lundi 23 juin 2008

Correctif : l'ICANN et le lancement de nouvelles extensions

Correctif : ICANN et nouvelles extensions

[MISE À JOUR - 24-06] Paul Twomey nuance ses propos :

C'est absolument faux, je n'ai jamais dit ça...

New gTLD Program : What kind of Internet do you want? (+ un aperçu en français sur ces nouvelles extensions)

* * *

C'est aujourd'hui qu'a commencé la 32e réunion internationale de l'ICANN à Paris. Beaucoup d'arguments importants sur le tapis, comme toujours, notamment le lancement de nouvelles extensions, le domain tasting et les IDN. Je n'ai pas le temps de tout traiter, surtout les deux derniers sujets qui me tiennent à coeur, aussi commencerais-je par la désinformation dans le plus pur style médias 1.0, avec les Echos (déjà épinglés par Adscriptor) qui dit du grand n'importe quoi :
La Toile est en passe d'être chamboulée. A partir du premier trimestre de 2009, l'Icann (...) permettra à tous les internautes de créer l'extension d'adresse Web de leur choix. Ils pourront déposer une infinité de noms. Par exemple .paris ou .cocacola.

La perspective de tels bouleversements suscite d'ores et déjà critiques et inquiétudes...
Et blabla et blabla, et je t'en fous une couche sur la grande pagaille qui « pourrait accompagner l'arrivée massive de nouveaux noms de domaine », et une autre sur les sociétés qui vont, de fait, devoir rapidement se protéger contre le cybersquattage (vous pensez bien, ma pov' Madam Michu, rien que l'an dernier, un nombre record de 2.156 plaintes, « (s)oit une augmentation de 18 % par rapport à 2006 et de 48 % par rapport à 2005 du nombre de litiges »...), etc. etc., le tout assaisonné de 2 ou 3 témoignages sans aucun doute pertinents mais totalement décontextualisés, juste histoire de donner plus d'intensité au propos et de renforcer toujours davantage le sentiment diffus chez le beauf moyen que l'Internet, décidément, est bien un espace de non-droit.

C'est signé L. N'. K. et E. P., alors voilà, L. N'. K. et E. P., mon avis c'est que vous avez pondu (voir en commentaire) un torchon, une honte pour votre profession et un grand foutage de gueule vis-à-vis de votre public.

Après ça, aux journalistes qui s'inquiètent de savoir comment assurer le virage Internet, je ne peux que conseiller de commencer par le commencement : apprendre à écrire des articles sérieux, documentés et recoupés. Et non pas un tas de conneries alignées les unes à la suite des autres pour se faire mousser. Car quand la mousse finit par se dissoudre, il ne reste que l'encre sale.

Et puis tiens, puisque je suis en veine, j'en profite pour vous apprendre qu'une info de cette qualité ne pouvait qu'être immédiatement reprise, et démultipliée dans la foulée. Ça se passe chez Réseaux-Télecoms.net (pourtant, rien qu'au nom, on pourrait penser à du sérieux) (actu maintenant pondérée par celle-ci...), sous la plume de David Lentier (pour écrire ça, ce cher David a dû tellement chatouiller la clavier que les touches n'en finissent plus de se gondoler), et la désinformation monte d'un cran (mais quel cran ;-) :
(L)'Icann annonce qu'à partir de 2009, il sera possible à tous les internautes de demander la création de noms de domaines de leur choix. On pourra ainsi demander la création d'un « .navire », « .sexe », ou « .dupont ». Cela préfigure de futurs conflits autour de l'affectation de ces noms de domaines, et une difficulté croissante pour la protection des marques sur internet. (...) Et l'on pourra voir surgir des « FranceTelecom.sexe », « FranceTelecom.ventes », ou "Orange.ventes", etc ... l'Icann prévoit de confier le contrôle de ces noms de domaines à un organisme qui devra faire régner le bon droit. Il semble toutefois que le nombre de litiges ne puisse qu'exploser.
Reconnaissons à David qu'il cite ses sources (Selon notre confrère les Echos...), ce dont son lectorat lui saura gré. J'aime particulièrement le FranceTelecom.sexe, c'est du plus bel effet. Je suis certain que Didier Lombard appréciera. ;-)

Espérons quand même que les reprises vont s'arrêter là et que ça ne finisse pas à la Une du JT ou d'une quelconque radio, et qu'un terme soit naturellement mis à la nullité journalistique galopante. À suivre...

[MàJ - 18h15'] En fait, je crois bien que c'est tout le contraire qui va se passer, l'info a déjà été reprise telle quelle par plus de 100 sources "officielles" et va se répandre comme un feu de poudre. Les télés et les radios vont prendre le relai, et tout le monde croira qu'en 2009 chacun/e aura son petit domaine perso. Je trouve ça désolant. Mon opinion en commentaire.

* * *

Donc, Messieurs, si je suis votre raisonnement, dès le premier trimestre 2009, nous aurions potentiellement plus d'un milliard d'extensions, disons à peu près autant qu'il y a d'internautes, et d'ailleurs j'en profite pour signaler à celles et ceux qui me lisent qu'à partir du 1er avril 2009, l'adresse de ce blog ne sera plus http://www.adscriptor.com mais www.jmleray.adscriptor, c'est plus reconnaissable, je vous le concède.

Quelques bémols toutefois sur ces assertions inconsidérées quant à la frénésie de personnalisation annoncée.

