jeudi 10 août 2006

Optimiser son blog : comment, pourquoi et pour qui ?

Optimiser son blog : comment, pourquoi et pour qui ?

Il y a deux mois j'avais consacré un billet à la conférence Search Engine Strategies (Stratégies pour les moteurs de recherche), organisée à Londres fin mai-début juin. Or l'édition actuelle est en cours, et aujourd'hui est le jour de clôture. Organisée par Search Engine Watch, compte-rendu assuré sur Search Engine Roundtable. La richesse des interventions ne me permet pas de couvrir quoi que ce soit, ce qui est fort dommage, mais je voudrais revenir sur la session Blog and Feed Search SEO, qui donne beaucoup de conseils intéressants sur l'optimisation des blogs, à la fois pour les lecteurs et pour les moteurs (et pas seulement Google).

I. Optimiser le blog lui-même

II. Optimiser les flux d'un blog à l'intention des moteurs de recherche

* * *

Amanda Watlington commence en rappelant que la blogosphère est encore riche en territoires largement inexploités, et que moins de 6% des groupes de Fortune 500 ont un blog à l'heure actuelle. Ceci étant 35% de ces sociétés prévoient de lancer leur blog d'entreprise d'ici la fin de l'année ou en 2007.

Comme l'indique la session, les flux RSS sont un axe fondamental de l'optimisation des blogs, et pas seulement, puisqu'ils servent à disséminer le contenu et à canaliser le trafic (RSS distributes content and drives traffic).

Les questions à se poser dès le départ :
- Combien de flux sont-ils nécessaires ?
- Quantité de contenu à produire pour maintenir la fraîcheur des flux ?
- Publication des flux : opter pour la version courte (résumé) ou longue (intégralité des billets) ?
- Inclure différents formats médias dans les flux (autres que le HTML) ?
- Comment propager ces flux dès le début puis régulièrement ?
- Comment en mesurer les performances ?

Parenthèse : les flux RSS ne sont pas réservés qu'aux blogs (affiliations, syndication de contenu avec d'autres sites, nouveaux produits, etc.). Venons-en maintenant à l'optimisation des blogs à proprement parler. [Début]

* * *

I. Optimiser le blog lui-même

- Socialiser son blog et optimiser les relations avec l'ensemble de la blogosphère
- Soumettre son blog aux moteurs de recherche
- Faire en sorte que vos visiteurs puissent facilement s'abonner au(x) flux de votre blog

Optimiser le modèle (template) du blog

- Archivage des billets - liens "propres" et courts (j'ajouterais une attention spéciale pour les accents en français...)
- CSS - implémentation des balises H1, H2, H3
- Titres : mots clés en premier
- Permaliens
- Utiliser des fichiers robots.txt and favicon
- Valider le code source du blog (si quelqu'un sait comment je peux faire avec Blogger, je suis preneur...)

Utiliser des extensions pour améliorer les fonctionnalités de base (avec WordPress et Moveable Type, par exemple).

Optimiser le contenu en appliquant les recettes que vous utiliseriez pour l'optimisation de votre site Web.
- Mettre au point une liste de mots clés
- Ne pas utiliser de graphiques là où le texte est explicite
- Utiliser des mots clés pour les noms des catégories
- Utiliser les mots clés un peu partout sur ses pages

Booster le contenu grâce à la puissance des mots clés
1. Écrire chaque article en se focalisant sur le message à véhiculer
2. Analyser sa propre liste de mots clés pour voir s'ils sont présents dans les phrases les plus pertinentes des billets écrits
3. Présence des mots clés dans les titres

Booster le contenu grâce à la puissance des liens
- Hyperlier librement en truffant son contenu de liens
- Utiliser en abondance des textes d'ancrage significatifs

Amanda recommande de publier un blog comme s'il s'agissait d'un site à part entière pour faire autorité en matière de liens (entrants et sortants, tel que j'interprète la phrase, ce que confirme la suite).

Socialiser son blog pour profiter à bloc de la puissance des liens
- Importance des liens entrants (prochaine et dernière étape à publier dans la série Stratégie de liens)
- Utilisation des liens croisés entre site(s) et blog(s)
- Informer les autres blogueurs à propos de son blog, soit par courriel soit par le biais des commentaires
- Utiliser un outil de bookmarking social

Booster son trafic
- Soumettre ses flux
- Faciliter l'abonnement aux flux
- Utiliser les chicklets
- Inclure des sites de bookmarking
- Implémenter la fonction "auto-discovery", ou découverte automatique des flux
- Utiliser les services de Feedburner

Optimiser ses flux RSS
- Utiliser des mots clés dans l'intitulé des billets
- Rédiger ses descriptions comme pour une soumission dans un annuaire
- Utiliser des URL et des liens en dur

Mesurer ses résultats
- C'est de plus en plus facile, avec de nombreuses sources statistiques possibles :
  • FeedBurner
  • FeedCraft
  • SimpleFeed
  • Nooked
  • MeasureMap
  • SiteMeter
  • Technorati ratings
[Début]

* * *

C'est ensuite au tour de Stephan Spencer d'aborder l'optimisation des flux de blogs pour être trouvés dans les moteurs (flux et blogs), ce qui explique certains recoupements avec les conseils qui précèdent.

II. Optimiser les flux d'un blog à l'intention des moteurs de recherche

Différents moteurs affichent les blogs dans leurs résultats : Yahoo, Google, Technorati, Feedster, PubSub, MSN, etc.

