dimanche 2 décembre 2007

Classement Wikio : Adscriptor dans le Top 50 des blogs francophones !

Classement Wikio : Adscriptor dans le Top 50 des blogs francophones !

Dans le classement Wikio des blogs francophones, introduit en mai 2007, Adscriptor a progressé en 8 mois de la 250e à la 33e place au classement général, et de la 96e à la 19e des blogs high-tech. Voici les différentes étapes telles que j'ai pu les reconstituer (les données devraient être exactes, sauf erreur involontaire de ma part) :


Donc attendez-vous à ce que ces positions régressent en 2008, essentiellement pour trois raisons :
  1. je ne saurais faire mieux que toutes les pointures qui me devancent ;
  2. je ne crois pas avoir énormément de temps à consacrer à mon blog dans l'année qui vient ;
  3. la course à l'audience et au meilleur classement n'ont jamais fait partie de mes motivations premières.
Ceci dit, j'essaierai quand même de l'alimenter le plus souvent possible, car tenir ce blog m'oblige à rester dans un état de veille constante, un aspect primordial lorsqu'on veut essayer de comprendre ce qui se passe sur le Web et de ne pas être largué par les innovations - bonnes et moins bonnes - qui se succèdent au fil des semaines jours, vu la vitesse à laquelle évoluent les choses sur Internet.

Ce qui ne veut pas forcément dire, comme le pensent un peu légèrement certains, être un "paparazzi du web" uniquement motivé par son ego ou par la chasse à la dernière exclu. Si tels étaient mes objectifs, il y a longtemps que j'aurais mis la clé sous la porte.

Tout comme ce blog n’est ni ma raison d’être ni ma réputation : c'est certes un élément qui s'inscrit dans le cadre plus complet - et complexe - de ce qu'il est convenu d'appeler mon identité numérique, de plus en plus inévitable aujourd'hui, mais ça s'arrête là.

Enfin, je ne me revendique d'aucune autorité suprême autre que ma conscience, ni d'aucune “déontologie du blogeur” ou d'aucun “code de conduite” autres que mes propres recettes ; à savoir, sur mon blog, toujours garder une ligne éditoriale de rigueur dans l’analyse, d’approfondissement, et, surtout, d’honnêteté intellectuelle.

Par conséquent, s'il m'arrive parfois de pousser un coup de gueule pour inviter l'un à ne plus pomper comme un malade ou l'autre à citer ses sources, je ne fais que demander aux autres ce que je m’applique à moi-même, et surtout, je ne vois pas en quoi cela autorise quiconque à m'enjoindre de justifier mon comportement vis-à-vis de tel ou tel.

Franchement, j'en ai rien à foutre. Qu'on se le dise. La seule chose que je revendique, haut et fort, c'est un concept simple : mon blog c’est chez moi, et chez moi je dis ce que je veux, que ça plaise ou pas. Et j'accueille qui je veux, sans a priori, avec la plus grande hospitalité, sauf les indésirables, comme je l'écrivais dans le tout premier billet que j'ai publié sur Internet, le 16 février 2005 :
Tous les commentaires fâcheux, virés, censurés, à la trappe ! C'est moi qui décide et ma décision est sans appel.

Je veux qu'on m'aime ! Tu m'aimes pas, va voir ailleurs. On peut pas plaire à tout le monde, mais si je te plais pas, sache que c'est réciproque !...

Par contre je dis bienvenue aux critiques constructives. Aimer quelqu'un ça n'a jamais voulu dire qu'on doive toujours être d'accord sur tout, au contraire.
Donc d'accord pour la contradiction, pas d'accord pour les procès ni les jugements d'intention. Et que les trolls passent leur chemin. C'est valable depuis le début, ce le sera aussi en 2008 et au-delà.


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vendredi 30 novembre 2007

Facebook : 60 millions $ de plus investis

Facebook : 60 millions $ de plus...

(À lire également sur Facebook : les deux actions en référé intentées par Zuckerberg contre 02138...)

