui reconnaît à Tariq d'avoir été « un véritable visionnaire » en la matière.

En fait, sous l'impulsion de Tariq, Netvibes est passé de simple page d'accueil personnalisable à plateforme de widgets, qui en détient déjà plus de 100 000 "en portefeuille", pour la plupart monétisés aux États-Unis, ce qui fait résolument de la société l'un des seuls acteurs européens sur le marché des widgets :
Netvibes is definitely one of the only companies that operate in the widget market in Europe.
Dans ce billet très intéressant, Tariq Krim nous explique sa vision de ce qui pourrait bien devenir, à terme, la widgétisation du Web :
Avant l'introduction de Ginger, le modèle économique de Netvibes était fondé sur la vente à nos partenaires d'univers et de pages en marque blanche contre le paiement de droits de licence mensuels. Aujourd'hui, Ginger intègre un réseau publicitaire widgétisé pour permettre à ses partenaires de distribuer des widgets sponsorisés. Le modèle typique de monétisation est le CPI, ou Coût par installation, couplé à un système d'enchères. Après juste quelques mois d'existence, le programme a démarré sur les chapeaux de roue.
Et Tariq nous donne le lien d'une présentation où il détaille mieux le fonctionnement du modèle.

J'en retiens quelques idées fortes : depuis le lancement de Netvibes, en septembre 2005, 58 millions de comptes créés dans le monde, plus de 110 000 widgets, de 20 000 contributeurs, de 1 000 développeurs pour la plateforme et de 1 000 partenaires.

Des chiffres apparemment impressionnants mais à relativiser, car si on les rapporte aux statistiques citées par Techcrunch, avec une courbe de fréquentation oscillant entre 1 et 2,5 millions de visiteurs uniques par mois, selon comScore, on voit bien que la plupart des comptes sont inactifs, à la différence de Facebook, par exemple.

La vision d'une architecture ouverte pour l'économie du widget afin de faciliter, propager, monétiser :
Our vision
An open architect of the widget economy
Enable, propagate, monetize
Faciliter la propagation et la monétisation des widgets, consiste entre autres à mettre à disposition des outils de widgétisation des flux RSS et d'édition/création de widgets, grâce à des modèles simplement personnalisables :


Et moi qui ai fait l'expérience avec un widget créé pour Primoscrib, y compris sur Netvibes, et bien je peux vous assurer que ce genre d'outil s'avère extrêmement précieux...

D'autres services de promotion sont censés favoriser la diffusion, la visibilité, le positionnement, etc. En un mot : la viralité.

Voilà. Dès demain, Netvibes s'apprête donc à ouvrir davantage ses API et sa plateforme pour lancer de nouveaux services, notamment des librairies et des serveurs open source, destinés à révolutionner l'univers des widgets. L'annonce officielle aura lieu lors de la Conférence des développeurs, intitulée Netvibes Meetup.

Il aurait mieux valu Netvibes Widgup ! Mais bon...

Ce qui est sûr, c'est que grâce au partenariat signé avec Sohu et Maxthon en vue des Jeux Olympiques de Pékin 2008 (du 8 au 24 août prochains), Netvibes va enfin bénéficier d'une visibilité et, je l'espère, d'une couverture maximales, ils n'auront plus qu'à forcer un peu sur le contenu et sortir le grand jeu en matière de communication. Un aspect qui leur a toujours fait défaut jusqu'à présent, AMHA.


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mercredi 17 octobre 2007

Sommet Web 2.0 : annonces et rumeurs de la semaine

Sommet Web 2.0 : annonces et rumeurs de la semaine

Yahoo!
MySpace
Facebook
Microsoft
Apple
Google (+ Vinton Cerf)
La suite ici ou (+ photos)...
+ Liens


* * *

Je vous le disais avant-hier, il va falloir s'attendre à toute une série d'annonces et de rumeurs à l'occasion du sommet sur le Web 2.0, qui démarre aujourd'hui à San Francisco (je suis sûr que Francis Pisani, voire Loïc Le Meur et Franck Poisson, qui ont la chance d'être sur place, nous en raconteront de belles). Dans le cadre du sommet et en marge du sommet...

Pour ma part, j'ai décidé de consacrer un billet spécial aux « annonces & rumeurs » qui ne vont pas manquer de circuler, que j'approvisionnerai au fur et à mesure que je moissonnerai des infos ici et là. [Début]

* * *

Ça commence hier avec l'annonce des résultats trimestriels de Yamoooooooooo!, pardon, Yahoo!, qui résume la stratégie de la société en trois points :

1) Devenir le point d'entrée à la navigation de beaucoup d'internautes (become starting point for most consumers)
2) Devenir un lieu de passage obligé des pubs pour les annonceurs (become must-buy for adverts)
3) Développer des plateformes sophistiquées à l'intention des développeurs (develop leading platforms for developers)

Cf. Jerry Yang dans le détail. Le point clé étant, à mon avis, le troisième, qui doit permettre à des développeurs tiers de construire des applis / widgets qui s'afficheront sur le réseau Yahoo, mais pas seulement, qui puiseront leurs données dans les inventaires Yahoo, etc. Pour approfondir...

