mardi 16 mai 2006

Blogs et stratégie de référencement (stratégie de liens + stratégie de trafic)

Blogs et stratégie de référencement (stratégie de liens + stratégie de trafic)

Stratégie de liens pour les blogs
Positionnement d'Adscriptor sur « stratégie de référencement »

En conclusion de mon précédent billet sur les résultats du concours v7ndotcom elursrebmem, où je rapporte ma tentative (réussie) de classer décemment Adscriptor dans Google sur cette requête « existentielle » avec un seul billet - d'après moi, arriver 194ème pour plus de 4 millions de résultats sur l'expression clé la plus hyperconcurrentielle du moment est un succès, même modeste -, j'indique que ce simple épisode montre bien que les blogs ont désormais toute leur place dans une stratégie de référencement, que l'on parle de stratégie de liens ou de stratégie de trafic...

Donc, dans le sillage de ce raisonnement, je voudrais vous proposer la traduction d'un bref article de Lee Odden, intitulé Link Building for Blogs, riche en excellents conseils sur la mise en place d'une stratégie de liens davantage ciblée sur les blogs.

STRATÉGIE DE LIENS POUR LES BLOGS

Aujourd’hui que les blogs sont de plus en plus considérés comme des outils marketing à part entière, on voit éclore un nombre grandissant d’articles et de billets dédiés à leur optimisation. Or nombre de ces ressources sous-estiment l’importance des liens entrants.

S’imaginer que seuls la recherche et le placement des mots clés au bon endroit suffiront à améliorer le trafic n’est qu’une approche partielle. Les blogs sont tout simplement des systèmes de gestion de contenu/sites Web ayant des fonctionnalités spécifiques. Et si bien se positionner et générer du trafic pour un site implique un grand nombre de variables, il en va de même pour les blogs, à la différence que ces derniers offrent des opportunités de liens que n’ont généralement pas les sites. Parmi lesquelles :
  • les rétroliens
  • les commentaires
  • les réseaux sociaux (gestion communautaire des favoris, ou social bookmarking)
  • les tags
  • les « blogolistes »
  • être invité à écrire sur d’autres blogs
  • les répertoires de blogs et de fils RSS
En revanche, les stratégies de liens associées aux sites Web comprennent :
  • l’analyse des rétroliens des sites ou des blogs concurrents
  • la soumission aux annuaires des moteurs de recherche
  • la rédaction de profils et de biographies
  • les témoignages
  • les listes d’emplois
  • les interviews
  • la contribution à des causes charitables ou à des initiatives à but non lucratif
  • le marketing via la soumission d’articles
  • les réseaux sociaux (comme pour les blogs)
  • les communiqués de presse
  • la contribution d’articles aux sites des médias traditionnels (MSM)
  • la couverture média
  • l’achat de sites Web
  • le marketing viral, la « pêche aux liens »
  • l’achat de liens (si ça vous branche…)
Or d’après moi, l’erreur que commettent de nombreux blogueurs est qu’ils laissent de côté les stratégies éprouvées normalement associées aux sites Web traditionnels. Car si certaines ne sont pas applicables (comme les listes d’emplois – distinguo à nuancer, les blogs-emploi ont bien pris pied dans le Web francophone. NdT), la plupart des autres le sont.

Et pour que vous ne croyez pas que je fais partie des blogueurs qui aiment crier sur les toits en vantant les mérites de quelque chose que je n’aurais pas essayé moi-même, je vous invite à cliquer sur les liens suivant pour voir le positionnement de mon blog sur la requête « marketing blog » sur Google et sur Yahoo.

(parenthèse du traducteur : idem pour bien vous montrer mon « expertise » en stratégie de liens :



ou encore en stratégie de trafic :



fin de la parenthèse)

Un positionnement qui été conquis sans aucune technique artificielle d’optimisation ou de référencement (pages miroirs, etc.), mais juste à partir d’un contenu de qualité ET de liens entrants. (…)

Donc, en étudiant vos phrases clés et leur emplacement idéal sur votre blog, n’oubliez jamais que l’optimisation des critères de la page n’est qu’une partie du travail, une chose à laquelle les gourous du marketing par les blogs devraient accorder davantage d’attention. Un flux régulier de liens entrants pointant de sources pertinentes et faisant autorité dans leur secteur peut vraiment faire toute la différence, aussi bien en termes de positionnement dans les moteurs de recherche qu’en termes de qualité et de quantité des visiteurs provenant de ces liens référents.

Auteur : Lee Odden © Traducteur : Jean-Marie Le Ray


[Début]

Post-Scriptum à la traduction

En écrivant ce billet, l'idée m'est venue d'enchaîner sur une nouvelle expérience, un peu plus sensée cette fois.

OBJECTIF : positionner Adscriptor dans les cinq premiers résultats du Web francophone pour « stratégie de référencement », requête sur laquelle j'arrive actuellement en 724ème et 725ème position (au moment où j'écris ce billet, et sur plus d'un million et demi de résultats).


Autrement dit tout ce que le Web francophone compte de référenceurs et d'agences de référencement d'une certaine importance se trouve DEVANT moi.

Je ne m'impose pas de délais à respecter, même si le plus tôt sera le mieux. Ce serait aussi intéressant que d'autres blogueurs, ou quiconque serait intéressé, tentent la même aventure en parallèle, en me le faisant savoir naturellement, vu que l'intérêt est de jouer cartes sur table... Alors oui, on pourrait dire : Que le meilleur gagne ! :-) [Début]

Lien connexe : Optimiser son blog : comment, pourquoi et pour qui ?

lundi 15 mai 2006

v7ndotcom elursrebmem ! And the winner is...

v7ndotcom elursrebmem ! And the winner is...

v7ndotcom elursrebmem ! And the winner is... ADSCRIPTOR !
Euh, pardon, à mon avis le prompteur de Mélissa Theuriau a dû fourcher car le gagnant est :



www.v7ndotcomelursrebmem.net/, tel que vous le voyez vous-même et tel qu'annoncé par John Scott avec le résultat définitif du concours !

Adscriptor n'arrivant qu'en 194ème position sur un peu plus de 4 millions de résultats.



J'ajoute une capture d'écran parce qu'avec la nature extrêmement changeante du classement des résultats dans Google, cette position est susceptible de progresser/régresser plusieurs fois par jour !


Donc, dans un précédent billet où je donnais quelques explications sur les concours de référencement en général, et sur celui-ci en particulier, je mentionnais en conclusion ma tentative de classer Adscriptor dans les résultats de Google sur ces mots clés, en sachant que je n'avais jamais rien écrit auparavant sur « v7ndotcom elursrebmem ». Il me semblait intéressant de voir si un unique billet sur la question suffirait pour me positionner sur cette requête, et si oui à quelle place sur le Web francophone (mon blog étant rédigé en français).

Ainsi, pour n'avoir abordé le sujet qu'une seule fois, là où d'autres y travaillent depuis des mois en truffant le web de milliers de liens ayant comme ancre « v7ndotcom elursrebmem », je suis plutôt satisfait. C'est une simple expérience, mais qui montre bien que les blogs ont désormais toute leur place dans une stratégie de référencement, que l'on parle de stratégie de liens ou de stratégie de trafic...