Optimiser ses flux
- Présenter l'intégralité des textes
- Afficher 20 billets ou plus dans ses flux, plutôt que 10
- Multiplier les flux (flux par catégorie, par commentaires, etc.)
- Rédiger des titres riches en mots clés
- Incorporer un nom de marque dans l'intitulé des billets
- Utiliser son mot clé le plus important dans le titre du site
- Ne pas mettre d'URL de suivi dans l'URL du ou des flux, car la duplication d'URL pourrait créer des problèmes aux moteurs de recherche

Optimiser son blog
- Modifier la structure interne des liens
- Utiliser l'extension Ultimate Tag Warrior
- Mettre au bas de chaque billet les liens de ses articles connexes
- Afficher bien en vue la liste des 10 billets les plus lus
- Visualiser les liens des billets suivant et précédent

Élaborer une stratégie de liens entrants
- Ajouter les tags Technorati à ses billets
- Essayer d'apparaître dans le blogroll d'autres blogueurs (pour ce faire, l'un des meilleurs moyens reste celui de les rencontrer personnellement)
- Se rappeler que les rétroliens et les commentaires ne sont d'aucune utilité au niveau des liens entrants, puisqu'ils ont tous par défaut l'attribut no follow

Visualiser son nuage de tags de sorte à mettre en évidence la fréquence d'utilisation de certains tags plutôt que d'autres. Fréquence qui permet de mieux se positionner dans les résultats des moteurs sur le ou les tags considérés.

Titre des tags : mettre le nom du blog à la fin du tag de titre
- le nom du tag doit être en titre sur la page de tags
- personnaliser ses tags avec des mots clés supplémentaires à afficher sur sa page d'accueil

URL
- Écrire les URL de sorte qu'elles contiennent des mots clés et des traits d'union (plutôt que l'underscore).
- Redirections 301 des URL sans "www" vers les versions URL "www."
- Conserver les anciennes URL même en migrant vers une autre plateforme de blog

Textes d'ancrage
- Titres des billets liés en permalien
- Utiliser un outil comme "Neat-o-tool" pour étudier les textes d'ancrage des liens entrants

Faire des billets addictifs, autant que possible, le dernier écrit devant toujours apparaître en haut de page

Mettre en évidence les tags (en gras, par exemple) dans le corps du billet

Un seul clic doit suffire sur les boutons d'abonnement

Suivre à la trace le comportement des abonnés et les taux de clics correspondants... [Début]

* * *

Voilà, je m'arrête là, non sans reprendre l'un des ultimes conseils donnés par le dernier intervenant, Rick Klau : pinguer ses billets, FeedBurner permet d'utiliser PingShot ou Pingomatic.

J'ajouterais Pingoat, vraiment excellent. Et un gros reproche à Weblogues qui ne prend pas en charge Blogger ! Ça fait plus d'un an que le service de ping manuel « sera prochainement disponible. Merci de votre compréhension. »


Moi, ce que je comprends, c'est qu'un tel délai de mise en œuvre, c'est nul de chez nul :-(

Et Rick de conclure : « Lorsque la version d'IE7 sera enfin disponible, qui représente 80% des parts de marché des navigateurs, les utilisateurs pourront facilement reconnaître les flux. »

Et pas seulement... J'aurai bientôt l'occasion d'y revenir. [Début]

Liens connexes :


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mercredi 9 août 2006

Go Daddy retire sa demande d'introduction en bourse !


Actualité oblige !

Bob Parsons nous a habitué aux surprises, mais celle-ci est de taille. Après avoir déposé une demande d'introduction en bourse auprès de la SEC, l'autorité américaine pour les opérations de bourse, il vient de la retirer, entre autres à cause des conditions défavorables du marché (because of unfavorable market conditions).

Il nous en explique les raisons en détail sur son blog. Petit résumé :
Aujourd'hui, mardi 8 août 2006, j'ai informé les 1 200 employés du Groupe que Go Daddy a demandé à la SEC le retrait officiel de sa demande d'introduction en bourse.

Nous venons tout juste d'achever notre meilleur trimestre depuis que la société existe ! Trimestre durant lequel nous avons dégagé un C.A. de 56 985 000 $, une perte nette comptable de 733 000 $ et une trésorerie positive de 14 240 000 $.

Au moment où j'écris ce billet, les chiffres de juillet et d'août poursuivent leur tendance à la hausse.

Nous avons reçu le feu vert de la SEC la semaine dernière, ce qui signifie que la décision nous appartient désormais, ainsi que le choix des dates.

Le 29 juillet dernier, j'ai annoncé de concert avec Jay Westerdal (Name Intelligence), que le portefeuille de domaines de Go Daddy n'était pas seulement le numéro 1, avec quelque 14,6 millions de noms enregistrés, mais qu'il représentait plus du double de celui de notre premier concurrent.

Pour mettre cette évolution en perspective, il suffit de rappeler que nous avons dépassé l'ex leader dans l'industrie des noms de domaines (Network Solutions), le 26 april 2005, et que nous l'avons relégué loin derrière
(il est désormais troisième, et vu les prix pratiqués, c'est encore étonnant ! - NdT.) en 15 mois à peine !


Donc grâce à nos chers clients, aujourd'hui nous pouvons dire qu'environ 1 domaine sur 3 enregistré aux États-Unis l'est chez GoDaddy.com. Personne n'innove autant que nous !

De plus nous sommes le seul registreur qui n'offre pratiquement à ses clients que des technologies propriétaires...