Après avoir parié sur Overture il y a 4 ans, à présent Yahoo joue l'ouverture. ;-) Écoutons Jerry Yang, cité par John Battelle :
Our goal is to create a motivated community of developers all building uniquely compelling applications that reach hundreds of millions of Yahoo users by plugging into the most popular properties or services.

Notre but est d'instaurer une communauté de développeurs motivés pour qu'ils créent uniquement des applis captivantes, qui viendront se greffer sur nos services et produits les plus populaires pour toucher des centaines de millions d'utilisateurs de Yahoo.
Très exactement dans le sillage de la voie tracée par Facebook, qui va probablement être suivie d'ici peu par les plus grandes plateformes sociales (Social Operating System), de Google à Myspace... Même Apple s'y met ! [Début]

* * *

Et puisqu'on en parle, voici une première rumeur : Rupert Murdoch (News Corp., MySpace), qui interviendra demain, devrait annoncer l'acquisition de RockYou (dont j'ai déjà évoqué le modèle économique, basé sur la création de widgets pour Facebook) à un prix d'environ 800 millions $. Rumeur qui serait déjà démentie ! Murdoch trouverait les acquisitions trop chères...

Par contre, il est sûr que Murdoch vient de passer un accord avec Skype pour l'intégrer à Myspace. Serait-ce un premier pas vers un rachat de Skype à eBay, plutôt déçu et qui s'en libérerait probablement volontiers pour tenter de renflouer un peu ses comptes ? Wait and see... [Début]

* * *

Maintenant, de MySpace à Facebook, il n'y a qu'un pas, et du discours de Mark Zuckerberg, prévu cet après-midi, Kara Swisher nous prévient qu'il ne faudra pas s'attendre à de gros effets d'annonces, contrairement aux prévisions, puisque les négociations ne devraient pas aboutir dans les heures qui viennent : pour l'instant, entre finaliser un partenariat international avec un des acteurs de GYM et lever un très gros investissement qui valoriserait Facebook autour de 15 milliards $, il est probable que la stratégie de la société consiste à faire monter les enchères entre Microsoft et Google pour son plus grand profit.


Profil bas pour Zuckerberg, très classe en espadrilles, qui maîtrise déjà à la perfection l'art de parler pour ne rien dire ! La prévision de Kara est donc confirmée. Il semble cependant que l'option retenue soit le binôme financement, presque conclu (levée de fonds + partenariat avec ... sur la pub), et introduction en bourse plus tard, en délaissant l'option rachat (pour l'instant ?). O'Reilly nous en dit plus par ailleurs, en s'avouant impressionné par la clairvoyance du gars, qui semble raisonner sur le long terme (il faudra au moins une dizaine d'années pour mener à bien ce que nous nous sommes fixés) et beaucoup sur l'aspect technique (organiser la traçabilité est une question délicate si l'on veut qu'elle soit pertinente) :
It seems to me that Facebook really is thinking much more broadly about the future of the net, and seeing their platform as a kind of exploration of its potential. Onstage, Mark remarks that what they're doing might take tens of years before it's finished. He also explicitly says that he doesn't see Facebook as a media company.

By contrast, he points out that Facebook is a deeply technical company. Computing the news feed to find the most relevant news from a social network is a really hard problem. He revels in that idea.

I'm really impressed.
C'est tout pour le moment, mais j'imagine qu'il y aura de nombreuses mises à jour. Restez branchés... [Début]

* * *

Apple permettra le développement d'applis tierces pour l'iPhone !

Microsoft, grand créateur d'emplois, passe alliance avec NewsGator et Atlassian pour explorer résolument le Web 2.0. Virgin fait de même...

Google va s'investir et investir dans les données médicales (et la recherche de paternité, entre autres) avec Google Health, rien de nouveau, Olivier sera content... Il va nous falloir tout le talent de TomHtml pour nous en sortir une info intéressante !

Pendant ce temps, à Séoul, Vinton Cerf anticipe, c'est le cas de dire, la venue d'un Internet interplanétaire (!) et des IDN (explications) début 2008, j'y reviendrai...

[Début]


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jeudi 2 août 2007

Netvibes, Facebook & Adscriptor !!!

Netvibes, Facebook & Adscriptor !!!