P.S. À signaler quand même qu'une dizaine de frenchies se placent dans le Top 50, membres pour la plupart de la célébrissime Taggle Team, dont la réputation a définitivement franchi les frontières hexagonales. Cliquer sur l'image pour voir la liste.


Bravo à Eclipsis, qui est sur la première page, et bravo à tous, de la part d'un newbie :-)

jeudi 11 mai 2006

Le plagiat sur Internet - un cas d'école : Retailleau Fabrice, profession Cleptonaute !

Le plagiat sur Internet - un cas d'école : Retailleau Fabrice, profession Cleptonaute !

[MàJ - 3 juin 2008] Suite ... et fin (j'espère) !

Lors d'un récent article consacré à la crédibilité de l'information sur Internet, dans lequel je me réservais de revenir sur la création de la signature certifiée, j'avais été confronté à un cas de plagiat manifeste, résolu par un escamotage. Or après ma découverte d'hier, je m'aperçois que ce n'était que le commencement de mes surprises en matière de pompage éhonté de contenu.

Mais procédons dans l'ordre. Tout commence par l'analyse de mes stats, où je trouve un nouveau lien référent. Vu que j'aime bien voir et savoir qui pointe vers mon site, je clique le lien et j'arrive sur Les Mots qui Vendent : comment être en première page sur Google et exploser votre trafic internet !, avec un papier qui commence ainsi :
Comment être en première page sur Google et exploser votre trafic internet ! Que diriez-vous de « forcer » Google à vous envoyer des milliers de visiteurs chaque jour ? Pour positionner votre site aux meilleures places sur Google,...
Tiens, ces mots me sont familiers :


Et pour cause, puisqu'ils reprennent dans son intégralité le billet Optimisez votre positionnement dans les pages de résultats de Google que j'ai publié le 29 avril dernier.

Quelques observations à la volée :
  • le billet Comment être en première page sur Google et exploser votre trafic internet ! est daté du 17 février 2006, soit plus de deux mois avant la rédaction du mien ! J'ai dû écrire sous influence :-) ;
  • Aucune mention n'est faite de mon nom, aucun lien ne renvoie à mon billet (je m'en suis aperçu car les ressources pertinentes mentionnées au bas de l'article renvoient vers mon blog, il n'a pas dû s'en apercevoir vu qu'il recopie tout en bloc !). Par contre, impossible de copier-coller sur ses sites, il connaît le truc :-) ;
  • Chose qui me gêne encore plus, mon billet est une traduction autorisée par l'auteur, Dave Davies, que Kleptonaute a la magnanimité de citer en source sans autre indication (comparer avec mon préambule), c'est gentil de sa part...
  • Citer n'est pas interdit, c'est même fortement recommandé sur Internet, mais il y a l'art et la manière : voir la référence faite au même billet par Zorgloob, dans ce billet intitulé Améliorez votre positionnement sur Google.
  • [MàJ - 21h] Comme on me le signale en commentaire, Kleptonaute a déjà fait le ménage et enlevé mon billet. C'était prévu, voilà pourquoi la photo reste là pour rappeler le méfait. Et quoi qu'il en soit j'ai l'intégralité de ses blogs dans mon ordi. Maintenant que le lièvre est levé, nous verrons bien où il ira se cacher...
Suite à ce malheureux épisode, donc, j'ai décidé de m'intéresser de plus près à tel Retailleau Fabrice (si c'est son véritable patronyme), « Copywriter freelance » de son état (dont vous trouverez à la fin de cet article une liste, probablement non exhaustive, de 41 blogs et sites où il sévit), qui « signe » le billet :


Belle petite gueule, qui inspire confiance et sympathie. Ça pose son homme !

Qui se définit ainsi sur ses sites, non sans humour : « Je suis un scientifique qui a mal tourné : je suis devenu publicitaire ! », et se qualifie en vrac de concepteur - Rédacteur, Marketing Direct, VPC, PUB, Multimédia, Copywriting, Mailings, conception, rédaction, conception rédaction, Conseil et Création en vpc et marketing direct, publicité, presse, édition, concepteur rédacteur, concepteur publicitaire, concepteur rédacteur de site web, concepteur rédacteur web, concepteur rédacteur multimédia, conseil en marketing direct, etc., j'en passe et des meilleurs.

Il oublie juste ILLUSIONNISTE :


C'est vrai qu'il en faut des qualités pour ce Fregoli des blogueurs aux multiples identités : essentiellement Malcolm Saint Juste, mais aussi Scott Valmont, Serge Karamazov, Cool Raoul, James West, + les autres que je ne connais pas...

Quant à moi, pour les besoins de ce billet, je préfère l'affubler d'un surnom qui lui va comme un gant : Kleptonaute, le voleur de contenu... Car tout ce que j'ai dit jusqu'à présent n'est que roupie de sansonnet : j'ai téléchargé l'intégralité des 40 sites/blogs dans un PDF (plus de 3000 pages, quand même), et à vue de nez je dirais qu'au moins les trois quarts du contenu de ce monsieur sont pompés intrégalement ou presque, ce qui en fait des pages et des articles !

Comme il le dit quelque part en citant (tiens donc !) Christian Blachas : « La publicité nous manipule, mais elle le fait d'une façon saine et claire puisqu'elle annonce la couleur » ;-)

Je vais donc vous donner quelques exemples (je n'ai pas pu en recouper certains, mais j'imagine qu'il a dû aussi en prendre dans des livres...), pour le plaisir, car j'ai le sentiment d'avoir déjà perdu trop de temps avec ce Monsieur, mais si quelqu'un veut approfondir, libre à lui ou elle. Et comme j'imagine que suite à ce billet certains de ses sites pourraient disparaître, je tiens à disposition de qui serait intéressé l'intégralité de l' « œuvre originale » de Kleptonaute.

-secrets-marketing.blogspot.com

Comment créer une page d'accueil efficace - Original : Créer une page d'accueil efficace (plusieurs articles pompés...)

Pour la première fois voici comment faire partie du 1% de sites qui font vraiment de l'argent en ligne ! : « Vous êtes chef d'entreprise, entrepreneur, artisan, commerçant, indépendant, gestionnaire, particulier, salarié ou étudiant... », la suite sur le site de Laurent Dijoux. Kleptonaute conclut ainsi son billet :
Merci de votre confiance.
Mes 20 ans d'expérience du marketing direct et de la communication sont à votre service... Avec toutes les garanties, pour vous, d'un travail impeccable dans les délais impartis !
Nous voilà rassurés...

10 conseils pour développer votre trafic grâce au Marketing viral - Original : Dossier : le web-marketing 2

Les 10 règles d'or de l'e-mailing - Original : Les 10 règles d'or de l'e-mailing

7 conseils simples pour vous rapprocher de votre clientèle - Original : Le contenu est la base du succès, signé par Chris Hédé. De nombreux articles ont été pompés sur Marketing Internet, comme Quel contenu pour mon site web ?, par exemple (cf. Quel contenu pour mon site web ? sur -copywriter-freelance.blogspot.com)

Un autre blog qui semble correspondre aux goûts de notre gentil Kleptonaute est celui de Louis Durocher, dont j'ai trouvé au moins deux billets recopiés avec soin :

Comment les internautes voient les résultats de recherches est pompé sur -http://interactiv.blogspot.com, titre compris : Comment les internautes voient les résultats de recherches

Référencement et Google. Une étude de Google sur la conception des pages Web, idem : Référencement et Google. Une étude de Google sur la conception des pages Web, sur le blog très Google-like (-http://about-google.blogspot.com/, allez voir, ça vaut le détour) de Sieur Kleptonaute, qui n'hésite pas à pomper... Google, en transposant les lignes directrices aux webmestres dans son fameux 20 secrets pour être mieux référencé dans google...