Pourquoi ai-je décidé de retirer la demande d'introduction en bourse de Go Daddy ? Au moment même où notre situation est meilleure qu'elle ne l'a jamais été ? Trois raisons à cela :

1. Les conditions du marché
2. La période de silence
3. Go Daddy n'a plus besoin d'être une société cotée
Sans rentrer dans les détails, disons qu'en effet, pour des entreprises qui ne peuvent justifier de profits exceptionnels et d'une croissance à deux chiffres, les récentes introductions U.S. tournent au bide (Vonage et Qimonda), un état de fait qui a dû conseiller à Bob Parsons d'attendre des jours meilleurs...

Par ailleurs, le PDG de Go Daddy, qui dit notoirement ce qu'il a à dire, juge suffoquante la « période de silence » (Quiet Period) qui accompagne toute introduction en Bourse. D'où sa conclusion :
We don’t have to go public.
The Go Daddy Group, Inc. has one investor: Me.
(...)
Controlling our own destiny is what has made this company GREAT from the start.


Go Daddy n'a plus besoin d'être cotée !
La société n'a qu'un seul investisseur, moi !
(...)
Or maîtriser notre destinée, c'est ce qui fait la grandeur de notre société depuis le début.
On croirait entendre parler un français :-)


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Blogs et entreprises : pour une communication de rupture

Blogs et entreprises : pour une communication de rupture

Entreprises 2.0 et blogs : mythes et réalités... (deuxième partie)

En choisissant le titre de ce billet, j’ai hésité entre Blogs et entreprises ou Entreprises et blogs, en optant finalement pour la première solution, puisque dans le binôme Blogs/Entreprises, la nouveauté ce sont les blogs, pas les entreprises, qui existaient bien avant les premiers.

Autre précision qui s'impose : les termes « entreprise(s) » et « marque(s) » sont parfaitement interchangeables dans l'intégralité de ce billet...

La nouveauté des blogs
Blogs et entreprises : les "pour"...
Blogueur(s) d'entreprise

* * *

La nouveauté des blogs

Le dernier rapport de David Sifry, boss de Technorati, nous dit, entre autres :
  • Technorati assure à présent le suivi de plus de 50 millions de blogs ;
  • La Blogosphère est 100 fois plus grosse qu’il y a 3 ans à peine, et sa taille double tous les 200 jours ;
  • De janvier 2004 à juillet 2006, le nombre de blogs suivis par Technorati a continué de doubler tous les 5 à 7 mois ;
  • Environ 175 000 nouveaux blogs sont créés chaque jour, ce qui signifie une moyenne de 2 blogs à la seconde ;
  • Le volume total de publication des billets continue de s’accroître, avec environ 1,6 millions d’articles par jour, soit à peu près 18,6 billets par seconde, un volume qui a pratiquement doublé d’une année sur l’autre, etc.
Non seulement le phénomène ne faiblit pas, mais il augmente de façon exponentielle et s’installe dans la durée…

Or face à cette explosion de contenu, généré pour la plupart par des particuliers, que font les entreprises ? À part être circonspectes et rester dans l’expectative. Mais qu’attendent-elles au juste ? Le savent-elles ? Je ne pense pas…

Il y a moins d’un an, un article du Journal du Net intitulé Cinq clés pour réussir son blog d'entreprise commençait ainsi : « 30 millions de blogs dans le monde.. et moi, et moi, et moi ? » Avant d’énumérer 5 clés de réussite :
  1. Jouer la transparence
  2. Interdit d'interdire
  3. Apporter une valeur ajoutée
  4. Bloguer régulièrement
  5. S'ouvrir sur l'extérieur
Donc, 11 mois et 20 millions de blogs plus tard, nous allons essayer de dresser un petit vade-mecum à l'intention des dirigeants francophones, en espérant que les sociétés françaises rejoindront bientôt leurs homologues d'Outre-Atlantique, où 1 grosse entreprise sur 3 tiendrait déjà son blog. Et en essayant de sortir un peu des sentiers battus et des discours balisés.

En effet, selon Burson-Marsteller, l’influence du web est un phénomène irréversible :
  • 91 % des dircoms interrogés estiment très importante ou assez importante la place du web dans la formation de l’opinion concernant la réputation des entreprises en général...
  • Un mouvement qui devrait se poursuivre dans les prochaines années selon 92 % d’entre eux.
  • Pour 75 %, les forums/ groupes de discussion sont un élément clé dans la constitution de l’opinion sur le web concernant un produit, un service ou une entreprise.
  • 60 % pensent de même des blogs, 50 % des sites d’avis de consommateurs… et seulement 29 % estiment que les sites des entreprises ont la même influence.
Ainsi, il semble qu'un certain consensus se dégage sur l'importance d'une présence Web en général, et des blogs en particulier.

Or dans le PIF les blogs d'entreprise brillent par leur absence, ce qui traduit - ou trahit - leur frilosité, puisque les quelques "contre" (le blog ne correspond pas forcément à toutes les cultures d’entreprise, problèmes d'ordre juridique, etc.) l'emportent apparemment haut la main sur les nombreux "pour" en les empêchant d'oser... [Début]

Blogs et entreprises : les "pour"...

Indépendamment de la cible - commerciale et/ou non-commerciale - de la communication corporate, il est clair que les blogs doivent désormais s'inscrire dans la stratégie globale de communication de toute entreprise, en interne, certes, mais aussi et surtout en externe, tant pour affirmer son identité que pour cultiver son image, gérer sa réputation et asseoir sa notoriété auprès de l'opinion publique.