La nouvelle vient de tomber, Facebook rencontre Netvibes: le widget Facebook est arrivé ! (également posté en anglais par Karim, Facebook Meet Netvibes: Netvibes Introduces the Facebook Widget), et, très franchement, là je suis soufflé !

Voici donc l'épilogue inattendu de ma trilogie sur la Widget Wars (avec au passage un petit grand clin d'œil au Chauffeur de buzz...), Netvibes publie son premier widget Facebook deux jours à peine après la publication du dernier de mes trois précédents billets consacrés, dans l'ordre :
  1. Rendez-vous avec Tariq Krim (Modèle économique de Netvibes = Univers + Widgets)
  2. Widgets business models (are widgets the next big thing?)
  3. Widgets et modèles économiques

À croire que Tarik a suivi mon conseil : So, now, WidgUp Netvibes!, qui concluait le premier billet, publié le 27 juillet ; les deux autres ont été mis en ligne les 30 et 31 juillet, alors que sur les blogs de Netvibes le premier billet sur les Univers est sorti le 1er août (ici en anglais, avec l'introduction, entre autres, d'une page privée et d'une page publique), et celui sur le widget Facebook aujourd'hui : en italien, on dirait que c'est un "tempisme" parfait, terme intraduisible littéralement, qui signifie "sens de l'opportunité", au bon moment, qui tombe à pic, quoi !

Pour autant, au-delà de l'effet d'annonce que ne va pas manquer de susciter la nouvelle un peu partout dans le monde sur Internet, la question qui va vite se poser, vu les antécédents, est celle du modèle économique de Netvibes, dont la sortie d'un widget Facebook n'est apparemment que le premier pas...

Suite à la rédaction des précédents billets, je préparais un article sur Facebook sous un angle économique, donc quelle meilleure occasion que de le publier sans tarder, puisque dans le cas présent, qu'on m'excuse pour ce zeste de vanité, j'ai l'impression que c'est l'actualité qui colle à Adscriptor plutôt que le contraire !

* * *

Dans mes précédents billets, j'ai tenté de décrypter ce que représentaient les widgets et les interactions en jeu, en indiquant que, selon moi, une bonne part de l'avenir et de la réussite des widgets allait se jouer avec la répartition des revenus entre les différents acteurs...

Netvibes et Facebook, dans le cas qui nous occupe. Il est clair que les accords pris, s'il y en a (d'habitude, les widgets sont installés sur Facebook, alors que celui-ci est installé sur Netvibes, d'où l'analyse de Read/Write Web alors que la compétition entre réseaux sociaux continue de monter), ne seront pas divulgués, même si certains chiffres commencent à percer du côté de Facebook, dont la progression fulminante est presque le quadruple de celle de MySpace en un an : 270% contre 72%, selon comScore, et près de 300% en progression journalière !


Ainsi, dans le sillage de son incroyable succès, Facebook aurait doublé ses prix en quatre mois, de février à juin ! Exemple chiffré : de 150 000 à 300 000 $ pour parrainer un groupe. En outre, pour parrainer une seule page, le bon vieux CPM serait autour de 10$.

Pourtant, selon Lance Tokuda, Rockyou obtiendrait un taux de conversion de 20$ au CPM, soit le double (avec, là encore, un profit de 100%, plus selon Ouriel Ohayon et Michael Arrington), d'où la création de Super Wall API, le réseau de pub de Rockyou, la régie qui monte...

Voilà pour ce bref panorama, qui conclut pour l'instant mes réflexions sur la prochaine révolution des widgets. D'ores et déjà, il est clair que les choses se mettent au beau fixe pour Facebook (qui pourrait tenter une introduction en bourse, et devient une proie de plus en plus appétissante, en dépit de quelques éléments négatifs...). En ira-t-il de même pour Netvibes ? À l'heure des questionnements, c'est tout le bien que nous leur souhaitons. Et dire qu'il y a quinze jour à peine j'ignorais tout des widgets !


Liens connexes :
  1. Facebook par Francis Pisani
  2. Facebook et les entreprises
  3. Corporates Blocking FaceBook
  4. Top 10 Facebook Apps, by Robert Scoble
  5. Newbie's guide to Facebook
  6. How to Develop a Hit Facebook App: 29 Essential Tools and Tutorials (via Guy Kawasaki)
  7. Facebook given $6bn price tag

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mardi 31 juillet 2007

Widgets et modèles économiques

Widgets et modèles économiques

Mise à jour, 2 août !!!

Après : 1) mon Rendez-vous avec Tariq Krim (Modèle économique de Netvibes = Univers + Widgets) et 2) Widgets business models (are widgets the next big thing?)), voici un troisième billet de réflexion sur la monétisation des services Web 2.0, et plus précisément des widgets.