Une dernière halte au cinéma avec Denise Richards, pour l'exemple, qui répète à l'identique la fiche de Pretty Celebrities, je n'ose imaginer les autres.

Bien, voilà pour ce petit panorama, je pense que ça suffira pour donner une idée du personnage. J'ai trouvé d'autres plagiats encore, mais en n'ayant exploré qu'environ 10% de l'ensemble, je suis sûr et certain que les exemples ci-dessus ne représentent que la partie émergée de l'iceberg !

[MàJ - le lendemain] Je vois que Kleptonaute me lit et qu'il commence à modifier ses liens (voir les commentaires ; mais bon, ça repousse le problème sans l'éviter) et à mentionner des sources :


Sans toutefois mettre la source en lien actif, ce qui serait la moindre des choses après ce qu'il a fait. En attendant il a restreint l'accès à son site avec mot de passe !


Enfin, c'est déjà un début...



Annexe : Kleptomania, le royaume enchanté de Retailleau Fabrice :
  1. Retailleau Fabrice
  2. Killer Copywriter
  3. Conseils et Solutions en Marketing Direct
  4. Copywriting Secrets
  5. Web Marketing Secrets
  6. Accroches Hypnotiques
  7. Conseil Marketing Direct
  8. Concepteur Multimédia
  9. Concepteur Rédacteur
  10. Copywriter Indépendant
  11. Stratégies
  12. Marketing Interactif
  13. Message Subliminal
  14. About Google
  15. Big Brother
  16. Attrape-Nigauds
  17. Charlatans et Escrocs
  18. Controverses
  19. Énigmes et Paradoxes
  20. Symboliques
  21. Malcolm Saint Juste
  22. Nulle Part Ailleurs
  23. Chagrin Amoureux
  24. Les Actrices
  25. Ava Gardner
  26. Anti Drogues
  27. Anti Viagra
  28. 1000 Questions
  29. Trucs Web
  30. Inspecteur Gadget
  31. Cyber Girls
  32. Bricol'Girls
  33. Best Blogs
  34. Best Videos
  35. Audimat
  36. Les Séries Cultes
  37. Vrai ou Faux
  38. Les Vaches
  39. Presse People
  40. Waouh!
Pour plus d'informations, téléchargez son CV (avec toutes les réserves d'usage, il l'a retiré depuis, probable qu'il était pompé autant que ses articles...), ou alors visitez son Copywriting Center :


ou appelez-le :


il vous donnera davantage de détail sur ses missions :


et son métier :


(cette fois il a fait encore plus fort, puisqu'il a écrit deux billets à partir d'un seul document original, la fiche concepteur-rédacteur de l'AACC, l'Association des Agences Conseils en Communication : s'il vous dit que c'est une question de confiance, il faut le croire !)

Comme me disait l'ami Erazor, le petit Retailleau il va couiner quand il va lire ça : je l'espère bien, je n'aime pas qu'on me prenne pour un ... couin !


Dans un épisode précédent, intitulé Le plagiat sur Internet - un cas d'école : Retailleau Fabrice, profession Cleptonaute !, j'invitais Fabrice Retailleau à s'exprimer en commentaire, ce qu'il vient de faire. Or vu la nature du commentaire, je préfère le transformer en billet, aussi bien au titre du sacro-saint « droit de réponse » que pour lui donner autant de visibilité qu'en a eu l'article à l'origine de cette affaire.

Mise à jour le lendemain, 23 mai 2006

Celles et ceux qui auront lu ce blog entre hier et aujourd'hui noteront qu'entre-temps j'ai supprimé les liens de son message, chose que je n'avais pas fait dans un premier temps par souci d'honnêteté. Voici mon message d'hier :
Je vous livre son commentaire tel quel, sans aucune censure de ma part, même si je trouve que l'allusion finale à la Kommandatur n'a pas sa place. Mais bon, à chacun ses mots, et à lui la parole : ...
Cela m'a d'ailleurs valu des remarques - justifiées - en commentaire, auxquelles j'ai répondu en exposant mon point de vue (voir les 6 premiers commentaires).

Alors pourquoi ce revirement entre hier et aujourd'hui ? Parce qu'entre-temps j'ai reçu un message de Joël Ronez qui me demandait si j'étais au courant de cette page :

où F.R. reprend le billet de Joël en le qualifiant de « poudre aux yeux » !

Donc apparemment il continue de s'amuser, mais comme il ressort assez clairement des définitions de Kleptonaute / Kleptomania qu'il reprend à son compte :
Kleptonaute : Voleur de contenu, copieur-colleur, rédacteur voleur, récidiviste, plagieur, pompeur, copycat, recopieur, cleptonaute, Fregoli des blogueurs, kleptomaniaque, copiste

Kleptomanie : Dans le monde réel, la kleptomanie se caractérise par des vols impulsifs, sans organisation, portant la plupart du temps sur des objets sans valeur. Dans le monde virtuel, le voleur kleptonaute n'est pas motivé par la valeur du contenu dérobé, ses vols de contenu n'ont pas de motifs financiers. L'intensité de la pulsion éprouvée durant l'acte de vol de contenu permettrait au voleur kleptonaute de surmonter une phase dépressive, causée par exemple par un chagrin amoureux, la mort d'un proche ou une injustice.

Ses vols de contenu ne sont pas prémédités. D'ailleurs, il se préoccupe peu, au moment du vol de contenu, des risques qu'il a de se faire arrêter, des foudres qu'il peut déclencher par son comportement suicidaire ou pire du lynchage sur la place publique dont il peut être l'objet.

De plus, le kleptonaute agit toujours seul, sans la complicité d'autres personnes. Même si son intention n'est pas de nuire, le kleptonaute est conscient de ne pas agir correctement en collectant et en centralisant les informations qu'il trouve pertinentes.

Kleptomania : Royaume enchanté du kleptonaute
il n'a pas l'air de bien mesurer la gravité de la chose, puisqu'il minimise et récidive, chose qu'il a intentionnellement négligé de mentionner hier dans sa galaxie...

Oubli ô combien coupable ! Or puisqu'il aime les citations, en voici une qu'il aurait intérêt à méditer : « Errare humanum est, perseverare diabolicum ».

Et qu'on vienne plus me dire que dans cette histoire, c'est lui la victime ! Franchement, sur ce coup, je n'ai pas eu la même clairvoyance que JB Boisseau, qui observait justement dès le départ :
Désolé, mais cette réponse est aussi grotesque qu'inacceptable. Je n'ai personnellement aucune pitié pour ces gens qui disent s'autodétruire par amour et qui, en réalité, ne font que détruire les autres (ou plutôt dans ce cas leur travail).
La seule chose à faire était de s'excuser sobrement... mais le respect des autres, ça ne vient certainement pas du jour au lendemain.
Ça m'apprendra... [Début]



Message que j'ai reçu hier (22-05-06), sans liens

Retailleau Fabrice : Les Confessions d'un ex « kleptonaute »

Je n'ai pu m'empêcher de mettre la main dans le pot de confiture (je sais...c'est très mal) alors que j'aurais du me retrousser les manches et les mettre dans le cambouis de l'écriture (comme je l'ai toujours fait)...mais que voulez-vous ?

