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mercredi 31 mai 2006

Le Code Da Vinci et Google : la vérité enfin restaurée

Le Code Da Vinci et Google : la vérité enfin restaurée

En ces temps troublés, où tout le monde s'essaie à décoder le « Da Vinci Code » mais où bien peu y réussissent, je voudrais vous poser une question simple, en apparence :
Quel est le point commun entre le Code Da Vinci et Google ?
Donnez votre réponse sans tricher et gardez-la secrète jusqu'à la fin de ce billet. Je vous suggérerais même plus : faites un test en la soumettant autour de vous, notez toutes les réponses et gardez-les secrètes jusqu'à la fin de votre lecture, même si pour cela vous devrez mettre un frein à votre impatience, je vous le concède.

Donc, si vous êtes fan de Google, vous ne pouvez ignorer qu'il y a un mois environ, Google a lancé un jeu en collaboration avec Sony, intitulé en anglais The Da Vinci Code quest on Google, dans la meilleure tradition de marketing viral chère à Google, expert ès buzz s'il en est... Vous avez d'ailleurs peut-être tenté d'y participer en français.

Alors voilà, vous vous dites, ça y est, je tiens ma réponse, inutile d'aller plus loin. Erreur ! Grosse erreur ! Laissez-moi vous éclairer, je vous demande juste un peu de patience, je n'abuserai pas, c'est promis.

Logo Leonardo da Vinci by Google
Dans un précédent billet où j'associais Léonard de Vinci à Google, j'affirmais certes que notre génie transalpin n'aurait jamais pu concevoir une aussi formidable machine de guerre que Google - guerre économique, il s'entend -, mais je taisais que Leonardo avait bien prévu l'une des caractéristiques essentielles et universelles de la firme de Mountain View : « Les couleurs de Google »...

À noter au passage que j'en parlais dès le jeudi 6 avril, alors que sur son blog, Google ne publiait Can you crack the code? que le 14 avril, soit huit jours plus tard !

* * *

Or de quel Code parle-t-on ? Du Code da Vinci, oui, mais encore ? Et bien il s'agit du Codex Vaticanus Urbinas 1270, en termes simples le fameux Trattato della pittura, de Leonardo da Vinci, éd. par Raphaël Trichet du Fresne, Paris: Jacques Langlois, 1651.


TRAITTÉ DE LA PEINTVRE DE LEONARD DE VINCI DONNÉ AV PVBLIC ET TRADVIT D'ITALIEN EN FRANCOIS PAR R.F.S.D.C. [Roland Fréart Sieur de Chambray], A PARIS, De l'Imprimerie de IACQVES LANGLOIS, 1651.

En effet, c'est dans le Traité de la Peinture, probablement commencé aux alentours de l’an 1490, voilà plus de 5 siècles, que Léonard définit déjà des couleurs primaires et secondaires, où il décrit les six couleurs simples :
« I semplici colori sono sei, de' quali il primo è bianco, (…) il giallo il secondo, il verde il terzo, l'azzurro il quarto, il rosso il quinto, il nero il sesto; ed il bianco metteremo per la luce senza la quale nessun colore veder si può, ed il giallo per la terra, il verde per l'acqua, l'azzurro per l'aria, ed il rosso per il fuoco, ed il nero per le tenebre, che stan sopra l'elemento del fuoco, perché non v'è materia o grossezza dove i raggi del sole abbiano a percuotere, e per conseguenza illuminare. »

Les six couleurs simples selon Léonard
(Nous avons les six couleurs simples, dont le blanc est la première, (…) le jaune la seconde, le vert la troisième, le bleu la quatrième, le rouge la cinquième, le noir la sixième ; nous choisissons le blanc pour la lumière, sans laquelle aucune autre couleur ne peut être vue, le jaune pour la terre, le vert pour l’eau, le bleu pour l’air, le rouge pour le feu, et le noir pour les ténèbres, qui sont au-dessus de l’élément feu, puisqu’on n’y trouve ni matière ni corps que les rayons du soleil pourraient irradier, et donc illuminer.)
Ces mêmes couleurs qui nous frappent en arrivant sur la page principale de Google, où la dominante est le blanc, celle qui fait ressortir toutes les autres, suivie du bleue, du rouge, du jaune, du vert et du noir, ce noir que l’on retrouve dans les pages de réponses à nos requêtes, où les résultats sont écrits … noir sur blanc !

Ces couleurs dont la symbolique reprend les quatre éléments fondamentaux – la terre, l’eau, l’air et le feu – baignés de lumière et d’ombre – le blanc et le noir –, avec une nette prédominance du blanc, résultante de toutes les couleurs, quintessence de la pureté, la totalité, l'universalité.

Ces éléments traduits par les quatre couleurs des jeux et des jouets qui me frappent toujours quand je rentre dans la chambre de Paul, 4 ans et demi, inondée de jaune, vert, bleu, rouge...

Paul - 4 ans et 6 mois
Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si, là encore en anticipant brillamment le concept du LegoFactory (via Chris Anderson), Larry Page et Sergey Brin ont construit leur premier serveur avec des Lego® :

Observer le E en premier plan ;-)
origine probable des couleurs du logo de Google !


Voici enfin percé le rapport secret entre le Code Da Vinci et Google, et que celles et ceux qui ont répondu D. Brown à la question posée en début de billet se consolent : le marron ne fait pas partie des six couleurs simples décrites par Léonard il y a plus de cinq siècles. :-)



P.S. Si l'intégralité du Traité en italien vous intéresse : Trattato della pittura (7,77 Mo, PDF de 516 pages :-). Les inconditionnels peuvent même s'en procurer la traduction française en ligne :


Pour ce dernier billet du mois de mai, j'ai essayé de finir en beauté, ai-je réussi ? À vous la parole...

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lundi 29 mai 2006

GYM : repositionnement des acteurs - tentative d'analyse

GYM : repositionnement des acteurs - tentative d'analyse

Dans sa présentation aux analystes financiers pour 2006, Eric Schmidt désignait nommément les 4 principaux concurrents de Google : Yahoo!, Microsoft, eBay, Amazon. C'était il y a moins de 3 mois !

Depuis nous avons assisté à une succession d'annonces qui ont fusé de tous côtés, anticipatrices d'un repositionnement de ces concurrents dans leur tentative de contrer la quasi-suprématie de Google dans la recherche, et de diverses tentatives de Google pour s'y opposer, notamment en cherchant lui aussi des nouveaux partenaires.

Microsoft, d'abord, qui a réussi à faire basculer Amazon en évinçant Google, avant d'envisager de prendre des parts dans Yahoo et eBay (New York Post), négociations qui n'ont mené à rien, et pour cause. Pourtant il semblerait que Bill Gates & Co. n'aient pas encore renoncé, selon cet article qui reprend l'information du New York Post ci-dessus, tandis que cet autre fait malicieusement remarquer que le New York Post appartient à ... Rupert Murdoch !

À mon avis, autant de manœuvres préliminaires au prochain affrontement titanesque qui se prépare en se déplaçant vers un nouveau théâtre des opérations : la téléphonie (où les chiffres ne sont pas moins impressionnants que pour l'Internet...), aussi bien pour Google que pour Microsoft ou Yahoo avec Skype (Yahoo qui n'a peut-être misé sur le bon cheval il y a un an, alors que la société n'était pas encore tombée dans l'escarcelle d'eBay...). Un marché tellement gros porteur que de nouveaux arrivants ne sont pas à exclure (Thomson).