Fin 2006, Newsweek titrait que 2007 serait l'année des widgets, et l'évolution des choses semble le confirmer. En juin, Ouriel écrivait :
Les widgets sont une forme de biens virtuels, et même si la plupart des compagnies de widgets tirent aujourd’hui leurs revenus de la publicité, je vois bien les widgets propulser une économie de micro-transaction massivement distribuée dans un futur proche.
Ne reste plus qu'à trouver les recettes économiques qui vont avec, et ça c'est moins facile, notamment parce que les différents acteurs en jeu tâtonnent et n'ont pas encore une vision très aboutie des modèles à mettre en place.

I. La première raison est qu'en général il s'agit de services gratuits se superposant à d'autres services gratuits, cf. Don Dodge : free services layered on top of other free services are not a sustainable model, ce qu'il a joliment intitulé le modèle économique du rémora.

Ça ne l'empêche pas de proposer des pistes de monétisation :
  1. le modèle Freemium
  2. les parrainages
  3. la répartition des revenus (rev sharing)
  4. les réseaux de syndication
1. Dans le premier cas (Freemium = contraction de Free + Premium), il s'agit de proposer un service gratuit à la base et de graduer plusieurs options payantes (utilisation de stats, montée en puissance du service, etc.).

2. Les parrainages (une marque sponsorise un widget), les affiliations, sont des solutions déjà éprouvées qui ont encore un bel avenir. J'en veux pour preuve le boom d'une formule comme Blogbang avec les blogueurs (et les annonceurs), à condition que le back-end suive (gare au reverse buzz !)...

3. C'est avec la répartition des revenus entre les différents acteurs que va se jouer une bonne part de l'avenir et de la réussite des widgets. Le diffuseur peut faire payer le développeur et/ou l'utilisateur, et je pense que ce cocktail est au cœur de la réflexion de Netvibes. Qui dure, certes, mais apparemment, à ce jour, aucun des grands acteurs du Web ne connaît le dosage miracle.

4. Les réseaux de syndication, voire de "super-syndication" (introduction de l'événementiel, dans le cinéma, notamment, pour toujours coller à l'actu), où le widget qui bénéficie d'une ample diffusion sert à promouvoir un contenu quelconque. En effet, le trafic seul ne suffit pas si vous n'avez rien d'autre à offrir, mais de nombreux types de contenus peuvent être imaginés, notamment des achats (puisqu'au final, c'est ce qui intéresse le plus les marchands :-)

II. Le deuxième faisceau de raisons, c'est que la plupart des widgets sont éphémères, avec des qualités et des taux d'audience qui vont du zéro au très peu / très pauvre. Ça manque d'idées. Impossible donc de bâtir quoi que ce soit de rentable là-dessus, la longue traîne des widgets, c'est pas pour demain...

Dans un registre un peu différent de celui de ClearSpring, mais tout aussi conscient de la nécessité de développer des widgets de qualité, Franck Poisson a imaginé sa WebWag Factory en mode win-win, où les meilleurs widgets rapportent rémunération et visibilité à leurs développeurs, ainsi motivés à se surpasser pour gagner plus et mettre leur savoir-faire en vitrine.

Car lorsque les widgets sont supportés par des plateformes à succès et adoptés à grande échelle par les internautes, c'est là qu'ils déploient toutes leurs potentialités, comme avec le binôme RockYou + Facebook. L'idée de RockYou est simple : profiter de sa très large et très rapide diffusion sur Facebook pour assurer une large base d'utilisateurs à ses annonceurs et proposer une rémunération au CPA, ou coût par action.

Autre recette, celle de Socialmedia.com, qui compte déjà 13 millions de widgets installés et dont l'un des responsables, Dennis Yu, déclare :
"Applications are just exploding. The volume on our surveys is just crazy... We're finding that they monetize better than ads."
En clair, c'est en train d'exploser, mais ce n'est qu'un début. Quant aux retombées en termes de monétisation, elles sont meilleures qu'avec la pub "traditionnelle" ! (avec au passage un moyen de plus d'améliorer son optimisation pour les médias sociaux...)

Mais là encore, les ingrédients restent à doser, comme le rappelle Ouriel à propos d'iLike, en soulignant également le danger potentiel de ne s'adosser qu'à une seule plateforme, et en observant dans son billet d'aujourd'hui :
« je ne suis pas certain que FaceBook voie cela d’un bon oeil. Si d’autres font de l’argent sur son dos sans toucher une part du gateau je pense que FaceBook finira par devenir une coquille vide. Surtout si les conditions générales interdisent la monétisation sans son accord. »
Je vous le disais : tout est question de dosage ! Mais soyez sûrs que ceux qui sauront préparer le meilleur cocktail toucheront le jackpot... En attendant, devant le succès phénoménal remporté par Facebook, Bebo vient de s'ouvrir aux développeurs et il est à prévoir que d'autres suivront pour ne pas être en reste.


