mardi 16 décembre 2008

Noms de domaine : nouvelles extensions en 2009

I. Coûts des nouvelles extensions
II. Combien de candidatures ?

En juin dernier à Paris, l'ICANN annonçait le lancement de nouvelles extensions, en prenant par surprise les internautes du monde entier. Car si les observateurs s'attendaient grosso modo à un millier d'extensions, l'ouverture potentielle à un nombre "infini" de suffixes avait de quoi surprendre. Sans oublier que les IDN étaient inclus.

L'ICANN précisait le jour même qu'elle prévoyait de recevoir les premiers dépôts de candidature au second trimestre 2009.

Des lignes directrices étaient publiées en octobre, accompagnées de "notes explicatives" sur les différentes étapes et les coûts probables. Ces notes ont ensuite été soumises aux commentaires du public, jusqu'à hier.

Commence donc maintenant la phase de rédaction de la version définitive du guide d'application des candidatures, censé tenir compte des différents commentaires.

Concernant les coûts prévisibles des nouvelles extensions, dans un premier temps, l'ICANN a arbitrairement fixé à 185 000$ le seul coût d'évaluation de chaque candidature, ainsi réparti :
Le processus d’évaluation a ainsi été divisé en 6 phases, 24 étapes principales et 75 tâches distinctes. Vingt-sept résultats possibles différents ont été identifiés dans le processus de candidature ; ont également été évalués les probabilités d’atteindre chacun de ces résultats, ainsi que leurs coûts associés. Il est vraisemblable que ce type d’estimations détaillées fournisse un degré d’exactitude supérieur aux estimations générales résumées.

L'ICANN s'attend à recevoir 500 candidatures dans un premier temps :
Cette hypothèse de volume se base sur plusieurs sources, notamment le rapport d’un économiste consultant, des estimations publiques disponibles sur le Web, des commentaires oraux formulés lors de réunions publiques ainsi que des commentaires confidentiels émanant d’acteurs du secteur.
Tout en précisant :
Si le nombre réel de candidatures s’avère nettement inférieur à 500, il existe un risque financier pour l’ICANN de ne pas recouvrer les coûts de développement du programme ou les dépenses prévues pour la première session. Une prévision de dépenses plus élevées pourrait entraîner par ailleurs un coût par candidature supérieur au coût estimé.
Donc, approximativement 185 000 $...

Décomposés de la manière suivante : 25 000 $ au titre des frais déjà supportés par l'ICANN dans cette affaire, 100 000 $ pour les frais fixes d'évaluation, et 60 000 $ pour les frais variables.

Si tout va bien. Pour 80% des dossiers selon l'ICANN, qui prévoit aussi que 20% des candidatures devront faire l'objet de vérifications approfondies, auquel cas la note s'alourdira.


Parmi ces 20%, 40% pourraient être soumises à des litiges :


ou des objections techniques :


Différents coûts seraient donc à prendre en considération : 50 000 $ pour la revue des services de registre, 5 000 $ par résolution de litige, entre 40 000 et $130 000 $ en cas de mise aux enchères, etc.

Et enfin, cerise sur le gâteau, il y aura les coûts annuels de registre : 75 000 $ au bas mot, et plus si 5% du volume des enregistrements générés avec la nouvelle extension dépasse ce chiffre. Coûts renouvelables chaque année...
Donc si tout va bien, sans objections ni problèmes d'aucune sorte, un candidat aux nouvelles extensions paiera 260 000 $ sur la première année.
Mais comme il est difficile qu'un candidat réunisse en son sein toutes les compétences nécessaires, il pourrait être obligé de faire appel à des consultants externes qualifiés : par exemple, TLD Managers propose ses services pour 10% du montant du dossier. Calculez vous-mêmes...

Ainsi, en incluant les petits à-côtés, nous pouvons vraisemblablement avancer une fourchette basse comprise entre 300 et 350 000 $ pour la mise en place d'une nouvelle extension et son exploitation durant la première année. Si tout se passe bien, répétons-le !

Combien de candidatures ?

