vendredi 11 janvier 2008

Gomorra

Gomorra, c'est le nom italien de Gomorrhe, ville maudite de biblique mémoire. Gomorra, c'est aussi une assonance avec camorra, la mafia napolitaine. Gomorra, c'est le titre du livre de Roberto Saviano qui décrit le délire de puissance des clans exerçant une emprise de fer, quasi absolue, sur la Campanie. Le seul livre que j'aie jamais lu à ce jour qui commence par une malédiction en guise de dédicace : A S. Maledizione. La Campanie, c'est la région italienne du Centre-Sud qui regroupe 5 Provinces : Avellino, Benevento, Caserta, Naples et Salerno. Ma femme est campane, née à Cava de' Tirreni, située à 45 km au sud de Naples, à 7 km de Salerno et à 3 km de la Costiera, plus connue en France sous la dénomination de Cote Amalfitaine. Donc la Campanie est aussi ma terre d'élection, celle où je passe les fêtes, de Noël et du premier de l'An (j'en suis revenu il y a tout juste une semaine), de Pâques, une partie des vacances d'été, etc. Mon fils y a ses cousins, dont deux qui vivent à Pagani, un peu au nord de Cava en remontant vers Pompéi et Naples. Le jour où mon beau-frère a annoncé à mon beau-père qu'il allait vivre à Pagani, mon beau-père en a pleuré. Des larmes de peine et de douleur. Ça me rappelle un dicton mafieux, terrible : "chi non paga col sangue, paga con le lacrime", ceux qui ne paient pas de leur sang, paient de leurs larmes. Mon beau-père était policier. Il appelait Pagani le Far-West... Pace all'anima sua. Plus de 40 ans de bons et loyaux services. Un homme intègre, bon, qui m'a donné les deux plus belles poignées de main que j'ai jamais reçues d'un homme. Sa fille et moi nous sommes mariés à Cava le 18 juillet 1998, juste 2 mois après les terribles coulées de boue qui ont dévasté Sarno, à quelques km de Cava, nul n'avait jamais vu ça en Italie, des familles entières décimées, certains y ont perdu leurs parents par dizaines. Saviano en parle dans son livre, notamment des milliards de subventions qui ont coulé à flots après, vite engloutis par la camorra. Une terre qui me colle au corps et à l'âme, une terre qui est mienne autant que le fut la France durant les 25 premières années de mon existence. Dont la langue et la culture m'habitent profondément depuis 25 ans, puisque je ne parle plus français dans ma vie de tous les jours depuis septembre 1982, même mon fils ignore ma langue ! Une terre actuellement secouée par un séisme qui n'a rien de naturel, un séisme causé par l'homme. Par le Système camorriste et la politique affairiste et sans scrupule. Dont la puanteur et les exhalaisons méphitiques ont franchi les frontières de la Campanie pour se répandre partout en Europe, et même Outre-Atlantique. Un Système raconté de façon poignante par Saviano dans Gomorra, dont la dernière partie, intitulée Terra dei fuochi, décrit la catastrophe sanitaire induite par le "traitement" des déchets en Campanie. Une catastrophe telle que l'état d'urgence est dépassé depuis longtemps. L'emergenza rifiuti. Car c'est de déchets, dont il est question. D'un Himalaya de déchets :
Se i rifiuti illegali gestiti dai clan fossero accorpati diverrebbero una montagna di 14.600 metri con una base di tre ettari, sarebbe la più grande montagna esistente sulla terra.
Si les déchets illégalement traités par les clans étaient regroupés, ils formeraient une montagne ayant une base de 3 hectares et haute de 14km600, la plus haute montagne de toute la terre. Une montagne de déchets toxiques de toutes sortes et d'ordures ménagères.

Les ordures de Naples

Provenant d'un peu partout en Europe, grâce aux prix imbattables pratiqués par le Système :
Le coût du marché pour éliminer correctement les déchets toxiques impose des prix qui vont de 21 centimes à 62 centimes par kilo. Les clans fournissent le même service à 9 ou 10 centimes le kilo.
Cela se traduit pas des dégâts collatéraux monstrueux, inqualifiables…
Les parrains n'ont eu aucun scrupule à enfouir des déchets empoisonnés dans leurs propres villages, à laisser pourrir les terres qui jouxtent leurs propres villas ou domaines. La vie d'un parrain est courte et le règne d'un clan, menacé par les règlements de compte, les arrestations et la prison à perpétuité, ne peut durer bien longtemps. Saturer un territoire de déchets toxiques, entourer ses villages de collines d'ordures n'est un problème que si l'on envisage le pouvoir comme une responsabilité sociale à long terme. Le temps des affaires ne connaît, lui, que le profit à court terme et aucun frein. L'essentiel du trafic ne connaît qu'une seule direction : nord-sud. Depuis la fin des années quatre-vingt-dix, dix-huit mille tonnes de déchets provenant de Brescia ont été enfouies entre Naples et Caserte et en quatre ans, un million de tonnes à Santa Maria Capua Vetere. Les déchets traités au nord, dans les usines de Milan, de Pavie et de Pise, sont tous expédiés en Campanie.
Dans son article, Saviano explique parfaitement la collusion tripartite entre camorra, politique et entreprises. J'ai contacté son agent pour traduire son texte, mais je suis arrivé trop tard, il va bientôt être publié sur un quotidien français. Je mettrai le lien dès que je le trouverai. Et je vous invite vivement à le lire si vous voulez mieux comprendre ce qui se passe sur cette terre martyrisée qui est la mienne. Il commence ainsi :
È un territorio che non esce dalla notte. E che non troverà soluzione.