Mais que ce soit sur l'Internet ou dans la téléphonie, soyons sûrs que l'hypercompétition ne fait que commencer entre les trois nouveaux pôles qui se dessinent : Google -/- Yahoo + eBay -/- Microsoft + Amazon, sans oublier le petit dernier qui pourrait faire pencher la balance : MySpace, selon HitWise première source de trafic pour Google aux États-Unis avec un taux de 8,2% :


dont la fréquentation a été multipliée par 5 en 4 mois (janvier - avril 2006), pour toucher près de 50 millions de visiteurs uniques, une paille !


et 60 millions maintenant, si l'on en croit le point de vue très intéressant et sûrement bien mieux renseigné que moi de Franck Poisson sur le sujet, ici et , ainsi que son analyse des raisons probables de pourquoi Yahoo et eBay ne fusionneront pas (même si certains observateurs voient ce partenariat comme le premier pas vers un rapprochement plus total).

Quant aux pourparlers entre Google et MySpace, il nous prédit « Le résultat officiel dans quelques jours », nous devrions donc être bientôt fixés...


P.S. À l'intuition, je dirais juste que tout n'est peut-être pas encore joué, vu que Murdoch aime beaucoup l'argent et que Microsoft a beaucoup d'argent. Ne jamais sous-estimer la cupidité dans les affaires. Mais bon, Google a les poches pleines aussi, suffisamment en tout cas pour satisfaire l'appétit du patron de MySpace, qui ne va pas se priver de faire levier sur sa position confortable pour faire monter les enchères de tout accord éventuel. D'ailleurs l'action de News Corp. est en hausse ces derniers jours, un signe qui ne trompe généralement pas...

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dimanche 28 mai 2006

After Google PageRank and Google TrustRank, what about a new brand Google SafeRank

Après Google PageRankTM et Google TrustRankTM, quid d'un nouveau Google SafeRankJM à l'horizon ?


Is Safe Search The Next Big Thing? (La recherche sécurisée sera-t-elle le prochain grand boum de l'Internet ?)

McAfee - SiteAdvisor
ScanSafe - Scandoo

Il y a une dizaine de jours, plusieurs dépêches (voir par exemple ici, ou encore) ont rapporté les résultats d'une étude McAfee - SiteAdvisor (jeune start-up rachetée début avril 70 millions de dollars par McAfee), d'où il ressort en gros que pour les internautes, cliquer sur les liens promotionnels serait presque 3 fois plus dangereux que de cliquer sur les liens organiques (8,5% de liens sponsorisés à risque contre seulement 3,1% pour les liens naturels).

Je vous passe le détail des résultats par moteur... Donc cette fois il ne s'agit plus d'un problème de filtrage parental censé protéger les enfants, mais d'un fléau d'une portée bien plus vaste puisque tous les internautes sont concernés, et pas seulement. En effet, au-delà des résultats impressionnants de cette étude (calculez un peu : 8,5% sur des milliards de milliards de liens affichés 24/7/365), l'acquisition de SiteAdvisor par McAfee a également sensibilisé tous les acteurs de la sécurité sur le réseau (déjà passablement affectés par les questions d'insécurité), puisqu'il semble que la recherche sécurisée est en passe de devenir incessamment sous peu le prochain enjeu majeur de l'Internet.

En fait, la méthodologie développée par SiteAdvisor consiste à analyser, vérifier et marquer les liens des résultats proposés par les moteurs de recherche, en signalant à l'attention de l'utilisateur, par un symbole ou un pictogramme quelconque, le niveau de risque/danger, sous-entendu la présence de codes intrusifs, de virus ou autres joyeusetés du même acabit.


Il ressort également que les résultats correspondant à certains mots clés sont plus dangereux que d'autres. Au bref échantillon des mots risqués mentionnés dans les articles ci-dessus, il est clair que les domaines les plus sensibles, notamment liés aux téléchargements gratuits, sont la musique, les jeux, très probablement le sexe et toutes ses déclinaisons, ou encore les économiseurs d'écran.

À propos de « screensaver », je voudrais mentionner un article de Benjamin Edelman, réalisé d'après des données de SiteAdvisor, dont Edelman est un consultant, intitulé « Pushing Spyware through Search » et publié en janvier dernier (graphique clicable ci-dessus). Depuis des années Edelman mène assez régulièrement ce genre d'enquêtes, aussi bien sur Google (voir Empirical Analysis of Google SafeSearch, mis à jour en ... 2003) que sur Yahoo (How Yahoo Funds Spyware, en 2005). C'est ce même Edelman qui a co-signé l'étude McAfee - SiteAdvisor, source de toutes les dépêches indiquées plus haut.

Donc, après avoir montré que les moteurs (qui jouent décidément sur tous les tableaux) peuvent arriver à gagner des sommes considérables AUSSI grâce aux malveillants en tous genres qui pullulent sur le Web, ses conclusions sont sans concession :
Comme avec toutes les grandes inventions sur l'Internet, les malintentionnés ont pris d'assaut les portes des moteurs de recherche. Il est temps maintenant de les refouler. Cela ne veut pas dire que les moteurs doivent blacklister toutes les sociétés que j'ai critiquées jusqu'à ce jour, mais certains de ces vendeurs sont si véreux qu'en toute fierté les moteurs pourraient refuser leur argent. Assumer ses responsabilités commence en balayant devant sa porte...

(As with so many great Internet inventions, the bad guys have stormed the gates of search engines. Now is the time to start fighting back. That doesn't mean search engines should blacklist every company I ever criticize, but some "adware" vendors are so shady that search engines could proudly refuse their money. Responsibility starts at home...)
[Début]

* * *

Maintenant, pour en revenir à l'article de RedHerring mentionné en sous-titre, le journaliste nous parle de ScanSafe, entreprise concurrente de SiteAdvisor qui a annoncé il y a quelques jours la mise en ligne de la première version bêta de Scandoo, un nouveau concept que je voudrais brièvement vous présenter :


En quelques mots, Scandoo s'intercale entre vous et les résultats du moteur de votre choix (parmi GYMA - Google, Yahoo, MSN et Ask) pour vous signaler les risques potentiels en mode « feu de signalisation » : vert, on peut y aller ; orange, prudence ; rouge, stop ! De plus, lorsque vous cliquez sur le visuel (qui ressemble quand même à s'y méprendre aux pictos de SiteAdvisor), une bulle s'affiche pour vous permettre d'affiner le résultat, et je ne doute pas une seconde que tous les signalements seront vérifiés a posteriori. Exemple avec Adscriptor : vous pouvez y aller !


D'emblée, il est clair que les liens signalés verront leur trafic chuter considérablement. D'où le problème de fiabilité (comment garantir à 100% la véracité des informations) et de responsabilité (notamment légale, voire pénale) qui s'ensuit pour les moteurs. Le journaliste rapporte d'ailleurs les propos d'Alex Eckelberry, directeur de Sunbelt Software, société commercialisant des logiciels antivirus et antispam, selon lequel les moteurs ne seraient pas encore prêts à prendre une telle responsabilité.

Ceci étant, il note également que les principaux acteurs impliqués (moteurs, FAI, etc.) ne vont pas tarder à réagir, soit en passant des alliances soit en développant des solutions propriétaires. D'autre part, lorsqu'un moteur blackliste un site Web, il ne se soucie pas toujours des retombées éventuelles, y compris juridiques.

Pour conclure, selon ZDnet, Google vient juste de réserver par courtier interposé les domaines googlecheckout.net/org/info (le .com n'étant pas disponible ... pour l'instant). Google checkout, tout un symbole ! [Début]



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vendredi 26 mai 2006

Google contre-attaque : partenariat avec Dell

Google contre-attaque : partenariat avec Dell

Décidément, pas le temps de s'ennuyer sur Internet, les choses s'accélèrent à la vitesse grand V ! Je ne sais si c'est en riposte au partenariat Yahoo-eBay ou pour contrer le quasi-monopole de Microsoft dans l'informatique de bureau, mais Google vient d'annoncer avoir conclu un accord avec Dell, qui prévoit la pré-installation de Google Pack sur toutes les machines commercialisées par Dell. Valeur de l'accord : 1 milliard de dollars !



