Je rassure de suite les allergiques aux prévisions de toute sorte, en dépit du titre, ce billet n'anticipe aucun des secrets de Mme Soleil pour l'année en cours, mais tente plutôt de dresser un constat de ce qu'est le Web aujourd'hui, selon la perception et la vision que j'en ai.
Au terme des dix premières années, la croissance exponentielle du Web a conduit AltaVista, IBM et Compaq à publier, en mai 2000, une étude intitulée Graph structure in the web, analysant 200 millions de pages et 1,5 milliard de liens, où le graphe qui ressort a la forme d'un nœud papillon :
D'où l'apparition de la bow-tie theory, qui classifie les sites de la façon suivante :
* le cœur du réseau : environ 30% des sites les plus interconnectés qui se partagent et où converge un maximum de liens et de trafic ; * les sites d’origine : environ 20% des sites d’où les internautes sont dirigés vers le cœur du réseau, avec très peu de liens qui pointent en sens inverse ; * les sites de destination : environ 20% de pages accessibles depuis le cœur mais n’y renvoyant que très peu ; * les sites déconnectés : environ 30% d’îlots épars n’ayant que peu de liens et générant peu de trafic.
Voici donc où nous en sommes : à la veille d'un grand chambardement, annoncé autant par le Web 2.0 que par le Web 3.0, n'en déplaise à tous ceux qui taxent ces déclinaisons successives d'obsolètes. J'ignore par exemple si Twine tiendra toutes ses promesses ou sera à la hauteur de Facebook en termes de révolution des usages, mais ce dont je suis certain, c'est qu'en 2008 le Web est sur le point d'entrer dans sa troisième décennie... [Début]
La troisième décennie du Web
Révolu, donc, le temps où une présence Internet pouvait se limiter à un site Web, pour autant qu'il fût élaboré et connecté, désormais l'heure est à la multiprésence, à la communication multiforme (sites, blogs, microblogging, forums, réseaux, widgets, mobiles, vidéos, événementiel, pub, résultats organiques, etc.), à la multiparticipation active, à la gestion multisupport de son interface sociale, où chacun (entreprise ou particulier) ne se place plus seulement en nœud du réseau, mais en position centrale dans la galaxie Internet :
Ce que David Armano appelle un système social, ou mieux, un écosystème social, au sein duquel, « We are the center of our own micro-universe »...
Donc la rupture avec le passé est évidente :
Hier, le cœur du réseau, c'était « environ 30% des sites les plus interconnectés qui se partageaient et où convergeait un maximum de liens et de trafic » ; aujourd'hui, le cœur du réseau, c'est vous !
Hier j'étais anonyme, aujourd'hui je gère mon identité numérique. Hier j'étais présent sans être visible, aujourd'hui je suis présent ET visible ! Une nuance de taille. Impossible à imaginer hier, réalité aujourd'hui. À nous d'en faire bon usage... [Début]
C'est une fondation familiale, qui s'inspire des intérêts et des passions de la famille Gates (This is a family foundation driven by the interests and passions of the Gates family)
La philanthropie y joue un rôle important, mais limité (Philanthropy plays an important but limited role)
La science et la technologie ont un potentiel fort pour améliorer la vie dans le monde (Science and technology have great potential to improve lives around the world)
Nous finançons et façonnons des projets, mis en œuvre par d'autres à qui nous faisons confiance (We are funders and shapers —we rely on others to act and implement)
Notre objectif, clair et limité, donne la priorité aux problèmes les plus mis de côté (Our focus is clear—and limited—and prioritizes some of the most neglected issues)
Nous identifions un point d'intervention précis et déployons nos efforts supportés par une théorie du changement (We identify a specific point of intervention and apply our efforts against a theory of change)
Nous prenons des risques, relevons de gros défis et traitons d'abord les problèmes urgents, en nous engageant sur le long terme (We take risks, make big bets, and move with urgency. We are in it for the long haul)
Nous défendons avec vigueur et responsabilité nos centres d'intérêt (We advocate —vigorously but responsibly— in our areas of focus)
Nous devons être humbles et conscients de nos actes et nos paroles. Nous recherchons et sommes à l'écoute des conseils extérieurs (We must be humble and mindful in our actions and words. We seek and heed the counsel of outside voices)
Nous traitons les bénéficiaires de nos projets comme des partenaires importants, et les destinataires ultimes de nos projets avec respect (We treat our grantees as valued partners, and we treat the ultimate beneficiaries of our work with respect)
Pour nous, produire des résultats à la hauteur des ressources engagées est de la plus haute importance, nous recherchons donc et partageons les informations sur ces résultats (Delivering results with the resources we have been given is of the utmost importance—and we seek and share information about those results)
Nous exigeons de nous-mêmes un comportement éthique (We demand ethical behavior of ourselves)
Nos relations s'inspirent du respect dû entre pairs (We treat each other as valued colleagues)
Réaliser notre mission - pour accroître l'égalité des chances envers celles et ceux qui sont davantage dans le besoin - exiger de gérer de manière avisée l'argent dont nous disposons (Meeting our mission—to increase opportunity and equity for those most in need—requires great stewardship of the money we have available)
Nous laissons le champ libre à la croissance et au changement (We leave room for growth and change).