Je qualifierais l'expression par les blogs comme de la communication de terrain, un discours de proximité qui doit susciter le dialogue en permanence, signe inéluctable que l'entreprise est à l'écoute de son public.
En outre, grâce aux retours d'info des utilisateurs, le blog participe au système de veille de l'entreprise et fournit des indicateurs irremplaçables de la façon dont celle-ci est perçue à l'extérieur. En bien ou en mal...

Il est sûr qu'en France, où les gens expriment plus volontiers et plus fortement leurs mécontentements et leurs critiques que leur satisfaction et leur gratitude, l'entreprise qui blogue s'expose à des réactions parfois dures, langue de bois s'abstenir.

Pour autant, c'est une excellente occasion de transformer le négatif en positif et de travailler sur le message pour mieux faire passer les valeurs que la société est censée véhiculer.

D'ailleurs, l'entreprise qui ne blogue pas est-elle moins exposée aux rumeurs ? Au contraire, les bruits incontrôlés deviennent vite incontrôlables et doivent être combattus sur le terrain même où ils naissent.

La communication de terrain, c'est un peu comme la communication de crise, mieux vaut s'y préparer à temps pour éviter de se laisser surprendre le moment venu. Apprendre à maîtriser la situation plutôt que faire dans l’improvisation, avec à la clé des conséquences catastrophiques et des préjudices considérables en termes d’image et de crédibilité. À ce jeu, les entreprises ont beaucoup plus à perdre qu’à gagner...

Inutile ensuite d'invoquer des circonstances atténuantes ou de mettre la tête dans le sable, le remède serait pire que le mal. Sous peine de lynchage médiatique, difficile à juguler lorsqu'il est lancé, voire impossible à rattraper...

Maîtres mots et concepts clés, en vrac :
  • faire face à la réalité en assumant ses responsabilités quoi qu'il arrive : ce n’est pas parce qu’on refoule le réel qu’il n’existe pas. D’ailleurs, plus on tente de le dissimuler, plus il jaillit avec un regain de vigueur, avec une force éruptive destructrice ;
  • apprivoiser les blogs pour en contrôler l’impact, ou du moins pour apprendre à gérer efficacement son capital réputation ;
  • valoriser les points forts et analyser les faiblesses telles que révélées par des acteurs externes à l’entreprise (clients insatisfaits, utilisateurs critiques, etc.) ;
  • être sincère et pédagogique (comme Michel-Édouard Leclerc) ;
  • faire fi de l’attentisme et de l’immobilisme, favoriser l'action, la réactivité, l'interactivité, la proactivité ;
  • identifier les ressources humaines, au sein de l'entreprise ou en dehors, qui en seront les dignes porte-parole ;
  • ne jamais perdre de vue qu'il vaut mieux prévenir que guérir...
[Début]

Blogueur(s) d'entreprise

Pour conclure sur la définition du blogueur d'entreprise tel que je le conçois, à la fois individuellement et collectivement (au sein d'une équipe de blogueurs, puisque les grands groupes ont mille facettes), permettez-moi de citer ma réponse à la question : « Imagine que tu tires une carte chance professionnelle : le travail de tes rêves, avec le rôle que tu désires, dans le contexte que tu aimes, dans le secteur qui t’attire... celui que tu ne quitterais pour rien au monde. Raconte-nous à quoi tout cela ressemblerait. », posée dans le cadre du Blog Emploi Challenge :
Concepteur-rédacteur / blogueur professionnel au service d’un grand groupe STIC, genre électron libre chargé de faire le trait d’union entre l’entreprise et ses utilisateurs/clients potentiels.
Autre exemple : consultant / télétravailleur pour une société étrangère ou non, qui voudrait échanger avec les internautes francophones. En développant par le contenu et l’interaction un positionnement original, une signature, reconnaissables. Mon vaste background technique m’autorise toute sorte de sujets. Un peu sur le modèle Microsoft / Robert Scoble (lorsqu’il y était encore !).
Les gens ont moins besoin de dialoguer avec une entité qu’avec une personne clairement identifiée, quelqu’un à qui vous pouvez donner un nom et un visage. Vous ne discutez pas avec Google, avec Matt Cutts, si.
Converser, c’est personnel, ça demande un suivi, durable, individualisé, ou comment voulez-vous fidéliser votre prospect s’il a l’impression de parler aux murs ? Dans ce cadre, le blog s’avère être un outil complémentaire, précieux (dorénavant indispensable ?), dynamique, vivant, ouvert à la dialectique. Une interface société-utilisateurs ou marque-consommateurs offrant une présence, une stabilité et une proximité impossibles à cibler avec un site institutionnel. Certains politiques / dirigeants l’ont fort bien compris…
Pour conclure, ma théorie appliquée au réel : Ask.com, désireux de s’implanter en France, a récemment tenté de lancer son blog maison en français, en partenariat avec Abondance. Un vrai désastre. Retiré en moins d’un mois. Pas étonnant ! Leur premier – et seul – billet était d’une platitude exemplaire, une énumération de banalités, un concentré de ce qu’il vaut mieux éviter de faire ou dire. Sans caractère et sans commentaire. Écrit en bon français, une condition nécessaire, certes, mais pas suffisante. « Il fait beau, le ciel est bleu », est une phrase impeccablement construite. Il n’empêche qu’elle vous donne l’irrépressible envie de cliquer pour aller voir … ailleurs, le temps qu’il fait !
One click away. La formule anglo-saxonne met dans le mille. Or pour gagner des parts de marché, un moteur comme Ask a plus que jamais besoin de nouer le dialogue, le problème n’est en aucun cas de manquer de moyens, mais plutôt de faire évoluer les mentalités, d’identifier les ressources humaines clés. Ils auraient dû essayer mes services… Dommage, leur initiative allait dans le bon sens !
Alors, les blogs et les entreprises, communication officielle ou officieuse ? En tout état de cause, une communication de rupture... [Début]