De son côté, Eric Schmidt aurait déclaré qu'une entente entre Yahoo et eBay est une bonne chose, et que c'est toute l'industrie du Web qui bénéficiera d'une entreprise eBay en bonne santé ! Par ailleurs il insiste sur le fait qu'eBay reste l'un des plus gros clients et partenaires de Google :
« The Yahoo-eBay deal is a very good deal and I think all of us benefit from having a stronger eBay », Schmidt said, adding that: « EBay is one of our largest customers and partners. »
Toujours à propos de ce partenariat, annoncé voilà maintenant plus de 24 heures, juste une remarque : il est 13h20', et Google News France ne fait encore aucune mention de la nouvelle, c'est nul et archi-nul. Je sais pas ce qu'ils foutent, mais d'après moi ils ont dû s'endormir sur leurs lauriers. Ça me rappelle Coluche quand il disait : « On a du boulot comme 4, heureusement on est 8... », ça doit être à peu près le cas chez Google France.

Je viens de leur envoyer ce commentaire (clicable) :


auquel ils ont répondu (en automatique, n'exagérons rien) :
Nous vous remercions d'avoir partagé vos commentaires avec nous au sujet de Google Actualités. Vos remarques et suggestions sont très importantes pour nous, et nous permettrons d'améliorer ce service. Nous apprécions votre aide et espérons que vous visiterez Google Actualités au cours des prochains mois afin d'y découvrir les innovations et nouveautés.
Cordialement,
L'équipe Google
Ah la belle équipe, « au cours des prochains mois », je cromprends mieux !



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jeudi 25 mai 2006

Yahoo & eBay : les grandes manoeuvres continuent !

Yahoo & eBay partenaires : les grandes manœuvres continuent !

Comme je l'annonçais hier en parlant de ... MySpace, Google et Microsoft, la rumeur circulait depuis plusieurs jours sur un rapprochement entre Yahoo et eBay. Et bien voilà, c'est chose faite :



17h, l'info est sortie depuis moins d'une heure, et il y a déjà plus de 200 dépêches sur l'Internet anglo-saxon. Mais ne doutons pas qu'on va vite en parler aussi de ce côté-ci de l'Atlantique ! Lire le communiqué de presse officiel.

En parallèle à ce partenariat dans la pub, l'e-commerce et la recherche, je me limiterai à souligner qu'eBay représente quand même l'achat de 15 millions de mots clés par an, ce qui pourrait bien se traduire par une perte sèche conséquente pour Google. Entre autres...

Car même si selon SearchEngineWatch, pour l'instant ce partenariat concernerait uniquement les pub graphiques, les pubs « click per call » et, dans une moindre proportion, les pubs sur les SERPs (pages de résultats des moteurs de recherche), n'oublions pas Paypal et Skype :
Yahoo will make eBay's PayPal service the exclusive third-party provider of its online wallet, allowing customers to pay for Yahoo services from bank accounts, credit cards or balances associated with their PayPal accounts. PayPal will also be integrated into product offerings for Yahoo merchants and publishers, including the Yahoo Publisher Network, Yahoo Search Marketing and Yahoo Merchant Solutions.
The two companies will also explore co-developing their respective voice over Internet Protocol (VoIP) services. That project will look at releasing "click-to-call" ad technologies on their Web sites, using both Yahoo Messenger with Voice and eBay's Skype service.



Traduction : Yahoo fera de PayPal son partenaire tiers pour tous les micro-paiements en ligne, afin de permettre aux clients des services Yahoo de payer soit par virements bancaires, soit par cartes de crédit soit par le biais des comptes PayPal associés. PayPal sera également intégré aux offres de produits pour les revendeurs et les éditeurs Yahoo, notamment avec Yahoo Publisher Network, Yahoo Search Marketing et Yahoo Merchant Solutions.
De plus, les deux sociétés se proposent d'étudier un co-développement de leurs services VoIP respectifs, avec la mise en place de technologies publicitaires « click-to-call » sur leurs sites Web, qui utiliseront à la fois la messagerie voix Yahoo Messenger et les services de Skype.
De toute évidence, gros problème pour Google en perspective... Comme Yahoo l'avait prévu dans sa présentation aux analystes, le paysage est en train de changer :





P.S. [MàJ - minuit] J'en profite pour faire une petite réflexion : il est minuit passée de quelques minutes, l'info est sortie depuis près de 12 heures maintenant, il y a déjà plus de 500 dépêches qui la décortiquent dans tous les sens sur Google US et pas une seule - j'insiste : 0, un beau zéro pointé - dans les news de Google France. De plus, à ma connaissance, sur le Web francophone, seul Zorgloob a sorti un entrefilet, et sur Technorati, il y a en tout et pour tout 5 résultats pertinents en français :
Donc, moins d'une dizaine de billets en français, contre des milliers d'articles en anglais, le décalage horaire n'explique pas tout ! Après on se demande pourquoi les anglo-saxons ont toujours plusieurs longueurs d'avance sur Internet...

[MàJ 2 - 8h30' du matin] Toujours aucune information sur Google News France...

[MàJ 3 - 12h30'] Toujours aucune information sur Google News France...

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Domain kiting : ampleur du bidonnage en graphiques et en chiffres

Domain kiting : ampleur du bidonnage en graphiques et en chiffres

Suite à la parution de mon précédent billet sur la question, où sont expliqués les rouages du « domain kiting », Patrick Mevzek, de Dot & co. a commenté l'ampleur du phénomène, ce qui confirme les propos de Bob Parsons rapportés dans mon article sur les taste-domaines :
En conclusion, si rien n'est fait, le désastre va prendre des proportions gigantesques. Une prise de conscience s'impose...
Concernant DirectNic, indiqué par Bob Parsons comme le plus gros spéculateur expert ès bidonnage, Patrick nous dit que jusqu'en novembre 2005, les suppressions ne touchaient pas encore les .ORG.

En revanche, le phénomène était déjà bien visible sur les .COM et les .NET, puisque, selon le dernier rapport officiel disponible de Verisign, qui analyse 465 bureaux d'enregistrement, DirectNic, alias Intercosmos Media Group, Inc., était déjà premier bidonneur en titre, avec plus de 6 millions de domaines supprimés en décembre 2005 (contre 7,6 millions en mars 2006 et 8,4 millions en avril, juste pour avoir une idée de la progression) :


Suivi de près par Capitoldomains, LLC et Domaindoorman, LLC, respectivement en deuxième et troisième position, qui eux spéculaient déjà sur les .ORG, depuis août 2005 pour Capitoldomains, LLC :


et septembre 2005 pour Domaindoorman, LLC :


Concernant Domaindoorman, LLC (3e position), qui spéculait sur plus de 4 millions de domaines au 31-12-2005, à noter qu'ils sont passé de 4,8 millions de domaines en mars (pour 40 400 enregistrés) à 11,5 millions en avril 2006 (pour 68 400 enregistrés !), comme quoi c'est sans limites... (Source : SmartApps Blog).

Apparamment, Domaindoorman a bien l'intention de coiffer DirectNic sur le poteau. C'est plus de l'artisanat, c'est de l'indutrie ! Or que dit l'ICANN face à cette montée en puissance du bidonnage, qui concernait quand même près de 30 millions de domaines fin décembre 2005 :
No comment ! Tout est normal...
Bon, ben s'ils le disent, y a plus qu'à les croire ;-)



P.S. Une remarque en passant : à part Dot & Co., il me semble que dans la blogosphère francophone il n'y pas grand monde qui se fait l'écho d'une telle escroquerie, en dépit de ses proportions. Allez savoir pourquoi !?