C'est un territoire qui ne sort pas de la nuit. Un territoire qui ne trouvera pas de solution.
Le gouvernement italien vient de dépêcher un Commissaire extraordinaire pour gérer la situation. Ce n'est jamais que le neuvième en 14 ans...

Si vous voulez en savoir plus, prenez votre courage à deux mains, et lisez Gomorra. Un vrai coup de poing. Car comme l'avoue Jean-Christophe : « On ne sort pas de ce livre révolté, juste totalement écœuré… »


Couverture de l'édition italienne :


Ça commence comme ça :
Le conteneur oscillait tandis que la grue le transportait jusqu'au bateau. Comme s'il flottait dans l'air. Le sprider, le mécanisme qui les reliait, ne parvenait pas à dompter le mouvement. Soudain, les portes mal fermées s'ouvrirent et des dizaines de corps tombèrent. On aurait dit des mannequins. Mais lorsqu'ils heurtaient le sol, les têtes se brisaient bien comme des crânes. Car c'étaient des crânes. Des hommes et des femmes tombaient du conteneur. Quelques adolescents aussi. Morts. Congelés, recroquevillés sur eux-mêmes, les uns sur les autres. Alignés comme des harengs dans une boîte. Les Chinois qui ne meurent jamais, les éternels Chinois qui se transmettent leurs papiers d'identité : voilà où ils finissaient. Ces corps dont les imaginations les plus débridées prétendaient qu'ils étaient cuisinés dans les restaurants, enterrés dans les champs près des usines ou jetés dans le cratère du Vésuve. Ils étaient là et s'échappaient par dizaines du conteneur, leur nom inscrit sur un carton attaché autour du cou par une ficelle. Ils avaient tous mis de côté la somme nécessaire pour se faire enterrer chez eux, en Chine. On retenait une partie de leur salaire, en échange de laquelle, après leur mort, leur voyage de retour était payé. Une place dans un conteneur et un trou dans quelque lopin de terre chinois. Quand le grutier du port m'a raconté cette histoire, il a placé ses mains sur son visage en continuant à me regarder à travers ses doigts écartés, comme si ce masque lui donnait le courage de poursuivre. Il avait vu s'abattre des corps et n'avait même pas eu besoin de donner l'alarme ou d'avertir qui que ce soit. Il avait simplement déposé le conteneur au sol et des dizaines de personnes, sorties de nulle part, avaient remis tous les corps à l'intérieur avant de nettoyer le quai avec un jet d'eau. C'est ainsi que ça se passait. Il n'arrivait toujours pas à y croire, il espérait que c'était une hallucina­tion provoquée par un surcroît d'heures supplémentaires. Il a serré les doigts pour se couvrir complètement le visage et continué à parler en pleurnichant, mais je ne comprenais plus ce qu'il me disait. Tout ce qui a été fabriqué passe par le port de Naples. Il n'est nul produit manufacturé, tissu, morceau de plastique, jouet, marteau, chaussure, tournevis, boulon, jeu vidéo, veste, pantalon, perceuse ou montre qui ne transite par ce port. Le port de Naples, cette blessure. Grande ouverte. Le point final des interminables trajets que parcourent les marchandises. Les bateaux arrivent, s'engagent dans le golfe et s'approchent de la darse comme des petits attirés par les mamelles de leur mère, à ceci près qu'ils ne doivent pas téter mais se faire traire. Le port de Naples est un trou dans la mappemonde d'où sort tout ce qui est fabriqué en Chine ou en Extrême-Orient, comme se plaisent encore à l'écrire les journalistes. Extrême. Lointain. Presque inimaginable. Si l'on ferme les yeux, on voit des kimonos, la barbe de Marco Polo ou le coup de pied latéral de Bruce Lee. En réalité, cet Orient est relié au port de Naples comme aucun autre endroit au monde. Ici, l'Orient n'a rien d'extrême, le très proche Orient, devrait-on dire, le moindre Orient. Tout ce qui est produit en Chine est déversé ici comme un seau d'eau qu'on vide dans le sable et dont le contenu détériore, creuse et pénètre en profondeur. 70 % du volume des exportations de textile chinois transitent par le seul port de Naples, ce qui ne représente pourtant que vingt pour cent de leur valeur. C'est une bizarrerie difficile à comprendre, mais les marchandises ont leur magie, elles peuvent être à un endroit sans y être, arriver sans jamais vraiment arriver, coûter cher au client tout en étant de qualité médiocre, et valoir peu aux yeux de la douane tout en étant précieuses. Car le textile regroupe de nombreuses catégories de biens et il suffit d'un trait de stylo sur le bordereau d'accompagnement pour réduire les frais et la T.V.A. de façon drastique. Dans le silence de ce trou noir qu'est le port, la structure moléculaire des choses semble se décomposer puis se recomposer une fois loin de la côte. Les marchandises doivent quitter très vite le port. Tout se déroule rapidement, au point que les choses disparaissent presque aussitôt. Comme si rien ne s'était passé, comme si tout n'avait été qu'un geste. Un voyage inexistant, un faux accostage, un bateau fantôme, une cargaison évanescente. Comme s'il n'y avait rien eu. Une évaporation. La marchandise doit parvenir entre les mains de l'acheteur sans laisser de trace de son parcours. Elle doit rejoindre son entrepôt, vite, immédiatement, avant que le temps reprenne son cours, le temps nécessaire à un éventuel contrôle. Des quintaux de marchandises qui circulent aussi facilement qu'un pli livré à domicile par le facteur. Dans le port de Naples, avec ses un million trois cent trente-six mille mètres carrés et ses onze kilomètres et demi de longueur, le temps se dilate d'une façon inédite. Ce qui pourrait prendre une heure à l'extérieur semble y durer à peine plus d'une minute. La proverbiale lenteur qui caractérise dans l'imaginaire collectif chaque geste d'un Napolitain est ici démentie, niée, brisée. Les premiers contrôles douaniers surviennent dans un laps de temps que les marchandises chinoises prennent de vitesse. Impitoyablement rapides. Ici, chaque minute semble annihilée, c'est un massacre de minutes, de secondes volées aux formalités, poursuivies par les accélérations des camions, tirées par les grues, emportées par les chariots élévateurs qui vident les entrailles des conteneurs.
Un pavé en pleine gueule.