Pour des raisons personnelles que je ne souhaite pas détailler ici - car trop douloureuses - je me suis lancé dans la création «frénétique» de Blogs (13 blogs pour le seul mois de janvier 2006 ! voir annexe)... ce n'est pas une justification...c'est juste une précision... j'ai mis les mains dans le sucre du plagiat et je me suis "carbonisé" comme d'autres avant moi (littérature, peinture, industrie, écoles, universités, musique, cinéma, télévision mais ne comptez pas sur moi pour vous citer quelques noms célèbres, je n'ai pas pour habitude de montrer les gens du doigt même quand ils ont commis une faute)... au moins, j'ai tenté et expérimenté quelque chose (voir commentaire de kilroy) et j'ai attiré l'attention de Jean-Marie qui s'est intéressé à mon cas... Ma galaxie virtuelle, c'est bien plus de 40 blogs... Peut-être finirez-vous par les découvrir au hasard de vos surfs ?

Dans le monde réel, la kleptomanie se caractérise par des vols impulsifs, sans organisation, portant la plupart du temps sur des objets sans valeur. Très souvent le kleptomane souhaite inconsciemment « se faire prendre ». Cela peut sembler bizarre mais de nombreuses études le démontrent.

Mes emprunts ponctuels (sans maquillage) n'avaient pas de motifs financiers. Je ne les ai pas prémédités. J'ai toujours agi seul, sans aucune aide extérieure. Même si mon intention n'était pas de nuire, je suis conscient de ne pas avoir agi correctement en collectant et en centralisant dans mes « blogs concepts » certaines informations que je trouvais pertinentes...et certains liens que je trouvais utiles. J'ai également écrit quelques billets quand j'en avais le temps ou l'envie...

Je dois préciser à tous que mon CV n'est ni "truqué" , ni "pompé" comme le suggère Jean Marie... que j'espère (pourquoi pas) avoir la chance de rencontrer un jour puisqu'il me témoigne autant d'intérêt...C'est promis Jean-Marie, je mettrais plus d'énergie à développer mon propre contenu plutôt qu'à l'emprunter à Pierre et Paul... Je ne sais pas si je vais faire un carton (ce n'était d'ailleurs pas mon objectif) mais c'est gentil de le penser et de me reconnaître un certain talent... Les gens qui me connaissent savent pourquoi j'ai "dérapé" sur ce coup là... Et ils me comprennent...Tout n'est pas si simple en effet !!! Christophe Rocancourt ne l'est pas devenu du jour au lendemain...

En attendant, j'aimerais savoir comment je peux continuer à centraliser les informations qui m'intéressent dans certains de mes blogs-notes virtuels sans risquer de passer pour un kleptonaute, un voleur de contenu, un copieur-colleur, un rédacteur voleur, un récidiviste, un plagieur, un pompeur, un copycat, un recopieur, un cleptonaute, un kleptomaniaque, un copiste, un fregoli des blogueurs... Comment reprendre un contenu pertinent de façon légale ?

Je sais que ce n'est pas une excuse mais j'ai été souvent plagié dans le monde réel... et comme Effisk j'ai fini par prendre la chose du bon côté : le plagiat est en effet d'une certaine façon la reconnaissance de la valeur d'un travail bien fait ! J'ai été copié dès mes débuts...ce qui prouve que je fais du bon boulot ! Je n'ai jamais attaqué les auteurs tout simplement parce que c'est inutile (il s'agissait essentiellement de mailings, d'annonces presse, etc.) et parce que je préfère mettre mon énergie créative ailleurs...au service des résultats et du retour sur investissement ! Et croyez-moi dans ce domaine le plagiat ça marche pas !!! Mais ça...ceux qui n'ont jamais vendu par écrit ne le savent pas...et surtout pas ERAZOR qui n'a pas encore compris que j'étais devenu malgré moi " l'arrosé arroseur "

Je remercie les personnes indulgentes qui me soutiennent ou qui m'ont compris (elles se reconnaîtront) et qui ont des jugements plus nuancés sur cette triste affaire dont je ne suis pas fier mais qui a au moins l'avantage de soulever quelques questions intéressantes... et de faire parler de moi ! Pour les autres allez-y ne vous gênez pas !!! Faites du bruit ! Hurlez avec les loups! Faites du « google bombing » ...Laissez-vous aller à vos plus bas instincts ! C'est tellement courageux derrière un écran ! Tellement jouissif ! Vous m'auriez sûrement dénoncé à la Kommandantur pendant l'occupation, n'est-ce pas ?

Annexe :

Voici en bonus pour ceux que ça intéresse : (…)

La Chronologie de ma blogosphère, Le royaume enchanté de kleptonaute (mot inventé par JM : le seul qui ait fait un véritable travail d'analyse...Malgré quelques erreurs d'appréciation - et non pas du " Paris Match" ou du " Libération" comme d'autres). Voici donc ma galaxie virtuelle : la partie visible de mon iceberg en fait !!!


"Regarde la poutre qui est dans ton oeil avant de regarder la paille qui est dans celle de ton voisin." (La Bible) »

Envoyé par Retailleau Fabrice à Adscriptor le 5/22/2006 02:17:58 AM [Début]

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mercredi 10 mai 2006

Pour une nouvelle pratique contrastive de la traduction technique professionnelle

La quadrature du triangle

Derrière cette formulation aux résonances un peu barbares se cache le titre d'un discours prononcé lors du Colloque « Traduction et francophonie(s) ; traduire en francophonie », organisé dans le cadre des « Formations en traduction et métiers connexes », proposées à l'automne 2003 par l'université de Rennes 2, sous la direction de M. Daniel Gouadec, le Monsieur Traduction de l'Université française.

Pour celles et ceux que ça intéresse, la prochaine session d'automne se tiendra les 22 et 23 septembre 2006, sous le titre « Quelle qualification universitaire pour les traducteurs ? »

L'envie m'est venue de le dépoussiérer un peu, car en traduction professionnelle « Plus ça change et plus c'est pareil ! », pour reprendre un vieil adage.

En attendant de revisiter mon intervention pour une mise en ligne réactualisée sur emantics, je me contenterai de vous livrer la partie finale. Si quelqu'un est intéressé par l'intégralité (16 pages pleines au format A4), elle est encore téléchargeable sous le titre : « Pour une nouvelle pratique contrastive de la traduction professionnelle ».

CONCLUSION

Il y a plus de 15 ans, dans « La traduction, le traducteur et l'entreprise » (AFNOR, collection AFNOR GESTION, Paris 1990, PDF), M. Gouadec écrivait ceci :
L’une des évolutions à court terme pourrait donc porter sur l’assimilation de la « traduction » à une rédaction dans laquelle le document initial servirait uniquement de référence ou source d’informations qui, analysées et synthétisées par le traducteur, seraient ensuite reformulées ou réexprimées selon les contraintes posées par le public, le type de document, et les utilisations voulues ou prévues du document.

Pareille évolution inciterait sans doute à ressusciter, dans la mesure du possible, la rédaction conjointe ou parallèle dans laquelle des auteurs produiraient, par exemple, des documentations parallèles de même type (mode d’emploi, notice, etc.) en les adaptant chacun à son public « national » spécifique.