[MàJ - 7 juin 2006] Merci à Patrick Mevzek pour son travail, qui a compilé des fiches vraiment édifiantes sur chacun des bureaux cités dans mon tableau, dont voici une liste clicable, par ordre d'importance (de bidonneur en chef à sous-chef, sous-sous-chef, sous-sous-sous-chef, etc.) :
  1. Intercosmos Media Group, Inc., alias directNIC.com
  2. Capitoldomains, LLC.
  3. Domaindoorman, LLC.
  4. Belgiumdomains, LLC.
  5. Nameview Inc.
  6. Compana LLC.
  7. Dotster, Inc.
  8. NameKing.com Inc.
À noter également que depuis, l'un de ces registreurs continue à faire parler de lui, toujours en bien, je vous rassure : Dotster, pour ne pas le nommer...

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mercredi 24 mai 2006

MySpace, nouvel épisode de la guerre opposant Google et Microsoft

MySpace, nouvel épisode de la guerre opposant Google et Microsoft...

Deuxième brève de la journée.

[MàJ - 25 mai 2006, 16h30'] Et bien voilà, je vous l'annonçais hier, aujourd'hui c'est fait : Yahoo et eBay sont maintenant partenaires dans la pub, l'e-commerce et la recherche. Ça, ça va faire du bruit !

La sphère Internet s'agite ces derniers jours autour des négociations que MySpace mène avec Google d'une part, et avec Microsoft de l'autre.
Selon certains observateurs, Google semble mieux placé pour décrocher la timbale, mais le retard de Microsoft dans la recherche va probablement inciter Bill & Ball (ça m'est venu comme ça :-) à faire le forcing, s'ils ne veulent pas laisser passer une telle occasion : un bassin de près de 100 millions de teenagers, le futur d'Internet ! Et vu que Murdoch n'est pas à proprement parler un philantrope, tout est possible.

Par ailleurs, comme le fait judicieusement remarquer Danny Sullivan, Yahoo est aussi indirectement concerné puisqu'il fournit actuellement les résultats des recherches sur MySpace. Donc, si cette dernière a écarté Yahoo, c'est qu'il y a insatisfaction quelque part...

Où l'on retrouve encore la triade GYM, et les rumeurs vont bon train quant à une éventuelle fusion imminente ou un probable rapprochement qui impliquerait certains de ces géants. Les noms d'eBay et de Skype circulent également (contre qui Streamcast Networks a récemment porté plainte, juste pour corser un peu les choses).

Or s'il est vrai qu'il n'y a pas de fumée sans feu, c'est probablement qu'un gros deal est en train de se préparer. À suivre...

Il manque plus qu'Amazon, et tout le monde y est !



P.S. Et le Studio 92, là-dedans, il est où le Studio 92 ?

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Couplage gratuit de GMail et de FreeCRM, ça pourrait cartonner

Couplage gratuit de GMail et de FreeCRM, ça pourrait cartonner !

Voilà une brève dont on devrait bientôt entendre parler en long, en large et en travers. Google et GMail, son service gratuit de Webmail, peut désormais être intégré à FreeCRM, un système - gratuit aussi - de gestion de suivi de la relation clients. Un signal fort !

FreeCRM.com, qui dessert déjà plus de 30 000 entreprises et compte 53 000 abonnés, est un leader mondial dans la fourniture de systèmes CRM à la demande. Voir le communiqué de presse.

En clair, outre concurrencer des pointures comme SalesForce (en passe de préférer les services de Google à ceux de Microsoft), cela signifie que la puissance et les fonctionnalités de GMail associées aux possibilités de Free CRM permettront à tout titulaire d'un compte d'élaborer GRATUITEMENT ses propres campagnes d'emailing ou d'envoi de newsletters, d'intégrer automatiquement ses listes de contacts, etc. etc.

L'occasion ou jamais de tester les promesses d'un bon marketing viral !

À signaler que la version gratuite est supportée par un affichage de liens sponsorisés, avec des capacités de stockage limitées à 10 Mo, alors qu'une déclinaison PRO est disponible pour 14,95 $ par mois. Voir les différences (en anglais).

À vos publipostages : 1-2-3, prêts, partez !




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Comment écrire vs. comment rédiger

Comment écrire vs. comment rédiger

Lire, parler, écrire sont les trois verbes qui caractérisent le mieux la communication.

Ils ont en commun le dicible et l'indicible, le lisible et le visible, le dialogue et l'écoute, et sur Internet l'interactivité. Ces derniers temps, les deux expressions « comment écrire » et « comment rédiger » sont assez récurrentes dans mes statistiques, vu que la première renvoie à Écrire pour le Web : quand vos lecteurs sont des moteurs, et la seconde à Comment rédiger un blog qui tue, des messages qui impactent, des commentaires qui captivent ?, un article que j'avais réintitulé Bloguer, commenter : rédiger, impacter, captiver ! dans un souci d'efficacité rédactionnelle !

Et si le plus souvent l'impression est que ces deux questions sont interchangeables, je me suis demandé quelles étaient les différences entre « comment écrire » et « comment rédiger », pourquoi et quand employer l'une plutôt que l'autre ?

D'après mes recherches dans les dictionnaires, aussi bien dans le Grand Littré que dans le Robert historique de la langue française, il ressort que le verbe « rédiger » est plus circonscrit et précis qu' « écrire », puisque étymologiquement son origine latine signifie « réduire à », d'où les acceptions premières de « réduire un événement à une proposition écrite brève », « résumer par écrit » ou, selon Littré, « réduire un écrit, un discours, à ce qu'ils ont d'essentiel, les mettre en moins de paroles ».

Le fait est qu'on rédige un contrat, mais on écrit un livre ; on rédige un cahier des charges, mais on écrit une autobiographie ; on rédige des notes, mais on écrit une histoire, etc. Ceci étant, en comparant les résultats des moteurs de recherche sur ces deux requêtes, il faut bien admettre que leur sens se chevauche volontiers, et qu'on rédige ou on écrit indifféremment un article, une lettre, une thèse, un rapport, un compte-rendu, et ainsi de suite.

Pour autant, il me semble que la signification plus restreinte de rédiger s'accorde fort bien à la Web-écriture, qui doit être par définition concise (concrète + précise), une synthèse de mots ou d'expressions clés et de phrases courtes, percutantes, où la technique est aussi importante que le style, etc.

Voilà pourquoi plutôt que « comment écrire... » on trouvera de préférence « comment rédiger un commentaire ou un blog », « comment rédiger un site ou une page Web », « comment rédiger une charte linguistique », « comment rédiger un courriel ou une FAQ », voire « comment rédiger un CV, une lettre de motivation ou une candidature spontanée »...

Mais indépendamment de la nature du complément qui suit le verbe, sur Internet « comment écrire » ou « comment rédiger » renvoient toujours à la même problématique : comment communiquer, comment impacter, comment se positionner, voire comment vendre, etc. etc.

La question est tellement inépuisable qu'il est impossible d'y répondre de manière exhaustive. Je dirais même qu'il est impossible d'y répondre tout court, au sens où chacun, chacune sur Internet porte sa propre réponse, extrêmement personnelle, individualisée, forcément différente de celle du voisin.

Donc plus qu'une réponse uniforme, il convient et revient peut-être à chacun(e) de se proposer son propre parcours, un peu comme un jeu de piste, en fonction des objectifs fixés. Voici quelques jalons pertinents pour débuter :etc. Si vous en connaissez d'autres, merci de bien vouloir les signaler en commentaire...