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P.S. Je pourrais vous en écrire des pages et des pages sur l'Italie, sur la Campanie, et même vous raconter bien plus de choses belles que dégueulasses. Mais ce qui se passe en ce moment et la façon dont l'Italie est perçue en dehors de ses frontières me touchent trop...

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jeudi 10 janvier 2008

Chauffeur de Buzz : le blogueur extraterrestre

Chauffeur de Buzz : le blogueur extraterrestre

Billet hommage à l'ami Romain, dont l'incroyable succès de fréquentation de son blog vient de lui valoir la signature d'un contrat avec le groupe Lagardère.


Entre parenthèses, je viens d'apprendre via Techcrunch l'explication de son surnom, Otto le chauffeur de buzz, qui fait référence à Otto Bus, le chauffeur du bus scolaire qu'utilisent Bart et Lisa Simpson pour aller à l'école.

Son blog, commencé - tenez-vous bien ! - le 24 octobre 2006, c'est un trafic de plus de 14 millions de pages vues en décembre, soit pratiquement une moyenne de 500 mille/jours (!), avec un pic de 1 889 531 PV le 20/12. Et ça, c'était avant de signer...

Ce même jour, où j'ai publié mes deux derniers billets pour 2007, j'ai eu ... 462 PV, soit une audience 4090 fois inférieure à la sienne ! Autrement dit, à chaque fois qu'Adscriptor a un visiteur, Chauffeur de Buzz en a plus de 4 000 : vous comprenez pourquoi je l'appelle l'extraterrestre de la blogosphère ? Quelques précisions ici.

Félécitations, Romain. Je ne te souhaiterai pas un bon début d'année 2008, il me semble qu'elle a commencé sur les chapeaux de roue, mais plutôt une bonne continuation...


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P.S. Et dire que tu voulais arrêter ton blog...

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mercredi 9 janvier 2008

Le Web en 2008

Je rassure de suite les allergiques aux prévisions de toute sorte, en dépit du titre, ce billet n'anticipe aucun des secrets de Mme Soleil pour l'année en cours, mais tente plutôt de dresser un constat de ce qu'est le Web aujourd'hui, selon la perception et la vision que j'en ai.