Il se pourrait effectivement que l'ICANN s'oriente vers la création de "milliers" de nouvelles extensions génériques (TLDs), mais cela ne sera jamais sans contraintes fortes, de nature à calmer les ardeurs.

Sur la création d'un .paris, par exemple, il faudrait d'abord obtenir l'avis favorable du gouvernement français sur l'utilisation d'un domaine géographique de premier niveau. C'est ainsi que le gouvernement espagnol a donné son aval à la création du .cat pour la Catalogne.

Sans compter que la création d'extensions de villes ou de régions pourrait bien faire de l'ombre à certaines extensions pays, qui n'en ont déjà pas besoin vu le peu d'engouement des populations nationales...

Maintenant, sur la création d'un .cocacola ou d'un .ebay, il est clair qu'il s'agit là de très grosses entreprises et que cela ne serait jamais à la portée de tout le monde.

Citons entre autres la nécessité de présenter un dossier sérieux pour appuyer la création d'une nouvelle extension (voir ce billet pour le .sport, par exemple). Nos journalistes en herbe pourront peut-être lire avec intérêt le point 8 des recommandations inhérentes (et les autres aussi, d'ailleurs) :
Applicants must be able to demonstrate their financial and organisational operational capability.
Il n'y a qu'à voir le flux d'évaluation d'une nouvelle extension pour s'en rendre compte :

flux d'évaluation des nouvelles extensions
Sans oublier qu'avec un ticket d'entrée coûtant entre 25 000 et 250 000 euros, ça limiterait quand même considérablement les vélléitaires. Mais bon, c'est juste un détail...

En tout cas, ceci pour dire que c'est pas demain la veille que le pékin moyen ira réserver son .pékin en IDN, à moins qu'il ait l'aval du gouvernement chinois. Auquel cas, je m'inclinerai volontiers devant la sagesse et la clairvoyance de nos journaleux du dimanche.

Perso je réserverais bien le .con, au moins on est sûr qu'il y aura des candidats !

Liens connexes :

Partager sur Facebook

P.S. (20h30') Cette affaire est tellement énorme que je n'arrête pas d'y penser. Apparemment elle n'a pas encore dépassé les frontières, mais dès que l'info va exploser outre Atlantique ça va faire l'effet d'une bombe. Il semble quand même que la presse commence à expliquer que ça ne va pas se faire comme ça, même si je nourris de gros doutes sur l'applicabilité immédiate d'une telle mesure. Il y aura en effet derrière tout ça des problèmes politiques, voire géopolitiques immenses qui vont bien au-delà de la propriété intellectuelle, et je doute que l'ICANN ait vraiment l'autorité d'imposer une telle aberration sans que personne n'y trouve rien à redire.
En outre, l'un des premiers mandats de l'ICANN étant d'assurer "la sécurité et la stabilité d'Internet", il me semble qu'une telle décision va carrément dans le sens opposé.
Enfin, maintenant que l'affaire a démarré, nous verrons sur quoi ça va déboucher. En espérant que les médias grand public auront quand même l'honnêteté d'approfondir les choses...

, , , , , ,

samedi 21 juin 2008

Turning the Tail - Inverser la traîne

Inverser la traîne : passer de la longue traîne à la grande traîne

Turning the Tail: from Long Tail to Big Tail (Version anglaise)

Inverser la traîne...

* * *

Dans un article fondateur publié sur Wired en octobre 2004, intitulé The Long Tail (opportunément traduit en français par la longue traîne), Chris Anderson décrivait une nouvelle stratégie “de niche” où il devenait désormais possible de vendre un grand nombre d'articles uniques en relativement petites quantités.


En fait, ce qui aurait été anti-économique dans une économie traditionnelle devenait possible ET profitable grâce à Internet.

Ce concept de “longue traîne” a fait florès et s'applique désormais à de nombreuses autres situations, comme les noms de domaine, par exemple, mais aussi et surtout à la pub. Notamment depuis la formidable innovation conceptuelle – et commerciale – apportée par Google avec le fameux binôme AdWords-AdSense.

Dans un billet intéressant sur la question, Scott Karp explique très bien où est l'innovation : la factorisation du modèle d'enchères par la pertinence !

Explication : de 1999 à 2001, les AdWords fonctionnaient au CPM, ou coût pour mille impressions, modèle de tarification en vogue à l'époque, où les annonceurs étaient facturés en fonction du nombre d'impressions de leurs annonces.

Or selon Sergey Brin lui-même, ça ne générait pas beaucoup d'argent (“It didn’t generate much money”).

Dans son livre, The Search, John Battelle nous dit que les revenus tirés d'AdWords se sont élevés à environ 85 millions $ en 2001, alors qu'Overture réalisait 288 millions $ sur la même année avec son modèle d'enchères au CPC (coût par clic, ou montant payé par l'annonceur pour chaque clic sur son annonce):
Un système d’enchère permet ensuite à l’annonceur de déterminer lui-même le coût par clic engendré par la visite de son site en tant que lien sponsorisé. La mise à prix est fixée à 0,15 euros par clic. Lorsque le visiteur obtient la page de résultats du moteur de recherche en ayant entré des mots clés faisant l’objet d’enchères, des liens sponsorisés sont proposés, avec en tête le site du meilleur enchérisseur.
Google ne pouvait pas non plus se contenter de reprendre tel quel le modèle économique d'Overture, puisque c'était le procès assuré. Procès qui a d'ailleurs eu lieu et a duré plus de deux ans, jusqu'à ce que les parties se mettent d'accord entre elles et abandonnent l'action en justice.