L’évolution qui se dessine en ce sens mérite réflexion de la part des traducteurs, mais aussi de la part des donneurs d’ouvrage qui y trouveraient peut-être une meilleure adaptation fonctionnelle des documents à leurs multiples destinations.

La meilleure façon de traduire est peut-être bien de rédiger d’abord et même de rédiger seulement.
Des propos d'une grande actualité, qui n'ont pas pris une ride et amènent implicitement le concept d'écriture Web (avec en corollaire la notion de Webscripteur...).

Malheureusement, à la lumière des faits, force est d’observer qu’on n’en prend pas le chemin !

Or c’est probablement LA RÉPONSE qu’attendent des centaines de milliers de PME/PMI partout dans le monde qui auront (auraient déjà) besoin que leurs sites soient localisés dans les principales langues commerciales. Et je ne parle pas ici de localisations portant sur des milliers de pages, mais sur des quantités plus modestes, quoique significatives, à la portée d’artisans-traducteurs individuels ou maillés en réseaux modulables et de qualité, beaucoup plus flexibles et abordables que des organisations mastodontes.

Le marché à conquérir est immense, inépuisable serais-je tenté de dire.

Toutefois, cela ne sera possible sans qu’il y ait au préalable sensibilisation et prise de conscience, au moins à trois niveaux :

I. Au niveau des clients

Il faudrait finalement qu’ils comprennent ce qu’est un traducteur, et ce qu’est une traduction ! Qu’ils comprennent par exemple que toute traduction qui sort de leur entreprise fait partie intégrante - au même titre que leurs rapports annuels ou autres - de leur communication institutionnelle, et, en tant que telle, qu’elle doit être soignée avec une attention particulière et planifiée avec suffisamment d’avance. Idem pour leurs sites Internet.

Qu’ils comprennent en outre qu’une bonne traduction - comme tout produit, ou, si l’on préfère, comme tout produit-objet fortement vecteur d’image - est porteuse d’une valeur ajoutée importante, immatérielle et symbolique, dont le prix dépasse largement la simple fonctionnalité. Qu’ils comprennent encore qu’ils ont intérêt à faire de leurs traducteurs des consultants/collaborateurs de confiance, au même titre que leurs juristes ou leurs comptables, et qu’ils apprennent à chercher et repérer les bons traducteurs et/ou bureaux de traduction.

Mais, pour ça, faudrait-il aussi que quelqu’un le leur explique. Or, en l’état actuel des choses, je vois difficilement les bureaux de traduction tenir ce rôle puisque, pour la plupart, ils sont trop à la botte des bons vouloirs de leur donneurs d’ordres (stricto sensu…), sous le fallacieux prétexte que le client est roi et qu’il peut demander n’importe quoi pourvu qu’il paye. Ou alors il faudrait vraiment qu’il paie très cher, et encore, à l’impossible nul n’est tenu !

C’est donc aux traducteurs, indépendants ou salariés du privé et du public, qu’il incombe de faire œuvre de pédagogie, patiemment et constamment : patience et longueur de temps finiront bien par porter leurs fruits…

II. Au niveau des bureaux de traduction

Au lieu de brader à tout-va, il faudrait finalement qu’ils comprennent qu’ils auraient tout intérêt à ménager la chèvre et le chou, comprenez le client et le traducteur, plutôt que de toujours répercuter sur celui-ci les lubies de celui-là. De plus, en tant qu’interface entre les deux, ils occupent une position stratégique pour encourager collaboration et dialogue à tous les niveaux.

Ils sont d’ailleurs moins excusables que les clients car, à la différence de ces derniers, eux devraient au moins savoir ce que signifie « être traducteurs » et, partant, ne pas exiger n’importe quoi, en dépit du bons sens dans la plupart des cas. Qu’ils comprennent donc que les traducteurs ne sont pas corvéables à merci, et que la fidélisation des (bons) clients passe avant tout par la fidélisation des (bons) traducteurs, ce qui signifie créer des liens humains d’un bout à l’autre de la chaîne, fondamentalement basés sur le respect des uns et des autres, et du travail des uns et des autres.

III. Au niveau des traducteurs

À chacun(e) revient la responsabilité de prendre en main son avenir professionnel, même s’il faudrait vraisemblablement repenser - voire réinventer - la (les) fonction(s) du traducteur.

Pour autant, les traducteurs ne sauraient être les seuls acteurs d’une telle remise à plat, puisque les parties prenantes sont aussi bien les pouvoirs publics que les clients, les universités et les instances formatives que les grandes organisations internationales, les bureaux de traduction que les traducteurs eux-mêmes.

En attendant, il y a du pain sur la planche :

♦ revoir la largeur et la profondeur de leur métier en étoffant leurs compétences : traducteurs d’abord, certes, mais aussi adaptateurs / rédacteurs techniques / auditeurs linguistiques / médiateurs culturels, etc. ;
♦ étendre et qualifier davantage leurs offres de services, notamment sur Internet, où leur présence est désormais incontournable et où une coopération serait la bienvenue avec d’autres figures professionnelles consolidées : concepteurs de sites, infographistes, référenceurs, publicitaires, etc. ;
♦ travailler sur la « relation-client » et la fidélisation de leur clientèle, directe ou bureaux de traduction - quand bien même il s’agit d’un concept extrêmement évanescent (…) -, avec une double orientation :
* garantir la qualité dans le cadre d’un rapport qualité / prix satisfaisant,
* fournir autant que possible conseil, disponibilité, professionnalisme et sympathie (ce qui ne gâche rien), autant de signes émis vers leurs interlocuteurs ;
♦ bâtir un véritable parcours-client autour du produit-traduction, ce qui signifie expliquer et expliquer encore ;
♦ assurer une veille constante pour ne jamais perdre de vue les évolutions technologiques et les tendances du marché.

Voilà.

Le marché est immense, inépuisable disions-nous, et il ne demande qu’à être conquis.
Le chemin est tracé, les pistes sont balisées, il n’y a plus qu’à les suivre… [Début]



P.S. Dans cette même intervention, j'expliquais et dénonçais l'impossible exigence, qui finit toujours par retomber sur le dos des traducteurs, consistant concrètement (et vainement) à leur demander de réaliser la quadrature du triangle !

Imaginez un triangle équilatéral avec aux trois côtés les légendes - DÉLAIS - COÛTS - QUALITÉ - et au centre le terme RESSOURCES :


- où la « ressource Traducteur » (seule composante « humaine » des ressources, matérielles, logicielles, etc.) est broyée dans l’engrenage irréalisable de faire cadrer des nécessités incompatibles, liées à la triple exigence des coûts, des délais et de la qualité (cités par ordre d’importance selon les clients)
- où les délais de remise de la traduction (c’est pour hier, comme on dit en italien) sont inversement proportionnels aux délais de paiement (à la fronde, et le plus tard possible)
- où le niveau des prix reconnus au traducteur (tarifs plus bas possibles) est inversement proportionnel au niveau de qualité requis (toujours être ultra-spécialisé et omni-polyvalent) (la « multicompétence » selon Gouadec).

En anglais, voici ce que ça donne (PDF, 3,2 Mo - p. 10) :


Mais ce n'est pas pour autant que les choses s'améliorent avec la localisation (qu'en son temps Gouadec avait justement qualifiée de « naturalisation »), au contraire, puisqu'elles auraient plutôt tendance à régresser !