Nous l'avons vu, l'ICANN table sur 500 candidatures, j'y reviendrai dans un deuxième billet...



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lundi 15 décembre 2008

Facebook : dix millions de francophones ?

Facebook : dix millions de francophones !?

Depuis plus d'un an, de temps en temps je fais le point sur la progression de Facebook, qui atteint aujourd'hui plus de 133 millions d'utilisateurs ! (140...)

Soit 550% de croissance en un an et demi, depuis les 24 millions d'utilisateurs actifs recensés le 24 mai 2007...

Pulvérisée, la croissance dépassant 300% en un an...

Et pulvérisée, ma seule prévision pour 2008...

Par contre, avec désormais plus de 6 millions de français inscrits, cinquième présence après les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada et la Turquie, la France connaît à son tour une hausse supérieure à 300% en 6 mois, depuis le cap des deux millions franchis fin mai dernier.


Entre-temps, nous sommes passés de 31 pays recensés en octobre 2007, à 47 en janvier 2008, 54 début mai, 81 fin mai, 93 en août et 95 à présent :


Pour estimer le nombre de francophones inscrits, j'ai procédé comme suit.

Canada : 10 654 500 inscrits

En me basant sur les dernières statistiques que j'ai pu trouver (En 2001, 22,9 % des Canadiens ont déclaré avoir le français comme langue maternelle), j'ai supposé une répartition identique sur Facebook : 22% = 2 343 990.

Puis en prenant les autres pays ayant la francophonie en partage ou dont j'ai estimé qu'au moins 50% des inscrits parlaient probablement le français :
  1. Belgique : 1 581 960
  2. Suisse : 1 071 220
  3. Liban : 397 560
  4. Maroc : 326 980
  5. Tunisie : 200 000
  6. Luxembourg : 84 800
  7. Île Maurice : 55 360
Soit 3 717 880 : 50% = 1 858 940 .

Total : 6 147 020 + 2 343 990 + 1 858 940 = 10 349 950 !

Ce qui ne représente que 7,5% des +133 millions d'inscrits sur Facebook, la chose paraît vraisemblable !

Alors, plus de 10 millions de francophones sur Facebook, qu'en dites-vous ?




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P.S. Sur Scoopeo, un trollesque hurluberlu m'a accusé de manipulation. Je ne vois pas trop où elle serait !

Car penser qu'il y a plus de 6 millions de français, plus 2 millions de canadiens francophones, plus 2 millions d'autres inscrits ayant la langue française en partage, soit globalement 10 millions de personnes et plus, au vu des chiffres officiels communiqués par Facebook, je ne vois pas vraiment où est l'arnaque. Ou alors, si manip il y a, ce serait plutôt Facebook qu'il faudrait accuser de truquer les chiffres !

Si vous voulez des stats plus fines...



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dimanche 14 décembre 2008

Jurassic Presse et Google

Jurassic Presse et Google

Réaction inspirée par la lecture de trois billets :
  1. Vive la gougueulitude !
  2. États Généraux : Google en position d’accusé
  3. Google sous le feu des États généraux
Selon moi toute l'histoire de l'opposition presse / Google repose sur un gigantesque malentendu, entretenu à l'envi par les tenants de monopoles et de modèles qui ne tiennent plus la route, mais qu'il importe de préserver le plus longtemps possible et par tous les moyens, vu ce qu'ils rapportent - moins encore par leur pouvoir économique déclinant que par leur pouvoir d'influence toujours vital pour le pouvoir tout court...

Commençons par le billet d'Aliocha, qui trouve opportun de préciser :
Heureusement que je n’ai pas lu cette merveille sous la plume réjouie d’un blogueur anti-journaliste et pro-web, sinon je crois que ce blog se serait instantanément auto-détruit sous l’effet de la colère.
Sous la plume d'un blogueur certainement pro-Web mais en aucun cas anti-journaliste (quand bien même il faudrait s'entendre sur le sens et les implications du terme "journaliste" en 2008...), elle aurait peut-être pu lire avec plus grand profit une "vieille" réflexion sur certains changements de paradigme et l'émergence de la règle G + 2H + 5W.