Or c'est cette différence essentielle entre les deux systèmes qui a permis à Google de se défendre et d'éviter la condamnation : là où Overture liait automatiquement la première place dans les résultats à la valeur d'enchère la plus haute, Google a introduit la notion de pertinence, ou plutôt de popularité, avec le taux de clics (clickthrough rate – CTR), dont la définition officielle est la suivante :
Le taux de clics correspond au nombre de clics effectués sur votre annonce divisé par le nombre d'affichages (impressions) de celle-ci.
En clair, la valeur d'enchère n'était plus qu'une composante, factorisée par le taux de clics applicable. John Battelle l'explique de façon plus intelligible :
Sur trois annonceurs, le premier paie 1 $ le clic sur un mot clé, le deuxième 1,25 $ et le troisième 1,5 $ sur ce même mot. Sur Overture, c'est l'annonceur 3 qui se positionne automatiquement en premier. Tandis qu'avec Google, si l'annonceur 1 a un meilleur taux de clic que les annonceurs 2 et 3, il se positionnera devant les deux autres bien que sa valeur d'enchère soit plus basse que la leur.
Une innovation toute petite, toute simple, mais qui a quand même permis à Google de passer de 85 millions $ de recettes en 2001 à des milliards 7 ans plus tard !

Et ce n'est pas tout : puisque apparemment, personne n'a fait mieux depuis, la plupart des acteurs majeurs de l'Internet se cherchant encore un modèle économique décent.

En fait, on retrouve dans cette notion de pertinence la même qui est à l'origine du PageRank, au coeur du succès de Google. En outre, l'un ne va pas sans l'autre. Comme disent les américains avec leur pragmatisme habituel : If you don't provide the results, you don't get the money...

Maintenant, l'autre raison de l'adoption massive des services publicitaires de Google, c'est ... la longue traîne, comme le décrit justement John Battelle (c'est moi qui graisse) :
You think Amazon's got scale? You think eBay is huge? Mere drops in the bucket. Amazon's 2000 revenues were around $2.76 billion. But the Neil Moncreifs of the world, taken together, drove more than $25 billion across the Net that same year, according to U.S. government figures. That's the power of the Internet: it's a beast with a very, very long tail. The head-eBay, Amazon, Yahoo-may get all the attention, but the real story is in the tail.
La puissance d'Internet est dans la traîne !

C'est ainsi que Google a connu sa formidable réussite, seul à avoir su mettre en adéquation les nécessités des annonceurs avec le carburant dont ils avaient besoin en abondance sur Internet : du contenu PERTINENT. Avec une régie novatrice qui a permis à des millions de petits sites / blogs de monétiser leur contenu, ou pour le moins d'espérer...

Mais là où Yahoo! était présent depuis le début, c'est-à-dire bien avant Google et avant de s'égarer ensuite, aujourd'hui l'abdication de Jerry Yang apporte pratiquement sur un plateau 90% du gâteau publicitaire à Google (si les Autorités compétentes l'acceptent... et alors même que les annonceurs accordaient déjà environ 70% de leurs budgets « recherche » à Google !). L'ensemble des autres régies se partageant grosso modo les 10% restants.

Pour autant, en 2008, tous ne se font plus d'illusions (comme l'observe caustiquement Emmanuel Parody : croire qu'Adsense paye les contenus c'est une plaisanterie...) et l'UGC, même s'il continue d'être créé à plein régime, n'est plus monétisé comme il se devrait (l'a-t-il jamais été, d'ailleurs ?). D'où le ras-le-bol de millions de créateurs de contenus repris et monétisés par les grands du Web sans aucun reversement ni partage des revenus qui serait satisfaisant. [Top]

* * *

Inverser la traîne...

Une rupture dans cette histoire à succès serait pourtant possible: il suffirait d'inverser la traîne, pour passer de la longue traîne à la grande traîne de l'UGC, représentée par la partie jaune.


(non, ceci n'est pas une pipe !)

Pour illustrer ma pensée, dans un déséquilibre prévisible et prévu par Clay Shirky en 2003, l'analyse de 433 blogs classés par nombre de liens entrants illustrait bien ce concept de longue traîne, avec en tête :
  1. le top 2 représentant 5% des liens entrants
  2. le top 12 (soit moins de 3% du total) 20% des liens entrants
  3. le top 50 (soit moins de 20% du total) 50% des liens entrants

Donc imaginez maintenant une analyse portant non plus sur 433 blogs, mais sur des dizaines de millions de blogs, de sites, de pages de réseaux sociaux, etc.

Vous comprendrez alors que la tête (partie verte), à laquelle nous ferons correspondre de façon tout à fait arbitraire l'équivalent des 30% de sites / blogs / pages qui formeraient le cœur du réseau dans la bonne vieille théorie du nœud papillon (c'est-à-dire les entités plus interconnectées qui se partagent et où converge un maximum de liens et de trafic), ne fait plus le poids à l'heure où le mainstream de l'UGC forme, non plus la longue traîne, mais la grande traîne du Web, largement prépondérante.