P.S. Ce que je souhaite à Netvibes ou à WebWag, cocorico :-)

Liens connexes :
  1. Les widgets : nouveaux moteurs du web ?
  2. Attention, les widgets débarquent... !
  3. Live USA : Chumby, le gadget à widgets
  4. Dix gadgets pour le Volet Windows de Vista
  5. Yahn44's widgets on Delicious
  6. Wigipedia
  7. La situation des widgets en avril 2007 (comScore)

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lundi 30 juillet 2007

Widgets business models (are widgets the next big thing?)

Widgets business models (are widgets the next big thing?)

Qu'est-ce qu'un widget ?
Les interactions entre les trois pôles
Les modèles économiques liés aux widgets

Suite à ma rencontre avec Tariq Krim, sa petite phrase sur les milliards de widgets devant servir de base à la rentabilisation de Netvibes n'a pas laissé de m'interpeler une seconde, et j'avoue avoir mis une dizaine de jours avant de la comprendre. Aujourd'hui, je pense y être parvenu et vais donc tenter de vous expliquer ma vision des modèles économiques (il n'y a pas de modèle unique, plusieurs dosages sont possibles) liés aux widgets, ces étranges bêtes virtuelles dont l'appellation fourre-tout n'aide franchement pas à la compréhension.

Qu'est-ce qu'un widget ?
(une définition parmi tant d'autres...)

Modules, gadgets, applis (API), extensions, mashups ou autres, les widgets sont avant tout des services, comme Feedburner, MyBlogLog, Sitemeter, Criteo, etc. pour citer des exemples connus et largement utilisés sur le Web, y compris francophone ou ... Adscriptor. Autant d'utilitaires s'intégrant dans votre environnement graphique en ligne ou hors ligne et servant généralement à personnaliser votre présence : ça vous donne l'heure en fonction des fuseaux horaires de votre choix, le temps qu'il fait chez vous ou à l'autre bout du monde, un dictionnaire ou un traducteur, l'agenda pour y noter vos rendez-vous et tout ce que vous pouvez souhaiter. Les applications possibles n'étant limitées que par l'imagination, autant dire qu'elles sont infinies...

L'Internet, en phase de widgétisation aiguë, est effectivement peuplé de milliards de widgets, ce n'est pas nouveau, par contre ce qui l'est, c'est comment les monétiser à grande échelle, à l'instar de ce qu'a réussi Google avec la publicité contextuelle, encore à l'origine de la plupart des revenus de l'ogre de Mountain View (je savais pas comment le nommer pour éviter la répétition :-), même si l'heure a sonné de trouver des modèles alternatifs après les nombreuses perversions et incohérences constatées. Ceci étant, rassurez-vous, la pub contextuelle a encore de beaux jours devant elle...

Ici je voudrais oser une dichotomie entre pub contextuelle et widgets, où en gros la première regroupe tout ce qui est TEXTE (les mots) et les seconds le RESTE (vidéos, photos, musique, achats, etc.). Ça fait des mois, voire des années, que les acteurs majeurs du Web tirent la langue et bavent pour tenter d'apprivoiser des modèles publicitaires applicables à toutes les situations de navigation, préalable indispensable pour que le réseau des réseaux puisse prétendre à la maturité de sixième grand média. Et générer les milliards et davantage que laisse espérer le gigantesque pactole du marché publicitaire sur Internet...

Le binôme Adwords/Adsense et les solutions similaires ont été une première réponse, les widgets sont probablement l'étape suivante. Essentiellement basée sur les interactions entre trois pôles, que j'appellerai :
  1. les développeurs ;
  2. les diffuseurs ;
  3. les utilisateurs.
Sans oublier la multiplicité des supports envisageables, ordinateurs de bureau, portables, téléphonie fixe et mobile, dispositifs itinérants, informatique embarquée et domotisée, etc., ce qui démultiplie les interactions possibles, dès lors que chacune peut être reproduite à l'infini sur les différents supports... [Début]

Les interactions entre les trois pôles

À chaque pôle une "entité" pouvant recouvrir plusieurs acteurs : par exemple, le "développeur" peut être un individu, un réseau de distribution, une régie, etc. La présence du trait haché de la flèche reliant le "développeur" à l' "utilisateur" indique que le premier peut parfois toucher le second sans passer par le "diffuseur", même si dans ce modèle tripartite, c'est ce dernier qui se taille la part du lion. Quelques diffuseurs : MySpace, Facebook, eBay ou ... Netvibes, GYMA, etc.