Car en fait, donner dans la caricature tant dans les propos rapportés (« déformer la langue française pour répondre aux exigences d’un algorithme de langue anglaise c’est tout de même un peu gênant ») que tenus (« je ne serais pas non plus webesquement correcte, et je m’insurge contre l’internetitude », ..., « quel respect devrais-je à un système qui encourage toutes les dérives orthographiques, grammaticales et autres, simplement pour faire plaisir aux publicitaires ? »), ça fait certainement sourire le gogo, mais ça ne donne en rien une idée du "vrai" problème, qui est celui d'adapter aux nouveaux usages ce que devraient être une presse et un journalisme modernes. Et donc ça enlise le débat plutôt que de la faire avancer.

Car personne ne saurait sérieusement nier que le Web induit de nouveaux usages d'un côté, et que l'on a une impérieuse nécessité de voir l'émergence d'une presse et d'un journalisme modernes de l'autre.

Et si vous me demandez ce que devraient être "cette presse et ce journalisme modernes", je vous renverrais à différents billets que j'ai écrit sur la question, sans pour autant me prétendre exhaustif : Etc.

Car comme l'observe si justement Narvic, s’attaquer à Google, « c’est s’attaquer à des conséquences, pas à des causes ».

Remarquez, il n'y a pas de quoi s'étonner : s’attaquer aux causes, cela voudrait dire prendre acte des vrais problèmes, parfaitement identifiés (ce ne sont pas les rapports qui manquent...), pour les résoudre. Or il est bien plus facile de cacher tout ça derrière la grande mascarade des états généraux de la presse, pour au final faire cracher le contribuable au bassinet et le traire à volonté afin de perpétuer des rentes de privilèges...

Pourtant, lorsque l'on a des dialogues avec d'un côté Josh Cohen, patron de Google News :
- « Chaque page est désormais une Une »
- « Nous devons mieux trouver vos contenus ».
- « Personne, pas même Google, ne peut renverser cette tendance. Votre modèle d’affaires doit changer »
et de l'autre des arguments tels que :
- « Et actuellement, avec la crise, des gens sont en train de mourir. Nous ne faisons pas assez d’argent pour vivre en ligne ».
- « Et ce que nous entendons aujourd’hui signifie que nous sommes donc livrés à nous-mêmes, malgré les déclarations d’Eric Schmidt. Vous acceptez donc la fin des news comme nous les avons connues ».
- « Vous avez une responsabilité sociale à assumer vis-à-vis des organes de presse. Vous devez prendre cela au sérieux »
il est clair que les interlocuteurs ne sont pas sur la même longueur d'onde...

L'un parle d'évoluer et de s'adapter, les autres de mourir et d'assistanat (les grabataires de l'info :-). Tout prêts à invoquer l'ombrelle souveraine de l'État-Providence d'un côté, et de l'autre la responsabilité sociale de Google vis-à-vis de qui va mourir. De suite les grands mots. Je vous dis pas, ils en rigolent encore à Mountain View : - « qu'est-ce qu'ils sont cons, ces français ! »

En anglais dans le texte.

Qu'il y ait un problème de partage des revenus publicitaires, c'est évident. Mais comme l'observe justement Vanch, la situation est tout à fait comparable à celle de la distribution en France et des grandes centrales d'achats, et c'est juste un rapport de force entre différents acteurs de la chaîne. Il y en a d'autres...

Du reste il n'y a pas que Google dans la pub : outre les différentes régies établies par pays, Microsoft, AOL et Advertising.com, Yahoo!, Federated Media, Commission Junction, Glam Media, etc.

L'histoire et l'exemple de Glam Media, qui continue d'évoluer et de s'adapter, seraient d'ailleurs très riches d'enseignements pour nos quémandeurs de profession...

Pour autant, si vous n'êtes pas contents de Google, allez chez les autres. Ou créez la vôtre (votre propre régie publicitaire, j'entends), ce ne sont ni les moyens qui vous manquent, ni les chiffres, ni les ressources, ni les contacts, ni les appuis... Et lorsque Bruno Patino constate : « L’écosystème des news est en train de mourir », c'est tout simplement faux !