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mardi 8 août 2006

Google s'adjuge la recherche sur MySpace pour 900 millions $

Google s'adjuge la recherche sur MySpace pour 900 millions de dollars

Dernière minute, mardi 8 août 2006, 0h30' : les lecteurs d'Adscriptor sont perspicaces !

En effet, sur 65 votants, ils ont été 55% à répondre « Google » à la question « MySpace met GYM sur les rangs : qui sera le mieux-disant ? »


L'info va faire le tour du Net à la vitesse de la lumière :

Le paiement devrait s'échelonner entre le premier trimestre 2007 et le deuxième trimestre 2010. D'autre part, le 100 millionième utilisateur de MySpace est attendu dans la semaine (Adscriptor l'annonçait il y a presque 3 mois)...

Autres services propriétaires de Fox Interactive Media concernés par l'accord : Ce qui fait quand même une belle brochette !

[MàJ - 11h30'] À propos de cette liste, dont tous les sites (téléchargements, jeux, sports, vidéos et autre daube) ont comme il se doit des PR compris entre 7 et 8, il y a une erreur grossière dans le communiqué de presse relâché par Fox et repris tel quel par Google, puisque Gamestat renvoie vers un PR1 (vs. Gamestats, PR8) et m'a tout l'air d'être blacklisté dans Google : voir link:www.gamestat.com et site:www.gamestat.com. Même si la chose devrait vite s'arranger, ça fait quand même tâche... :-)


Une actu que le CEO de Google ne manquera sûrement pas d'annoncer demain en grandes pompes, lors de son intervention à la conférence SES (Search Engine Strategies) de San Jose !

Une tribune idéale pour Eric Schmidt, qui a d'ores et déjà déclaré :
MySpace.com is a widely acknowledged leader in user-generated content and incorporating search and advertising furthers our mission of making the world's information universally accessible and useful.

MySpace.com est un leader largement reconnu, grand pourvoyeur d'UGC - le contenu généré par les utilisateurs -, et y incorporer notre réseau recherche et publicité sert notre mission, qui consiste à rendre l’information mondiale universellement accessible et utilisable.
Sources : Business Wire - Conference call (en anglais).

Il sera toujours temps d'analyser les implications de ce nouveau partenariat dans les jours à venir, en essayant de ne pas tomber dans les travers justement dénoncés par Jean-Baptiste Boisseau.


[MàJ - 9 août 2006] Un peu en réponse à Jean-Baptiste qui s'interroge sur le bien-fondé financier de cet accord, une dépêche circule aujourd'hui en reprenant les propos de Jordan Rohan, analyste chez RBC Capital Markets, qui compare l'investissement de Google dans MySpace à la vente de l'Alaska :
In our view, MySpace is like Alaska, which Russia sold to the U.S. in 1867 for $7.2 million... At the time, the climate of Alaska was a bit hard to tame, and the land and waters were relatively underexploited. But Alaska, like MySpace today, was rich with natural resources and potential.

À notre avis, MySpace est comme l'Alaska, que la Russie vendit aux États-Unis en 1867 pour 7,2 millions de dollars... À l'époque, le climat en Alaska était rude, difficile à apprivoiser, les terres et les eaux étaient largement sous-exploitées. Pour autant, le territoire était riche en potentialités et en ressources naturelles, comme MySpace aujourd'hui.


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lundi 7 août 2006

Is Google SafeRank coming soon? Do it with StopBadware...

Is Google SafeRankJM coming soon?


Do it with StopBadware...



Suite d'un précédent billet sous-titré « La recherche sécurisée sera-t-elle le prochain grand boum de l'Internet ? », rédigé il y a presque deux mois et demi, où j'indiquais que certains signes précurseurs laissaient deviner l'avènement proche de la recherche sécurisée, enjeu majeur de l'Internet, et ce malgré les difficultés en termes de fiabilité et de responsabilité pour les parties prenantes, en présentant notamment l'apparition de deux nouveaux services, SiteAdvisor (McAfee), et Scandoo (ScanSafe).

Cette fois Google, décidément très actif sur tous les fronts, prend le taureau par les cornes et fait alliance avec Sun Microsystems et le chinois Lenovo, pour s'impliquer dans la Stop Badware Coalition, une initiative gérée par deux Universités prestigieuses, Harvard et Oxford.

Concrètement, ça se traduit par un écran d'avertissement lorsque vous êtes sur le point de visiter des sites classés suspects, du genre :


Le message de Google affiche : “Warning – the site you are about to visit may harm your computer!” (Attention ! le site que vous êtes sur le point de visiter pourrait endommager votre ordinateur). Voir ici. Qui s'y risquerait après pareille entrée en matière ?


Exemple de rapport détaillé avec ... Kazaa !


