lundi 19 novembre 2007

La folie Facebook : le JT 20h de France 2 et Google boostent Adscriptor


Hier soir en consultant mes stats j'ai eu la surprise de voir plus de 2500 visiteurs en fin de journée, chose qui ne m'était jamais arrivée. Or le dimanche étant habituellement moins fréquenté que les autres jours, et tout ayant commencé normalement, j'ai souhaité approfondir.

Le pic a eu lieu entre 20 et 21h, donc il était évident qu'il s'était passé quelque chose, mais quoi ?


On n'enregistre pas sans raison 1 439 visiteurs et 1 710 pages vues dans l'heure, soit respectivement une moyenne de 24 visiteurs et 28 pages vues à la minute !

Car même si ces stats vont faire sourire le Chauffeur, moi elles m'ont fait sursauter, croyez-moi ! Ça ferait des journées à près de 35 000 visiteurs et plus de 41 000 pages vues, c'est énorme !

J'ai donc cherché à comprendre et j'ai trouvé la réponse ici. Avec le son et l'image :

Un reportage intitulé « La folie Facebook », annoncé en ouverture du 20h et diffusé très exactement entre 20h23'09'' et 20h25'28''.


Deux minutes qui ont généré dans la foulée 1400 visiteurs sur mon blog, à 99% par l'intermédiaire de Google !

Ce qui témoigne déjà du poids de la concurrence...

La deuxième chose qui m'étonne, c'est que les gens ont cherché Facebook sur Internet alors que le JT était encore en cours, il faut donc croire qu'ils ont l'ordi à côté de la télé, en simultané, même.

Quoi qu'il en soit, ça donne une idée de la puissance du pouvoir de suggestion de la télé, qui n'a d'égale que sa nature éphémère : le temps de compter jusqu'à 60 (minutes), puis on passe à autre chose. L'important c'est de zapper.

Et dire qu'il y a un mois et demi, je n'avais pratiquement jamais rien écrit sur Facebook ! En tout cas rassurez-vous, j'ai encore quelques idées de billets en réserve sur le phénomène du moment. Le temps que ça dure. Puisqu'il est probable que bientôt on passera à autre chose.

Au grand cirque de l'Internet, ce qui compte c'est que s'alternent les attractions, dans tous les sens du terme. ;-)


Partager sur Facebook

, , , , , ,

dimanche 18 novembre 2007

Microsoft dans le Top 2, cherchez l'erreur


Selon Reuters, Kevin Johnson, président de la division Plateformes & Services chez Microsoft, vient de déclarer que d'ici 3 à 5 ans, sa société se fixait pour but d'être dans le Top 2 des régies publicitaires sur le Web et d'augmenter ses parts de marché aussi bien en termes de pages vues que de temps passé par internaute sur ses produits/services et dans la recherche.

Et d'avoir programmé le plan "10, 20, 30, 40" :
  1. 10% des pages vues, contre 6% actuellement ;
  2. 20% du temps passé par l'internaute sur les sites de Microsoft, contre 17% actuellement ;
  3. 30% des parts de marché dans la recherche, contre moins de 10% actuellement ;
  4. 40% des parts de marché dans la publicité en ligne, contre 6% actuellement.
Or si les 2 premiers points ne semblent pas irréalisables, les 2 derniers posent problème. Un gros problème !

Côté publicité, je ne sais pas si l'acquisition d'aQuantive ou le partenariat avec Facebook vont suffire à M$ pour réaliser ses ambitions, à savoir encaisser 40 cents sur chaque dollar de pub dépensé en ligne, mais à la lumière de certaines analyses, c'est pas gagné d'avance...

Quant aux 30% des parts dans la recherche sur Internet, en l'état actuel des choses, ça paraît franchement hors de portée pour Microsoft. À moins de racheter Yahoo!...

Ce doit être pour cela que Johnson a répondu à une analyste :
If you look at the landscape of other competitors or other companies in this area, not only do we have the technology, research and development capability to deploy, but (we have) our willingness to invest for the long term...