P.S. À noter aussi l'excellent blog sur « Comment écrire un roman », ou l'auteur, Aloysius Chabossot :-), identifie quatre catégories d'écrivains, dont trois potentielles de webscripteurs :

  1. Catégorie absente d’Internet : vous écrivez bien, mais pour de sombres raisons remontant sans doute à la petite enfance, vous vous refusez à l’admettre.
  2. Catégorie rarissime sur l’Internet : vous écrivez bien et vous le savez. Si vous êtes dans ce cas, vous n’avez rien à faire sur Internet, et je ne vois même pas pourquoi vous vous acharnez à lire ces lignes.
  3. Catégorie massivement représentée sur l’Internet : vous écrivez comme une patate mais vous êtes précisément convaincu du contraire.
  4. Catégorie massivement représentée sur l’Internet, mais un peu moins tout de même que la précédente : vous écrivez comme un pied et cette fatalité ne cesse de vous torturer.

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mardi 23 mai 2006

Parlons blog, parlons franblog : Technorati annonce une francisation de sa plate-forme début 2007

Parlons blog, parlons franblog : Technorati annonce une francisation de sa plate-forme début 2007

Dans un article publié hier, Peter Hirshberg annonce un partenariat entre Technorati et Edelman en réponse à l'internationalisation croissante et poussée de la blogosphère, dont la taille a été multipliée par plus de 60 en 3 ans :

et qui saute allègrement d'un record à l'autre :
  • Technorati suit à la trace plus de 37 millions de blogs
  • La blogosphère double sa taille tous les 6 mois
  • En moyenne, un nouveau blog est créé toutes les secondes, 365 jours par an
  • 19,4 millions de blogueurs (soit 55%) continuent de poster des articles 3 mois après la création de leur blog
  • Technorati trace à peu près 1,2 million de nouveaux billets chaque jour, soit environ 50 000 à l'heure
  • Technorati trace plus de 100 millions de tags, ou catégories, que créent les blogueurs, avec un taux de croissance de 560 000 nouveaux tags chaque jour !
Au niveau internationalisation, pour l'instant, sur tous ces blogs, les langues qui se taillent la part du lion sont l'anglais, suivi du japonais et du chinois :


Au mois de mars, le français arrivait en 5e position (ex æquo avec l'italien, le russe et le portugais) pour à peine 2% des billets postés :

Selon Peter Hirshberg, outre les versions actuelles en anglais et japonais et la traçabilité des billets en 20 langues, Technorati est en train d'accélérer le développement de nouvelles localisations en chinois, coréen, allemand, italien et français, qui seront testées dans les mois à venir et mises à la disposition du public début 2007 :
Technorati is accelerating the development of fully localized versions of our service in Chinese, Korean, German, Italian and French. These will be moving through development and testing over the coming months and will be complete, public products in early 2007. (Technorati today can show posts in 20 languages, but so far we've only done completely localized versions in English and Japanese).
L'intérêt commercial d'une telle démarche est évidente, comme se plaît à le souligner Richard Edelman :
Pour les marques, la blogosphère est une occasion unique de solliciter l'avis d'experts, de mobiliser l'enthousiasme des communautés de base et d'assurer un suivi des tendances mondiales...
(For brands, the blogosphere will be a unique way to solicit expert opinion, to mobilize the base of enthusiasts and to monitor worldwide trends...)
Rendez-vous début 2007 ! (en français dans le texte :-)


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lundi 22 mai 2006

Le domain kiting : bidonnage à grande échelle aux noms de domaine

Le domain kiting : bidonnage à grande échelle aux noms de domaine

Le mois dernier - avril 2006 -, plus d'un million de domaines ont été enregistrés par jour, soit plus de 32 millions de domaines dans le mois, juste pour faire du fric sur le dos des internautes. Après le domain tasting, voici le domain kiting.

Ce phénomène n'est pas nouveau, puisque dès octobre 2004 Bob Parsons, toujours lui, le dénonçait dans une lettre envoyée aux plus hautes instances responsables, à savoir l'ICANN pour Internet et VeriSign en tant que Registre du .COM, où il observait que le Registreur incriminé, qui a toujours pignon sur le Web :
abusait de sa position de Registreur en général et du système de VeriSign en particulier, en déguisant la vérité des chiffres sur le nombre de domaines enregistrés quotidiennement, ou au pire en bénéficiant de sa position de confiance comme Registreur accrédité pour s'impliquer dans des transactions honteuses uniquement par appât du gain. Ce qui pourrait être considéré comme une violation des obligations contractuelles le liant à l'ICANN et à Verisign.

(... X) is abusing its position as a registrar in general and VeriSign's systems specifically, while misrepresenting the truth about the number of domain names being registered on a daily basis. At worst, it appears they are engaging in sham transactions for their own financial gain, while taking advantage of their trusted position as an accredited registrar to do so. This could be considered a breach of their agreements with both ICANN and the VeriSign registry.
Donc, près de 2 ans ont passé sans que lesdites instances ne lèvent le petit doigt, ce qui peut se comprendre vu les ressources économiques considérables qu'elles retirent de l'arnaque. Comme le souligne Bob Parsons, l'ICANN se retranche simplement (ce qui est assez lamentable mais somme toute prévisible) derrière un laconique « No comment ». (Since my last blog article a number of people have contacted ICANN and quite predictably, but sadly, ICANN has had no comment.)

En fait, dans son dernier article, le président de GoDaddy expliquait clairement ce qu'il nommait le modèle « j'essaie - je prends/je jette », consistant à « profiter du délai de grâce (Add Grace Period) de 5 jours concédé depuis 2003 par l'ICANN à toute personne qui, s'apercevant d'une erreur d'enregistrement, peut alors annuler la procédure et récupérer sa mise. »

Or cette fois, il trouve la terminologie « add/drop scheme » trop édulcorée et préfère la qualifier de « domain kiting », en référence au phénomène du « check kiting » (tirage à découvert en français, une fraude ayant pour but de détourner des fonds, où des espèces sont comptabilisées dans plus d'un compte bancaire alors qu'elles n'existent pas ou sont en transit. C'est aussi le cas lorsqu'un chèque sans provisions est déposé sur un compte dans l'espoir que le compte sera provisionné au moment où la banque réceptrice le mettra à l'encaissement, le truc étant de jouer sur les délais entre le moment de son dépôt et celui où il est présenté).

Mais laissons Bob Parsons nous expliquer comment fonctionne le mécanisme appliqué aux noms de domaine :
Les registreurs qui pratiquent cette fraude mettent en ligne des mini-sites Web qu'ils alimentent en liens générés par les moteurs de recherche, avec des noms de domaine qu'ils ne paieront jamais. Lorsque les internautes atterrissent sur ces pages, ils cliquent sur les liens et les registreurs encaissent automatiquement l'argent des liens sponsorisés.
(...)
Un registreur qui participe à ce petit jeu – ce que ne font ni Go Daddy ni ses affiliés – verse un gros dépôt d'argent (voire énorme) au Registre, puis il enregistre autant de noms que son dépôt lui permet. Par exemple, s'il a déposé 600 000 $ au Registre VeriSign, il pourra enregistrer 100 000 domaines en .COM à 6 dollars l'année.
(...)
Une fois le domaine enregistré, le registreur a cinq jours pour l'effacer et récupérer sa mise. Donc ceux qui pratiquent cette industrie profitent de cette règle en effaçant la plupart des noms enregistrés AVANT que n'expire la période de grâce et en étant remboursés. Or c'est là qu'on touche au sublime, puisqu'une fois le domaine effacé ce même registreur se rue dessus pour le ré-enregistrer et remettre immédiatement en ligne le site-machine à sous ! Puis il attend 5 autres jours, supprime le domaine, récupère sa mise, et ainsi de suite à l'infini.
(...)
Parfois même, pour un domaine extrêmement profitable, le registreur l'enregistre pour pas courir le risque de perdre la poule aux oeufs d'or, mais c'est une exception.
(...)
Juste pour faire un exemple, voici quelques statistiques interessantes. En avril 2006, DirectNIC e enregistré globalement plus de 8,4 millions de domaines, mais n'a payé un enregistrement permanent que pour 51 400 de ces noms. Même tendance en mars, avec respectivement 7,6 millions contre 52 500.
(...)
Ce bidonnage à grande échelle doit cesser. Il ne profite qu'à quelques organisations qui pillent le système des noms de domaine, en enlevant de la circulation des millions de noms de qualité, autant de noms qui ne sont plus disponibles pour leur but premier...