60 millions de dollars investis par Li Ka-shing, PDG de Hutchison Whampoa, qui vont s'ajouter à la prise de participation de Microsoft le mois dernier, sans oublier les précédentes levées de fonds...


Pour un financement total cumulé de 338,2 millions $ depuis la création de la société.

À quand la cotation de Facebook au QNET ?...

Source : Kara Swisher, qui ajoute qu'un autre investisseur potentiel, Providence Equity Partners, a préféré se retirer car son implication dans la société de Mark Zuckerberg, par ailleurs jugée trop onéreuse, ne se serait accompagnée d'aucun siège au conseil d'administration, chose que ni Microsoft ni Li Ka-shing n'ont réussi à obtenir non plus.

Kara laisse également entrevoir l'éventualité d'un partenariat entre Facebook et Tom.com en Chine, où Zuckerberg a déjà fait comprendre qu'il souhaitait investir...

Reconnaissons-lui au moins que la valeur n'attend pas le nombre des années...


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Le nouvel index Internet du Nasdaq

Le nouvel index Internet du Nasdaq

Probablement l'un des signes les plus évidents que l'Internet n'est plus considéré comme une bulle (bien que certains pensent le contraire) : il y a deux jours le Nasdaq a lancé un index Internet uniquement dédié aux principaux "pure players" du Web, puisque des sociétés comme Microsoft et News Corp. (respectivement propriétaires de MSN/Live et MySpace) n'en font pas partie. Read Write Web s'interroge d'ailleurs sur le bien-fondé de ce choix.

L'indice compte pour l'instant 93 sociétés, pas toutes américaines puisqu'il intègre également des acteurs tels que Baidu ou Sohu.

Voici la liste des sociétés qui composent le Nasdaq:QNET et les symboles correspondants :

- 1-800 FLOWERS.COM, Inc. (FLWS)
- Akamai Technologies, Inc. (AKAM)
- Amazon.com, Inc. (AMZN)
- Ariba, Inc. (ARBA)
- Art Technology Group, Inc. (ARTG)
- AsiaInfo Holdings, Inc. (ASIA)
- Audible, Inc. (ADBL)
- Baidu.com, Inc. (BIDU)
- Bankrate Inc (RATE)
- BIDZ.COM, INC. (BIDZ)
- Blue Nile, Inc. (NILE)
- China Finance Online Co. Limited (JRJC)
- China Fire & Security Group, Inc. (CFSG)
- Chordiant Software, Inc. (CHRD)
- Clearwire Corporation (CLWR)
- CNET Networks, Inc. (CNET)
- Cogent Communications Group, Inc. (CCOI)
- comScore, Inc. (SCOR)
- CryptoLogic Limited (CRYP)
- CyberSource Corporation (CYBS)
- DealerTrack Holdings, Inc. (TRAK)
- Digital River, Inc. (DRIV)
- DivX, Inc. (DIVX)
- drugstore.com, inc. (DSCM)
- EarthLink, Inc. (ELNK)
- eBay Inc. (EBAY)
- Equinix, Inc. (EQIX)
- Expedia, Inc. (EXPE)
- FTD Group, Inc. (FTD)
- GigaMedia Limited (GIGM)
- Global Sources Ltd. (GSOL)
- Gmarket Inc. (GMKT)
- Google Inc. (GOOG)
- Greenfield Online, Inc. (SRVY)
- GSI Commerce, Inc. (GSIC)
- IAC/InterActiveCorp (IACI)
- iBasis, Inc. (IBAS)
- IMERGENT INC (IIG)
- InfoSpace, Inc. (INSP)
- Internap Network Services Corporation (INAP)
- Internet Capital Group, Inc. (ICGE)
- Internet Gold Golden Lines Ltd. (IGLD)
- Interwoven, Inc. (IWOV)
- iPass Inc. (IPAS)
- j2 Global Communications Inc (JCOM)
- Jupitermedia Corporation (JUPM)
- Keynote Systems, Inc. (KEYN)
- Knot, Inc. (The) (KNOT)
- Limelight Networks, Inc. (LLNW)
- Liquidity Services, Inc. (LQDT)
- LivePerson, Inc. (LPSN)
- LoopNet, Inc. (LOOP)
- Marchex, Inc. (MCHX)
- NaviSite, Inc. (NAVI)
- Netease.com, Inc. (NTES)
- Netflix, Inc. (NFLX)
- NIC Inc. (EGOV)
- NutriSystem Inc (NTRI)
- Omniture, Inc. (OMTR)
- Online Resources Corporation (ORCC)
- Open Text Corporation (OTEX)
- Openwave Systems Inc (OPWV)
- Overstock.com, Inc. (OSTK)
- Perficient, Inc. (PRFT)
- PetMed Express, Inc. (PETS)
- Priceline.com Incorporated (PCLN)
- RADVision Ltd. (RVSN)
- RealNetworks, Inc. (RNWK)
- S1 Corporation (SONE)
- SAVVIS, Inc. (SVVS)
- Shutterfly, Inc. (SFLY)
- Sify Technologies Limited (SIFY)
- Sina Corporation (SINA)
- SkillSoft plc (SKIL)
- Sohu.com Inc. (SOHU)
- SonicWALL, Inc. (SNWL)
- Stamps.com Inc. (STMP)
- SupportSoft Inc. (SPRT)
- Switch & Data Facilities Company, Inc. (SDXC)
- Terremark Worldwide, Inc. (TMRK)
- TheStreet.com, Inc. (TSCM)
- Travelzoo Inc (TZOO)
- U.S. Auto Parts Network, Inc. (PRTS)
- United Online, Inc. (UNTD)
- ValueClick, Inc. (VCLK)
- VeriSign, Inc. (VRSN)
- Vignette Corporation (VIGN)
- VistaPrint Limited (VPRT)
- Visual Sciences, Inc. (VSCN)
- Vocus, Inc. (VOCS)
- WebMD Health Corp (WBMD)
- Websense, Inc. (WBSN)
- Yahoo! Inc. (YHOO)