Si vous observez le panorama de nos compétiteurs et des autres compagnies dans ce domaine, non seulement nous possédons la technologie à déployer et les capacités nécessaires en termes de recherche et de développement, mais (nous avons) aussi la volonté d'investir sur le long terme...
Investir dans quoi ? That is the question !


Via Agency Spy.

Car il en faudra plus que tenter de booster son image ou d'injecter entre 1,5 et 1,7 milliard de dollars cette année dans de nouveaux data centers ou dans leur parc de serveurs : pour autant qu'ils en aient, ce n'est certes pas cela qui leur garantira la pertinence, l'exhaustivité et la fraîcheur des résultats sur MSN-Live...

Via Frank Watson. Lien connexe.


Partager sur Facebook

, , , ,

mercredi 14 novembre 2007

Traduction et Google, l'apprenti traducteur

Traduction et Google, l'apprenti traducteur

Selon ses intemporels et ses bonnes habitudes, Google innove aussi dans la traduction automatique en conférant qualité, simplicité, rapidité, gratuité, universalité, originalité et interactivité à son système.


Dans innovation il y a nouveauté, et la présentation en bitexte (c'est-à-dire avec le texte cible présenté en regard du texte source) est une exclusivité Google. Il se peut que d'autres systèmes s'y mettent, ce serait même souhaitable, comme avec un autre concept intéressant, celui de Systran box, où il n'y a même plus besoin de cliquer !

Mais là encore, Google est précurseur et ne dément pas son originalité. Ni son désir d'interactivité puisque chacune des traductions automatiques que fournit le système peut être améliorée par l'internaute.

Dans la version bitexte, une fenêtre s'ouvre en bas du texte traduit lorsque l'on clique sur le lien "proposer une meilleure traduction", où chacun peut intervenir et saisir sa propre version d'un passage choisi.

Google prévient : nous utiliserons vos suggestions pour améliorer la qualité de nos traductions lors de prochaines mises à jour de notre système (We'll use your suggestion to improve translation quality in future updates to our system).

Et soyons sûr que nos suggestions seront passées au crible... Idem pour les traductions de pages Web :


où en sélectionnant une portion traduite, une fenêtre de suggestion propose l'original correspondant et la possibilité d'intervenir.

Sur la qualité maintenant, j'entends déjà une levée de boucliers. On pourra toujours m'opposer quantité d'anecdotes plus ou moins croustillantes sur les balbutiements du système. Il n'empêche que les capacités apprenantes de Google, traducteur automatique sont déjà en place (Google qui ne rechigne d'ailleurs pas à faire appel aux bonnes volontés), et que son approche statistique lui a déjà permis de devancer des compétiteurs de poids (IBM, Systran, etc.) et d'avancer à pas de géant dans la TA.

Jean Véronis, qui s'y connaît, nous dit en commentaire de ce billet que l'approche retenue par Google souffre deux écueils :
1) Elle est très sensible à la quantité et au type de textes parallèles disponibles. pour certains couples de langues, comme allemand-français, il y en a très peu (essentiellement des textes institutionnels comme ceux de l'ONU ). L'apprentissage statistique est donc nécessairement mauvais.

2) Elle procède par apprentissage de "n-grammes", c'est-à-dire de suites de n mots consécutifs (trigrammes, etc.). Ca ne marche pas trop mal dans le cas des langues dites à ordre fixe (français, espagnol, anglais, etc.), mais beaucoup moins bien sur les langues à ordre variable (allemand, russe, etc.).
Pour autant, de nombreux autres champs de recherche sont parcourus, comme l'explique le rapport final du Machine Translation Working Group sur les technologies “MINDS”, acronyme de Machine Translation (MT), Information Retrieval (IR), Natural Language Processing (NLP), Data Resources (Data) & Speech Understanding (ASR).

Notamment avec la traduction automatique multimoteur (Multi-Engine Machine Translation), qui consiste à tirer parti de différentes approches et différents modèles, puisqu'aucune approche ni aucun modèle seuls ne sont la panacée. D'où la nécessité de faire levier sur la diversité des recherches pour faire avancer la TA (...there has recently been a surge in interest in approaches that can synthetically combine different MT engines operating on a common input into a “consensus” translation which surpasses all the individual MT engines in its quality).