Slogan de StopBadware.org : “Regaining Control of Our Computers” (Reprenez le contrôle de votre ordinateur). Tout un programme :-)

Vinton Cerf
fait également partie du comité consultatif qui supervise le groupe de travail. Le site met en outre à disposition des visiteurs une page de FAQ, un manifeste, des lignes directrices et un blog, sur lequel les internautes peuvent signaler leurs mauvaises rencontres...

Nous verrons comment réagiront les autres moteurs, puisque j'imagine que Yahoo!, MSN ou Ask ne seront pas en reste. À suivre !

En tout cas, c'est un véritable challenge à relever pour établir la réputation des entreprises, et plus généralement des éditeurs de sites...


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jeudi 3 août 2006

Les trois composantes de notre présence sur Internet : le sens, le contenant, le contenu


(dernier billet avant de prendre quelques jours de vacances, un peu de lecture pour donner à réfléchir... Les commentaires de Blogger seront fermés les jours à venir, les commentaires Haloscan restent ouverts. Bon mois d'août à celles et ceux qui me lisent, et aux autres aussi :-)

Pourquoi ?, Comment ?

1. Pourquoi ? - Le sens de ma présence sur Internet

2. Comment ?
I - Le contenant, ou l’aspect technique de ma présence sur Internet

3. Comment ?
II - Le contenu, ou la qualité de ma présence sur Internet
(Identité numérique + Gestion de la réputation)


* * *

Pourquoi ?, Comment ?

Hic et nunc, à moins d’être asocial, la question n'est plus « Être ou ne pas être sur Internet ? » : si vous me lisez, vous y êtes déjà :-)

En ce début de troisième millénaire, l'Internet est devenu l'Agora planétaire numérique, « à la fois forme et esprit », « généralement située à un carrefour important du réseau urbain, [qui] matérialise remarquablement la notion de cité », « place primitive (…), point de rencontre politique, religieux, commercial parfois, et aussi topographique, en liaison étroite avec les grands axes de circulation du groupement, quelle qu'en soit la disposition. »
Source : Encyclopædia Universalis

Pour tirer les leçons du passé, s’il est maintenant évident que l'imprimerie est apparue à une époque où l'humanité en avait grand besoin, cinq siècles plus tard il est tout aussi manifeste que le réseau des réseaux a vocation à jouer un rôle identique.

Pourtant, à l'aune de l'histoire humaine, l'Internet public est un nouveau-né d’à peine deux décennies, puisque le premier nom de domaine en .COM n’a été enregistré que le 15 mars 1985, tout un symbole ! Il y a tout juste 10 ans, le peuple des internautes ne comptait que quelques millions de précurseurs, alors qu’on nous en prédit entre 1,75 et 2,2 milliards pour 2010, et encore, c’est sans compter le peuple des téléphonautes (qui dépassera probablement celui des ordinautes), des télénautes, des domonautes, etc., tous ayant désormais accès à Internet depuis le téléphone, la télévision, le frigo ou la machine à laver… Même la ménagère faisant ses courses pourra se « loguer » avec son portable pour examiner la traçabilité du poulet qu’elle achète. À une époque de grippe aviaire potentielle, la chose n’est pas négligeable !

Mais dès l'instant où vous vous connectez au village global (en dépit de l’expression si galvaudée), espace réel plus que virtuel où chacune / chacun peut faire entendre sa voix, faire valoir son opinion et se faire écouter (sauf crier dans le désert…), vous devenez personnage public sur la grand place de marché mondiale, exposé bon gré mal gré au regard des autres, à leur appréciation, leur jugement, leur critique, voire leur vindicte…

Avant on pouvait dire « Les mots s’envolent, les écrits restent », alors qu’Internet en garde durablement trace et n'efface ni les uns ni les autres. Ce qui a des implications fortes pour tout un chacun, puisque, en clair, ce que vous dites aujourd'hui sur le Web pourra être repris demain (voire après-demain), pour ou contre vous, d'où la nécessité d'être conscient, lorsqu'on s'exprime, du poids et de la portée de ses paroles, afin de pouvoir les assumer, les argumenter, ou mieux, les revendiquer le moment venu.

Aujourd'hui, la vraie question, spéculaire, est plutôt « pourquoi et comment être sur Internet ? » : « pourquoi » renvoyant au sens de ma présence, « comment » évoquant autant le contenant (volet technique) que le contenu (volet qualité) de ma présence.

Des questions auxquelles chaque internaute doit apporter ses propres réponses, en aucun cas figées, mais dynamiques, adaptatives, évolutives. Quant à moi, j'ai déjà tenté de réunir quelques premiers éléménts de réponse ici. [Début]

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Pourquoi ? - Le sens de ma présence sur Internet

Lorsqu’un individu ou une entreprise a un service/produit à vendre, la réponse à la question « pourquoi » s'impose d'emblée : pour vendre. À la limite pour « se vendre », un concept naturel chez les anglo-saxons qui garde de fortes connotations négatives chez nous, ce qu’il serait peut-être temps de dépasser ! Me vendre ne signifie pas me prostituer, mais vendre mon employabilité, mon savoir-faire, mes services, mes compétences, etc., de (télé)travailleur de la connaissance ou de l’information, d’agent économique en mesure, grâce à Internet, de contribuer au commerce mondial. Mes propos vous semblent-ils exagérés ? Pourtant, lorsque je vends mes traductions en Australie à un client que je n’ai jamais vu, n’est-ce pas là participer aux flux marchands qui sillonnent la planète à la vitesse de la lumière (ou peu s’en faut), depuis les formes élémentaires de troc jusqu’aux échanges Swift ?