C'est juste un écosystème dépassé qui refuse de s'adapter et d'évoluer qui est en train de mourir. Ce n'est pas la même chose. L'autre écosystème, l'écosystème des news sur Internet, est en pleine croissance. Avec des budgets pubs qui ne cessent d'augmenter.


Voir également ici, puisqu'on parle d'écosystème...

Donc face à des monopolistes mastodontes sans la moindre agilité ni inventivité, d'autres acteurs et alternatives voient le jour pour créer de toutes pièces de nouveaux écosystèmes de news : Wikio et Techmeme, Aaaliens et Publishing 2.0, Drudge Report ou Huffington Post, des réseaux de blogs nouveaux médias (Techcrunch, Read Write Web, etc.), une concurrence jeune, qui en veut et ne va pas manquer d'asseoir et consolider ses positions pendant que les autres pleurent...

Non, la réponse se dissimule en partie dans les propos de Josh Cohen :

- « Chaque page est désormais une Une »
- « Nous devons mieux trouver vos contenus ».
- « Votre modèle d’affaires doit changer »


Et j'ajouterais :
- Apprenez les nouveaux usages, ne croyez plus que vos journaux-marques sont le centre du monde, car le nouvel écosystème de news se met en place et évoluera avec ou sans vous. Donc soit vous prenez le train, soit vous le ratez, or il me semble que vous avez déjà loupé pas mal de gares... Mais de grâce ne vous trompez plus de sens, ni l'info ni le lectorat ne vous attendront davantage !
Prenez-en acte ou mourrez ! Un avenir que vous semblez appeler de tous vos vœux et de toutes vos ultimes forces. Honte à vous !


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P.S. Si vous souhaitez une formation ou un coaching, contactez-moi :-)

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Le Web 08 - le retour !

Le Web 08 - le retour !

Je vous avais dit que j'y allais, me voici de retour.

Commençons tout d'abord par quelques instantanés pris sur le vif : Paulo Coelho, Pierre Chappaz, Chris Anderson (TED), Nicolas Charbonnier, Maurice Lévy, PDG de Publicis, Marissa Mayer interviewée par Michael Arrington et Loïc Le Meur, des Mariachis qui chantent Besame mucho et la remise des prix aux start-ups par Christine Lagarde en personne.



La qualité est pas super, mais bon, si vous voulez du pro, voyez les vraies vidéos...

Beaucoup de photos (plus de 5 000 !) également sur Flickr et Fotonauts.

À part ça, que dire ? Laissons de côté les inévitables polémiques (prix du billet, le froid, la disette, LLM vs. MA, etc.) pour quelques impressions d'ensemble.

I. L'amour

Le thème du Web 08, c'est le business, pas l'amour. Les gens vont à cette conférence, incontournable, pour y faire des affaires, c'est tout. Le reste c'est bien gentil, mais l'essentiel est moins dans ce qui se dit sur scène que dans ce qui se passe autour.

D'ailleurs les conférences, d'une qualité fort inégale, ne sont suivies que par une minorité de participants, la majorité préférant réseauter à qui mieux mieux.

II. Les rencontres

Heureusement que le public est international, car un tel congrès franco-français serait insupportable ! Avec l'establishment des gens qui comptent ne daignant pas même jeter un œil condescendant sur l'illustre inconnu que vous êtes... Quant à vous adresser la parole, n'y pensez pas !

Plusieurs rencontres sympas : Chauffeur de Buzz, Nicolas Charbonnier, Franck Perrier, quelques membres des Explorateurs et de Twiger, d'autres encore. Plus une certaine jubilation lors de la soirée MySpace, de voir Eric Dupin s'en donner à cœur joie en dansant sur un tube de ... Kelly Minogue !

Enfin, des discussions prometteuses avec Laurent Binard, qui m'a invité à déjeuner dans un cadre vraiment super (qualité du lieu et des mets), et l'équipe de Freddy Mini, puisque l'Italie intéresse fortement aussi bien Wikio que Netvibes...