Un domaine où Google nous réserve probablement encore bien des surprises...


Partager sur Facebook

P.S. Si vous voulez tester Google traduction :



, , , ,

jeudi 8 novembre 2007

Extension de la lutte ... au domain tasting - kiting

L'ICANN, alarmée par la pratique du domain tasting, avait commandé un rapport sur la question au GNSO, publié par l'Organisme le 4 octobre dernier.

Cette pratique, d'abord dénoncée par Bob Parsons il y a 3 ans..., fut qualifiée ensuite par le président de GoDaddy de domain kiting, voir ici pour les nuances...

En gros, ça revient à enregistrer des domaines, à les tester pour voir leur potentiel en navigation directe (tasting), à les monétiser s'ils valent la peine (kiting) et à les rendre de nouveau disponibles à l'enregistrement dans le cas contraire. Sans rien payer, bien sûr, dès lors qu'ils sont restitués durant les cinq premiers jours, puisqu'ils sont interceptés en tout début de processus :


En mai 2006, j'avais publié des chiffres sur l'ampleur du bidonnage, mais le rapport nous montre qu'ils ont été pulvérisés depuis, puisque nous passons de près de 30 millions de domaines spéculés fin 2005 à près de 60 millions aujourd'hui :


Comme quoi le business est florissant, et si ça continue le nombre de domaines spéculés dépassera ceux régulièrement enregistrés, car on voit bien sur le graphique que les deux courbes ne vont pas tarder à se rejoindre !

L'envol du tracé permet également de localiser avec précision l'époque où le phénomène a démarré, qui correspond très exactement au moment où Parsons dénonçait (lettre datée du 8 octobre 2004) Its Your Domain d'abuser de sa position de registreur (et les systèmes mis en place par VeriSign) pour bénéficier du délai de grâce de 5 jours (AGP - Add Grace Period) et rediriger le trafic vers des sites monétisés par la pub. Rien de nouveau, quoi. Même Google s'est mis depuis à la monétisation des domaines...

Donc si l'on part hypothétiquement de 0 en octobre 2004 pour arriver à 60 millions de domaines trois ans plus tard, ça nous fait quand même des moyennes annuelles et mensuelles tout à fait respectables !

Mis à part DirectNic (Intercosmos Media Group, Inc.), qui semble avoir renoncé à spéculer en fin d'année dernière(!?), le trio de tête des bidonneurs en chef, avec plus de 9 millions de domaines enregistrés par mois puis radiés pendant l'AGP, est toujours le même : Capitoldomains, LLC - Domaindoorman, LLC - Belgiumdomains, LLC.


[MàJ - 28 novembre 2007] Les trois sociétés mentionnées ci-dessus viennent d'être attaquées par Dell, pour cause de cybersquatting...

* * *

Its Your Domain est encore dans la course, en 9e position...

Dans ces conditions, l'OMPI a beau jeu de rappeler que « Les pratiques qui permettent de "tâter" un nom de domaine risquent de transformer le système des noms de domaine en un marché essentiellement spéculatif. »

D'où les confusions longtemps et consciemment entretenues, à tort, avec le second marché des noms de domaine, alors qu'il y a un parallèle évident avec le marché immobilier, les domaines étant d'ailleurs considérés comme pur real estate par les anglo-saxons, dont nous avons beaucoup à apprendre en la matière. Car eux savent faire la part des choses et ne se gênent pas pour critiquer la CADNA et ses lacunes (doux euphémisme)...

Pour autant la CADNA a réagi en proposant ses solutions au domain tasting, dont la plus évidente et pratique à mettre en œuvre : supprimer l'AGP.

L'étude - à lire dans son intégralité - identifie également les parties qui subissent davantage les répercussions négatives de ces pratiques :


Des chiffres qui semblent corroborer les conclusions de l'OMPI, puisque 80% des propriétaires de droits seraient concernés. J'ai toute une série de billets auxquels je pense là-dessus, mais l'actualité et mille autres occupations ne me laissent guère le temps.