Or là est le véritable problème de l'UGC et des créateurs qui sont derrière, c'est qu'ils manquent de représentativité : tout le monde tape dans leur contenu pour le monétiser à qui mieux-mieux, mais personne ne le monétise vraiment à sa juste valeur.

En fait, à l'heure actuelle, seule la tête attire les annonceurs tandis que la traîne est laissée à l'emprise de Google qui en profite au maximum sans craindre les incohérences...

Donc je prédis que le premier acteur qui réussira à refaire ce qu'a fait Google il y a cinq ans avec les AdSense, mais en adaptant cette fois la pertinence et un juste partage des revenus à l'UGC, introduira une rupture encore plus formidable vis-à-vis de tout ce qui a précédé, avec en plus la bénédiction des créateurs de contenu, qui sont évidemment les plus lésés dans et par le système actuel.

Inverser la traîne, passer de la longue traîne à la grande traîne, voilà le prochain défi à relever sur Internet. D'ailleurs Steve Ballmer lui-même ne dit pas autre chose :
At the end of the day, this is about the ad platform. This is not about just any one of the applications. The most important application for the foreseeable future is search.
Au bout du compte, la seule chose qui compte vraiment, ce sont moins les applications que la plateforme publicitaire. Et dans un avenir prévisible, la première des applications est la recherche.

Nous avons donc toutes les données du problème, et la première régie qui créera le mix PERTINENT pour faire coïncider les nécessités des annonceurs d'une part, avec les attentes légitimes des créateurs de contenus en termes de monétisation de l'autre (en matchant l'inventaire des seconds en fonction des messages des premiers), décrochera le jackpot. Même si la bonne équation a encore plusieurs inconnues.

En fait, c'est une ad... équation ;-) [Top]


Partager sur Facebook

, , , , , , , , , , ,

jeudi 19 juin 2008

Wordle

Wordle

Service où créer un nuage de mots en soumettant soit un texte à analyser, soit vos favoris Delicious. D'une utilisation intuitive, vous pouvez ensuite choisir couleurs et modes de présentation :








Bien que l'outil soit surtout prévu pour l'anglais et que mes signets Delicious ne soient plus à jour (d'où la prédominance de Google alors que ces derniers temps j'ai davantage parlé de Facebook, Microsoft et Yahoo!), le résultat est plaisant et ce peut être sympa pour illustrer votre blog ou n'importe quoi d'autre.

[Correction] Apparemment, ça marche aussi super bien avec le français. Génial...

Voici donc un billet pauvre en contenu qui va faire mentir Enaty ou Narvic, mais s'il est vrai qu'une image - et plus encore un nuage - vaut plus que mille mots, alors c'est probablement le billet le plus long écrit depuis le début d'Adscriptor !


Partager sur Facebook

,

mardi 17 juin 2008

Microsoft - Yahoo! + Google = Google !

Microsoft - Yahoo! + Google = Google !

Il paraîtrait que c'est fini entre Microsoft et Yahoo!
Il paraîtrait (c'est même sûr) qu'un partenariat portant sur la pub a été signé entre Google et Yahoo!

Auquel cas Google gagnerait sur tous les tableaux, et, de façon inversement proportionnelle, Microsoft perdrait sur tous les tableaux.

Il était pourtant clair que Google craignait plus que tout une fusion entre Microsoft et Yahoo!, à laquelle Ballmer n'aurait JAMAIS dû renoncer ! Pourquoi ?

Tout simplement parce que l'apport de Yahoo! dans Microsoft était largement décisif, et même crucial vital, en représentant pour Redmond :
un gain allant des 3/4 dans les données collectées à près de 100% dans les affichages publicitaires !
  • 348,204 milliards d’événements de données collectées en + sur le réseau global (sites propriétaires + régie publicitaire étendue) (soit 88,61% pour Yahoo!, contre 11,39% à Microsoft seul) ;
  • dont 283,426 milliards d’affichages plubicitaires en + en régie étendue (soit 98,18% pour Yahoo!, contre 1,82% à Microsoft seul) ;
  • 2 165 événements de données collectées en + par personne (soit 75,3% pour pour Yahoo!, contre 24,7% à Microsoft seul).
En outre, à part la recherche et la vidéo, où l’avantage de Google restait net avec respectivement +53,58% et +84,29% aux États-Unis, toutes les moyennes mensuelles auraient été en faveur du conglomérat Microsoft + Yahoo! :
  1. +42,46% d’événements de collecte données sur le réseau (sites propriétaires + régie publicitaire étendue) (avant fusion) ;
  2. +42,78% d’événements de collecte données par personne ;
  3. +96,08% d’affichage d’annonces sur les sites ;
  4. +54,19% en total de pages vues ;
  5. +24,7% d’impressions en régie publicitaire (hors sites propriétaires) ;
  6. +48% de visiteurs uniques ;
  7. + Atlas...
Nous aurions donc eu un duopole, mais c'était toujours mieux qu'un monopole hégémonique...

Quant à Microsoft et Ballmer qui rêvaient de ne plus être troisièmes, leurs vœux sont exaucés puisque les voilà ... quatrièmes !

Derrière les conglomérats Time Warner Network + AOL + Advertising.com et Fox Interactive Media + MySpace.com !