Pour le travail d'un côté, certes, et de l'autre pour communiquer, me présenter, gagner en visibilité, dialoguer, apprendre, lire, m’informer, me former, commenter, participer, etc.

Enfin, last but not least :
  1. consommer, de la connaissance et de l'information (internaute = informationaute) d'une part, des produits et services de l'autre (consommateur interactif / proactif / réactif = consommacteur) ;
  2. produire, de la connaissance et de l'information, voire des produits ou services !
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Comment ? - Contenant / Contenu

I - Le contenant, ou l’aspect technique de ma présence sur Internet

N.B. Les geeks pourront sauter cette section, délibérément écrite de façon simple pour alimenter la réflexion, et passer directement au point suivant.

Concernant la technique, sujet central et infini sur Internet, je préfère emprunter mes mots au prospectus rédigé en termes immédiatement compréhensibles par Go Daddy pour son introduction en bourse, et vous donner une libre traduction du chapitre Customer Challenges :
Les enjeux et les défis d'une présence Internet

La nature dynamique de l'Internet – notamment avec la prolifération du contenu, l'e-commerce, les applications en ligne –, et l'évolution permanente des technologies sous-jacentes, soulèvent de nombreux défis que les individus et les entreprises doivent relever pour mettre en place, maintenir et faire évoluer une présence en ligne. Signalons en particulier les nécessités suivantes :

Mettre en ligne une présence Web significative

Les individus/entreprises doivent identifier, acheter et enregistrer un nom de domaine, puis concevoir et réaliser un site Web incorporant les technologies et fonctionnalités selon leurs exigences. Or nombre d'individus et de micro-entreprises n'ayant pas les compétences techniques nécessaires, il est fréquent que ça leur prenne du temps et leur coûte de l'argent pour mener à bien ce processus. Du temps car ils vont souvent consulter de nombreuses ressources en ligne ou hors ligne, et de l'argent pour faire appel aux services de consultants externes. En outre, la multiplicité des logiciels et des fournisseurs de services ajoute souvent à cette complexité et augmente les problématiques et les risques au niveau de l'intégration d'applications diverses et de leur interopérabilité.

Maintenir et faire évoluer une présence en ligne

Une fois votre site Web créé, la première décision à prendre est de choisir l'opportunité d'avoir son propre serveur Web ou de faire appel à un hébergeur tiers. Au fil du temps, vous voudrez probablement aussi intégrer de nouvelles fonctionnalités pour suivre le pas de vos besoins, une évolutivité qui peut se traduire par des applications d'e-commerce, des outils de productivité, des fonctions marketing incorporées au site, la mise en place d'un blog, d'un podcast, d'un forum, etc.
Dans cette course continuelle à l'innovation et aux nouveaux services, il est indispensable de se tenir à jour et d'adapter les performances de son site (ou de son serveur), notamment pour stocker des volumes de contenu qui s'accroît à un taux exponentiel.

Assurer la disponibilité et la sécurité de son site

Parmi les risques permanents : lenteur d'exécution et de chargement du site, interruptions ou arrêt du réseau, etc. Risques connexes : manque à gagner, clients mécontents, image et réputation de l'individu/entreprise écornées, pertes de contenu, hausse des coûts, multiplication des inconvénients. Sans oublier les problèmes de protection du site contre fraudes et menaces en tous genres, de plus en plus sophistiquées...
Donc pour y faire face, la protection d'un site Web exige souvent l'utilisation d'une variété de solutions ou de fournisseurs, qui vont générer des coûts importants, outre les défis techniques et de mise à niveau.

SAV

Autant de raisons pour lesquelles il faut pouvoir compter sur un support technique fiable, sur l’avis d’experts en mesure de vous conseiller et vous aider à résoudre vos problèmes.
Puisque désormais les sites sont “always on”, branchés en continu, et qu'un problème quelconque peut survenir à n'importe quel moment, beaucoup de clients veulent pouvoir contacter et consulter les services d'assistance technique 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, que ce soit par téléphone, par courriel ou par Internet.
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II - Le contenu, ou la qualité de ma présence sur Internet

Même si l’aspect qualitatif est souvent et efficacement supporté par l’aspect technique, à mon sens la qualité regroupe deux secteurs émergents de notre présence sur Internet :

1. L’identité numérique
2. La gestion de la réputation


Qui sont les éléments clés de votre notoriété, et dont l'influence va croissant.

Concernant le point 1., au-delà de la transmission des données, de ce qu’on dit et ce qu’on fait, de la protection des données et du respect de la vie privée, il faut bien reconnaître que la confidentialité est un vœu pieu sur Internet (selon moi pseudonymat et/ou anonymat, indépendamment des bonnes raisons de qui les utilise, ne tiendront jamais sur le long terme), d'où l'obligation de prévenir plutôt que guérir, de prendre en charge sa propre identité numérique plutôt que de risquer des désagréments par la suite.

En fin de compte, mon identité numérique n'est autre qu'une extension de mon identité tout court. Ce que je suis, ce que dis/écris, ce que je fais, tout cela relevant de ma responsabilité, mon libre-arbitre, ma crédibilité. Sur Internet (monde virtuel de plus en plus réel) comme dans la vie réelle (de plus en plus virtuelle).