Donc, maintenant que l'ICANN a reçu les observations, critiques et préconisations de la part de nombreuses parties prenantes, notamment sur la longue traîne des noms de domaine, les prochaines étapes pourraient consister (selon les recommandations du GNSO, page 32 du rapport) à :
  1. passer en revue et évaluer les effets des activités identifiées, liées au domain tasting
  2. déterminer si ces effets justifient la prise de mesures destinées à empêcher la pratique du domain tasting
Dans les mois qui viennent, nous verrons la réponse que Peter Dengate Thrush donnera à ces questions...


Partager sur Facebook

, , , , , ,

mardi 6 novembre 2007

Facebook annonce Facebook Ads

Selon les communiqués de presse, Facebook Ads se décline en trois volets :
  1. les marques pourront créer leurs propres pages sur Facebook pour se connecter directement avec leurs audiences ;
  2. le système publicitaire mis en place facilitera la propagation virale des messages des marques via Facebook Social Ads™ ;
  3. une interface ad hoc permettra de connecter des infos sur les activités des membres cibles des marketers.
Marques notables : Blockbuster, CBS, Chase, The Coca-Cola Company, Sony Pictures, Verizon. Normalement, aucune info personnelle ne sera partagée avec les marques. Comme le souligne Nick O'Neill, je me demande ce qu'il entend par info personnellement identifiable (I wonder what sort of information qualifies as “personally identifiable.”)

Coca-Cola veut être ton ami, je vous dis pas, ça va faire des bulles !

Infect me. I'm yours.

Je m'en vais de ce pas relire les conditions d'utilisation de Facebook... Car de facto, les utilisateurs ne pourront pas désactiver ces pubs ou choisir de ne pas les voir, sauf à cesser de fournir leurs infos : Facebook, attention aux retours de manivelle...

Mais Zuckerberg insiste : c'est un service libre, supporté par la pub (“It is an ad-supported service. It is a free service”). Tandis que pour certains, ça devient limite spam...

Sur les autres sites, le projet Facebook Beacon permettra aux utilisateurs de choisir les activités qu'ils voudront partager avec leurs "amis" sur Facebook.

Les "Landmark partners", ou partenaires privilégiés dont j'ai déjà parlé dans Social Network, Social Graph & Social Ads mettent déjà en place leurs batteries promotionnelles pour donner corps à une soi-disant « nouvelle façon de faire de la pub » (a new way of advertising online). Et de lancer 100 000 nouvelles pages dans la foulée...

Parmi eux : eBay, Fandango, IAC brands, Travelocity, AllPosters.com, Blockbuster, Bluefly.com, CBS Interactive, ExpoTV, Gamefly, Hotwire, Joost, Kiva, Kongregate, LiveJournal, Live Nation, Mercantila, National Basketball Association, NYTimes.com, Overstock.com, Redlight, SeamlessWeb, Sony Online Entertainment, Sony Pictures, STA Travel, The Knot, TripAdvisor, Travel Ticker, TypePad, Viagogo, Vox, Yelp, WeddingChannel.com, Zappos.com.

Pour autant, les Social Ads ne seront pas servies par Microsoft mais contrôlées par Facebook avec un mécanisme d'enchère pour la tarification, au CPC ou CPM. Les pubs autres que les Social Ads seront également servies par le système, voir sur ce lien (actif à partir de demain) (en attendant...).

Question métriques, Facebook Insights fournira un accès libre aux annonceurs sur les données relatives aux activités, aux demographics, aux performances des pubs et aux tendances.

Selon les dernières stats, relevées hier, même si le rythme de croissance est à la baisse, puisque la progression est divisée par 3 (on passe de 3 308 580 nouveaux utilisateurs durant la semaine du 20 au 28-10, à 1 046 020 sur la semaine écoulée), ce système devrait quand même toucher entre 46 et 50 millions d'utilisateurs.

Selon Zuckerberg lui-même dans sa présentation :
“Nous avons déjà dépassé le seuil de 50 millions d'utilisateurs, et nous doublons tous les 6 mois. Je ne parle que d'utilisateurs actifs qui ont visité Facebook au cours des 30 derniers jours. Plus de 25 millions d'internautes viennent chaque jour sur notre site. Chaque personne visualise plus de 40 pages par jour, soit plus de 65 milliards de pages vues par mois.”