Avec des écarts abyssaux en défaveur de Microsoft (euphémisme) vis-à-vis du binôme Google + Yahoo!, puisque chaque mois (données pour les US, décembre 2007), ce sont :

  • 11 fois moins d'événements potentiels de collecte des données par internaute visitant le site de la société ou les pages de son réseau publicitaire
  • 1 800 fois moins (!) d'événements de collecte des données sur les sites Web + événements potentiels de collecte des données sur les réseaux publicitaires (en millions)
  • 10 fois moins de recherches (en millions)
  • 3 fois moins de pages vues au total(en millions)
  • 20 fois moins de vidéos (en millions)
  • 100 fois moins d'impressions sur le réseau publicitaire (en millions)
  • 3 fois moins de visiteurs uniques au total (en milliers)
Or on savait déjà l'année dernière que Google écrasait la concurrence :
Analyse de la croissance soutenue des dépenses publicitaires en ligne entre 2006 et 2007 pour 17 médias majeurs, dont Google (GOOG), Yahoo (YHOO), Time Warner (TWX), Disney (DIS), Viacom (VIAB), CBS (CBS) et Clear Channel (CCO). Ces groupes couvrent les grands secteurs de la publicité : en ligne, TV, presse écrite, radio, affichage urbain.

Sur l’ensemble des 17 compagnies, les recettes aux États-Unis ont augmenté de 9% entre 2006 et 2007, en passant de 53 milliards $ à 58 milliards $.

La part des revenus en ligne grimpe de 28% à 4 milliards $ (de 14 milliards $ à 18 milliards $).

Dans le même temps, le hors ligne n’a gagné que 3%, de 39,5 milliards $ à 40,6 milliards $, avec une hausse des revenus induits limitée à 1 milliard $.

Sur les 4 milliards de revenus publicitaires générés en ligne, Google en capte 67,5% en réalisant 2,7 milliards $ de gains, soit une progression de ses résultats de 44% par rapport à 2006.

En revanche, la progession combinée de Yahoo, Microsoft et AOL n’est que de 15%, soit des revenus de 1,3 milliard $. Google réalise donc plus du double que ses trois concurrents réunis.

Enfin, la croissance de Google d’une année sur l’autre (environ +2 milliards $) a été supérieure de plus du double des recettes publicitaires réalisées par l'ensemble des médias hors ligne de l’échantillon combiné, qui ne génère qu’environ 1 milliard de dollars.
Ballmer a beau jeu de s'inquiéter maintenant qu'il a perdu sur toute la ligne. It's a matter of scale!, qu'il disait... On voit ça !

J'ai toujours pensé que Jerry Yang était mauvais, mais après cette affaire lamentable, je suis convaincu que Ballmer est encore pire !

Surtout s'il en a fait une question d'argent ! Après plus de deux ans de négociations "secrètes", plus un "coming out" à partir du 1er février 2008, le voilà qui abandonne au dernier moment à 33$ alors que les plus gros actionnaires de Yahoo! étaient prêts à lâcher à 34...

Ballmer a vraiment négocié avec les pieds, mais qu'attendre de plus d'un vieux singe sur le retour ? Une transaction partielle dénuée de sens ?

Donc s'il en faudra plus à Yahoo qu'un nouveau logo et un nouveau CEO pour relancer la machine, s'ils y arrivent, il n'en faudrait pas moins à Microsoft qu'une mise à la retraite urgente de Ballmer. Bill Gates avait pourtant dit qu'il s'agissait d'hypercompétition, mais avec une vision de l'Internet restée figée depuis 1995, c'est plutôt lui qui est à la faute : la bataille de titans s'arrête ici, en manque d'hypercompétiteurs (encore faut-il qu'il y ait une concurrence, Emmanuel dixit).

Bill, Steve & Ray, errare humanum est, perseverare diabolicum...

Sauf cracher au pot en mettant de suite 40$ l'action sur la table (après tout, c'était le deal il y a un an et demi à peine...), Microsoft ne comptera plus grand chose sur Internet dans les années à venir, et Google deviendra le Microsoft du nouveau siècle.

Espérons juste que le trio Larry Page, Sergey Brin et Eric Schmidt soit moins ringard que les compères Bill Gates, Steve Ballmer et Ray Ozzie...


Partager sur Facebook

, , , , , , , , , , , , ,

dimanche 8 juin 2008

Media

Media / Média / Médias / Me.dia

Sans accent, avec accent, singulier, pluriel, syllabisé, de quoi parle-t-on ?

Retour aux sources étymologiques avec le Robert historique :
Média est l'abréviation courante (1964) de l'anglo-américain mass media (1923), expression composée de mass et media, pluriel de medium, qui a donné média de masse en français, abrégée ensuite en média tout court.

Mot employé par les sociologues et les publicitaires pour désigner l'ensemble des techniques et des supports de diffusion massive de l'information et de la culture.
Une définition qui permettrait d'inférer que le premier grand média de l'humanité est probablement le livre, grâce à l'imprimerie qui a permis d'en démultiplier la diffusion au niveau planétaire.

Parenthèse mise à part, depuis la seconde moitié du XXe siècle, 4 générations de médias sont en train de sédimenter en s'ajoutant et en s'interpénétrant les uns aux autres :
  1. les médias traditionnels
  2. les médias numériques
  3. les médias sociaux
  4. vous et moi
Media Keyword with Touchgraph
* * *

1. Les médias traditionnels

Ce sont les cinq grands médias, dont le premier remonte au XIXe siècle :
  • presse
  • cinéma
  • radio
  • télé
  • affichage

2. Les médias numériques
  • Internet
  • téléphonie mobile
Si Internet est le sixième grand média, la téléphonie mobile devient le septième, grâce à ses spécificités :

Premier média de masse personnel, personnalisé et personnalisable, toujours embarqué, toujours connecté, omniprésent et parfaitement traçable...