Déjà "financé" à hauteur de ... 67 milliards de dollars, notamment après le don gigantesque fait en juin 2006 par Warren Buffet. Ah ! Quand les deux hommes les plus riches de la planète se rencontrent... Merci Messieurs.
Disclaimer : celles et ceux qui lisent ce blog savent que je n'apprécie pas du tout Microsoft, mais personnellement je trouve que le parcours de Bill Gates force le respect.
La traduction de Facebook en crowdsourcing, ou localisation communautaire ? Ouriel Ohayon nous rapporte ici quelques mots de son entretien avec Dan Rose lors du Web3 :
Facebook sera disponible en plusieurs langues dès le premier semestre 2008. Les applications (une minorité je pense en tout cas) seront traduites mais ils veulent surtout stimuler la création d’applications locales...
Or la localisation d'un site est une opération qui dépend de critères multiples, d'autant plus complexes que le site est complexe, ce qui est très exactement le cas de Facebook.
Donc la première question qui se pose à Mark Zuckerberg, outre le choix des langues à traiter en priorité, c'est quoi localiser, tout ou partie du site ?
Et la deuxième, c'est comment ? En payant des professionnels, ou en faisant levier sur la vague communautaire pour créer un mouvement de localisation ?
Au moment de la capture, 839 traducteurs avaient déjà traduit + 15 600 segments (chaque segment pouvant être voté par les utilisateurs), et 10 338 phrases anglaises restaient à traduire.
Rodney Rumford nous donne une idée de l'interface de traduction :
Ce qui donnerait 26 000 phrases à traduire par langue si l'on s'en tient à ces chiffres. Soit un gros millier de pages en traduction technique professionnelle (pour le détail, je compte par défaut une moyenne de 8 mots par segment et de 200 mots par page, mais en réalité c'est sûrement plus important que ça, comme le montre l'exemple ci-dessus...).
Pour une fourchette de facturation entre 25 et 30 000 euros par langue, toujours si l'on s'en tient à cet ordre de grandeur, disons un forfait d'1 million d'euros pour quarante langues. Et même si c'était le double, ça reste largement dans les possibilités financières de Facebook, qui dispose au bas mot d'un cash au moins 200 fois supérieur...
Pour autant, le choix d'opter pour une traduction communautaire vs. payante est éminemment stratégique, bien dans la tradition chère à Zuckerberg de "créer un mouvement" ! C'est également une logique totalement Web 2.0, expérimentée par Google dans une autre mesure, mais où l'approche participative et l'expertise des foules permettent globalement d'obtenir des résultats largement satisfaisants et constamment susceptibles d'être améliorés.
Facebook n'a d'ailleurs pas complètement écarté l'idée de faire appel à des professionnels, tel que le rapporte Brandee Barker, porte-parole de la société :
We will also continue to evaluate more traditional forms of translation services.
Pour l'instant l'appli est uniquement disponible en bêta privée (Currently the Facebook Translations Application is limited to beta users only), mais il sera intéressant de suivre l'évolution du taux d'implication globale des utilisateurs.
Notamment avec le français. Puisque si l'on compte d'ores et déjà plus de 1 135 000 utilisateurs de langue française alors que la plateforme n'est pas encore francisée, on peut légitimement se demander combien de nouveaux membres francophones la traduction du site fera gagner à Facebook...
Si vous suivez mon blog depuis un certain temps, vous n'êtes pas sans savoir qu'à l'origine Adscriptor est né comme laboratoire de réflexion et de traduction de l'anglais (et/ou de l'italien) vers le français, pour partager des ressources anglophones avec un public francophone.