L'état des lieux
La troisième décennie du Web

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L'état des lieux

Il était une fois ... le Web. Déjà, parler du World Wide Web, ça nous situe dans le temps, à la fin des années 80, début de la décennie 90 (puisqu'il faudrait remonter à 1957 pour Internet, l'année de ma naissance la création de l'ARPA) !

Au terme des dix premières années, la croissance exponentielle du Web a conduit AltaVista, IBM et Compaq à publier, en mai 2000, une étude intitulée Graph structure in the web, analysant 200 millions de pages et 1,5 milliard de liens, où le graphe qui ressort a la forme d'un nœud papillon :


D'où l'apparition de la bow-tie theory, qui classifie les sites de la façon suivante :
* le cœur du réseau : environ 30% des sites les plus interconnectés qui se partagent et où converge un maximum de liens et de trafic ;
* les sites d’origine : environ 20% des sites d’où les internautes sont dirigés vers le cœur du réseau, avec très peu de liens qui pointent en sens inverse ;
* les sites de destination : environ 20% de pages accessibles depuis le cœur mais n’y renvoyant que très peu ;
* les sites déconnectés : environ 30% d’îlots épars n’ayant que peu de liens et générant peu de trafic.
Une topographie d’Internet et un constat qui ont donné lieu, notamment avec le dépôt du PageRank en 1998 par Larry Page (nomen omen...), à l'impérieuse nécessité d'élaborer des stratégies de liens, de trafic, de référencement, de positionnement, d'optimisation, y compris de l'écriture Web, des mots clés, du contenant, du contenu, des flux, mais également pour les moteurs de recherche, puis pour les médias sociaux, avec l'émergence de nouveaux influenceurs et d'une recherche "sociale", au point d'amener Danny Sullivan lui-même à qualifier les médias sociaux de nouveaux moteurs de recherche (voir également ici...), etc.

Or tout cela c'était avant l'arrivée de Facebook, de son graphe social et de sa formidable puissance de frappe marketing et virale, avant la montée en régime de la téléphonie mobile, dont l'usage est destiné à exploser, et surtout avant la notion d'interface sociale, porteuse de gigantesques bouleversements en termes de communication et de ... présence Internet !

Voici donc où nous en sommes : à la veille d'un grand chambardement, annoncé autant par le Web 2.0 que par le Web 3.0, n'en déplaise à tous ceux qui taxent ces déclinaisons successives d'obsolètes. J'ignore par exemple si Twine tiendra toutes ses promesses ou sera à la hauteur de Facebook en termes de révolution des usages, mais ce dont je suis certain, c'est qu'en 2008 le Web est sur le point d'entrer dans sa troisième décennie... [Début]

La troisième décennie du Web

Révolu, donc, le temps où une présence Internet pouvait se limiter à un site Web, pour autant qu'il fût élaboré et connecté, désormais l'heure est à la multiprésence, à la communication multiforme (sites, blogs, microblogging, forums, réseaux, widgets, mobiles, vidéos, événementiel, pub, résultats organiques, etc.), à la multiparticipation active, à la gestion multisupport de son interface sociale, où chacun (entreprise ou particulier) ne se place plus seulement en nœud du réseau, mais en position centrale dans la galaxie Internet :


Ce que David Armano appelle un système social, ou mieux, un écosystème social, au sein duquel, « We are the center of our own micro-universe »...

Donc la rupture avec le passé est évidente :
Hier, le cœur du réseau, c'était « environ 30% des sites les plus interconnectés qui se partageaient et où convergeait un maximum de liens et de trafic » ; aujourd'hui, le cœur du réseau, c'est vous !

Hier j'étais anonyme, aujourd'hui je gère mon identité numérique. Hier j'étais présent sans être visible, aujourd'hui je suis présent ET visible ! Une nuance de taille. Impossible à imaginer hier, réalité aujourd'hui. À nous d'en faire bon usage... [Début]


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mardi 8 janvier 2008

Bill Gates fait ses adieux à Microsoft

Bill Gates fait ses adieux à Microsoft

Génial ! On peut même le voir sans comprendre l'anglais, on rigole quand même :-)



Si vous souhaitez approfondir, lisez cette interview. Si vous préférez vous remémorer sa rencontre historique avec Steve Jobs, c'est ici.

Lui et sa femme vont maintenant s'occuper à plein temps de leur fondation, et je suis sûr qu'il nous réserve encore bien des surprises...