L'Italie, tiens, ça me dit quelque chose :-)

Et pour finir, bravo à Loïc Le Meur d'organiser un tel événement, d'ailleurs je partage beaucoup des mots prononcés dans cette vidéo :

À l'année prochaine ... j'espère !


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vendredi 12 décembre 2008

The search page is defined by...

La page de résultats est définie par...

Par qui ? Par l'utilisateur ou par le moteur ?

Par les deux dirais-je, par les intentions de l'un mixées aux algorithmes de l'autre. Dans l'exemple donné sur son blog :


Olivier Andrieu remarque :
l'espace réellement visible (...) est entièrement accaparé par des liens issus de "la maison Google"...
Oui et non : car pour neuf liens sponsorisés (trois en position "premium" et six dans la barre latérale), la liste des 10 liens issus de Google Maps est bien à mettre au compte des résultats organiques. Google le précise clairement :
L'inclusion dans Google Maps et dans les résultats de recherche du site Google est gratuite. Si vous désirez ajouter votre entreprise à Google Maps, suivez les directives ci-dessous. Votre fiche s'affichera automatiquement dans les premiers résultats de recherche sur le site Google lorsque nos algorithmes la jugeront pertinente par rapport à la requête effectuée. Nous n'avons pas d'informations supplémentaires à vous communiquer au sujet du classement de votre fiche.
Donc je trouve arbitraire cette affirmation :
Google everywhere... et aucune place pour les autres si ce n'est un demi-résultat peu visible en bas d'écran, à peine au dessus de la "ligne de flottaison"... Bien sûr, on objectera - avec raison - que sur un écran plus grand, les résultats organiques (...) apparaissent.
et je m'étonne qu'Olivier Andrieu, fin référenceur, fasse naître une telle confusion dans l'esprit de son lectorat, en donnant à croire que ces 10 liens "Google Maps" ne seraient pas issus de l'index "organique".

D'autant que, personnellement, tels quels, je les trouve encore plus visibles que les liens sponsorisés.

Sans compter que la métaphore du triangle d'or invoquée par Olivier Andrieu comme seul "espace réellement visible", ne fonctionne pas dans le cas présent, comme l'ont démontré les études de ... Gord Hotchkiss, toujours lui :
L'attention de l'œil étant d'abord capturée par l'image (encore faut-il qu'elle remplisse le critère de la pertinence par rapport à la recherche de l'internaute), cela déplace le "centre de gravité" du point d'entrée, c'est-à-dire là où se pose le regard en premier, d'où il commence ensuite à balayer la page.
En fait, c'est très exactement ce qui se passe avec la carto de Google Maps de la capture ci-dessus, puisque l'œil, fortement attiré par l'image, va d'abord naturellement se poser sur les liens à droite de l'image (et qui plus est au centre de la page).

Donc que dire là encore, sinon que le critère de la pertinence par rapport à la recherche de l'internaute est ici pleinement rempli...

Dans le même billet il était d'ailleurs question des révolutions qui attendent la traditionnelle page de résultats, tant sur la forme que sur le fond :
  • sur la forme, avec une présentation des liens non plus linéraire mais intégrant, ou, pour mieux dire, amalgamant (blending) photos, vidéos, cartes géographiques, commentaires, etc. (côté pub on peut très bien envisager la présence de widgets interactifs en plus des habituels liens contextuels, d'autres formats riches...) ;
  • sur le fond, avec l'émergence de la recherche universelle (celle qui va puiser dans les différents index, ou inventaires), de la personnalisation (celle qui tient compte de vos préférences et de votre profil) et de la verticalisation (celle qui décide des thématiques auxquelles appliquer personnalisation et recherche universelle).
En fait, si je devais hiérarchiser, je dirais que c'est cette dernière qui passe en premier et subordonne les deux autres, avec par ordre d'importance :
  1. Verticalisation
  2. Personnalisation
  3. Recherche universelle
Or la personnalisation est fortement mise en avant par Google, Marissa Meyer le dit depuis un moment déjà et l'a encore répété au Web 08 :
  • search needs to be more dynamic and more personalised
  • talks about personalised search... usual caveat about being careful with users' data
  • "we don't know what will fuel personalised search, but we think it will be one of the traits of the successful search tools of the future"
  • "another part of personalisation is the social aspect"
Voilà pourquoi je trouve l'analyse d'Hotchkiss s'interrogeant sur Who Owns The Search Page? nettement plus propice à la réflexion (ne se demandait-il pas déjà l'année dernière, vu la façon dont les moteurs de recherche innovent, pourquoi les Web marketers n’en font-ils pas autant ?) : une réflexion que devraient mener tous ceux qui ont des services à vendre sur Internet, puisque de plus en plus ces trois composantes de la recherche - verticalisation, personnalisation et recherche universelle - offrent des alternatives aujourd'hui TRÈS largement sous-exploitées, en termes de présence optimisée :
  • par les images
  • par les vidéos
  • par les cartographies
  • par les médias sociaux
  • par les widgets
  • multiforme et multiformats (blogs, sites, pages de réseaux sociaux, sites de partages de favoris, de documents...)
  • par la publicité
Etc.