Et j'ai toujours mis un point d'honneur - déontologie oblige - à demander AVANT l'autorisation de traduire aux auteurs des billets que je souhaitais partager. Ce qui m'a d'ailleurs valu quelques refus.
Or dans le cas de ce billet, que j'ai été le premier à commenter pour me féliciter avec son auteur, j'ai traduit d'impulsion tant j'étais enthousiaste, en demandant à Justin Smith son autorisation non pas a priori, mais a posteriori : en effet, je lui ai signalé ma traduction LE JOUR MÊME de la publication de son billet, soit le 9 décembre dernier, en ces termes :
Hi Justin, Your post was definitively too brilliant, I translated it... I beg you pardon if I didn’t ask first your authorization. I hope my initiative is OK :-) Jean-Marie
Le jour même il savait que je traduisais son billet, il lui aurait suffi de me signifier son désaccord pour que j'arrête ma traduction (puisque vu la longueur du billet, le travail était loin d'être terminé). Je pointe d'ailleurs vers son blog et son profil Facebook avec 6 liens. Nul ne pourrait donc prétendre que j'ai fait ça à la sauvette, pour vanter une paternité que je n'avais pas...
Par conséquent, je ne sais que penser de ce ton comminatoire un mois après les faits, alors qu'il était au courant depuis le début. À vrai dire, ça m'énerve beaucoup car ça me semble aller à l'encontre de l'esprit du blogging.
Bloguer c'est d'abord partager. Si je blogue en anglais, tous les anglophones peuvent me lire sans avoir besoin de demander l'autorisation. Sinon je fais un blog privé avec accès restreint.
Donc à partir de là pourquoi interdire la lecture de ce que j'écris à celles et ceux qui ne parlent pas l'anglais mais qui pourraient accéder à un contenu de qualité, via la traduction ? D'autant que dans ce cas, la démarche du traducteur est totalement gratuite. Aucun profit ni autre retour financier du travail fourni, si ce n'est le plaisir de faire partager à des locuteurs non anglophones un contenu disponible en libre accès à qui parle anglais.
Franchement j'ai du mal à comprendre la logique de Justin Smith. Je lui ai demandé des explications, nous verrons bien...
Mais d'ores et déjà, si vous avez votre idée sur la question, je suis preneur !
Bonne année 2008, avant tout ! Après plus de deux semaines off-line, j'étais curieux de voir un peu l'évolution des adhésions à Facebook depuis mon dernier relevé "officiel" du 20 décembre. Résultat : 2 152 820 nouveaux membres, sur un total proche de 56 millions !
Dans le tableau ci-dessous, les hausses plus significatives des 47 pays analysés sont signalées en bleu, les baisses en rouge.
Hors États-Unis, où la progression reste majeure (+400 000 nouveaux membres), voici les plus fortes hausses :
Turquie : 347 960
Finlande : 223 940
Danemark : 185 640
Belgique : 115 760
Et les plus fortes baisses :
Royaume Uni : 260 440
Afrique du Sud : 100 620
Australie : 59 180
Pays-Bas : 24 160
Irlande : 11 840
À l'exception des Pays-Bas, il est surprenant de constater que la baisse est plus élevée justement dans les pays de langue anglaise !
Ceci dit, avec 13 810 540 nouveaux membres enregistrés depuis le 20 octobre, soit près de 14 millions en 11 semaines, une simple règle de 3 nous donne un peu plus de 64 millions d'utilisateurs durant les 51 prochaines semaines, pour un total cumulé de 120 millions...
Donc, sans trop craindre de me tromper, je peux avancer que Facebook devrait largement dépasser 100 000 000 d'utilisateurs avant la fin de l'année. Ce sera ma première prévision pour 2008...
Pour paraphraser Malraux, au XXIe siècle, le Web sera social ou ne sera pas ! Cela a déjà commencé, notamment avec Facebook et Google, mais dès 2008, cette évolution devrait être plus évidente encore.