* * *

ORIGINAL : Domain kiting registrars put up mini-Web sites — loaded with search engine links — for domains names for which they never pay. When people land on these Web sites and click on the links, money is made.
(...)
A registrar who participates in this scheme – Go Daddy and its affiliates do not participate in this scheme – makes a large deposit – sometimes a huge deposit – at a registry. Then the registrar registers as many domain names as the deposit will allow. For example, if the registrar makes a $600,000 deposit at VeriSign Registry, they could register 100,000 .COM domain names as .COM names cost $6.00 per year.
(...)
After a domain name is registered, a registrar has five days to cancel a domain name registration – i.e. drop the name – and get their money back. Domain kiting registrars abuse this rule and cancel the lion’s share of the names they register just before the five day period expires – so they get their money back. But then something unexpected happens. After names are cancelled or dropped, the domain kiting registrar goes out and immediately registers the same names again. The domain kiting registrar will then put the same simple Web site back up for each domain name, wait another five days and then cancel all the names again — just in time to get a full refund. And for most names caught up in the domain kiting scheme, this process will repeat itself over and over and over.
(...)
There are those cases when, if a domain name proves to be especially profitable, domain kiting registrars will actually step up and register the name. They’re not stupid. They won’t take a chance on losing a name that generates much more than the annual cost of a registration. However, this is clearly the exception.
(...)
You might find the registration statistics of DirectNIC somewhat interesting. DirectNIC registered more than 8.4 million domain names in April 2006, but only permanently registered — or paid for — 51.4 thousand of those. The trend was the same in March, when DirectNIC registered 7.6 million names and only permanently registered — or paid for — 52.5 thousand.
(...)
This domain kiting practice needs to be stopped. It benefits only those few organizations that are pillaging the domain name system. It takes millions of good names off the system, and makes them unavailable for the purposes for which those names were originally intended...
Voilà l'histoire, du moins les parties nécessaires à comprendre le mécanisme.

De mon point de vue d'internaute lambda, mise à part l'escroquerie évidente, je vois surtout que certains registreurs, originellement censés servir d'intermédiaires entre l'utilisateur et le Registre, ne font plus rien (ou si peu) de ce pour quoi ils ont été créés, mais abusent sans vergogne de leur position pour s'en mettre plein les poches. Par ailleurs, je n'ai jamais entendu l'AFNIC prendre position sur ces questions, probablement trop occupé à légiférer à outrance sur ses chers (dans tous les sens du terme) .FR.

Enfin, comme le conclut Joseph dans son blog, il y a du ménage à faire. Il y aurait, j'ajoute, vu l'empressement de l'ICANN à résoudre toutes ces questions qui lui rapportent tant...



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Le plagiat sur Internet - Retailleau Fabrice : les Confessions d'un ex kleptonaute

Le plagiat sur Internet - Retailleau Fabrice : les Confessions d'un ex « kleptonaute »

[MàJ - 3 juin 2008] Suite ... et fin (j'espère) !

Dans un épisode précédent, intitulé Le plagiat sur Internet - un cas d'école : Retailleau Fabrice, profession Cleptonaute !, j'invitais Fabrice Retailleau à s'exprimer en commentaire, ce qu'il vient de faire. Or vu la nature du commentaire, je préfère le transformer en billet, aussi bien au titre du sacro-saint « droit de réponse » que pour lui donner autant de visibilité qu'en a eu l'article à l'origine de cette affaire.

Mise à jour le lendemain, 23 mai 2006

Celles et ceux qui auront lu ce blog entre hier et aujourd'hui noteront qu'entre-temps j'ai supprimé les liens de son message, chose que je n'avais pas fait dans un premier temps par souci d'honnêteté. Voici mon message d'hier :
Je vous livre son commentaire tel quel, sans aucune censure de ma part, même si je trouve que l'allusion finale à la Kommandatur n'a pas sa place. Mais bon, à chacun ses mots, et à lui la parole : ...
Cela m'a d'ailleurs valu des remarques - justifiées - en commentaire, auxquelles j'ai répondu en exposant mon point de vue (voir les 6 premiers commentaires).

Alors pourquoi ce revirement entre hier et aujourd'hui ? Parce qu'entre-temps j'ai reçu un message de Joël Ronez qui me demandait si j'étais au courant de cette page :

où F.R. reprend le billet de Joël en le qualifiant de « poudre aux yeux » !

Donc apparemment il continue de s'amuser, mais comme il ressort assez clairement des définitions de Kleptonaute / Kleptomania qu'il reprend à son compte :
Kleptonaute : Voleur de contenu, copieur-colleur, rédacteur voleur, récidiviste, plagieur, pompeur, copycat, recopieur, cleptonaute, Fregoli des blogueurs, kleptomaniaque, copiste

Kleptomanie : Dans le monde réel, la kleptomanie se caractérise par des vols impulsifs, sans organisation, portant la plupart du temps sur des objets sans valeur. Dans le monde virtuel, le voleur kleptonaute n'est pas motivé par la valeur du contenu dérobé, ses vols de contenu n'ont pas de motifs financiers. L'intensité de la pulsion éprouvée durant l'acte de vol de contenu permettrait au voleur kleptonaute de surmonter une phase dépressive, causée par exemple par un chagrin amoureux, la mort d'un proche ou une injustice.

Ses vols de contenu ne sont pas prémédités. D'ailleurs, il se préoccupe peu, au moment du vol de contenu, des risques qu'il a de se faire arrêter, des foudres qu'il peut déclencher par son comportement suicidaire ou pire du lynchage sur la place publique dont il peut être l'objet.

De plus, le kleptonaute agit toujours seul, sans la complicité d'autres personnes. Même si son intention n'est pas de nuire, le kleptonaute est conscient de ne pas agir correctement en collectant et en centralisant les informations qu'il trouve pertinentes.

Kleptomania : Royaume enchanté du kleptonaute
il n'a pas l'air de bien mesurer la gravité de la chose, puisqu'il minimise et récidive, chose qu'il a intentionnellement négligé de mentionner hier dans sa galaxie...

Oubli ô combien coupable ! Or puisqu'il aime les citations, en voici une qu'il aurait intérêt à méditer : « Errare humanum est, perseverare diabolicum ».

Et qu'on vienne plus me dire que dans cette histoire, c'est lui la victime ! Franchement, sur ce coup, je n'ai pas eu la même clairvoyance que JB Boisseau, qui observait justement dès le départ :
Désolé, mais cette réponse est aussi grotesque qu'inacceptable. Je n'ai personnellement aucune pitié pour ces gens qui disent s'autodétruire par amour et qui, en réalité, ne font que détruire les autres (ou plutôt dans ce cas leur travail).
La seule chose à faire était de s'excuser sobrement... mais le respect des autres, ça ne vient certainement pas du jour au lendemain.
Ça m'apprendra... [Début]



Message que j'ai reçu hier (22-05-06), sans liens

Retailleau Fabrice : Les Confessions d'un ex « kleptonaute »

Je n'ai pu m'empêcher de mettre la main dans le pot de confiture (je sais...c'est très mal) alors que j'aurais du me retrousser les manches et les mettre dans le cambouis de l'écriture (comme je l'ai toujours fait)...mais que voulez-vous ?