Les 15 principes directeurs de la Fondation de Bill & Melinda Gates :
  1. C'est une fondation familiale, qui s'inspire des intérêts et des passions de la famille Gates (This is a family foundation driven by the interests and passions of the Gates family)
  2. La philanthropie y joue un rôle important, mais limité (Philanthropy plays an important but limited role)
  3. La science et la technologie ont un potentiel fort pour améliorer la vie dans le monde (Science and technology have great potential to improve lives around the world)
  4. Nous finançons et façonnons des projets, mis en œuvre par d'autres à qui nous faisons confiance (We are funders and shapers —we rely on others to act and implement)
  5. Notre objectif, clair et limité, donne la priorité aux problèmes les plus mis de côté (Our focus is clear—and limited—and prioritizes some of the most neglected issues)
  6. Nous identifions un point d'intervention précis et déployons nos efforts supportés par une théorie du changement (We identify a specific point of intervention and apply our efforts against a theory of change)
  7. Nous prenons des risques, relevons de gros défis et traitons d'abord les problèmes urgents, en nous engageant sur le long terme (We take risks, make big bets, and move with urgency. We are in it for the long haul)
  8. Nous défendons avec vigueur et responsabilité nos centres d'intérêt (We advocate —vigorously but responsibly— in our areas of focus)
  9. Nous devons être humbles et conscients de nos actes et nos paroles. Nous recherchons et sommes à l'écoute des conseils extérieurs (We must be humble and mindful in our actions and words. We seek and heed the counsel of outside voices)
  10. Nous traitons les bénéficiaires de nos projets comme des partenaires importants, et les destinataires ultimes de nos projets avec respect (We treat our grantees as valued partners, and we treat the ultimate beneficiaries of our work with respect)
  11. Pour nous, produire des résultats à la hauteur des ressources engagées est de la plus haute importance, nous recherchons donc et partageons les informations sur ces résultats (Delivering results with the resources we have been given is of the utmost importance—and we seek and share information about those results)
  12. Nous exigeons de nous-mêmes un comportement éthique (We demand ethical behavior of ourselves)
  13. Nos relations s'inspirent du respect dû entre pairs (We treat each other as valued colleagues)
  14. Réaliser notre mission - pour accroître l'égalité des chances envers celles et ceux qui sont davantage dans le besoin - exiger de gérer de manière avisée l'argent dont nous disposons (Meeting our mission—to increase opportunity and equity for those most in need—requires great stewardship of the money we have available)
  15. Nous laissons le champ libre à la croissance et au changement (We leave room for growth and change).
Outre ses prévisions technologiques (et tant pis si le discours était ennuyeux, ce n'est pas bien grave), voici vraiment un beau programme pour les décennies à venir.

Déjà "financé" à hauteur de ... 67 milliards de dollars, notamment après le don gigantesque fait en juin 2006 par Warren Buffet. Ah ! Quand les deux hommes les plus riches de la planète se rencontrent... Merci Messieurs.

So long, Bill, et bonne année 2008 !


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Disclaimer : celles et ceux qui lisent ce blog savent que je n'apprécie pas du tout Microsoft, mais personnellement je trouve que le parcours de Bill Gates force le respect.

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lundi 7 janvier 2008

Facebook Translations = crowdsourcing ?

Facebook Translations = crowdsourcing ?

La traduction de Facebook en crowdsourcing, ou localisation communautaire ? Ouriel Ohayon nous rapporte ici quelques mots de son entretien avec Dan Rose lors du Web3 :
Facebook sera disponible en plusieurs langues dès le premier semestre 2008. Les applications (une minorité je pense en tout cas) seront traduites mais ils veulent surtout stimuler la création d’applications locales...
Or la localisation d'un site est une opération qui dépend de critères multiples, d'autant plus complexes que le site est complexe, ce qui est très exactement le cas de Facebook.

Donc la première question qui se pose à Mark Zuckerberg, outre le choix des langues à traiter en priorité, c'est quoi localiser, tout ou partie du site ?

Et la deuxième, c'est comment ? En payant des professionnels, ou en faisant levier sur la vague communautaire pour créer un mouvement de localisation ?

Ce que fait déjà Netvibes avec succès, par exemple :


Voir à ce sujet le billet de vœux de Tarik Krim pour une bonne année ... 2007 !

Donc, voilà que depuis fin décembre, Facebook a mis en ligne une page et une appli dédiées :


La capture d'écran rapportée par Mashable donne une idée de la façon dont l'appli fonctionne avec l'espagnol comme langue test :


Au moment de la capture, 839 traducteurs avaient déjà traduit + 15 600 segments (chaque segment pouvant être voté par les utilisateurs), et 10 338 phrases anglaises restaient à traduire.

Rodney Rumford nous donne une idée de l'interface de traduction :


Ce qui donnerait 26 000 phrases à traduire par langue si l'on s'en tient à ces chiffres. Soit un gros millier de pages en traduction technique professionnelle (pour le détail, je compte par défaut une moyenne de 8 mots par segment et de 200 mots par page, mais en réalité c'est sûrement plus important que ça, comme le montre l'exemple ci-dessus...).