Le Web migre progressivement de système d'exploitation (Web OS) à plateforme sociale (Social OS), au cœur de laquelle chaque personne (physique/morale) doit s'inventer sa propre interface sociale, à savoir « une espèce de mash-up des différents outils et moyens de construire son positionnement et sa visibilité sur Internet », où le Web plateforme est le socle d'un ensemble d’applications et de services "sociaux personnalisables".
de l'évolution inéluctable d'une présence individuelle (particulier ou entreprise) vers une présence "sociale". Finie la théorie du nœud papillon, avec des îlots épars et déconnectés du cœur du réseau, sans liens et sans circulation : « à présent les hyperliens ne sont plus des liens entre les sites mais des liens liaisons (hyperliaisons ?) entre les personnes, via les réseaux sociaux... » (cf. Brian Breslin et Alex de Carvalho).
Nous allons donc découper cette interface sociale en isolant ses différentes composantes et en voyant, pour chacune, certaines des implications possibles pour donner un sens à notre présence sur Internet.
En commençant par Projets et en remontant dans le sens des aiguilles d'une montre :
Je commence par "projets" car à mon avis c'est LA notion centrale sur Internet, où chaque présence doit correspondre à un projet stratégique multifacettes : stratégie de développement, de positionnement, de visibilité, de participation, d'utilisation, etc.
Le temps où tout projet Internet pouvait se résumer au seul développement d'un site Web est révolu et limitant, aujourd'hui une présence doit être polyvalente : multisupport, multiréseau, multilingue, multiapplication, etc.
Ainsi, toute entreprise souhaitant s'implanter de façon significative sur le Web devrait se doter d'une fonction, ou, mieux, d'un service responsable pour Internet. Car au fur et à mesure que le Web se complexifie et se spécialise, il devient urgent de réfléchir aux différents aspects d'une présence :
de la gestion des noms de domaine à l'hébergement,
du choix des technologies à déployer à celui des applications front-end et back-end,
de la participation aux réseaux sociaux à la pub sponsorisée,
du référencement organique à l'organisation événementielle,
du choix d'investir un univers virtuel à l'utilisation de services en ligne particulièrement visibles (docs, slides, blogs, microblogging, vidéos, ...), etc.
À chacun donc de définir ses orientations et ses modes d'occuper le terrain, par l'intermédiaire d'une communication tous azimuts. [Début]
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2. Communication publique
Communiquer sur Internet, c'est s'ouvrir vers l'extérieur, et, de plus en plus, dialoguer : une communication bidirectionnelle, interactive, proche de la conversation. En outre :
Communiquer c'est participer. Créer une page sur Facebook ne sert à rien si vous n'intégrez pas cette action dans une stratégie plus ample, adaptée à la plateforme. Coca-Cola et d'autres l'ont appris à leurs dépens.
Communiquer, c'est créer une vidéo en espérant qu'elle aura son petit effet viral, un diaporama sur Flikr, c'est interviewer...
Communiquer, c'est poster un document sur des services tels que Scribd, Docstoc ou SlideShare (voir la page de Cédric Manara, par exemple), en comptant sur sa qualité pour que le lien puisse être relayé ou mis en évidence, etc.
Communiquer, c'est rédiger un article ou un communiqué de presse suffisamment accrocheur pour qu'il puisse être repris dans des services de favoris, Digg, Delicious, Scoopeo, Fuzz, etc.
Par ailleurs, toute communication publique s'appuie souvent sur une communication plus introspective, individuelle pour les particuliers, interne pour les entreprises (mise en place d'un Intranet, d'un BlueKiwi, d'un Feedback 2.0, etc.) [Début]
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3. Communication individuelle
Dans sa théorie de la dérive des continents "documentaires" (diapo 5), Olivier Ertzscheid distingue 5 formes de Web :
Le Web public, privé, personnel (desktop), intime (courriel) et extime (blogs, voir ici pour l'extimité) : 3 sur 5 s'inscrivent donc dans la communication individuelle, qui consiste à projeter cette sphère vers l'extérieur.
Que ce soit par courriel, télécopie, SMS, messagerie instantanée ou autre, l'interface sociale fournirait un point d'entrée où centraliser tout cela, à mon avis une série de widgets dédiés à chacune des composantes, gérables en relation étroite avec la fonctionnalité Profil. [Début]
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4. Communication en réseau
Concernant la communication en réseau, il est clair que l'année 2008 sera décisive, aussi bien avec la probable montée en puissance d'OpenSocial et d'Android qu'avec l'évolution que prendront Facebook ou Ginger, pour ne citer que quelques exemples.