En effet, 99% des fois, seul le diffuseur garantit la visibilité et l'exposition suffisantes pour créer l'effet de taille nécessaire à la satisfaction de l'annonceur. Le diffuseur joue un rôle central en accueillant/affichant le widget sur sa plateforme. Or si vous imaginez le widget - à la fois contenant et contenu - comme une fonctionnalité créée par le développeur à destination de l'utilisateur, il est clair que plus la plateforme d'accueil est importante, plus le nombre d'utilisateurs touchés est élevé.

De même il est probable que ces éléments, plateformes et widgets, vont vite devenir deux des piliers sur lesquels se bâtira le futur écosystème de l'Internet, déjà en route. Avec des plateformes de plus en plus puissantes mais ouvertes, complètes mais faciles à prendre en main, sophistiquées mais gratuites, où l'utilisateur n'a plus qu'à créer/publier/diffuser son contenu (le fameux UGC) dans un environnement intégré, collaboratif.

En outre, comme le dit si bien Ryan Gahl :
The true web platform will transcend server-centric vs. client-centric programming models. Developers (or rather, idea implementers) on this new breed of platform will be doing web-centric development. Processing, storage, database, hosting and deployment concerns will all be abstracted away to a "pluggable provider model" that will be as easy to change as checking a box. The ideas and the communities that arise around those ideas are what will matter. The implementations will be largely interchangeable, and most certainly extensible.

The complete platform will provide an infrastructure on which to build upon. It will include a widget to widget communication system, and here's the catch: that communication system will work the same for widgets within the same page (or application space) as well as for widgets being used in completely different contexts, in different applications, on different computers, in different parts of the world, and across spans of time. This messaging will be orchestrated, secure and reliable.

Libre traduction : « Les véritables plateformes Web ont des modèles de programmation dont le centre de gravité se déplace du serveur vers le client. Les développeurs (ou, pour mieux dire, les implémenteurs d'idées) élaboreront sur ces plateformes des développements axés sur le Web. Les opérations liées au traitement, au stockage, aux bases de données, à l'hébergement et au déploiement évolueront vers des modèles de fournitures "plugables" d'applications et de services, aussi faciles à modifier qu'une case à cocher. Ce qui compte aujourd'hui, ce sont les idées et les communautés qui naissent autour de ces nouveaux concepts. Les implémentations seront largement interchangeables, et très certainement extensibles.

Une plateforme complète fournira une infrastructure où greffer fonctionnalités et services, qui comprendront des systèmes de communication de widget à widget. Et là est la nouveauté : ces systèmes fonctionneront aussi bien pour les widgets placés sur une même page (ou sur un espace applicatif) que pour ceux localisés dans des contextes totalement différents, des dimensions spatio-temporelles différentes, ou embarqués sur des applications différentes, des dispositifs différents. Le tout étant orchestré de façon sécurisée et fiabilisée. »
Et d'ajouter, à propos des widgets :
The content will be in the form of compelling functionality mixed with compelling data and wrapped in nice looking - and yes compelling - presentation. Moreover, these widgets will be like mutable little Lego(tm) blocks. You will be able to extend them, and plug them together to create new, larger, or specialized versions and re-publish as your own. The incredibly awesome platform will enable this re-authoring, and will be seamless.

Le contenu se présentera sous forme de fonctionnalités percutantes, conjuguées à des données pertinentes, encapsulées de façon attrayante. En outre, ces widgets seront aussi modulaires que des éléments de Lego(tm) : vous pourrez les étendre et les assembler pour en créer de nouveaux, plus grands et plus spécialisés, vous les approprier et les republier. Cette forme incroyable de plateforme permettra un versionning multi-auteurs transparent.
Mais le widget est tout autant contenant que contenu, le développeur créant le contenant n'en étant pas toujours l'auteur. C'est le principe de ClearSpring, qui permet au propriétaire du contenu de contrôler la façon dont il est utilisé et monétisé, d'assurer un suivi du trafic et des usages, et à l'utilisateur de copier-coller le widget où il le veut pour en favoriser la viralité (ClearSpring widgets let the content owner control the content, how it is used, how it is monetized, and monitors the traffic and usage. Users are still free to copy & paste the widget anywhere so it spreads in a viral manner.)

La construction même des sites Web va prendre un coup de jeune avec des solutions telles que Synthasite, de l'ami Vinny Lingham (dont l'avis sur l'avenir des moteurs de recherche vaut le détour), avec des bibliothèques de widgets prêts à l'emploi. [Début]


Les modèles économiques liés aux widgets

Ce sera l'objet d'un prochain billet, il est tard (presque deux heures du matin) et j'ai sommeil. Bonne nuit, à +. [Début]

[MàJ - 31 juillet 2007. Widgets et modèles économiques, troisième partie de ce billet.]