© Copyright 2007, The Nasdaq Stock Market, Inc. (All Rights Reserved). Via Trader Mike.

L'indice a déjà gagné 7 points depuis son lancement.


Comme le soulignait hier Data News :
Le Nasdaq Internet Index est un nouveau 'benchmark' destiné à tenir à jour les performances des entreprises internet, comme l'accès à internet, les moteurs de recherche, l'hébergement web, le développement de sites web et le commerce internet.
Je trouve cette liste intéressante, car si quelques sociétés sont de notoriété mondiale, personnellement je n'en connais pas la plupart.

Pour l'instant, celles et ceux qui veulent en savoir davantage peuvent aller sur Google Finance ou autre et saisir le symbole dans l'onglet de recherche.

J'essaierai donc d'approfondir au fil du temps en m'informant sur les entreprises que j'ignore, et si possible en vous faisant partager mes découvertes...


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mercredi 28 novembre 2007

L'histoire de Facebook



[MàJ - 26 juin 2008] Nouvelle victoire de Facebook...

[MàJ - 25 juin 2008] À moins que...

[MàJ - 8 avril 2008] Conclusion probable...

[MàJ - 30 novembre 2007] Je viens d'apprendre (via Nick O'Neill) que Facebook a entrepris deux actions en référé contre 02138 pour obtenir qu'ils retirent du Web différents documents (dont des témoignages de Zuckerberg et des frères Winklevoss), sur lesquels s'appuie l'article dont je parle ci-après. L'affaire est détaillée dans le Wall Street Journal...

* * *

Sur le Web, tout le monde ou presque a déjà entendu parler, plus ou moins vaguement, du procès qui oppose ConnectU et Facebook. Or j'ai découvert hier soir, grâce à Kara Swisher, le dossier très complet que consacre à cette histoire 02138, un magazine indépendant (qui n'est plus en ligne aujourd'hui mais dont j'ai conservé l'intégralité du dossier si ça intéresse quelqu'un), auquel étaient abonnés en majorité les élèves de l'Université de Harvard, sous la plume de Luke O’Brien.