Pour des raisons personnelles que je ne souhaite pas détailler ici - car trop douloureuses - je me suis lancé dans la création «frénétique» de Blogs (13 blogs pour le seul mois de janvier 2006 ! voir annexe)... ce n'est pas une justification...c'est juste une précision... j'ai mis les mains dans le sucre du plagiat et je me suis "carbonisé" comme d'autres avant moi (littérature, peinture, industrie, écoles, universités, musique, cinéma, télévision mais ne comptez pas sur moi pour vous citer quelques noms célèbres, je n'ai pas pour habitude de montrer les gens du doigt même quand ils ont commis une faute)... au moins, j'ai tenté et expérimenté quelque chose (voir commentaire de kilroy) et j'ai attiré l'attention de Jean-Marie qui s'est intéressé à mon cas... Ma galaxie virtuelle, c'est bien plus de 40 blogs... Peut-être finirez-vous par les découvrir au hasard de vos surfs ?

Dans le monde réel, la kleptomanie se caractérise par des vols impulsifs, sans organisation, portant la plupart du temps sur des objets sans valeur. Très souvent le kleptomane souhaite inconsciemment « se faire prendre ». Cela peut sembler bizarre mais de nombreuses études le démontrent.

Mes emprunts ponctuels (sans maquillage) n'avaient pas de motifs financiers. Je ne les ai pas prémédités. J'ai toujours agi seul, sans aucune aide extérieure. Même si mon intention n'était pas de nuire, je suis conscient de ne pas avoir agi correctement en collectant et en centralisant dans mes « blogs concepts » certaines informations que je trouvais pertinentes...et certains liens que je trouvais utiles. J'ai également écrit quelques billets quand j'en avais le temps ou l'envie...

Je dois préciser à tous que mon CV n'est ni "truqué" , ni "pompé" comme le suggère Jean Marie... que j'espère (pourquoi pas) avoir la chance de rencontrer un jour puisqu'il me témoigne autant d'intérêt...C'est promis Jean-Marie, je mettrais plus d'énergie à développer mon propre contenu plutôt qu'à l'emprunter à Pierre et Paul... Je ne sais pas si je vais faire un carton (ce n'était d'ailleurs pas mon objectif) mais c'est gentil de le penser et de me reconnaître un certain talent... Les gens qui me connaissent savent pourquoi j'ai "dérapé" sur ce coup là... Et ils me comprennent...Tout n'est pas si simple en effet !!! Christophe Rocancourt ne l'est pas devenu du jour au lendemain...

En attendant, j'aimerais savoir comment je peux continuer à centraliser les informations qui m'intéressent dans certains de mes blogs-notes virtuels sans risquer de passer pour un kleptonaute, un voleur de contenu, un copieur-colleur, un rédacteur voleur, un récidiviste, un plagieur, un pompeur, un copycat, un recopieur, un cleptonaute, un kleptomaniaque, un copiste, un fregoli des blogueurs... Comment reprendre un contenu pertinent de façon légale ?

Je sais que ce n'est pas une excuse mais j'ai été souvent plagié dans le monde réel... et comme Effisk j'ai fini par prendre la chose du bon côté : le plagiat est en effet d'une certaine façon la reconnaissance de la valeur d'un travail bien fait ! J'ai été copié dès mes débuts...ce qui prouve que je fais du bon boulot ! Je n'ai jamais attaqué les auteurs tout simplement parce que c'est inutile (il s'agissait essentiellement de mailings, d'annonces presse, etc.) et parce que je préfère mettre mon énergie créative ailleurs...au service des résultats et du retour sur investissement ! Et croyez-moi dans ce domaine le plagiat ça marche pas !!! Mais ça...ceux qui n'ont jamais vendu par écrit ne le savent pas...et surtout pas ERAZOR qui n'a pas encore compris que j'étais devenu malgré moi " l'arrosé arroseur "

Je remercie les personnes indulgentes qui me soutiennent ou qui m'ont compris (elles se reconnaîtront) et qui ont des jugements plus nuancés sur cette triste affaire dont je ne suis pas fier mais qui a au moins l'avantage de soulever quelques questions intéressantes... et de faire parler de moi ! Pour les autres allez-y ne vous gênez pas !!! Faites du bruit ! Hurlez avec les loups! Faites du « google bombing » ...Laissez-vous aller à vos plus bas instincts ! C'est tellement courageux derrière un écran ! Tellement jouissif ! Vous m'auriez sûrement dénoncé à la Kommandantur pendant l'occupation, n'est-ce pas ?

Annexe :

Voici en bonus pour ceux que ça intéresse : (…)

La Chronologie de ma blogosphère, Le royaume enchanté de kleptonaute (mot inventé par JM : le seul qui ait fait un véritable travail d'analyse...Malgré quelques erreurs d'appréciation - et non pas du " Paris Match" ou du " Libération" comme d'autres). Voici donc ma galaxie virtuelle : la partie visible de mon iceberg en fait !!!


"Regarde la poutre qui est dans ton oeil avant de regarder la paille qui est dans celle de ton voisin." (La Bible) »

Envoyé par Retailleau Fabrice à Adscriptor le 5/22/2006 02:17:58 AM [Début]

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dimanche 21 mai 2006

Les enjeux d’une stratégie de liens : maximisez votre capital Liens

Les enjeux d’une stratégie de liens : maximisez votre capital Liens !

Chapitre V

Les trois étapes de la mise en œuvre d'une stratégie de liens : Deuxième étape


Avertissement : ce billet continue la série Stratégie de liens, qui est la traduction française du rapport « Linking Matters ». Pour ceux qui préfèrent, voir le chapitre original ; à noter qu'il peut y avoir quelques différences entre la version anglaise HTML, légèrement réaménagée par son auteur pour la mise en ligne, et la présente version française, qui traduit l'intégralité du rapport au format PDF.

V. Maximisez votre capital Liens !


3. Autres sites susceptibles d’échanger des liens avec le vôtre
4. Raisons pour lesquelles des sites externes voudraient pointer vers vous
5. Objectifs de votre stratégie de liens
6. Convivialité de la procédure d’échange de liens sur votre site

Pour générer des liens entrants et booster votre indice de popularité, vous devez maintenant maximiser votre capital Liens, ce qui signifie avoir un contenu de qualité, facilement accessible, et proposer une procédure conviviale d’échange de liens aux webmasters voulant pointer vers vous.

3. Autres sites susceptibles d’échanger des liens avec le vôtre

Lors de la précédente étape de mise en œuvre de votre stratégie, durant laquelle vous avez mesuré l'indice de popularité de votre site, l'analyse, 1) des liens qui pointent vers votre site, et 2) des liens qui pointent vers les sites de vos concurrents, vous a permis d’identifier un certain nombre de ressources potentielles intéressantes. Cependant cette liste n’est pas exhaustive et peut facilement être étoffée.