Pour une fourchette de facturation entre 25 et 30 000 euros par langue, toujours si l'on s'en tient à cet ordre de grandeur, disons un forfait d'1 million d'euros pour quarante langues. Et même si c'était le double, ça reste largement dans les possibilités financières de Facebook, qui dispose au bas mot d'un cash au moins 200 fois supérieur...

Pour autant, le choix d'opter pour une traduction communautaire vs. payante est éminemment stratégique, bien dans la tradition chère à Zuckerberg de "créer un mouvement" ! C'est également une logique totalement Web 2.0, expérimentée par Google dans une autre mesure, mais où l'approche participative et l'expertise des foules permettent globalement d'obtenir des résultats largement satisfaisants et constamment susceptibles d'être améliorés.

Facebook n'a d'ailleurs pas complètement écarté l'idée de faire appel à des professionnels, tel que le rapporte Brandee Barker, porte-parole de la société :
We will also continue to evaluate more traditional forms of translation services.
Pour l'instant l'appli est uniquement disponible en bêta privée (Currently the Facebook Translations Application is limited to beta users only), mais il sera intéressant de suivre l'évolution du taux d'implication globale des utilisateurs.

Notamment avec le français. Puisque si l'on compte d'ores et déjà plus de 1 135 000 utilisateurs de langue française alors que la plateforme n'est pas encore francisée, on peut légitimement se demander combien de nouveaux membres francophones la traduction du site fera gagner à Facebook...

En attendant, juste histoire d'apporter une modeste pierre à l'édifice, le moteur de terminologie multilingue que j'ai mis au point en partenariat avec Primoscrib sera disponible incessamment sous peu, en widget expressément conçu pour Facebook, iGoogle, Google Desktop, OpenSocial et Netvibes UWA.

Je ne manquerai pas de vous en dire plus dans les jours à venir...


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P.S. Et puisqu'il est question du binôme Facebook + traduction, j'aimerais vous demander votre avis sur une affaire peu banale : j'ai reçu hier un courriel menaçant de Justin Smith m'enjoignant d'effacer dans les 48 heures mon billet Facebook et marketing viral : 24 conseils pour booster votre présence commerciale.

Si vous suivez mon blog depuis un certain temps, vous n'êtes pas sans savoir qu'à l'origine Adscriptor est né comme laboratoire de réflexion et de traduction de l'anglais (et/ou de l'italien) vers le français, pour partager des ressources anglophones avec un public francophone.

Et j'ai toujours mis un point d'honneur - déontologie oblige - à demander AVANT l'autorisation de traduire aux auteurs des billets que je souhaitais partager. Ce qui m'a d'ailleurs valu quelques refus.

Or dans le cas de ce billet, que j'ai été le premier à commenter pour me féliciter avec son auteur, j'ai traduit d'impulsion tant j'étais enthousiaste, en demandant à Justin Smith son autorisation non pas a priori, mais a posteriori : en effet, je lui ai signalé ma traduction LE JOUR MÊME de la publication de son billet, soit le 9 décembre dernier, en ces termes :
Hi Justin,
Your post was definitively too brilliant, I translated it...
I beg you pardon if I didn’t ask first your authorization.
I hope my initiative is OK :-)
Jean-Marie
Le jour même il savait que je traduisais son billet, il lui aurait suffi de me signifier son désaccord pour que j'arrête ma traduction (puisque vu la longueur du billet, le travail était loin d'être terminé). Je pointe d'ailleurs vers son blog et son profil Facebook avec 6 liens. Nul ne pourrait donc prétendre que j'ai fait ça à la sauvette, pour vanter une paternité que je n'avais pas...

Par conséquent, je ne sais que penser de ce ton comminatoire un mois après les faits, alors qu'il était au courant depuis le début. À vrai dire, ça m'énerve beaucoup car ça me semble aller à l'encontre de l'esprit du blogging.

Bloguer c'est d'abord partager. Si je blogue en anglais, tous les anglophones peuvent me lire sans avoir besoin de demander l'autorisation. Sinon je fais un blog privé avec accès restreint.

Donc à partir de là pourquoi interdire la lecture de ce que j'écris à celles et ceux qui ne parlent pas l'anglais mais qui pourraient accéder à un contenu de qualité, via la traduction ? D'autant que dans ce cas, la démarche du traducteur est totalement gratuite. Aucun profit ni autre retour financier du travail fourni, si ce n'est le plaisir de faire partager à des locuteurs non anglophones un contenu disponible en libre accès à qui parle anglais.

Franchement j'ai du mal à comprendre la logique de Justin Smith. Je lui ai demandé des explications, nous verrons bien...

Mais d'ores et déjà, si vous avez votre idée sur la question, je suis preneur !