Car parler réseaux aujourd'hui, c'est parler réseaux sociaux, qui sont d'après moi une tentative de recréer le lien social sur Internet, un tissu connectif qui serait transposé de « la vraie vie » vers le Web...
Centraliser. Certifier. Sécuriser. Sxip. MyID.is. OpenID. Etc. Exemple : vous définissez votre nouvelle identité sur OpenIdoo, et l’obtenez sous forme d’une URL simple du genre : www.openidoo.com/identifiant.
Vous pouvez alors ajouter plusieurs profils (recherche, shopping, abonnements, informations…), puis lorsque vous visitez un site (qui accepte le système OpenIDOO, bien sûr), le serveur vous connecte après authentification automatique.
Google, qui commence également à centraliser les profils, propose déjà sur Blogger une identification acceptant OpenID.
J'observe au passage qu'avec la multiplicité des offres (OpenID, MyOpenID, OpenID France, etc.), vu que plusieurs solutions sont en concurrence, mieux vaut peut-être attendre de voir quel est le standard qui va sortir premier de la catégorie. S'il y en a... Ou pour le moins qu'il y ait interopérabilité entre les différents services. [Début]
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OK. Je m'arrête là pour l'instant et reprendrai ma réflexion l'année prochaine. Car même si cet article n'est pas terminé, il donne des pistes et, je l'espère, matière à réflexion. Après, à chacun de parcourir et d'inventer les siennes. Tout en sachant que communiquer, c'est aussi partager : signalez en commentaire tous les liens manquants, les services prometteurs que j'ai ignorés, les bons plans et les bonnes idées, j'en ai oublié des tonnes, j'en suis sûr, la grande communauté du Web vous en sera reconnaissante. Ne vous inquiétez pas si vous ne voyez pas vos contributions apparaître de suite, je modérerai épisodiquement durant ces vacances.
Et même : si quelqu'un d'entre vous connaît particulièrement bien un sujet et souhaite développer une partie de cette interface sociale, je me ferai un plaisir d'insérer sa contribution dans le (ou les, sait-on jamais...) prochain(s) article(s).
Sur ce, je vous souhaite d'excellentes fêtes de Noël et de fin d'année, ce billet est le 153ème et dernier pour 2007 (vs. 164 en 2006 et 19 en mars 2005), rendez-vous en 2008 vers la mi-janvier pour un nouvel an que je vous souhaite riche en satisfactions et gratifications de toutes sortes. Mais d'abord la santé. Trinquons donc ! À la nôtre et à nos amours, avec une pensée spéciale pour ma femme et mon fils (cet été en Gaule... :-) [Début]
Ou presque : 11 657 720 d'après les statistiques "officielles", entre le 20 octobre dernier et aujourd'hui.
Décidément, avec +5,8 millions de nouvelles adhésions par mois, soit 194 295 par jour, la croissance de Facebook ne faiblit pas !
Rares sont les sites sur Internet qui peuvent se vanter d'avoir un tel taux de progression. Voici le détail du tableau comparatif des 31 pays disponibles en octobre :
Auxquels il faut ajouter 16 nouveaux arrivants, qui cumulent 937 840 utilisateurs :
Soit un total de 47 pays et 53 705 240 utilisateurs comptabilisés aujourd'hui, contre 31 pays et 42 047 520 il y a deux mois, d'où la différence de 11 657 720 mentionnée au début.
Huit pays "seulement" dépassent le million d'utilisateurs :
États-Unis (22 429 620, soit 42,76% de l'ensemble, contre 47,45% il y a deux mois)
Canada (8 154 200)
Royaume Uni (7 933 300)
Turquie (2 255 700, en progression de 688% !!!)
Australie (2 131 540)
France (1 087 540, chiffre qui a plus que doublé)
Suède (1 069 040)
Norvège (1 015 240)
Des statistiques qui restent impressionnantes, et dont on peut penser qu'elles augmenteront notablement en 2008 dès que la localisation du site en plusieurs langues, dont le français, sera disponible.
Maintenant, si vous voulez avoir une idée plus précise de comment on typosquatte un nom de domaine, voici l'explication sur Google, en vidéo sur YouTube (à tout seigneur, tout honneur, avec un taux de typosquatting cumulé supérieur à 70%, ils devancent largement la concurrence !) :
Comme dit Kalaspace, même si j'ai 0,001% du trafic de ces sites, c'est quand même énorme...