Sans oublier le prochain déploiement à grande échelle de la RFID et des technologies connexes.

Ajoutez enfin à tout ce qui précède la télé interactive, les jeux, les e-books, les widgets, etc.

3. Les médias sociaux

Blogs et micro-blogging, sites et réseaux sociaux, sites de partage, univers virtuels, etc., les médias sociaux sont en train de changer les règles pour de bon :


en passant d'un modèle top-down de communication et de marketing, à une approche bottom-up, mais également transversale, horizontale :




et en investissant grâce à leur interface sociale les différentes sphères de la communication, autant des particuliers que des entreprises, par exemple.

Leur prise en main de plus en plus affinée par toutes les parties prenantes est destinée à révolutionner les interactions entre tous les autres médias, qui seront modifiées en profondeur, ainsi que les modèles économiques sous-jacents : de la presse à la télé en passant par la radio et la pub, les bouleversements sont déjà en marche...

Hierarchy of Social Marketing
4. Vous et moi

Plus surprenant peut-être, voici la quatrième génération de médias à l'aube du XXIe siècle, où le média, c'est vous, c'est moi.

Ou, pour en revenir à l'étymologie du terme, si l'on veut distinguer l'humain d'une technique pure ou d'un simple support, le médiat, c'est vous, c'est moi.
C'est-à-dire celle/celui par l'intermédiaire de qui se diffuse, plus ou moins massivement selon son degré de notoriété et de crédibilité, l'information et la culture...

Media of the Century: YOU
Multicanal, multicontenus, multisupports, capable d'abolir les cloisons traditionnelles érigées entre les précédentes générations de médias, et probablement le plus imprévisible et difficile à maîtriser de tous les autres, même si les gouvernements commencent à s'y employer...

Pour paraphraser Christophe Espern à propos du gouvernement français :
Il s'agit de contrôler par tous les moyens le seul média libre qui ne lui obéit pas.
Une histoire aussi vieille que celle de l'humanité et de la parole...


Partager sur Facebook

P.S. Question subsidiaire : à l'instar de vous et moi, les marques sont-elles des médias ?

, , , , , , , , , , , , , , ,

samedi 7 juin 2008

La Charte de la Confiance en ligne

La Charte de la Confiance en ligne

Tiré d'une exclu de PCinpact sur la volonté du gouvernement d'un filtrage flicage de masse des réseaux, fortement dénoncé par La Quadrature du Net. Via Standblog. À lire également, absolument, l'heure de l'assaut (via Szarah), et la réponse du Ministère de l'intérieur à PCinpact...

Voici le texte intégral qui devrait être signé ... le 10 juin (c'est dans 3 jours !)

Filtrage ? - La Quadrature du Net
La charte « Confiance en ligne » traduit la volonté du gouvernement de faire de l'Internet un environnement le plus sûr possible pour tous les citoyens. Elle s'appuie sur une démarche volontaire des prestataires à prendre part au projet de construire « la civilité et la sécurité de l'Internet ».

Dans le prolongement de la charte contre les produits odieux signée le 14 juin 2004, et les travaux au sein du Forum des droits sur internet, les signataires (fournisseurs d'accès, et opérateurs mobiles, fournisseurs de services en ligne et éditeurs) se conforment aux présents engagements sans que ceux-ci n'influent sur le statut juridique de chacun des acteurs de l'Internet, au regard, notamment, de la loi pour la confiance dans l'économie numérique.
Ces engagements s’inscrivent dans un cadre législatif et réglementaire existant en définissant les conditions de bonne application de ces textes par les acteurs de l’Internet et les autorités publiques, en tenant compte des évolutions technologiques récentes.

Les engagements présentés se conforment également aux récentes dispositions et recommandations du Conseil de l'Europe adoptées lors de la conférence annuelle OCTOPUS 2008 en avril 2008.

Engagements pris auprès des utilisateurs

I. Améliorer la sécurité de l’utilisateur


Mise en avant par les signataires sur leurs produits, home page et via des liens, d'informations et de contenus portant sur :

• Les risques existants en matière de sécurité des données et des équipements (Virus, spywares, logiciels de connexion vers des numéros surtaxés, piratage de connexion, sécurisation Wifi…)
• Les moyens techniques à la disposition des internautes pour s'en prémunir et la nécessité de les mettre à jour
• Les conseils et bonnes pratiques existant afin d’éviter et de lutter contre le spam (ex. : lien vers Signal Spam)
• Une information sur les escroqueries et les risques émergents en matière de délinquance économique sur internet (spam, phishing, captation du numéro de carte bancaire) ainsi que sur les outils permettant de lutter contre ces pratiques et les précautions à prendre en cas de saisie des informations bancaires.

Veiller à la sécurisation de l'équipement :

• Procéder à une démarche de veille active, sur les risques techniques émergents pour l'utilisateur
• Mettre en place une démarche proactive de sécurisation des équipements par des mesures adaptées (ex : information, suspension, résiliation, blocage de certains ports...) auprès des clients mettant en jeu la sécurité du réseau
• Préconfigurer les équipements fournis aux utilisateurs afin qu'ils atteignent un niveau de sécurité par défaut optimal selon l’état de l’art.
• Lutter contre le spam à travers une politique adaptée (filtrage, lien de signalement, application de quotas d'envoi…), en créant une adresse de type « abuse@ » et en participant activement au programme Signal Spam.