Procédez comme suit :
  • Menez un test d’indice de popularité sur tous les sites intéressants que vous avez identifiés : une analyse fouillée des résultats vous permettra sans aucun d’ajouter d’autres sites importants à votre liste. Par exemple, en étudiant les liens entrants de travelintelligence.net, vous trouverez des portails comme www.travelair.co.uk ou www.travelgate.co.uk, des sites susceptibles d’être une ressource riche en liens potentiels.
  • Vérifiez le contenu de ces sites pour garnir un peu plus votre besace.
  • Visitez des portails dédiés à l’industrie et des portails généralistes. About.com est un portail incontournable pour commencer, qui publie plus de 700 guides Internet dans différents domaines, l’un des sites vers lequel converge le plus de trafic sur la Toile. Pour revenir à notre exemple précédent, le guide disponible à l’adresse http://hotels.about.com/mbody.htm peut s’avérer très utile. Surfez dans le répertoire pour y trouver d’autres cibles potentielles. Puis, après About.com, passez à Yahoo!, Dmoz et ainsi de suite.
  • Effectuez des recherches sur GYM et les autres moteurs, en ciblant les mots-clés que vous avez choisis, puis décortiquez les résultats pour trouver de nouveaux sites dignes d’intérêt.
  • Inscrivez toutes vos trouvailles à votre tableau de chasse. Vous devriez maintenant avoir une liste assez complète de sites prometteurs. Certes, cette partie du travail s’annonce plutôt fastidieuse, et elle l’est. Mais les résultats sont là : d’une part, vous disposez d’un large éventail de sites cibles auxquels appliquer votre stratégie de liens ; de l’autre, vous avez désormais une vision globale de votre domaine, un sérieux atout pour votre activité.
À ce stade des opérations, vous pouvez utiliser un logiciel pour organiser et accélérer le processus. Un outil comme Arelis, produit par www.axandra.com, est spécialement conçu pour réaliser une stratégie de liens. Observez toutefois que le logiciel lui-même vous recommande de visiter les sites un par un, et de rédiger un courriel personnalisé pour chaque demande de liens que vous enverrez à vos prospects.
(...) [Début]

4. Raisons pour lesquelles des sites externes voudraient pointer vers vous

Vous voulez savoir pourquoi ? La réponse est simple : parce que vous êtes en mesure de fournir un contenu de qualité, que leurs visiteurs sauront apprécier et qui donne une valeur ajoutée à leur propre site. Sans cela, aucun des sites externes qui comptent ne voudra jamais pointer de lien vers vous !

Vous devez donc prendre en compte cette double dimension : les sites eux-mêmes, et les visiteurs de ces sites.

Voici quelques-unes des raisons pour lesquelles des sites externes auraient avantage à pointer vers le vôtre :
  • Vous fournissez un produit ou un service digne d’intérêt pour leurs visiteurs. Exemple : BizTrip fournit de nombreux liens vers des ressources en ligne dédiées au tourisme.
  • Vous fournissez un service ayant une valeur ajoutée directe pour leur propre site : un revendeur en ligne peut mettre sur son site un lien vers un convertisseur de devises.
  • Vous avez publié un article, un compte-rendu de recherche, un livre blanc, etc., qui offre un atout certain pour leur visiteurs. Sur WordBiz, la lettre d’information de Debbie Weil propose des liens vers des ressources de qualité (de même qu’elle publie quelques-uns de ces travaux pour son propre compte).
  • Vous mettez à la disposition des internautes une bibliothèque de liens particulièrement fournie dans un domaine particulier.
  • Vous avez noué un partenariat ou des relations d’affaires stratégiques.
Parmi ces raisons, quelle est celle qui vous convient le mieux ? Celle qui s’adapte le mieux à votre site ? Quelle est la véritable valeur ajoutée qui vous caractérise ? Que pouvez-vous créer de significatif ? Quels seront les coûts à supporter ? Quels sont les résultats que vous escomptez ? [Début]

5. Objectifs de votre stratégie de liens

Les objectifs que vous vous fixez devront être en relation étroite avec les visées globales que vous avez pour votre activité ou votre organisation. La poursuite et l’obtention de ces résultats étant bien les véritables enjeux.

Initialement, des objectifs raisonnables pourraient être du type :
  • Générer au minimum x liens entrants pour votre site ;
  • Améliorer l’indice de popularité de votre site, en le faisant passer (par exemple) de 2 à 7, de sorte à rendre votre site plus attractif pour les moteurs de recherche ;
  • Générer un taux de y% de visiteurs supplémentaires sur votre site ;
  • Dépasser les indices de popularité de vos trois principaux concurrents.
Ce sont là quelques objectifs possibles, mais qui ne touchent pas encore directement ni votre cœur de métier ni vos objectifs commerciaux. Vous pourriez donc penser à inscrire votre stratégie de liens dans une politique d’objectifs plus ambitieux. Que diriez-vous des options suivantes :
  • Accroître le taux de conversion de ventes sur votre site pour le multiplier par x% en attirant davantage de prospects qualifiés ;
  • Mieux appréhender votre secteur d’activité et prendre contact avec les principaux acteurs en ligne qui sont incontournables dans ce domaine ;
  • Réussir à persuader au moins 50% de ces ressources de faire pointer un lien vers votre site ;
  • Identifier au moins trois partenaires stratégiques qui vous permettront de pénétrer de nouveaux marchés.
Autant d’objectifs réalisables grâce à la mise en œuvre d’une stratégie de liens efficace, pouvant apporter sur le long terme des avantages certains à la fois pour votre activité et votre organisation. Au fur et à mesure que votre stratégie prendra pied s’ouvriront de nouveaux défis et de nouvelles opportunités, et vous en apprendrez toujours davantage sur le fonctionnement réel de l’Internet.

Fort de cette expérience et de ces connaissances nouvelles, vous comprendrez alors comment affiner et réaliser votre stratégie pour en obtenir des résultats commerciaux tangibles. [Début]

6. Convivialité de la procédure d’échange de liens sur votre site

Mettez-vous à la place de ceux qui voudraient pointer un lien vers votre site et facilitez-leur la tâche.

De nombreux sites externes souhaiteraient installer des liens pointant directement vers un seul document. Or, le plus souvent, beaucoup de propriétaires de sites préfèrent que les internautes arrivent directement sur leur page d’accueil. Donc, en veillant à peser les pour et les contre, orientez-vous vers une offre qualitative attrayante pour vos sites cibles.

Cela signifie aussi organiser vos pages de manière à ce qu’il soit facile d’activer un échange de liens en direction soit de votre page d’accueil, soit d’une page spécifique, soit d’un document donné. En termes d’architecture du site, cela signifie :
  • Chaque document ou fonctionnalité importante doit avoir sa propre adresse. Les cadres et les javascripts sont source de problèmes et doivent être évités ; si vous ne pouvez pas faire autrement, trouvez une solution acceptable pour les contourner ;
  • les sections importantes de votre site auront chacune leur titre et leur propre description ;
  • évitez si possible les adresses multiples : certains sites utilisent parfois le nom de leur société et le nom de leur marque pour rediriger les internautes vers une même page d’accueil ;
  • à moins que ce ne soit indispensable, n’intégrez aucun formulaire d’enregistrement qui bloquerait l’accès de vos visiteurs.
Progrès réalisés

Vous avez maintenant complété les exercices 3, 4, 5 et 6 : vous disposez d’une liste de sites cibles, et savez pourquoi chacun d’eux souhaite pointer un lien vers le vôtre ; vous vous êtes fixé des objectifs commerciaux sérieux, et connaissez la meilleure façon pour faire de l’échange de liens sur votre site une expérience conviviale.

Le fascicule d’exercices peut être téléchargé ici. [Début]

À venir : VI. Liens sortants, liens entrants, demandes de liens.




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P.S. Comme déjà signalé dans mon précédent billet, vous consulterez avec profit cet article de WebRankInfo intitulé : « Comment bien choisir sur quelle page un partenaire doit vous faire un lien »

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