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samedi 5 janvier 2008

Statistiques Facebook 2008

Bonne année 2008, avant tout ! Après plus de deux semaines off-line, j'étais curieux de voir un peu l'évolution des adhésions à Facebook depuis mon dernier relevé "officiel" du 20 décembre. Résultat : 2 152 820 nouveaux membres, sur un total proche de 56 millions !

Dans le tableau ci-dessous, les hausses plus significatives des 47 pays analysés sont signalées en bleu, les baisses en rouge.


Hors États-Unis, où la progression reste majeure (+400 000 nouveaux membres), voici les plus fortes hausses :
  1. Turquie : 347 960
  2. Finlande : 223 940
  3. Danemark : 185 640
  4. Belgique : 115 760
Et les plus fortes baisses :
  1. Royaume Uni : 260 440
  2. Afrique du Sud : 100 620
  3. Australie : 59 180
  4. Pays-Bas : 24 160
  5. Irlande : 11 840
À l'exception des Pays-Bas, il est surprenant de constater que la baisse est plus élevée justement dans les pays de langue anglaise !

Ceci dit, avec 13 810 540 nouveaux membres enregistrés depuis le 20 octobre, soit près de 14 millions en 11 semaines, une simple règle de 3 nous donne un peu plus de 64 millions d'utilisateurs durant les 51 prochaines semaines, pour un total cumulé de 120 millions...

Donc, sans trop craindre de me tromper, je peux avancer que Facebook devrait largement dépasser 100 000 000 d'utilisateurs avant la fin de l'année. Ce sera ma première prévision pour 2008...

Rendez-vous début 2009 pour vérifier :-)


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jeudi 20 décembre 2007

Interface sociale = tableau de bord Web 2.0/Web 3.0

Interface sociale = tableau de bord Web 2.0/Web 3.0

1. Projets
2. Communication publique
3. Communication individuelle
4. Communication en réseau
5. Profil

À venir (l'année prochaine, ce billet est le dernier pour 2007) :

6. Information
7. Contacts
8. Applications / Outils
9. Programmation
10. Stockage

Pour paraphraser Malraux, au XXIe siècle, le Web sera social ou ne sera pas ! Cela a déjà commencé, notamment avec Facebook et Google, mais dès 2008, cette évolution devrait être plus évidente encore.

Le Web migre progressivement de système d'exploitation (Web OS) à plateforme sociale (Social OS), au cœur de laquelle chaque personne (physique/morale) doit s'inventer sa propre interface sociale, à savoir « une espèce de mash-up des différents outils et moyens de construire son positionnement et sa visibilité sur Internet », où le Web plateforme est le socle d'un ensemble d’applications et de services "sociaux personnalisables".


Un concept repéré chez Kin Lane, via Netviber, qui s'accompagne
de l'évolution inéluctable d'une présence individuelle (particulier ou entreprise) vers une présence "sociale". Finie la théorie du nœud papillon, avec des îlots épars et déconnectés du cœur du réseau, sans liens et sans circulation : « à présent les hyperliens ne sont plus des liens entre les sites mais des liens liaisons (hyperliaisons ?) entre les personnes, via les réseaux sociaux... » (cf. Brian Breslin et Alex de Carvalho).
Nous allons donc découper cette interface sociale en isolant ses différentes composantes et en voyant, pour chacune, certaines des implications possibles pour donner un sens à notre présence sur Internet.

En commençant par Projets et en remontant dans le sens des aiguilles d'une montre :
  1. Projets
  2. Communication publique
  3. Communication individuelle
  4. Communication en réseau
  5. Profil
  6. Information
  7. Contacts
  8. Applications / Outils
  9. Programmation
  10. Stockage
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1. Projets

Je commence par "projets" car à mon avis c'est LA notion centrale sur Internet, où chaque présence doit correspondre à un projet stratégique multifacettes : stratégie de développement, de positionnement, de visibilité, de participation, d'utilisation, etc.

Le temps où tout projet Internet pouvait se résumer au seul développement d'un site Web est révolu et limitant, aujourd'hui une présence doit être polyvalente : multisupport, multiréseau, multilingue, multiapplication, etc.