On voit d'ailleurs fort bien le déplacement des pôles d'attraction pour les clients au fil des décennies, puisque de l'accent essentiellement mis sur la Qualité dans les années 80, l'intérêt s'est reporté sur les Temps de livraison dans les années 90, pour passer au facteur Coûts de nos jours.


En fait, dans cette impossible équation de la quadrature du triangle, le concept est très simple : entre DÉLAIS, COÛTS et QUALITÉ, prenez-en deux et oubliez le troisième…

Foi de traducteur !
[Début]

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mardi 9 mai 2006

Microsoft, téléphonie mobile et autres technologies du futur...

Microsoft, téléphonie mobile et autres technologies du futur...

(Une parenthèse pour commencer ce 75ème billet : Blogger a été totalement indisponible une bonne partie de l’après-midi, impossible d’y accéder. Pour reprendre les mots d’Olivier Andrieu, une situation vraiment proche du catastrophique…)

Ceci étant, s'il est volontiers question des Google labs ces temps-ci, on oublie bien souvent que la puissance de Microsoft réside également dans sa formidable capacité d’innover. Je concluais mon billet d’hier sur Google et son prochain milliard d'utilisateurs - téléphonautes en rapportant la tenue de la conférence annuelle de Microsoft dédiée aux développeurs de dispositifs mobiles et embarqués, MEDC 2006, ou Mobile & Embedded Developer Conference, et en mentionnant SenseWeb...

Voyons un peu de quoi il s'agit, entre autres. Il y a très exactement une semaine, le 2 mai, le laboratoire de Recherche de Microsoft , qui fête ses 15 ans cette année, organisait une rencontre intitulée « 2006 Silicon Valley Road Show », au cours de laquelle plusieurs présentations donnaient un « aperçu des technologies du futur », pour la téléphonie mobile mais pas seulement…

La richesse et la complexité de ce qui suit ne m’autorise guère plus que quelques brèves explications (quant à la traduction des différents points, à laquelle je dois surseoir par manque de temps, j’aurai très probablement l’occasion d’y revenir). Je laisse donc l’exhaustivité aux scientifiques, en ne retenant du programme que les neuf innovations suivantes, qui devraient être disponibles aux utilisateurs d’ici 5 à 10 ans (The company said it aims to develop ideas that can make their way into the hands of consumers in about five to 10 years - Red Herring dixit), 7 inhérentes à la téléphonie mobile, de près ou de loin, plus 2 autres particulièrement intéressantes :
  1. Microsoft Research Academic Partner Projects in Gaming and Mobility
  2. Pinpoint: Location Services for Friends and Family
  3. SenseWeb: Browsing the Physical World in Real Time
  4. AURA: A Mobile Platform for Object and Location Annotation
  5. Nocturnal: Messenger-Based Information Sharing
  6. Shortstop: Information on the Fly
  7. The Wild Thing Goes Mobile
En français :
  1. Projets de partenariats sur les jeux et la mobilité, entre les laboratoires de recherche de Microsoft et le monde universitaire
  2. Pinpoint : services de localisation de proximité (plus spécialement dédiés à la famille et aux amis)
  3. SenseWeb : parcourir le monde physique en temps réel
  4. AURA : plate-forme mobile d’annotation d’objets et de localisation
  5. Nocturnal : partage automatisé des informations entre usagers de Messenger
  6. Shortstop : les infos à la volée
  7. Utilisation des caractères génériques (jokers) sur les mobiles
Succinctement, quelques détails :

1. Projets de partenariats sur les jeux et la mobilité, entre les laboratoires de recherche de Microsoft et le monde universitaire

C'est la seule présentation sur laquelle je n'ai pas réussi à trouver davantage d'informations, mais il est clair que Microsoft va en quête de jeunes diplômés universitaires talentueux et de partenariats avec les universités en vue de développements dans l'industrie des jeux et dans l'intégration des produits portables spécifiques avec les dispositifs et plate-formes mobiles.

2. Pinpoint : services de localisation de proximité (plus spécialement dédiés à la famille et aux amis)

Dispositif d'alerte sur mobile pour vous avertir si un ami est proche de là où vous vous trouvez, s'il y a des embouteillages, etc.


Fonctionne en couplage avec Virtual Earth, selon quatre critères de localisation : soit vous dites à l'appareil où vous êtes, soit par GPS Bluetooth, soit par triangulation Wi-Fi ou de type tour cellulaire.

3. SenseWeb : parcourir le monde physique en temps réel

Pour en savoir plus, voir ce document en anglais, ainsi que ce billet de Christian Jegourel mentionnant ce service en temps réel de Microsot, « qui permettra aux Internautes depuis tout terminal d’accéder aux informations de cartographie associées aux informations locales : restaurants, trafic routier, météo, prix de l’essence »…

4. AURA : plate-forme mobile d’annotation d’objets et de localisation

Documentation en anglais. Il s'agit d'un système permettant d'associer du contenu en ligne à des objets physiques : avec votre mobile doté d'une caméra numérique et d'une lecture laser, vous scannez le code-barres d'un produit, le code ISBN d'un livre ou autre, puis vous transmettez les données à un portail centralisé de services Web qui vous retourne un complément d'informations (les données de traçabilité d'une pièce de bœuf à l'étal, par exemple). Impact assuré pour le commerce de détail, et pas seulement !


5. Nocturnal : partage automatisé des informations entre usagers de Messenger

Prototype destiné à tirer parti des potentialités des réseaux sociaux, très en vogue en ce moment et probablement destinés à l'être toujours plus.

6. Shortstop : les infos à la volée

Technologie d'alerte sur mobile destinée à informer, par exemple sur les conditions de circulation pour rouler en toute sécurité (mobile-alerting technology for balancing information awareness and safety, such as receiving notifications while driving).

7. Utilisation des caractères génériques (jokers) sur les mobiles

Système permettant de simplifier la recherche sur les mobiles et appareils sans fil en entrant des caractères génériques : lors de la réunion, un ingénieur faisant la démonstration a pu localiser des sites Web sur les films d'Arnold Schwarzenegger juste en saisissant "ar s*w m" comme critères de recherche (An engineer located Web sites about Arnold Schwarzenegger movies by typing in "ar s*w m." - Kristen Kennedy, Microsoft Research showcases future technology).

* * *

Pour terminer ce bref passage en revue, deux autres technologies dont on entendra sûrement parler :

Imaging Technologies for Virtual Earth (Technologies d’imagerie pour une planète virtuelle) :
Microsoft’s Virtual Earth team is creating a state-of-the-art online presence for visually investigating many aspects of our world, ranging from maps to views of cities and mountain ranges. Recent events such as Hurricane Katrina are being documented and presented online. Microsoft Research is helping in a number of ways to develop new modalities for capturing and viewing what our world looks like from many vantage points. These include oblique views assembled from photographs from airplanes crisscrossing the globe, to interactive panoramic views from trucks driving the streets. In this demo, we will show a number of ways in which we are able to assemble new imagery, and we will provide new modalities for viewing it.
The Scalable Hyperlink Store (Référentiel scalable d’hyperliens) :
The Scalable Hyperlink Store is a specialized database for storing the graph induced by web pages and hyperlinks between them. It is designed to be highly scalable (i.e. capable of holding the entire graph induced by the MSN Search corpus) and to allow microsecond-range access to nodes and edges in that graph. Performance is achieved by maintaining a highly compressed representation of the graph in memory, while scalability is achieved by distributing the graph over a cluster of machines.
Et pour couronner le tout, voici un extrait assez impressionnant de la liste des brevets attribués à Microsoft, uniquement au début de ce mois : Impressionnant, je vous dis ! Isn't it ?