Donc en conclusion, la page de résultats est définie par les trois composantes qui la font :
  1. par les requêtes saisies,
  2. par l'imagination et l'inventivité de ceux qui décident de leurs stratégies de liens, de trafic, de référencement / positionnement, de mots clés, de pages clés, de noms de domaine, etc.,
  3. et par la pertinence des algorithmes...
Comme quoi il reste de la marge si on veut bien s'en donner la peine, et ce n'est pas encore réservé uniquement à ceux qui paient le plus ! Quant à savoir où va la recherche...


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P.S. Réponse à TomHtml, qui me dit en commentaire :
Parmi les résultats de Google Maps (et par conséquent de sa onebox), il y a des pub "adwords", c'est à dire que des annonceurs paient pour que le marqueur positionnant leur entreprise apparaisse toujours sur la carte quand on fait une recherche à proximité.
C'est une minorité, mais elle existe... Donc Olivier a en partie raison puisque ces résultats ne sont pas tout à fait naturels.
Depuis le début, Google a toujours mis un point d'honneur, me semble-t-il, à ne jamais induire en erreur ses utilisateurs entre résultats naturels et sponsorisés, ces derniers étant toujours distingués de façon claire et sans équivoque par rapport aux premiers. Voilà pourquoi je dis que dans l'exemple choisi par Olivier Andrieu, les 10 liens issus de Google Maps sont des liens naturels qui compensent autant de liens sponsorisés.

Chose que je vais essayer de démontrer. Si le commentaire de Tom est une probabilité, il y aurait trois hypothèses. Nous aurions en effet, parmi les liens qui jouxtent la carte :
  1. soit 10 liens sponsorisés ;
  2. soit des liens sponsorisés mélangés à des liens naturels ;
  3. soit 10 liens naturels.
1. Dix liens sponsorisés

Non seulement la chose n'est signalée nulle part, mais en plus cela nous donnerait toute la partie de la page au-dessus de la ligne de flottaison, comme dit Olivier, truffée de liens sponsorisés, une vingtaine pour être précis. Inacceptable. Et même impossible. Si Google faisait ça, ce serait le déclin assuré de son utilisation par la masse des internautes. Et si Google voulait scier seul la branche sur laquelle il trône, il n'y aurait pas de meilleure solution !

2. Mix de liens sponsorisés + liens naturels

Idem. Inacceptable sans signaler la chose aux internautes. De plus, à ma connaissance, Google n'a jamais fait ça. J'ai testé la même requête directement dans Google Maps, et l'on voit bien dans la colonne latérale gauche, où s'affiche la liste des hôtels, que les liens commerciaux sont clairement mis en évidence en tête et en pied de colonne. Voir la capture :


On peut d'ailleurs constater que les marqueurs ne sont pas les mêmes entre liens naturels (tous identiques) et liens sponsorisés (personnalisés), différence qui se retrouve sur la carte :


Voilà pourquoi je pense que nous avons au final :

3. Dix liens naturels

Que l'on retrouve d'ailleurs mélangés dans les 20 liens naturels présentés directement sur Google Maps (avec un seul lien d'écart).