Toute l'affaire est décortiquée de A à Z, et on ne peut pas dire que Zuckerberg en sorte grandi...


Le dossier s'intitule Poking Facebook, difficile d'interpréter "poke" dans ce sens, mais sûrement pas draguer. Je dirais plutôt donner une tape sur l'épaule, quant à savoir si elle est amicale, c'est autre chose !

Car vu la teneur de l'article, d'après moi les frères Winklevoss et Divya Narendra, à l'origine de ConnectU, auraient plutôt l'envie de lui foutre leur poing sur la gueule, et compte tenu des carrures respectives des jumeaux et de Zuckerberg, y aurait pas photo à l'arrivée...

L'histoire retrace dans le détail les mois qui ont précédé le 4 février 2004, jour où Zuckerberg a annoncé le lancement de Facebook, et le déroulement des faits est pour le moins troublant.

Car comme conclut l'article, il est clair que Zuckerberg a capitalisé sur la bonne idée au bon moment. Reste à savoir de qui était l'idée ?
It’s safe to say that Zuckerberg capitalized on the right idea at the right time. The question remains: Whose idea was it?
Tout cela donne raison à Loïc Le Meur : « ce n'est pas vraiment l’idée qui compte, mais son exécution ! »

Zuckerberg a su mener à terme l'exécution de façon brillante, même si apparemment l'idée originale ne lui revient pas. Plusieurs procès sont en cours, et il est vraisemblable que ça pourrait se terminer par un maxi-dédommagement dont les américains ont le secret.

Ceci dit, en bon opportuniste, il faut lui reconnaître d'avoir eu la capacité de faire en trois ans ce qu'est Facebook aujourd'hui. Quant à l'honnêteté, entre cette qualité de moins en moins pratiquée de nos jours et 15 milliards $ sur la balance, d'après vous de quel côté penchera le plateau ?


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P.S. Hier soir j'ai écrit au journal pour leur demander l'autorisation de traduire l'article, sans réponse pour l'instant.

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mardi 27 novembre 2007

GDrive : le retour de Google Drive

GDrive : le retour de Google Drive

Annoncé une première fois en mars 2006, de façon fort involontaire par Eric Schmidt lui-même (premier scoop d'Adscriptor...), la solution "disque dur" de Google avait refait son apparition quatre mois plus tard sous le nom de code Platypus.

Donc si je comprends bien la source, le Wall Street Journal, tout serait désormais prêt à être commercialisé dès l'année prochaine, ne manquerait plus qu'à définir une tarification.

Mais qu'est-ce que GDrive (indépendamment du nom qui sera choisi au final) ? En fait, ça se résume en une formule : Stocker 100 % des données utilisateur ! Je cite :
Le stockage illimité nous permettra d’héberger l’ensemble des fichiers des utilisateurs : courriels, historiques Web, images, signets, etc., pour les rendre accessibles depuis n'importe quelle application ou plate-forme.
Tous les efforts que nous avons déployés dans ce sens, avec des projets tels que GDrive, GDS ou Lighthouse, se sont heurtés jusqu’à présent aux contraintes imposées par des capacités de bande passante et de stockage limitées. À titre d’exemple, les développeurs de Firefox travaillent actuellement sur le stockage des données côté serveur, même s’ils n’envisagent d’emmagasiner que les URL et non pas l'intégralité des pages Web, pour des motifs de place.
Ce projet va nous permettre d’alléger le côté client pour concentrer toute la puissance côté serveur (thin client, thick server), un modèle qui renforce nos atouts vis-à-vis de Microsoft tout en offrant davantage de valeur ajoutée à l'utilisateur.
De plus, avec le 100 % stockage, la version en ligne de vos données va devenir votre copie de référence, votre original, alors que la version stockée sur votre ordinateur local fera plutôt fonction de cache, avec pour conséquence, et non des moindres, que les copies de vos données seront davantage sécurisées en ligne que sur votre propre ordinateur.
Une autre implication de ce projet est que 100 % des données utilisateur stockées sont mieux valorisées sur Internet, dès lors qu’elles sont accessibles et interopérables d’une application à l’autre. Exemple : un profil d'utilisateur Orkut devient plus intéressant s'il est accessible depuis Gmail (carnet d'adresses), depuis Lighthouse (liste d’accès), etc.
Or le Wall Street Journal d'aujourd'hui ne dit pas autre chose ! L'histoire continue...