Or vu que l'influence des amis des amis est toujours plus déterminante, on va tous devenir des
confansommateurs...

Et dans la série "on a tous un ami Facebook", voici l'image qui cartonne :

on a tous un ami Facebook

Pour reprendre ma réponse à deux commentateurs, je sais bien que les chiffres communiqués par Facebook ne sont pas justes, certes, mais c'est par défaut et pas par excès. En clair, ça signifie que dans la réalité ils sont plus importants que ça. Idem pour le nombre des pays, limité à 31, alors qu'il y a d'autres communautés dans Facebook. Un seul exemple : le Maroc, dont la communauté me semble fournie et qui n'est pas pris en compte. Et il y en a sûrement d'autres.

Ceci dit, c'est la première fois que je vois des baisses du nombre d'abonnés au service dans plusieurs pays : Afrique du Sud, Nouvelle Zélande, Irlande, République Dominicaine. En revanche la Turquie enregistre une forte progression, au point qu'elle représente la cinquième communauté sur le site, en devançant la Suède et en se plaçant juste derrière l'Australie, avec plus d'1 million de membres.

La France atteint 562 840 utilisateurs, soit "seulement" 32 140 de plus que la semaine dernière, on dirait qu'il y a une stagnation.

Donc quelle sera la déclinaison régionale de ce système de pub, ça reste à voir. D'autant plus que toutes ces marques étant US de façon prépondérante, elles s'intéresseront probablement davantage aux +20 millions d'utilisateurs américains. Au début. Et pendant ce temps, la concurrence...


Partager sur Facebook

, , , , , , , , , , ,

Tariq Krim, Netvibes, annonce Ginger sur TechCrunch UK & Ireland

Tariq Krim, Netvibes, annonce Ginger (sur TechCrunch UK & Ireland)

De quoi s'agit-il ? D'une plateforme de widgets sociaux !

Écoutons Tariq à Berlin :
We decided to re-engineer Netvibes around social services. (...) When you see something on Netvibes and like it you can share it with friends on your public Netvibes timeline.

Nous avons décidé de remixer Netvibes autour des services sociaux. (...) Lorsque vous voyez quelque chose qui vous plaît sur notre plateforme, vous pouvez le partager avec vos amis sur votre espace public Netvibes.
[MàJ - 16 h] Tariq est intervenu au Web 2.0 Expo à 14h10' (voir en fin de billet), repris en live blogging par Mike Butcher (bravo pour la réactivité :-). Donc c'est cette info-là que j'ai lue en premier, d'où l'erreur dans mon titre. CQFD !

Voir les vidéos :


* * *

Depuis un mois que je parle d'applis en tous genres, j'ai beaucoup pensé à Tariq Krim vu que c'est par lui que j'ai été amené à m'intéresser aux widgets, et indirectement - dans un premier temps - à Facebook.

Or lui qui est toujours avare de stats (je me rappelle qu'il m'avait dit "on ne communique pas sur ça") vient d'en donner plusieurs d'un coup :

En 2 ans, 25 millions de pages uniques personnalisées dans 69 pays. Plus la volonté d'accélérer l'adoption des Widgets en rendant accessibles des services clés pour permettre aux éditeurs de les créer et les distribuer, et aux internautes en général de les développer.

De même que chacun pourra bientôt créer son propre univers :


Netvibes supporte évidemment la téléphonie mobile et l'iPhone, j'ai d'ailleurs été surpris de voir qu'ils ne participaient pas au projet Android. Par contre ils sont partenaires d'OpenSocial, et vu l'importance de l'écosystème et des univers Netvibes (800 000 développeurs, 10 fois ceux de Facebook !), il va bientôt y avoir des widgets sociaux partout, à la fois sur Facebook et sur les autres membres d'OpenSocial :


À noter qu'à l'époque j'avais conclu mon billet sur ce cri de ralliement : WidgUp Netvibes !, maintenant la version officielle c'est socialisez vos widgets !

On dirait donc qu'ils sont sur le point de rattraper la longueur d'avance qu'ils avaient acquise il y a plusieurs mois avec l'Universal Widget API, puis perdue...