Ainsi, toute entreprise souhaitant s'implanter de façon significative sur le Web devrait se doter d'une fonction, ou, mieux, d'un service responsable pour Internet. Car au fur et à mesure que le Web se complexifie et se spécialise, il devient urgent de réfléchir aux différents aspects d'une présence :
  • de la gestion des noms de domaine à l'hébergement,
  • du choix des technologies à déployer à celui des applications front-end et back-end,
  • de la participation aux réseaux sociaux à la pub sponsorisée,
  • du référencement organique à l'organisation événementielle,
  • du choix d'investir un univers virtuel à l'utilisation de services en ligne particulièrement visibles (docs, slides, blogs, microblogging, vidéos, ...), etc.
À chacun donc de définir ses orientations et ses modes d'occuper le terrain, par l'intermédiaire d'une communication tous azimuts. [Début]

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2. Communication publique

Communiquer sur Internet, c'est s'ouvrir vers l'extérieur, et, de plus en plus, dialoguer : une communication bidirectionnelle, interactive, proche de la conversation. En outre : Etc. Ce ne sont là que des exemples, chacun en a sûrement d'autres. Aujourd'hui on ne communique plus seulement avec la pub, mais avec le contenu sous toutes ses formes. Certains y ajoutent le contexte. L'UGC est un très fort vecteur de communication. L'écriture Web aussi. Sans oublier le linkbaiting, les stratégies de liens, les stratégies de trafic, l'optimisation ou le positionnement par le contenu, etc.

Par ailleurs, toute communication publique s'appuie souvent sur une communication plus introspective, individuelle pour les particuliers, interne pour les entreprises (mise en place d'un Intranet, d'un BlueKiwi, d'un Feedback 2.0, etc.) [Début]

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3. Communication individuelle

Dans sa théorie de la dérive des continents "documentaires" (diapo 5), Olivier Ertzscheid distingue 5 formes de Web :


Le Web public, privé, personnel (desktop), intime (courriel) et extime (blogs, voir ici pour l'extimité) : 3 sur 5 s'inscrivent donc dans la communication individuelle, qui consiste à projeter cette sphère vers l'extérieur.

Que ce soit par courriel, télécopie, SMS, messagerie instantanée ou autre, l'interface sociale fournirait un point d'entrée où centraliser tout cela, à mon avis une série de widgets dédiés à chacune des composantes, gérables en relation étroite avec la fonctionnalité Profil. [Début]

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4. Communication en réseau

Concernant la communication en réseau, il est clair que l'année 2008 sera décisive, aussi bien avec la probable montée en puissance d'OpenSocial et d'Android qu'avec l'évolution que prendront Facebook ou Ginger, pour ne citer que quelques exemples.

Car parler réseaux aujourd'hui, c'est parler réseaux sociaux, qui sont d'après moi une tentative de recréer le lien social sur Internet, un tissu connectif qui serait transposé de « la vraie vie » vers le Web...



Avec au centre de ces relations, notre identité numérique inévitable, notre profil 2.0 ! [Début]

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5. Profil

Centraliser. Certifier. Sécuriser. Sxip. MyID.is. OpenID. Etc. Exemple : vous définissez votre nouvelle identité sur OpenIdoo, et l’obtenez sous forme d’une URL simple du genre : www.openidoo.com/identifiant.

Vous pouvez alors ajouter plusieurs profils (recherche, shopping, abonnements, informations…), puis lorsque vous visitez un site (qui accepte le système OpenIDOO, bien sûr), le serveur vous connecte après authentification automatique.

Google, qui commence également à centraliser les profils, propose déjà sur Blogger une identification acceptant OpenID.

J'observe au passage qu'avec la multiplicité des offres (OpenID, MyOpenID, OpenID France, etc.), vu que plusieurs solutions sont en concurrence, mieux vaut peut-être attendre de voir quel est le standard qui va sortir premier de la catégorie. S'il y en a... Ou pour le moins qu'il y ait interopérabilité entre les différents services. [Début]

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OK. Je m'arrête là pour l'instant et reprendrai ma réflexion l'année prochaine. Car même si cet article n'est pas terminé, il donne des pistes et, je l'espère, matière à réflexion. Après, à chacun de parcourir et d'inventer les siennes. Tout en sachant que communiquer, c'est aussi partager : signalez en commentaire tous les liens manquants, les services prometteurs que j'ai ignorés, les bons plans et les bonnes idées, j'en ai oublié des tonnes, j'en suis sûr, la grande communauté du Web vous en sera reconnaissante. Ne vous inquiétez pas si vous ne voyez pas vos contributions apparaître de suite, je modérerai épisodiquement durant ces vacances.

Et même : si quelqu'un d'entre vous connaît particulièrement bien un sujet et souhaite développer une partie de cette interface sociale, je me ferai un plaisir d'insérer sa contribution dans le (ou les, sait-on jamais...) prochain(s) article(s).

Sur ce, je vous souhaite d'excellentes fêtes de Noël et de fin d'année, ce billet est le 153ème et dernier pour 2007 (vs. 164 en 2006 et 19 en mars 2005), rendez-vous en 2008 vers la mi-janvier pour un nouvel an que je vous souhaite riche en satisfactions et gratifications de toutes sortes. Mais d'abord la santé. Trinquons donc ! À la nôtre et à nos amours, avec une pensée spéciale pour ma femme et mon fils (cet été en Gaule... :-) [Début]



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