Voilà. À noter enfin qu’une version française de ces rencontres aura lieu à Paris début juin, dont Olivier Duffez s’est déjà fait l’écho aujourd’hui même.



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lundi 8 mai 2006

Téléphonie mobile : le prochain milliard d'utilisateurs de Google


À l'heure de la prochaine guerre sur le point de chambouler nos vies numériques, celle de la téléphonie mobile, je voudrais revenir sur la diapositive n° 16 de la fameuse présentation de Google aux analystes, passée un peu trop inaperçue, et sur laquelle on n'insiste pas assez.


Dans ce but et pour mieux l'analyser, notamment à la lumière des nombreux signes indiquant que la firme de Mountain View poursuit avec constance sa mise en œuvre effective, rien de tel que de la replacer dans le cadre de la stratégie globale de Google, qui l'inscrit parmi ses priorités sous le volet Build the Biggest Footprint :


Numéro cinq des sept domaines stratégiques identifiés par Google :
  1. Être leader dans la recherche...
  2. Offrir un système publicitaire plus exhaustif...
  3. Résoudre les besoins et les souhaits des utilisateurs au-delà de la recherche...
  4. Bâtir le top des infrastructures matérielles & logicielles...
  5. Étendre le plus possible notre sphère d'influence
  6. Optimiser au maximum les opportunités énormes qui s'offrent à nous...
  7. Nous positionner comme maître à penser, dans l’industrie et pas seulement...
Or étendre sa sphère d'influence est une évolution naturelle, parfaitement cohérente avec la mission proclamée par Google, pour qui il s'agit de capter toute l’information du monde (et pas seulement une partie), information qui est loin de concerner exclusivement l'Internet : téléphonie, presse, radio, télévision, cinéma, vidéo sur Internet, etc., les nouvelles opportunités à saisir sont nombreuses (point 6 ci-dessus)...

Les commentaires d'Eric Schmidt qui accompagnent la diapositive, titrés More details on mobile devices and the global market, nous apportent d'ailleurs des précisions éclairantes, en donnant des mots et des chiffres qui valent leur pesant d'or ! Plusieurs éléments importants se dégagent :

Davantage de détails sur les plateformes mobiles et le marché global
  1. Dans ce contexte (capter toute l'information du monde), les plateformes mobiles jouent un rôle crucial ;
  2. l’Inde, la Chine et l’Amérique Latine occupent un rang de choix dans les préoccupations de Google, un positionnement stratégique parfaitement corroboré par ce qui se passe en Chine ;
  3. la pénétration des plateformes et dispositifs mobiles dépasse de loin celle des ordinateurs de bureau et portables (bassin d'utilisateur évalué à 1 milliard de téléphonautes, donnée à mettre en rapport avec les quasi-700 millions d'internautes - et moi, et moi, et moi... - estimés par ComScore au mois de mars 2006) ;
  4. 4 milliards de terriens n’ont jamais fait un appel téléphonique = 4 milliards d'utilisateurs potentiels supplémentaires (dont 79% qui sont hors des États-Unis et 67% qui ne parlent pas l’anglais, ou peu) ;
  5. d’où le double impératif de fournir des plateformes et dispositifs polyvalents, et de localiser nos produits pour les rendre disponibles et pertinents à tous ceux qui parlent d’autres langues que l’anglais ou qui n’ont pas encore l’accès à l’informatique.
Ce qui précède explique par conséquent bon nombre d'annonces faites par Google (et les autres...) ces dernières semaines, voire ces derniers mois :
Il suffit maintenant de faire 1 + 1 + 1 +...
  1. avec la mise en place de réseaux Wi-Fi à grande échelle, Google acquiert la maîtrise d'un pan crucial de la technologie mobile ;
  2. avec la reconnaissance vocale, Google numérise votre voix pour la transformer en requête intelligible au moteur ;
  3. avec la traduction automatique, le cas échéant Google traduit votre requête dans la langue pertinente pour mieux cibler ses AdWords / AdSense...
  4. et avec la toute récente géolocalisation pour les mobiles,

pour que ça nous donne une idée de ce qu'est ... Google en 3D : largeur, hauteur et profondeur !

L'enjeu étant l'intégration informatique - téléphonie - Internet, ce que confirme la concurrence, dans l'interview accordée aujourd'hui à John Battelle par Ray Ozzie :
J.B. : - What does Windows look like in five to 10 years? Are we going to lose folders, icons, and mice?
R.O. : - The question is, What do we want to do with the fusion of our mobile devices, our PCs, and the Web itself? We're in the early stages of that. When I work with groups at Microsoft, I say that when you're envisioning the user environment, don't tell me what the next desktop is going to look like. Tell me how I'm going to use the desktop with my other devices tied together by the Web.
Traduction :
J.B. : - À quoi ressemblera Windows dans 5 ou 10 ans ? Aurons-nous encore les dossiers, les icônes, la souris ?
R.O. : - La vraie question, c'est : que voulons-nous faire avec l'intégration entre plateformes mobiles, PC et le Web ? Nous n'en sommes qu'au début de notre réflexion. Chez Microsoft, lorsque j'anime un groupe de travail, je leur dis : lorsque vous pensez à l'environnement utilisateur, ne me dites pas à quoi ressemblera l'ordinateur de bureau nouvelle version. Dites-moi plutôt comment j'utiliserai l'informatique de bureau en couplage avec mes autres dispositifs et avec le Web en trait d'union.
Ceci explique cela, voilà pourquoi dans un autre article à peine publié, le Wall Street Journal nous annonce que la recherche sur les mobiles est la prochaine conquête technologique qui va secouer les principaux acteurs planétaires (nommément Google, Yahoo et Microsoft) : The Next Tech Battle: Internet Searches on Cellphones

Oui, la téléphonie, une nouvelle bataille mondiale, une de plus...



P.S. J'allais oublier : à mon avis, les principaux opérateurs de téléphonie mobile vont suivre de près l'évolution des choses, il paraîtrait même que certains s'inquiètent déjà ! On peut même se demander si Auchan Telecom choisit bien son moment ?

Si vous avez 1 400 dollars à dépenser (ou à investir, c'est selon), vous pouvez toujours commander le rapport de visiongainintelligence.com, titré « Google in mobile and wireless: Analysing the impact and assessing the threat of the search giant’s market entry » (Google opérateur de téléphonie mobile et sans fil : analyser l'impact, évaluer la menace de l'arrivée sur ce marché du géant de la recherche). Cliquer sur l'image pour voir la table des matières :


Visiongainintelligence.com évalue par ailleurs le nombre d'abonnés mobiles à près de 3 milliards et demi de personnes à l'horizon 2011 :


Pendant ce temps, la concurrence : Yahoo a récemment passé un partenariat avec Helio, et Microsoft, fort bien positionné dans ce secteur depuis longtemps déjà, ouvre demain sa conférence annuelle dédiée aux développeurs de dispositifs mobiles et embarqués, MEDC 2006, ou Mobile & Embedded Developer Conference, peut-être une occasion d'en savoir plus sur SenseWeb (la suite ici)...