* * *

En outre, je partage largement l'opinion de Read/WriteWeb, ce n'est pas de la vieille histoire ! Car si Google met finalement ce service en ligne, c'est un changement majeur pour tous les internautes (lire également les commentaires).

Quant à Microsoft, la société sera-t-elle leader ou suiveur dans cette affaire ?

Ma réponse est contenue dans le titre du billet annonçant LiveDrive en avril 2006. Car même si Microsoft semble en avance sur Google, avec en août 2007 la sortie de SkyDrive et en octobre 2007 celle de Office Live Workspaces, une extension de stockage en ligne pour les produits Office, comme toujours ça reste une solution propriétaire. Vive Live Documents !


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P.S. Vous verrez que j'ai mis en tags protection des données et confidentialité, à l'heure où les données utilisateurs semblent faire l'objet d'une mainmise de la part des acteurs majeurs du Web, de Google profileur en série à Facebook et au ciblage comportemental, on comprendra aisément pourquoi...

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lundi 26 novembre 2007

Rory Gallagher - Enjoy the blues


Dans la série "la musique que j'aime", si vous voulez (re)découvrir un grand - un très grand - guitariste de blues, a white bluesman, c'est le moment...

Rory Gallagher, une des idoles de ma jeunesse avec Jim Morrison et les Doors, les Who, les Floyd, les Beatles, Jimi Hendrix, Janis Joplin, etc.

J'ai eu le bonheur de le voir 2 fois en live, ce devait être en 1973 et 74, c'était à Bordeaux dans une salle pourrie qui s'appelait l'Alhambra, ça doit même plus exister et j'ai pas envie de chercher...

Je pourrais vous en tartiner 10 pages mais ce soir j'ai pas trop de mots, juste un grand frisson. Enjoy !

Deux grands moments de blues

Bullfrog Blues



Too Much Alcohol



Deux très grands moments de blues (Irish Tour)

A Million Miles Away



I Wonder Who



Son site officiel, le reste ici...

Bonne nuit.


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Powerset : recherche en langage naturel et Web sémantique

Powerset : recherche en langage naturel et Web sémantique

Je dédie ce billet à mon père, Bernard Le Ray, parti pour un monde meilleur il y a 35 ans aujourd'hui.

Est-ce l'avenir de la recherche sur le Web ? Est-ce que ce sera une alternative de poids à Google ?

Voilà plus d'un an que le lancement de l'outil était annoncé pour fin 2007, or nous y sommes. Mais apparemment Powerset n'est encore qu'en phase de pré-lancement.


La semaine dernière, son fondateur, Barney Pell, a donné une conférence intitulée : POWERSET - Natural Language and the Semantic Web


accompagnée d'une présentation fort intéressante, où il nous explique plusieurs des notions sous-jacentes à la vision ambitieuse de Powerset. Que l'on peut résumer comme suit : grâce à la recherche en langage naturel,

- interpréter le Web
- l'indexer
- interpréter la requête
- chercher
- trouver



Et pour trouver, on va puiser dans différentes sources intégrées :


Exemple : sites Web, flux, blogs, archives, métadonnées, vidéos, podcasts, bases de données, etc.

Entre parenthèses, ça me rappelle furieusement la recherche universelle selon Google et les évolutions prévues pour les moteurs de recherche en 2010...

Donc quelle serait la différence entre Google et Powerset ? La réponse est dans le titre de l'intervention de Barney Pell : langage naturel et Web sémantique.

Alors en quoi le TAL (Traitement Automatique des Langues), ou TALN (Traitement Automatique du Langage Naturel, ou Traitement Automatique des Langues Naturelles) (voir commentaires) peut-il aider à l'exploitation du Web sémantique ?