II. Apporter une information générale :

Mise en avant par les signataires sur leurs produits, home page et via des liens, de contenus portant sur :

• Les risques d'exposition à des contenus préjudiciables et la procédure de signalement en mettant à disposition des liens d’accès à l'ensemble des plates-formes de signalement existantes.
• Les enjeux liés à la sauvegarde des données personnelles (des mineurs ?)
• Les moyens techniques à la disposition des internautes pour s'en prémunir
• Un descriptif des logiciels de contrôle parental et de leurs évaluations (logiciels FAI ET du commerce) ainsi qu'une aide à leur installation et configuration
• Des conseils de vigilance (ex : guide)

III. Encadrer l’usage des services à travers une charte de l'utilisateur

Élaboration et mise en avant par le signataire d’une charte de l'utilisateur reprenant :

• Les règles de droit que tout auteur de contenu doit respecter
• les comportements et contenus autorisés ou interdits sur le service et rappelant les responsabilités en jeu, notamment pour les mineurs
• une sensibilisation et un encouragement à modérer les contenus pour les internautes créateurs de forums, blogs… ainsi qu'une information sur les moyens techniques adéquats.
• L'obligation pour les internautes producteurs de contenus d'empêcher les mineurs d'accéder à tout contenu entrant dans le cadre de l'article 227-24 du Code pénal
• La possibilité de prévoir contractuellement une modalité de suspension de la possibilité de publier, par des personnes autres que le créateur de l'espace, en l'absence de toute mise à jour, modification, intervention ou modération d’un contenu depuis trois mois ; ainsi que l'existence de mesures de suspension ou de suppression de l'espace

Engagements du signataire sur sa politique éditoriale :

• Les espaces interactifs destinés aux mineurs sort contrôlés a priori.
• Les services et contenus manifestement destinés aux mineurs ne contiennent pas de publicités faisant
la promotion de biens ou services inappropriés (ex : services de rencontres adultes, tabac, alcool…) ou
contraires à la recommandation « enfant » du BVP.
• La publicité pour les contenus relatifs à l’article 227-24 du Code pénal ne sont diffusés que dans des zones « adultes » où l'accès des mineurs est fortement contrôlé par un dispositif efficace en fonction de l'état de l’art.
• Les contenus entrant dans le cadre de l’article 227-24 du Code pénal ainsi que les liens hypertextes pointant vers de tels contenus ne sont diffusés que dans des zones « adultes » où l'accès des mineurs est fortement contrôlé par un dispositif efficace en fonction de l'état de l’art.
• Les espaces interactifs destinés aux adultes font l'objet d'un contrôle par un dispositif efficace en fonction de l'état de l’art.

IV. Permettre un meilleur signalement de la part des internautes

Améliorer les procédures de signalement


• Mettre en avant une procédure de signalement claire, facilement accessible et compréhensible par l'internaute portant sur les contenus produits, diffusés ou hébergés par le signataire
• Apporter une réponse rapide aux sollicitations reçues par ce biais et informer l'internaute sur l'existence du point de contact de l'AFA et la plateforme de signalement du Ministère de l'Intérieur
• Se doter de procédures internes permettant de réagir correctement et en relation avec les autorités compétentes en cas de signalement de contenus ou de comportements illicites.

Objectif de labélisation

Engagements pris auprès des autorités

V. Participer à la politique de signalement


Engagement du signataire sur sa politique de signalement :

• Il signale aux autorités les contenus et comportements qui lui ont été notifiés susceptibles de relever des infractions visées aux cinquième et huitième alinéas de l'article 24 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse1 et à l'article 227-2322 du Code pénal.

1 Apologie des crimes visés au premier alinéa, des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité ou des crimes et délits de collaboration avec l'ennemi. Provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d'une personne ou d'un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée.

2 Représentation d’un mineur présentant un caractère pornographique

• Il signale également, dans les mêmes conditions, les contenus et comportements faisant apparaître un risque immédiat pour la sécurité des personnes et des biens. Dans ce dernier cas, et lorsqu’il dispose des données pouvant contribuer à l'identification de l'auteur du contenu concerné, le prestataire accompagne le signalement de ces informations afin de pouvoir empêcher l'atteinte à l'intégrité physique de la personne qui lui a été signalée.

VI. Améliorer les délais de réponse dans le cadre des réquisitions judiciaires :

Le signataire s'engage à déférer dans les meilleurs délais aux réquisitions judiciaires;

• Il s'efforce de permettre l'identification du titulaire dune adresse de courrier électronique après réception d’une réquisition et de celui d’une adresse IP auprès du fournisseur d'accès à l'Internet suivant la réception du document. Il s'efforce, pour les réquisitions et demandes officielles non standard, à apporter une première réponse (accusé de réception, indication du délai estimé de réponse à la demande, etc.)
• Il s'engage à mettre en place un « service d'obligations légales » performant ou, en cas d'impossibilité, à désigner une personne responsable du traitement des réponses aux réquisitions judiciaires et capable, en cas d'urgence, d’initier le traitement de ces réponses. Ces données sont régulièrement mises à jour et communiquées aux « guichets uniques » mis en place par les services de police et de gendarmerie en liaison avec la délégation des interceptions judiciaires. Ces autorités s'engagent à assurer une mise à jour des coordonnées de ces « guichets uniques ».