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vendredi 27 juillet 2007

Rendez-vous avec Tariq Krim

Modèle économique de Netvibes =
Univers + Widgets

Bien, maintenant que me voici de retour depuis 5 jours, et 9 jours après avoir rencontré Tariq Krim et Frank Mahon au Starbucks du coin (qui leur sert de quartier général alternatif), je crois avoir suffisamment digéré les différents éléments pour commettre ce billet, dont la ligne directrice (toujours la même sur Adscriptor, autant que faire se peut, mais cette fois je préfère insister) se résume en un mot : objectivité. Ça veut dire que je ne me suis pas jeté sur le clavier à peine rentré pour écrire n'importe quoi, mais que j'ai essayé d'assimiler et de déchiffrer le message du patron de Netvibes.

Genèse de cette discussion à bâtons rompus

Suite à un précédent billet, dans lequel j'estimais qu'après le départ de Pierre Chappaz, Netvibes souffrait d'un déficit de communication, j'ai suivi les discussions sur la blogosphère française, et suis resté frappé par le commentaire (n° 9) d'Emmanuel Parody, reprochant à Thierry Bézier de « n'avoir pas interrogé Tariq, Pierre, Marc ou Freddy directement ».

Des mots qui ont fait tilt, car avant d'écrire mon seul billet consacré à Netvibes jusqu'alors, mon premier réflexe avait été d'interviewer Tariq Krim, option à laquelle j'avais renoncé en ne croyant pas pouvoir le contacter personnellement. Je me suis donc entêté et j'ai fini par obtenir son courriel. Dont acte :
Bonjour Tariq,
Le but de ce message va peut-être vous surprendre, mais dans le sillage d'un billet que j'ai écrit sur la façon dont l'internaute lambda tel que moi perçoit la situation, j'aimerais vous poser quelques questions sous forme d'une interview publiable sur mon blog, avec votre accord, c'est clair.
J'imagine que vous êtes débordé, mais bon, qui tente rien n'a rien !
Merci d'avance, et bonne continuation quoi qu'il en soit.
Cordialement,
J'ai expédié ça tel quel le 6 juillet, sans trop me faire d'illusions, et quelle n'a pas été ma surprise de recevoir, le même jour, une demande de contact de Tariq Krim sur ma messagerie Skype !

C'est ainsi que nous avons eu un premier échange assez long, lui à San Francisco et moi à Rome (les merveilles d'Internet...), dans lequel il m'a dit qu'il rejetait le principe de l'interview, ayant déjà "tout dit" à Jérôme Bouteiller, mais acceptait de me parler, dès son retour en France, du "business model de Netvibes", sur lequel il me trouvait "un peu sceptique". Or vu que mon voyage à Paris était programmé du 12 au 23, je lui ai demandé si je pouvais le rencontrer, et il a accepté. Rendez-vous fut fixé le mercredi 18 dans l'après-midi. [Début]

Ma rencontre avec Tariq et Franck

D'abord, la chose qui ma frappé, c'est leur tranquillité. Elle n'était pas feinte, et j'ai vu deux personnes sereines, pas du tout stressées, qui ont répondu sans problème à mes questions. Je n'ai pas pris de notes, car j'aime bien conserver intacte l'impression que je garde des choses qui comptent dans une conversation. Les trois points que je retiens des déclarations de Tariq sont les suivants :
  1. Netvibes n'a pas encore deux ans, durant lesquels nous avons déjà bâti un succès considérable en termes de popularité et de services, qu'on nous laisse donc travailler en paix à la poursuite de nos objectifs futurs, les résultats viendront
  2. Modèle économique I : les Univers
  3. Modèle économique II : les Widgets
Vu que je partage évidemment le point 1, sur lequel je ne vois vraiment rien à redire, mon analyse va se concentrer sur les deux principaux éléments qui sont au cœur du modèle économique de Netvibes selon Tariq Krim, les Univers et les Widgets. [Début]

I. Les Univers

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas, voici les explications de Hubert Michaux :


Netvibes1
envoyé par youvox

En fait, des médias TV, des journaux, des investisseurs, des acteurs culturels, des personnalités, des sites webs, etc., payent pour créer et disposer de leur Univers Netvibes, une société classée par Time parmi les 50 meilleurs sites Web 2007, avec un effet d'attraction évident. Imaginez le potentiel d'entraînement de chanteurs tels que Beyonce, Jamiroquai ou Moby sur les jeunes... Imaginez aussi l'arrivée possible des marques et de leur puissance de feu...