[ Définition d'identité selon le Robert historique de la langue française : vient du bas latin identitas « qualité de ce qui est le même », dérivé du latin classique idem, comme identificare (identifier) et identicus (identique), pour traduire le grec tautotês (tautologie). Identité signifie d'abord (début XIVe siècle) « caractère de deux objets de pensée identiques ». Le mot est repris au XVIIIe siècle pour désigner le caractère de ce qui est permanent ... (identité personnelle). En droit et dans l'usage courant (1801), désigne le fait, pour une personne, d'être un individu donné et de pouvoir être reconnu pour tel. (...) De son sens en droit, viennent les syntagmes usuels plaque d'identité (1881), pièce d'identité, carte d'identité (1931), photo d'identité et, par métonymie, identité judiciaire (XXe siècle). ]

Et désormais, ajouterais-je, identité numérique (XXIe siècle). CQFD !

Identité numérique qui prend de plus en plus d'importance au fil des jours et qu'il va falloir gérer, ce qu'on appelle désormais (point 2.) : la gestion de la réputation, prolongement naturel de la gestion de marque pour les entreprises, reputation management pour les anglophiles, qui devient également un enjeu technique, notamment avec des programmes d'anti-plagiat qui fleurissent un peu partout (compilatio, pour en citer un), un nouveau concept que nous allons devoir apprendre à apprivoiser. Mais si vous êtes d'accord, les approfondissements connexes feront l'objet d'un billet à venir, je crois que ça suffit pour aujourd'hui :-) [Début]



P.S. La réputation n'est pas l'apanage des particuliers, et peut parfois pousser les concurrents les plus acharnés à passer des alliances insoupçonnées : c'est le cas de Google, Yahoo! et Microsoft, qui viennent de s'allier aux côtés d'Ask.com, LookSmart et d'autres avec l'Interactive Advertising Bureau (IAB) et le Media Rating Council pour former le Click Measurement Working Group. Le but étant de rédiger des lignes directrices conjointes pour combattre la fraude au clic. La première étape consistera à définir ce qu'est un clic... [Début]

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mercredi 2 août 2006

Creation du deuxieme Registreur mondial : eNom rachete BulkRegister


Bouleversement du paysage dans le marché des noms de domaines : eNom, troisième Registreur mondial derrière Go Daddy et Network Solutions, qui passe au second rang avec le rachat de BulkRegister, pèsera désormais 10,065% des parts de marché (contre 17,884% pour Go Daddy), soit au total 6 832 307 domaines comptabilisés.


Chiffre qui représente un gain de plus de 1 million de domaines au deuxième trimestre 2006, si je m'en réfère aux dernières statistiques disponibles aujourd'hui sur le site de l'ICANN, actualisées au 31/03/06 :


Source : eNom's Acquisition of BulkRegister Changes Domain Name Landscape

Pour donner un ordre de comparaison, en mai dernier, « Gandi annonçait gérer 459 000 noms de domaine dans 232 pays, ce qui en ferait le premier registrar français et le placerait au 4e rang européen. ». Source : ZigZag

Ça aide à mesurer l'écart avec les américains...



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D'autre part, ce même article nous apprend que Melbourne IT (cinquième rang actuel) serait en passe de faire l'acquisition de Web Central Group, premier centre d'enregistrement australien.

Il est intéressant de noter que ces grandes manœuvres ont lieu au moment où les business models liés aux domaines sont en pleine évolution, ceci explique cela, y compris l'apparition de nouvelles formes de partenariat.

Traditionnellement, ces groupes tiraient leurs revenus de leur monopole de fait (NetWork Solutions, Register), puis sont arrivés les casseurs de prix (dont GoDaddy), et aujourd'hui les seuls droits d'enregistrement des noms ne suffisent plus à générer suffisamment de cash pour les rentabiliser. D'où le domain kiting et autres pratiques, tacitement acceptées par l'ICANN dans l'attente de l'arrivée probable de la longue traîne des noms de domaine...

Une autre évolution déjà en cours consiste pour les Registreurs à développer un pack de services liés à la gestion d'un nom : réalisation d'un site, hébergement, intégration de fonctionnalités ad hoc (courriel, etc.), monétisation, etc. Le but étant de proposer un one-stop-shop en mesure de satisfaire les besoins des enregistreurs pour conquérir et fidéliser une clientèle toujours plus vaste et exigeante.

Aujourd'hui, les coûts d'acquisition d'un client dans les services d'hébergement montent en flèche, à tel point que certaines sociétés sont prêtes à payer 100$ ou plus pour capter de nouveaux utilisateurs. D'où les excellents résultats de régies publicitaires comme ValueClick (Commission Junction) ou aQuantive. Il est clair qu'on va vers la fourniture "gratuite" de domaines, selon un modèle bien connu sur le Web avec la pléthore d'applicatifs disponibles gratuitement au téléchargement pour mieux fidéliser une clientèle dans un deuxième temps.

Les mots clés de cette orientation : monétisation, affiliation, génération de trafic, liens sponsorisés, stratégie de référencement, CPA. À suivre...

[MàJ - 10 août 2006] Suite au commentaire de Patrick, merci encore pour ces données détaillés sur le nouveau eNom (eNom401, Incorporated), sur Gandi et OVH, même si la comparaison avec la position de Go Daddy me semble aléatoire, puisque les chiffres donnés par Bob Parsons font état de 14,6 millions de domaines enregistrés, soit près de 4 millions de plus en moins d'un semestre !



P.S. J'allais oublier la citation officielle du jour : « The use of Domain Names for "advertising" is not encouraged... » (L'utilisation des noms de domaine à des fins publicitaires n'est pas encouragée...)



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