Déjà, le postulat de Pell est qu'à l'heure actuelle le Web sémantique ne réussit pas à exprimer tout son potentiel car, entre autres, les ressources et les langages dédiés sont chers à créer, d’où un manque d’applications viables, d’où la difficulté de monter en puissance et de fédérer une masse critique de développeurs et … d’utilisateurs, etc.

Par conséquent le langage naturel peut - et doit - permettre de réduire les efforts de développement, en créant des annotations à partir de textes non structurés d'une part, et en générant des ontologies de l'autre.

L'idée est de rendre les documents plus intelligents :

1) par la proximité sémantique et conceptuelle, pour passer d'un document simple contenant de mots clés, à un document vecteur de mots clés (shift from “doc as bag-of-keywords” to “doc as vector-of-keywords”),

2) par l'adjonction "hors page" de textes d'ancrage à un document donné (Adding off-page text to doc), et

3) en explorant la structure linguistique de chaque document, qui contient codifiées, selon Pell, les intentions des documents.

Puis l'indexeur sémantique "cracks the code" de la structure linguistique pour en extraire le sens, après quoi un TALN profond est appliqué à l'ensemble du corpus pour bâtir une représentation riche (ontologies).

Le nœud central de la recherche en langue naturelle étant de dégager un appariement des représentations intentions : les intentions des requêtes d’un côté, les intentions des documents de l’autre.

L'appariement qui en sort (match) est le résultat.

Cette notion d'appariement est fort bien illustrée dans ce document de 2002, signé Sylvie Dalbin :


Or s'il est vrai que certains considèrent le Web comme une gigantesque base de données où rechercher les intentions, attention cependant à ne pas faire de Powerset un moteur de divination plus ou moins farfelu.

Nous avons déjà un moteur d'intentions, dont les concepteurs nous expliquent très clairement où se situent, selon eux, les différences entre tags et intentions (via Olivier) :
Otavo’s core concept is to organize your information on intentions (we call quests) instead of tags. Tags are used as a secondary organizer.

What’s the difference between Tags and Intentions?

Tags are categories. As categories, a tag does not store HOW or WHY you would use the information tagged, just where it belongs in the grand scheme of things.

Intentions store HOW and WHY you want to use the information.
Que je traduirais ainsi :
L'idée centrale d'Otavo consiste à organiser vos informations autour des intentions (que nous appelons requêtes) plutôt qu'autour des mots clés. Les mots clés sont utilisés comme des unités secondaires d'organisation.

Donc quelles sont les différences entre les mots clés et les intentions ?

Les mots clés sont des catégories, et, en tant que tels, ils ne vous indiquent ni COMMENT ni POURQUOI vous souhaitez utiliser l'information qu'ils étiquettent, mais juste à quelle catégorie elle appartient dans le grand ordonnancement des choses.

Par contre les intentions sont porteuses du POURQUOI et du COMMENT vous souhaitez utiliser l'information.
Vous le voyez, je traduis "tags" par "mots clés", car les mots clés sont au centre de la reformulation des requêtes, en cartes mentales pour les utilisateurs, en ontologies pour les moteurs.

Voir ici pour mieux comprendre ce à quoi je me réfère.


Donc apparier les intentions entre celles contenues dans des milliards de documents fichiers sur Internet et celles des milliards de requêtes des internautes, qui plus est multilingues, c'est pas gagné. Et dire de Powerset que c'est le Google killer, comme on le voit un peu partout, me semble largement prématuré. Même s'il est clair que l'avenir est au Web sémantique, tout au moins en partie.


Scott Prevost, responsable produits chez Powerset, confiait en juillet a Francis Pisani « qu’une fois leur système au point pour l’anglais (...) il leur suffirait du travail d’une seule personne pendant deux ans (...) pour mettre au point la technologie dans une autre langue. »

Je veux bien le croire, mais bon courage. Car vu la complexité des langues, bonjour la tâche ! Et attention aux accents...

Liens connexes qui prévisualisent certaines fonctionnalités de Powerset :

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