Par ailleurs, avec en tête la déclaration de Tariq sur les marques blanches (En conséquence je ne partageais pas l'urgence de compromettre notre stratégie produit en offrant des services de marques blanches), je lui ai demandé si l'accès aux univers allait être étendu à tous les internautes. À quoi il a répondu que c'était effectivement prévu, le temps de trouver des modèles de contrat et de tarification ciblés et adaptés aux différentes exigences.

Pas d'échéance temporelle précise, juste un "oui" à ma question : « Est-ce que ces modèles seront prêts d'ici un an ? ». Ce qui laisse quand même le temps de voir venir... [Début]

II. Les Widgets

Nous voici à la partie la plus délicate ! Car si je crois saisir la logique des Univers, l'aspect Widgets reste pour moi beaucoup plus obscur. En effet, lorsque j'ai fait observer à Tariq qu'il faudrait au moins des millions de widgets pour rentabiliser un service comme Netvibes, il m'a répondu "non, pas des millions, mais des milliards".

J'avoue que je ne comprends pas cette réponse. Actuellement les modules développés sont au plus quelques milliers, que ce soit les widgets de Yahoo, les gadgets de Google, les API de Facebook (avec les problèmes de sécurité connexes), les extensions de Firefox et autres mashups en tous genres, par conséquent quelle est la proportion entre quelques dizaines de milliers de widgets d'un côté (l'existant, en étant large) et les milliards annoncés par Tariq pour monétiser Netvibes ? Comment interpréter cette réponse, qui me laisse songeur ? J'avoue que je n'en sais trop rien. En effet, je ne crois pas que les widgets puissent être créés autrement que par des développeurs, et que je sache, il n'y en a pas des milliards.

Ou alors cela reviendrait à dire que Netvibes prendrait des royalties à chaque affichage d'un widget (seul moyen réaliste de parvenir à des "milliards"), un peu comme feues les bannières ou les impressions au coût par mille (CPM), un retour en arrière en quelque sorte...

Il y a quelque chose qui m'échappe et, pour tout dire, j'aimerais bien qu'on m'explique ce widget marketing (via Synodiance) à la sauce Netvibes. J'ai même demandé à Franck Poisson de m'illustrer un concept qu'il doit bien connaître et maîtriser, mais il ne m'a pas répondu. Alors voilà, si quelqu'un a une réponse plausible à cette question : comment générer des milliards de widgets pour rentabiliser Netvibes ?, je suis tout ouïe.

En conclusion, merci à Tariq Krim de m'avoir rencontré, je pense avoir interprété correctement ses déclarations. Si ce n'était pas le cas, je m'en excuse, mais ce qui précède est très exactement ce que j'ai compris, ou pas...

So, now, WidgUp Netvibes !

[MàJ - 29 juillet 2007] Cette histoire des widgets m'empêchant de dormir (j'ai horreur de ne pas comprendre les choses), j'ai poursuivi mes investigations et crois tenir un début de réponse. Dans un commentaire au billet de Michael Arrington sur Facebook, qui aborde notamment le succès du modèle économique mis en place par RockYou, Rogelio Choy, Vice-Président Biz Dev de Rockyou, fait le commentaire suivant :
Simply put, we have an installed base of 23MM apps on Facebook growing at 500K new installs a day. We have a very high click-through rate on cross-promotion and can deliver between 5K-30K new installs/users per day per app promoted on our network. We’ve been selling this placement for $0.50 CPA and are already oversubscribed.

En bref, nous avons une base installée de 23 millions d'applications sur Facebook avec une croissance de 500 000 nouvelles installations par jour. Nous avons en outre un taux de clics très élevé sur les promotions croisées et pouvons servir entre 5 et 30 000 nouvelles installations/nouveaux utilisateurs par jour et par appli promue sur notre réseau. Nous vendons le CPA à 0,50 $ et sommes déjà surbookés.
Sur son blog, il parle également des widgets Facebook, en déclarant qu'une semaine après la mise en ligne des applis Horoscopes, Slideshows & X-me (le billet est du 1er juin), Rockyou comptait déjà 1,3 million d'installations (We have the top 3 fastest growing and 3 of the top 5 largest apps on Facebook's new f8 platform, with an aggregate 1.3MM embeds for Horoscopes, Slideshows and the new X-me application - just 7 days after going live.) !!!

Voici donc un bon début d'explication. Il n'y a plus qu'à décortiquer le, ou plutôt les business models derrière tout ça, pour l'instant je n'en suis pas capable. Mais je vais continuer à me renseigner, soyez-en sûrs :-) [Début]


P.S. Pour les curieux, voici en téléchargement le texte de l'interview que j'avais préparée lors de mon premier courriel à Tariq (s'il m'avait répondu par l'affirmative, je la lui aurais soumise de suite). [Début]


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