Signalons au passage qu'Aziz Haddad concluait son billet sur cette information complémentaire :
Le réseau social de netvibes va être lancé au courant du mois d’avril, permettant entre autres de partager ses pages avec ses contacts/amis…
C'était en avril. Or depuis, plus rien, malheureusement. Une annonce qui arrive donc à temps. Juste un peu en avance sur Facebook...

En conclusion, je continue de croire que la communication de Netvibes est trop discrète, voire absente là où on s'attendrait en revanche à voir Tariq Krim, ou qui pour lui, prendre la parole plus souvent (dernier billet sur le blog français daté du 21 septembre...).

Faute de quoi ce sont les autres qui occupent la place et Netvibes qui perd du terrain, de la visibilité, et - je le pense - une certaine part de consensus.

Voici le moment de l'annonce officielle par Tariq à l'occasion du Web 2.0 Expo, qui a commencé hier à Berlin et doit se terminer après-demain...


Via Adactio. Voir également sur TechCrunch FR.


Partager sur Facebook

, , , , , , , , , , , , ,

lundi 5 novembre 2007

Google annonce la plateforme mobile ouverte : Android

Google annonce la plateforme mobile ouverte : Android

Une alliance de grands groupes et d'opérateurs leaders dans les technologies sans fil et la téléphonie mobile annonce le développement de la plateforme AndroidTM, qui devrait être disponible au cours du deuxième semestre de 2008.


La plateforme sera mise à disposition avec des licences open-source pour donner aux opérateurs et aux fabricants davantage de liberté et de souplesse dans la mise au point de leurs produits. Un premier kit de développement sera prêt dès la semaine prochaine.



L'Open Handset Alliance regroupe les membres fondateurs suivants : Aplix, Ascender Corporation, Audience, Broadcom, China Mobile, eBay, Esmertec, Google, HTC, Intel, KDDI, LivingImage, LG, Marvell, Motorola, NMS Communications, Noser, NTT DoCoMo, Inc., Nuance, Nvidia, PacketVideo, Qualcomm, Samsung, SiRF, SkyPop, SONiVOX, Sprint Nextel, Synaptics, TAT - The Astonishing Tribe, Telecom Italia, Telefonica, Texas Instruments, T-Mobile, Wind River.

Au vu de cette liste, une question se pose d'emblée : outre les américains, il y a les italiens (Telecom Italia), les espagnols (Telefonica), les allemands (Deutsche Telekom est la maison mère de T-Mobile), quid des français ?

Plus de 3 milliards d'utilisateurs de mobiles dans le monde, près de 3 fois le nombre des internautes, ça se cultive !

Après l'Open Software, l'Open Device, l'Open Ecosystem et l'OpenSocial, voici donc l'Open Platform. Que d'ouverture !

Pour Eric Schmidt, à terme les opérateurs pourront offrir des téléphones moins chers, avec de meilleurs services, de meilleures fonctionnalités et interfaces graphiques, sans oublier la possibilité d'embarquer avec les systèmes d'exploitation la trilogie Search, Apps & Ads...

Et Schmidt de répondre ainsi à la question du Financial Times sur la venue du gPhone  :
Nous ne l'annonçons pas pour l'instant, mais si nous devions le faire, Android serait la plateforme idéale.

(is) a real gPhone is coming. Eric says that we're not announcing, but if we were to, this would be the platform for it.
Donc s'il y en a qui pensent que le gPhone ne verra pas le jour, peut-être voudront-ils reconsidérer leur position.

À noter enfin, que là aussi, Google concurrence encore une fois Facebook, qui a lancé sa propre plateforme mobile le 24 octobre, il y a tout juste 2 semaines !

En fait, depuis plus d'un an que j'anticipais le prochain milliard d'utilisateurs pour Google dans la téléphonie mobile, nous y voilà. J'y reviendrai...

Davantage d'infos sur Standblog et JBlog. Mais ce n'est qu'un début !


Partager sur Facebook

P.S. Pour mémoire, rappel de la définition d'androïde : automate à forme humaine, qui ressemble à l'homme...

, , , , , , , , ,