VII. Mieux participer au travail des autorités publiques en conservant et en transmettant certaines données :


Le signataire met en place, en application des dispositions législatives et réglementaires, une procédure de conservation et de transmission des données

• Il contrôle toutes les données de connexion lorsque celles-ci sont nécessaires pour les besoins de la recherche, de la constatation et de la poursuite des infractions pénales. Il détient et conserve les données de nature à permettre l’identification de quiconque a contribué à la création du contenu ou de l’un des contenus des services dont il est prestataire. Ces données sont conservées un an.

• Dans le cadre de la communication des données de connexion, le prestataire communique tous les éléments d'identification en sa possession, conformément à la loi, permettant aux autorités de déterminer l'identité de l'internaute

VIII. Mettre en place une démarche efficiente de retrait et de suspension ou de blocage de certains contenus

Le signataire met en place une procédure de retrait et de suspension adéquate

• Il s'engage à retirer ou à suspendre promptement les contenus sur réquisition des autorités ou sur demande judiciaire.
• Lorsqu'il procède au retrait d’un contenu et le signale aux autorités, le signataire procède à la transmission d’une copie intégrale des données retirées et la conserve dans le format d’origine.
• Le signataire s’engage à restituer ou rétablir les données dans le format dans lequel elles s'affichaient avant retrait ou suspension.
• Dans le cas des sites à caractères pédopornographiques, qui lui sont signalés par le Ministère de l'intérieur, les FAI s'engagent à bloquer l'accès à ces sites par les moyens techniques qu'ils estiment les plus appropriés.
Vive la France. Allons enfants, de la patrieeeeee...



Partager sur Facebook

P.S. Les plus avisé(e)s ne manqueront pas d'observer qu'il est beaucoup question de "signalement" dans ce texte, glissement sémantique politiquement correct pour exprimer la dénonciation, voire la délation. Ce qui n'est pas pour déplaire à celles et ceux qui militent sous le cri de ralliement Non ! Internet-n'est-pas-un-espace-de-non-droit...

, , , , , ,

vendredi 6 juin 2008

Liens Adscriptor - 6 juin 2008

Liens Adscriptor - 6 juin 2008

Plusieurs choses intéressantes mais trop variées pour en faire un billet homogène. Donc je préfère vous renvoyer aux originaux.

Suite aux départs de Tariq Krim et Franck Poisson, deux fondateurs qui quittent leur poste presque au même moment, Ouriel Ohayon propose une excellente analyse sur l'homme de la situation. À méditer en même temps que le billet de Tariq sur ses nouvelles fonctions dans Netvibes.

Côté presse, l'actualité est extrêmement riche, comme toujours, mais je relève surtout cette citation de Steve Ballmer sur l'avenir des médias :
Selon moi, dans les 10 ans à venir, l'ensemble des médias dans les univers de la com et de la pub, vont être profondément bouleversés. Toute la diffusion se fera sur IP ... et plus aucun journal ni magazine de presse ne sera imprimé sur support papier, mais uniquement sous forme électronique.

In the next 10 years, the whole world of media, communications and advertising are going to be turned upside down -- my opinion.

Here are the premises I have. Number one, there will be no media consumption left in 10 years that is not delivered over an IP network. There will be no newspapers, no magazines that are delivered in paper form. Everything gets delivered in an electronic form.
La prévision est dure, même si ce n'est que son opinion personnelle, mais c'est quand même un avis à prendre en compte...

D'ailleurs, aux États-Unis, la version site Web des journaux gagne en audience, même s'il y a encore du travail à faire...

Autre opinion corrélée aux médias, celle de Brad Garlinghouse, célèbre pour dire ce qu'il pense et responsable de l'Unité "Communication et Communautés" chez Yahoo!, qui envisage un avenir où Internet dans son ensemble deviendra "social" (“I'm thinking of a future where all of the Internet becomes social.”)

Selon Gary Kim :
Soulignons que les communications et les médias sociaux sont de meilleurs concepts, vu que les réseaux sociaux sont des fonctionnalités communes à la fois aux “médias” et à la “communication”.

En d'autres termes, le concept “média” pourra s'étendre pour englober les courriels, le texte, la messagerie, les listes d'amis, les mise à jour automatiques, les favoris, le micro-blogging, le blogging sur mobile et toute sorte de contenu connexe “généré par l'utilisateur”, qui feront partie intégrante de la masse d'informations que les gens partageront.

There’s an argument to be made that social media and communications are the better concepts, as social networking is a feature common to both “media” and “communications.”

In other words, “media” might grow to include email, texting, instant messaging, buddy lists, automatic updates, bookmarking, micro-blogging, mobile blogging and all sorts of related “user generated” content becomes part of the swarm of information that people share.
Des contenus dont la diffusion se fera de plus en plus, notamment pour les mobiles, sous forme de widgets.

Voici donc la widgetbox pour celles et ceux qui voudraient apprendre à en créer, un genre d'outil qui va vite devenir indispensable.

Et puis pour finir un petit lien sur l'égo des blogueurs, parfaitement dans l'air du temps...


Partager sur Facebook

, , , , , , , , ,