Pas étonnant tout ça, avec autant de futurs petits téléphonautes à choyer, bichonner, fidéliser !

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vendredi 5 mai 2006

La dernière nouveauté de Google : Microsoft !

La dernière nouveauté de Google : Microsoft !
(et Ask, peut-être bien aussi...)

Depuis que j'ai commencé à m'intéresser à Google, il y a très exactement deux mois !, de façon tout à fait fortuite, ce qui m'a le plus surpris c'est le buzz insensé qui retentit toujours et partout autour de cette société !
C'est du Google constamment et à toutes les sauces, je google, tu googles, il/elle google, nous googlons, vous googlez, ils/elles googlent en permanence, anytime anywhere... Des annonces tous les jours, des nouveaux produits presque tous les jours, Google occupe le devant de la scène 24/7/365.

Comme le notait Olivier Andrieu en début d'année dans un article intitulé avec justesse Google, l'antonomase du Web :
...Google a réussi un "coup" assez phénoménal depuis sa création (...) dans le sens où il a réussi à asseoir sa marque et à en faire un synonyme de "recherche sur le Web". "Googler" n'est-il pas devenu un verbe aux États-Unis ? Combien de personnes se posent-elles la question avant d'effectuer une investigation sur le Web au sujet du choix du moteur à utiliser ? On va sur Google, un point c'est tout...
J'observe au passage que le verbe a largement franchi les frontières des États-Unis ! Mais cette omniprésence n'est pas uniquement à mettre sur le compte du capital sympathie dont jouit Google auprès du peuple internaute des cinq continents.

De fait, Google n'est pas seulement passé maître dans l'art du bouche à oreille, la société poursuit aussi de façon extrêmement volontariste et intelligente l'objectif clé que se fixe toute entreprise et/ou toute marque ayant des visées planétaires : faire parler d'elle à tout moment, cultiver sa notoriété en tous lieux, assez souvent d'ailleurs en ne levant qu'un coin du voile pour piquer la curiosité des millions de gens qui se connectent chaque fois en se demandant : « Que va bien faire ou dire Google aujourd'hui ? », et qui s'empressent de le crier sur les toits (moi compris dans le lot), dès qu'ils croient tenir la bonne info, voire le scoop, on peut toujours rêver...

Le marketing viral n'est-il pas l'un des 7 principes marketing que met en avant Google sous cette jolie formule, ô combien efficace : « Let others speak for you » (Laissez les autres parler à votre place) ?


* * *

Donc, face à cette surexposition médiatique savamment organisée et subtilement orchestrée, jusqu'à présent il faut bien noter que Microsoft brillait autant par son absence que par son silence ! Cependant les choses bougent, et on dirait que le géant de Redmond a décidé de reprendre la main, fait le plus notable que je vois dans l'actualité de Google ces derniers temps : les annonces de Microsoft commencent à se succéder presque quotidiennement, notamment avec la verve et le verbe haut de Steve Ballmer.

Crédit : KEVIN P. CASEY / AP

Et quand Bill Gates veut se donner les moyens, il les a ! 2 milliards de dollars débloqués pour 2006 et 2007, dont 300 millions en CAPEX (capital expenditures = investissements corporels et incorporels, hors investissements financiers) :


À comparer avec les 500 millions de dollars provisionnés par Google pour 2006 (fin de la diapositive 3) :
Nous consacrons actuellement plus de 500 millions de $ en investissements corporels et incorporels (hors investissements financiers), et nous innovons dans des produits tels que la traduction automatique pour que les projets susmentionnés puissent se réaliser...
Pourtant, Microsoft était déjà sur Internet à une époque où Google était encore dans les limbes. Magie de ma bibliothèque professionnelle (plus de 10 000 livres pro, autant de magazines spécialisés, 5 ou 600 dictionnaires, j'ai perdu le compte, etc.), j'ai retrouvé ce livre publié en 1995, où Microsoft proclamait fièrement en page de couverture :


Find out how to get the most out of Windows 95's exciting new Internet tools (du genre : découvrez comment tirer le meilleur parti des nouveaux fabuleux outils Internet que Windows 95 met à votre disposition). Y a de quoi rêver...

Un peu plus de 10 ans ont passé, mais ça vaut son pesant d'or avec le recul ! Et je vous passe le détail de la centaine de pages dédiées à Internet, sur 8 chapitres S.V.P., dont le premier s'intitule fort prophétiquement : « The Tough Truth about Internet Searches » (La dure vérité sur les recherches Internet). Ça ne s'invente pas ! [Début]

* * *

Comme quoi même les visionnaires peuvent rater le train. Une leçon que feraient bien d'analyser Larry Page et Sergey Brin pour ne pas perdre de vue la concurrence qui monte, rapidement ou lentement, mais sûrement. Rapidement, c'est Microsoft ; lentement, ce pourrait bien être Ask, dont je mentionnais dans un précédent billet sur les signes qui entourent Google :
Il est probable qu'Ask deviendra le moteur de prédilection de tous les partenaires actuels de Google que la société de Moutain View est en train de s'aliéner au fur et à mesure qu'elle entre en concurrence directe avec eux. (traduction de propos tenus par Garrett French, qui voit Ask être le moteur gagnant au fur et à mesure que ces mêmes partenaires laisseront tomber Google : « I see Ask being a big winner in the search industry as Google dumpers seek new partners. »)

Une interface dépouillée comme aiment les internautes qui vont à l'essentiel (voir ma précédente analyse comparant les deux interfaces de Google et Exalead), au service des prévisions affichées sur le marché français (propos de Ludovic Lecomte, directeur d'Ask France, recueillis par le Journal du Net au début de l'année) :
Il s'agit de gagner rapidement plusieurs points de parts de marché. Disons que notre ambition est de nous installer dans le duo de tête des moteurs de recherche à long terme, d'ici trois ans.
À bon entendeur... Dans cette optique, la version française du moteur vient d'ailleurs de sortir son blog en partenariat avec Abondance (un splendide coup marketing, donc), un moyen qui a fait ses preuves et s'avère excellent pour rester près des exigences de ses utilisateurs, actuels et potentiels.

Enfin, un petit signe à méditer pour Google dans le billet d'Olivier Andrieu : « c'est la technologie Typepad qui a été retenue », à mettre en relation avec cette précédente déclaration d'O.A. :
Mais il y a pire encore lorsqu'on a réussi à s'inscrire à un service qu'on utilise au quotidien et qui génère de nombreux dysfonctionnements. C'est le cas de Blogger, outil racheté par Google début 2003 et que j'utilise pour le blog d'Abondance. La situation sur ce système est aujourd'hui proche du catastrophique : extrême lenteur, problèmes d'affichage de la console d'administration, erreurs dans la publication des posts, messages incompréhensibles lors du téléchargement d'images, etc. Le constat est hélas évident : Blogger aujourd'hui n'est pas (plus ?) un outil fiable, loin de là... Et j'avoue que jusqu'à maintenant, si je conseillais cette plate-forme, simple et conviviale, pour la création de blogs, mes conseils vont changer sans aucun doute possible...
Comme quoi il faut savoir parfois lire entre les lignes, mon cher Google... [Début]


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