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lundi 8 décembre 2008

2008 + 104 = le Web 08 !

2008 + 104 = le Web 08 !

Sont déjà inscrits près de 1700 participants venant de 26 pays. Dont moi :-)

Demain matin à cette heure-ci, je serai là :


Photo Loïc Le Meur. D'autres photos ici.

Le thème de cette année : l'amour ! Tout un programme...

Celles et ceux qui n'y seront pas pourront quand même suivre les événements en live ou via Twitter.

Je ne fais pas partie des blogueurs officiels, ce qui m'évitera de devoir me trimbaler avec mon ordi pendant deux jours et me permettra de flâner et d'observer à la sauce 1.0. Voire de faire quelques vidéos, même si c'est pas mon fort. Aucune connexion donc, malgré l'installation WiFi au top !

Et puis comme ça j'ai pu m'inscrire à 2 sessions Facebook que je ne suis plus depuis un bout de temps, histoire de me rafraîchir la mémoire.

Tiens, quelques photos pour commencer...



À jeudi :-)


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samedi 6 décembre 2008

Internet Marketing 2009

Internet Marketing 2009 - Optimisez votre présence sur Internet

Billet sponsorisé, qui ne l'est pas :-)

C'est juste que j'ai récemment reçu ce livre magnifique, au format A4, un papier de qualité, un peu lourd à manipuler, certes, mais c'est le poids du contenu !


Car c'est du vrai contenu, c'est du lourd. Quiconque veut en apprendre davantage sur le Web marketing devrait se procurer ce guide, actualisé à l'année en cours, indispensable outil de travail qui recense :

Les dernières tendances
Ciblage comportemental - Interfaces riches - Web TV – Réseaux sociaux-  Site Iphone - Applications embarquées pour mobile -  Vidéos cliquables - Mondes virtuels pour une marque - Boutiques déportées - Agents conversationnels - Web sémantique...

Les trucs qui tuent pour réussir ses opérations de
Référencement naturel - Référencement payant - Campagne emailing – Affiliation - Buzz marketing – Marketing mobile - Infiltration des réseaux sociaux – Création de communautés….

+ 70 campagnes analysées en détails (mécanique, résultats, enseignements…)

Les « dernières tendances », et « les trucs qui tuent » sont ainsi accompagnés d’exemples pragmatiques, permettant de mieux comprendre les rouages d’une campagne innovante….


Lire une présentation du livre publié sous la direction de Martin Tissier. Ou feuilleter :





Et puisque mieux vaut prévenir que guérir, si j'en parle, sachez que ce n'est pas parce que j'ai reçu gratuitement le livre, mais parce que j'ai eu l'heureuse surprise de constater que c'est du 100% qualité. Si c'était de la daube, je n'en parlerais pas. Mais il y a une deuxième raison : je trouve parfaitement cohérente la démarche de l'éditeur, EBG, qui commence par appliquer à soi-même ses propres recettes avec la mise en ligne d'un site d'accompagnement pour faciliter la tâche à celles et ceux qui souhaitent en parler.

Plus une remise pour commander le livre à 48€ eu lieu de 58€ : code "adscriptor".

Un bémol signalé par Diane :
absence complète de la culture dans les études de cas (non ! je ne parle pas ici des produits culturels comme Hachette ou Warner Music, mais de vraie culture comme les musées, le patrimoine, le spectacle vivant, les portails culturels).
En terminant par le coup d'œil du traducteur : foin d'« Optimiser votre présence sur Internet » sur la couverture, ça fait tache, préférer au choix, « Optimiser sa présence sur Internet » ou « Optimisez votre présence sur Internet » !

Règle :
Lorsqu'on emploie l'infinitif, on doit dépersonnaliser les pronoms et les adjectifs possessifs ou les utiliser à la troisième personne (éviter l'emploi de vous, votre, vos)...
Pour la prochaine édition, j'utiliserais l'impératif, plus personnel, plus direct, plus « marketing »...


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